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Bill Ryan et Kerry Cassidy

interviewés par Arjan Bos :

Traduction de l'interview

Cette page est la traduction, par The Avalon Translation Team, d'un document publié à l'origine sur Project Camelot.

PDF de l'interview (13 pages)


Amsterdam (Hollande), août 2009

[NdT (1er novembre 2010) -- Les allusions à Avalon concernent ici l’ancien forum d’Avalon et non le site actuel de Bill, de même nom, et qui comprend entre autres un forum gratuit.]

ARJAN BOS (AB) : Bonjour. Voici une interview vidéo de Willen Wij Weten. Je m’appelle Arjan Bos et, pour ceux parmi vous qui ne le savent pas, Willen Wij Weten est un site alternatif néerlandais d’informations, dont le nom signifie : « Voulons-nous savoir ? »

Aujourd’hui, 2 août de l’an 2009, nous sommes très heureux d’accueillir, ici à Amsterdam, Bill Ryan et Kerry Cassidy, de Projet Camelot.

Bienvenue à vous, Bill et Kerry !

KERRY CASSIDY (KC) : Merci !

BILL RYAN (BR) : Et comme nous le disons en anglais : the boot is on the other foot (les rôles sont renversés), parce que nous sommes de l’autre côté de la caméra.

AB : En effet.

BR : Je pense que c’est la première fois. [A Kerry] Est-ce que c’est la première fois qu’on nous interviewe ? Qu’on fait une interview vidéo de nous ?

KC : C’est bien possible, je ne sais pas.

BR : Si, c’est déjà arrivé…

KC : On nous a souvent interviewés, mais pas sur vidéo, me semble-t-il.

BR : Pas sur vidéo.

AB : On vous a interviewés à la radio. J’ai écouté certaines de [vos] interviews à la radio, oui.

BR : Et nous avons fait des colloques, mais nous n’avons jamais fait d’interview vidéo avec quelqu’un comme vous, non, je ne pense pas. Et si quelqu’un dans le public dit : Eh bien, et la mienne ? Alors nous regrettons, nous ne nous en souvenons pas, parce que nous ne pouvons pas nous souvenir de tout.

AB : J’aimerais aborder ce domaine, le colloque. J’aimerais entrer dans des détails plus personnels que ce n’est habituellement le cas dans les vidéos de Projet Camelot et, de plus, lorsqu’on vous interviewe à la radio, c’est avant tout sur les sujets que vous traitez à Projet Camelot.

Ce qui m’intéresse aussi, c’est… parce que là vous parlez déjà de ce qui vous concerne personnellement. Par exemple, j’ai écouté une émission radio il y a deux ou trois semaines dans laquelle vous mentionniez, Bill, que vous avez eu autrefois une petite copine ET.

BR : Oh, doux Jésus ! OK, oui. [Rires de Kerry] Pourquoi fallait-il que je dise ça ?

AB : Et nous nous posons vraiment des questions là-dessus. Comment le saviez-vous ? Comment était-ce ?

BR : Bon, d’accord. Comme on dit chez nous : De combien de temps disposez-vous ? parce que c’est une longue histoire.

Hum… J’essaie de songer à la meilleure façon de présenter l’histoire. C’est sans aucun doute lié à une expérience d’enlèvement que j’ai vécue dans l’Himalaya – et ça n’est pas quelque chose dont je parle souvent. J’ai en fait mentionné ça dans notre interview de Steven Greer qui va être publiée dans quelques jours. D’ici qu’elle sorte, le public aura eu l’occasion de voir ceci.

Mais pour mettre les choses en contexte, la raison pour laquelle j’en ai parlé à Steven Greer devant la caméra – j’ai pris une profonde inspiration et lui ai dit : OK, je vais parler au public de ma propre expérience d’abduction – c’est parce qu’il a affirmé que la plupart des enlèvements, sinon tous, étaient en réalité contrefaits par les militaires américains, d’une manière ou d’une autre.

AB : Oui.

BR : Or, c’était en décembre 1981 et j’étais à 7000 m d’altitude dans l’Himalaya en décembre, en hiver, dans le nord du Népal, sur une montagne qui s’appelle le Malaku et je faisais partie d’une petite expédition britannique. On essayait d’en faire l’ascension. En fin de compte, nous n’avons pas réussi, mais nous sommes montés assez haut.

[NdE - Le Mt Malaku est le 5ème plus haut sommet du monde. Il est situé à à peine 23 km à l’est du Mt Everest.]

J’ai été enlevé de ma tente au milieu de la nuit en décembre. Ce n’est pas une abduction aussi normale que lorsqu’ils viennent, disons, dans un appartement d’Amsterdam, ce qui est facile et sans problème et…

AB : Je ne pense pas qu’un enlèvement soit jamais facile, et vous ? [Rires]

BR : Non, pour sûr. Mais celui-ci était tout à fait inhabituel, parce qu’on m’a fait sortir de ma tente en flottant dans l’air. La température était probablement de… -- c’était le milieu de la nuit en décembre, dans l’Himalaya, à 7000 mètres – la température devait tourner autour de

-40°C, peut-être moins encore.

Quand je me suis souvenu de ça – parce que, comme dans presque toutes les abductions, on ne se souvient de rien – quand je me suis souvenu de ça, le moment où je me le suis rappelé, j’étais assis dans ma tente…

J’étais allongé dans ma tente, tous les trois serrés comme des sardines. Mon ami était ici, mon autre ami là, et moi j’étais comme ça, enfermé dans mon sac de couchage. Ensuite la fermeture à glissière de la tente s’est ouverte et ce petit être Gris a passé la tête et m’a regardé, savez-vous, comme ça.

Quand je me suis remémoré cet incident, ça a été de loin le moment le plus effrayant de ma vie. J’ai pratiquement bondi de ma chaise et suis passé à travers le plafond quand je me suis rappelé ça. Quelque chose comme : Oh, Bon Dieu ! Vous imaginez ?

AB : Mm-hm.

BR : Et puis, je veux dire que c’était réel. Parce qu’on n’est pas choqué par un souvenir imaginaire, on est choqué par un vrai souvenir.

AB : Oui.

BR : Bon, tout ça est très compliqué, parce que je ne crois pas que cet enlèvement était un acte de malveillance. Je suis persuadé que ce qui se passait était une sorte de préparation à ce que nous faisons maintenant. [Bill se désigne et désigne Kerry].

AB : OK.

BR : Tout s’est probablement déroulé avec mon aval à un niveau supérieur, parce que les événements actuels ne me gênent pas du tout. A l’époque je ne comprenais pas l’expérience, mais je n’étais pas… Quelque chose du genre : Je ne comprends pas ce qui se passe. Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passe ?

Mais je ne regrettais pas ce qui était arrivé. Je voulais simplement savoir pourquoi ça se produisait.

Maintenant… [Soupirs] C’est si compliqué. A l’époque, un des types avec lesquels j’étais, était un de mes amis montagnards. C’était un petit gars. Il mesurait… Je ne peux pas parler autrement qu’en pieds anglais. Il faisait environ 5 pieds 2 pouces. Ça fait quoi, environ 1 m 60 ? Qu’en pensez-vous, quelque chose comme ça ? [env. 1 m 57 – NdT]

AB : Quelque chose comme ça, mm-hm.

BR : C’était vraiment un gars très petit. Il avait aussi vécu à l’époque une expérience liée aux ET, au cours de la même expédition, la veille. Il ne m’en a parlé que des années plus tard. Alors qu’il descendait la montagne, en partant du même endroit, il est tombé dans une crevasse, pas une excellente idée quand vous êtes seul en montagne. En général, c’est la fin de la partie, couic.

AB : Oui.

BR : Donc il est tombé dans une crevasse et, comme il l’a raconté : Juste après je me rappelle avoir été hors de la crevasse. On l’avait téléporté hors de la crevasse et il y avait là deux êtres qui ont parlé un long moment avec lui.

Quand il m’a raconté son histoire, j’ai vraiment flippé, parce que je savais que le lendemain même je me faisais enlever, et nous avons comparé nos expériences.

Or, à peu près à la même époque également, j’avais une petite copine qui était elle aussi vraiment très petite. Elle l’était encore plus. Elle faisait environ 4 pieds 10 pouces. Ça correspondrait à quoi ? [env. 1 m 47 – NdT].

AB : C’est petit. Je dirais 1 m 40 ou quelque chose d’approchant.

BR : Ça fait peu.

AB : Oui.

BR : Elle possédait toute une série de pouvoirs psychiques très intéressants. C’était quelqu’un de vraiment inhabituel. Elle me disait toujours, et ça me faisait toujours un peu flipper, parce que j’étais vraiment heureux d’être avec elle… Elle disait : Tu es quelqu’un de très spécial et aussi : Nous ne serons pas toujours ensemble, mais je t’aimerai toujours.

Et, bon, je ne sais pas comment… Comment, bon sang, réagit-on à un truc de ce genre ?

Elle savait quand les choses allaient se produire ; elle pouvait faire sonner le téléphone et elle était totalement télépathe. En une ou deux occasions je me suis trouvé vraiment bouleversé, et elle m’a juste regardé dans les yeux et le trouble est parti, des trucs bizarres de ce genre-là. Mais il y a aussi des humains qui peuvent faire ça.

Un soir nous étions au lit, à nous câliner. Il était à peu près 11 heures du soir. Elle tournait le dos à la porte, et j’ai regardé la porte par-dessus son épaule. Et puis cet être est apparu dans l’embrasure. OK ?

Ce n’était pas un Gris classique, mais il ressemblait beaucoup à ce que Arthur Neumann [alias « Henry Deacon »] décrit comme un être aux grand yeux ressemblant à un enfant, mais pas avec ces yeux étranges, vous savez… des grands yeux et une tête plutôt ronde, mais aussi de petite taille.

AB : Comme l’être que vous aviez vu dans votre tente ?

BR : Pas comme l’être que j’ai vu dans ma tente. Celui que j’ai vu dans ma tente ressemblait plus au Gris classique, vous voyez ?

AB : OK.

BR : OK. Et j’ai vu cet être dans ma chambre, assis juste là-bas – pardon – debout juste là-bas, sur le seuil. J’étais paralysé, et je n’ai rien dit, parce que je ne pouvais pas en croire mes yeux. Angie, c’était son nom, avait le dos à la porte, et je n’ai pas dit un mot. Elle m’a dit : Ne te tracasse pas. Pas de problème, je les ai vus toute ma vie. Tu n’as rien à craindre.

Cet être était derrière elle et je n’avais rien dit. Tout cela m’a fait flipper.

Ensuite j’en ai parlé à mon autre ami, Dave. Le montagnard. Il m’a dit : Je sais que c’est arrivé.

AB : Oh ?

BR : Je lui ai demandé : Comment sais-tu ça ? Il m’a répondu : Je le sais, c’est tout.

Ça, ça m’a fait flipper encore davantage, et je suis retourné voir Angie pour lui raconter la conversation que j’avais eue avec Dave, et c’est à peu près à cette période qu’il m’a parlé de l’incident dans l’Himalaya – c’est une histoire très compliquée – et Angie m’a dit : Je n’ai jamais parlé de ça avec Dave, mais regarder dans la tête de Dave, c’est comme regarder dans la mienne.

Ces deux petits êtres et toutes leurs étranges capacités… Angie me disait des choses comme, par exemple, ce que j’ai mentionné tout à l’heure, elle me disait : Tu es très spécial, et aussi : Nous ne serons pas toujours ensemble, mais je t’aimerai toujours.

Un jour où nous étions assis pour le petit déjeuner avec, disons, des croissants et du café, elle m’a simplement regardé et m’a dit : La Terre est un endroit magnifique, et elle ne sera pas toujours ainsi.

Ces mots-là, je ne les ai jamais oubliés. J’ai un frisson dans le dos chaque fois que j’y pense.

Je lui ai répondu : Quoi, qu’est-ce que tu as dit ? Et elle a presque fait comme si elle n’avait rien dit et elle a continué son breakfast.

Elle a dit un certain nombre d’autres choses, mais je ne me les rappelle pas.

AB : Mm-hm.

Br : Mais à peu près à cette période, je me suis pris à penser : Cette personne n’est pas quelqu’un de normal, elle n’est pas du tout normale.

AB : Non. Ce qu’elle a dit provient d’un lieu où l’on sait.

BR : Il se passe des choses vraiment étranges sur Terre.

Ce que je veux dire, c’est que je peux passer deux heures à raconter toutes les expériences que j’ai vécues là, mais [ensuite] il est arrivé quelque chose de vraiment remarquable… En fait il y a deux autres épisodes à cette histoire. [A Kerry] Je ne veux pas prendre sur ton temps pour parler de ça, parce que tu as tes propres choses à raconter.

KC : [Elle rit] C’est sans importance.

BR : Deux autres événements se sont produits, qui valent la peine d’être enregistrés ; je parlerai du second. Je n’en parle jamais, parce qu’il est réellement bizarre.

Elle suivait un atelier de développement personnel, où on prend conscience de certaines des pensées et des croyances qui nous limitent, et tous ces trucs-là. Elle était très petite. C’était l’aînée de trois sœurs, mais elle était la plus petite, et elle plaisantait constamment sur elle-même. Elle disait : Je ne suis pas vraiment petite, les gens pensent simplement que je le suis, vous savez, etc., etc.

Cet atelier lui a fait comprendre qu’elle trouvait son profit à être petite. Autrement dit, parce qu’elle était petite, elle est devenue le centre de l’attention, elle en est arrivée à plaisanter sur elle-même, et puis à… C’est ce que les psychologues et les thérapeutes appellent une « compensation ».

AB : Mm-hm.

BR : Quand elle s’est rendue compte de ça, elle a grandi. Elle avait 26 ans et elle grandissait. – il faut que je calcule encore – Elle a grandi de deux pouces et demi, ça fait à peu près 8 cm [env. 6,5 cm –NdT], en l’espace de deux semaines.

AB : Ouaouh !

BR : Et j’ai le sentiment que c’est en fait arrivé du jour au lendemain, mais je ne peux pas le prouver. En moins de deux semaines, en tout cas.

Et ce qui s’est produit est digne d’un film comique. A cause de cet atelier, etc., je ne l’avais pas vue depuis un moment, je l’ai prise dans mes bras et lui ai dit : Ecoute, ce n’est pas la peine de te hisser sur la pointe des pieds.

Elle m’a répondu : Je ne suis pas sur la pointe des pieds. Et j’ai fait : Si, parce que tu es plus grande !

Elle a répliqué : Je ne suis pas plus grande. Que veux-tu dire ? Et elle m’a dit : Regarde !

J’ai regardé et elle avait les talons par terre… Et elle était plus grande. Ensuite nous avons fait le tour de la maison pour voir si elle pouvait entrer dans ses vêtements, et dans ses chaussures, mais elles étaient trop petites.

AB : Donc, elle-même ne s’en rendait pas compte.

BR : Non.

AB : OK.

BR : Pour une raison quelconque, elle l’ignorait, ce qui me fait dire que c’est arrivé tout d’un coup ; j’ai l’impression que c’est arrivé tout d’un coup. Non… biologiquement, c’est impossible. Mais quand vous commencez à en parler avec…

AB : Vraiment étrange.

BR : Très, très étrange. Mais il est certain qu’elle a grandi. Nous l’avons mesurée. Il était minuit et j’ai téléphoné à tous mes amis pour leur dire : Angie a grandi ! Angie a grandi ! [Arjan rit.]

Et ils ont répondu : Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? Quoi ? [Rires.]

Ça semblait sortir d’un très mauvais film comique. Mais c’est arrivé. Elle a réellement grandi.

J’étais très enthousiaste. Je lui ai dit : Bien ! Tu vas continuer à grandir. Tu vas devenir vraiment grande. Mais tout ça l’a fait paniquer, à cause de son apparence physique. Alors, elle s’est arrêtée. Elle s’est arrêtée de grandir.

C’était extraordinaire. Et ça s’est vraiment produit.

L’autre chose qui s’est produite, c’est  le point culminant de ce que j’ai décrit plus tôt, quand elle disait, vous vous rappelez : Nous ne serons pas toujours ensemble, mais je t’aimerai toujours. Eh bien, un beau jour, elle est partie !

Elle m’a dit : OK, je m’en vais maintenant. J’ai terminé ce que j’avais à faire dans ta vie.

Et ça suffit pour vous faire flipper quand vous aimez vraiment quelqu’un et que vous passez trois ans avec cette personne. Elle m’a dit : J’ai terminé ce que j’avais à faire dans ta vie, maintenant je m’en vais. Je t’aimerai toujours. Salut.

J’ai demandé : Quel est le problème ?

Elle a répondu : Il n’y a aucun problème. J’ai terminé ce que j’avais à faire dans ta vie.

C’est pourquoi je pense que toute cette affaire, quelle qu’elle ait été, liée à cette expérience d’enlèvement et à mon autre ami, Dave, a été un sorte de toile de fond à ceci. [NdE : « Ceci » étant son implication actuelle dans Projet Camelot.]

J’ai été extrêmement bouleversé par ces événements, comme vous pouvez l’imaginer.

AB : Oui !

BR : Je ne pouvais pas du tout surmonter ça. Je n’avais pas les moyens de faire face.

Et c’était l’époque de Noël. Nous avions acheté des billets pour des vacances aux sports d’hiver. Et moi, j’ai fait : Eh bien, et mes vacances à la neige ?

Elle m’a répondu : Eh bien, donne-le billet à quelqu’un d’autre. Pas de problème.

J’avais des gens à la maison et j’étais si bouleversé que je suis resté trois jours au lit. Je ne pouvais pas prendre les choses en main. Ça a été pour moi un véritable trou noir.

C’était il y a 20 ans, en 1986.

Le 3ème jour… Et voici ce que je ne raconte à personne. C’est le plus extraordinaire. Le troisième jour, un autre être est apparu dans ma chambre, ressemblant au premier. Et vous connaissez cette histoire, cette scène du film ET, où ET a ce doigt incandescent et qu’il guérit Eliott parce qu’Eliott est bouleversé, vous savez bien, le petit garçon dont il est l’ami.

C’est ce qui m’est arrivé. Cet être est apparu dans ma chambre, et j’étais assis là dans mon lit, incapable de bouger, incapable de fonctionner, incapable de prendre les choses en main. Ça n’était pas prévu. L’être est venu à moi, m’a touché de son doigt le milieu de la poitrine [Bill claque des doigts.] et hop, je me suis senti bien. Tout ce qui me bouleversait est parti, je suis descendu et tout le problème avait été réglé à ma place.

AB : Ouaouh, eh bien…

BR : C’est une histoire extraordinaire. Je ne la raconte pas, parce qu’il n’y a aucune raison qu’on puisse me croire. Je n’arrive pas à y croire moi-même, mais c’est pourtant ce qui est arrivé.

L’histoire est très importante pour une bonne raison : c’est que, en dépit de son invraisemblance, ce qu’elle me montre, c’est que les êtres qui étaient derrière cet enlèvement, cette expérience et ce programme, quoi que ce soit, ces êtres font preuve de compassion. Ils font réellement preuve de compassion.

AB : Oui.

BR : Il ne s’agissait pas d’un robot biologique stupide et programmé. C’est une personne qui est entrée – parce qu’il n’était pas prévu que je puisse être bouleversé au point de ne plus pouvoir fonctionner – donc il leur a fallu arranger ça. Et ils l’ont fait. Par compassion.

AB : Et vous pouviez vraiment le ressentir comme tel.

BR : Et ça a tout simplement disparu. Tout a disparu, comme quand on tourne un bouton, et je n’étais plus bouleversé. Je n’étais plus bouleversé parce qu’on m’avait ajouté quelque chose, comme un masque. Ils ont traité mon chagrin, parce qu’il l’ont extirpé, ce qui est la base des thérapies efficaces.

La charge d’émotion associée à un incident… Retirez cette charge, vous vous retrouvez dans votre état normal. C’est cette charge qui bouleverse les gens, ils ont donc retiré cette charge d’émotion [Bill claque des doigts] et c’en était fini.

Je pense avoir vécu quelques autres expériences, mais aucune comme celle-là. De temps à autre j’espère les voir revenir et nous dire : Hé les gars, vous faites de l’excellent travail. [Rire d’Arjan] Mais non. Rien de cette nature.

AB : Vous ne l’avez jamais revue non plus ?

BR : Je ne l’ai jamais revue.

AB : OK. Une histoire extraordinaire.

BR : Une histoire remarquable. Mais une des raisons pour lesquelles je ne la raconte pas… en fait, il y a trois raisons à ça. La première, c’est la raison classique pour laquelle une personne ayant vécu une étrange expérience ne la raconte généralement pas : les gens commencent à la regarder bizarrement.

AB : Ouais.

BR : Une autre raison, c’est que c’est tellement compliqué que ça en devient difficile à expliquer.

Et la troisième raison… Et tous ces éléments sont des raisons qui pour moi forment un tout. La troisième raison, c’est que d’autres gens ont fait des expériences qui, à mon avis, ont beaucoup plus d’importance.

Nous avons interviewé Jim Sparks, voyez-vous, et Dieu seul peut comprendre le genre d’expérience qu’il a subi. Et hier soir nous avons discuté avec quelqu’un dont la vie entière a été de cet acabit, sans arrêt, sans arrêt.

Je ne veux pas non plus attirer l’attention sur moi comme si j’étais un cas spécial ici, parce que je ne pense pas en être un. C’est une histoire bizarre, mais pas un cas spécial.

Je l’ai en quelque sorte intégrée à ma vie, mais la façon dont je l’ai fait, c’est en disant : Vous savez ce qu’il en est ? Je ne vais même pas essayer de la comprendre, mais cela a un rapport avec ce que je fais en ce moment. Ce que je fais en ce moment est important et la personne que je suis actuellement l’est aussi.

Ceci nous ramène pratiquement là où nous en sommes en ce moment, et au sujet de cette conversation. Et c’est là où je veux cesser de monopoliser la conversation, afin d’y faire entrer Kerry, parce que nous avons continuellement le sentiment, depuis le tout début, qu’on nous a aidés, qu’on nous a guidés, qu’on nous a ouvert des portes et que des mains cachées nous ont assistés.

Nous ne savons pas s’il s’agit d’ET, ou d’anges, quoi qu’il se passe sur Terre, mais on ne voit pas comment nous aurions pu faire ce que nous avons fait sans une quelconque aide.

Une métaphore que j’utilise souvent est celle d’aller vers un mur nu et de voir soudain une porte s’ouvrir, vous permettant d’entrer dans une autre pièce. Vous ne voyez pas la porte avant d’y arriver, jusqu’au moment où, de façon magique, elle apparaît tout à coup.

C’est l’expérience que nous vivons depuis le début. Et maintenant, je vais m’arrêter de parler !

AB : OK. Eh bien, [d’après] les énergies qui vous entourent, il est très clair que c’est le cas. Que vous devez, d’une manière ou de l’autre, obtenir de l’aide.

BR : Certes. Mais nous ne sommes pas les seuls. Voilà l’important.

AB : Non. Exact.

BR : Nous n’essayons pas d’être spéciaux et je n’essaie pas d’être spécial.

AB : J’en fais l’expérience moi-même.

BR : Oui. Sûr. Tous, dans cette pièce, nous vivons probablement des expériences que nous trouvons difficiles à expliquer. Certaines personnes vivent des expériences réellement étranges et elles n’en parlent même pas du tout. Mais le nombre d’êtres humains ayant vécu des expériences remarquables qui les ont transformés, est beaucoup plus important que l’on pourrait l’imaginer, j’en suis persuadé.

AB : Oui.

BR : Ça, c’est mon très long discours à tiroirs. Vous voyez ce qui se passe quand on me pose une question simple ?

AB : Oui. Exact. [Rires]

BR : C’est un véritable danger. Je peux parler pendant une heure.

AB : [A Kerry] C’est peut-être dans la même interview à la radio que je vous ai entendu parler de votre expérience d’un ovni lorsque vous étiez jeune, et je me suis posé des questions à ce propos. Comment était-ce ? Avez-vous eu l’impression qu’elle avait un sens lié à…?

KC : Eh bien, il faut que je dise que mon expérience est un peu différente de celle de Bill dans la mesure où, depuis mon enfance… Je pense que j’avais tout le temps des expériences à répétition lorsque j’étais jeune.

J’avais un cauchemar récurrent. Je m’endormais, puis je descendais à pied un chemin qui partait de ma porte d’entrée. C’était un petit chemin et il y avait une clôture en piquets. Mais je n’habitais pas une maison avec un chemin et une clôture en piquets, d’accord ? [Rires d’Arjan] Pourtant c’était ce que je rêvais.

AB : Mm-hm.

KC : Et au bout de la clôture en piquets, il y avait un homme debout là, coiffé d’un feutre mou – vous savez, un de ces chapeaux qu’on voit dans les films d’espionnage – et un manteau…

AB : Une sorte de Zorro, ou quelqu’un comme ça.

KC : …et j’avais peur. J’entendais une sorte de bourdonnement et puis je me réveillais, terrifiée. Et ça revenait, tout le temps.

En même temps… bizarrement, j’ai vu, il n’y a pas si longtemps, une vidéo de moi et de ma famille quand j’avais… Je devais avoir, je ne sais pas, 16 ans ou à peu près. Et j’avais simplement l’air différente de tous les autres. Je ne sais pas comment l’expliquer.

AB : Mm-hm.

KC : Ma sœur… Je peux vous dire que ça paraît si étrange, que ma sœur s’est en fait retournée vers moi, a regardé la vidéo et a dit : C’est qui, ça ? [Rires]

Je me suis tournée vers elle et je lui ai dit : C’est moi. Et elle a réagi comme si elle ne se rappelait plus à quoi je ressemblais à l’époque ou quelque chose de ce genre. C’était tout simplement très étrange et bizarre.

AB : Oui !

KC : Et je me suis regardée… Ça m’est déjà arrivé. Ça m’arrivait quand j’étais à l’école. On m’avait filmée en vidéo pour un… Je devais faire un discours ou quelque chose du même genre, et je ne savais pas qui c’était quand j’ai regardé la vidéo.

Je ne sais pas comment expliquer ça, mais c’était quelque chose qui m’arrivait lorsqu’on me filmait quand j’étais gamine. Ils tournaient des films dans toute l’école ou des choses comme ça, des trucs de gosses.

Bon, enfin, en plus de ça, comme je lisais des livres de magie et autres… [Elle rit] A 11 ans, j’étais très – je me suis appris à lire toute seule quand j’étais très, très jeune, avant même de pouvoir aller à l’école. Mon frère allait à l’école, et je restais assise à la porte à attendre qu’il rentre à la maison pour lui demander des mots. Donc j’étais, je ne sais pas, moi, disons précoce.

AB : Mm-hm.

KC : Je ne dirais pas que j’étais extrêmement brillante ou d’autres choses du même genre, mais j’étais très éveillée. Je pense que j’étais très éveillée quand j’étais gamine.

Par exemple, j’étais très embêtée d’être une enfant parce que je ne pouvais pas sortir et juste mener ma vie. Je ne comprenais pas pourquoi on m’avait mise dans ce corps, ni pourquoi j’étais cette petite chose, et une enfant, parce que dans ma tête j’étais quelqu’un d’autre. Vous voyez. J’étais ailleurs.

Mais en plus de ça j’avais aussi, je crois, la conscience d’être constamment entourée d’êtres.

AB : Mais vous ont-ils effrayée ?

KC : Sans aucun doute. Plus tard j’ai vu des ovnis…

AB : OK.

KC : …quand nous étions plus âgés. Je savais tout simplement qu’ils existaient. En fait, j’avais des amis, même…

Je suis allée à New York étudier l’art dramatique, et deux ou trois amis m’ont dit un jour : Eh bien, tu ressembles vraiment à un ET. [Rires]

On marchait dans la rue. Je n’étais pas dans Camelot, je n’avais rien à voir avec les ovnis, je ne les étudiais pas ni quoi que ce soit de ce type. Nous ne nous intéressions qu’à la musique et à des choses comme l’art.

Ils se sont tournés vers moi et m’ont dit : Eh bien, tu as une touche d’ET ou d’un truc du genre. Et ça m’a fait… Ça m’a blessée. [Rires]

AB : D’accord.

KC : J’ai pensé : Oh, mon Dieu. Qu’est-ce que je dis et fais donc de si bizarre pour que ces gens-là réagissent comme ça et disent ça de moi ?

Mais à l’époque, je savais exactement ce que je faisais. J’avais des connaissances en philosophie orientale et à l’université, en cours, j’étais notée par quelqu’un originaire de l’Inde. J’ai rédigé une sorte de dissertation, qu’il a lue à la classe et il m’a dit : Eh bien, vous savez tout sur le sujet. Et je n’avais vraiment jamais lu de livre là-dessus.

AB : Mm-hm.

KC : Bon, quoi qu’il en soit, j’ai décidé d’atteindre l’illumination. [Rire de Kerry] Je l’avais décidé à l’âge de 21 ans ou à peu près… J’allais m’y employer.

J’ai donc acquis des livres sur la kundalini et autres, puis je me suis assise pour méditer. J’en suis arrivée à méditer des heures et des heures chaque jour pendant peut-être un mois. Je me suis arrêtée d’aller travailler et tout le reste. Et j’ai fait… j’ai atteint l’état de kundalini samâdhi, ce qu’on appelle une expérience de samâdhi, et je me suis fondue dans le tout.

J’ai donc fait tout ceci de manière très consciente. Je savais que j’allais le faire. Je l’ai planifié et l’ai fait, savez-vous ? Donc je dois dire que je classerais davantage ceci dans la catégorie des expériences spirituelles ; de la même façon, je suis arrivée aux ovnis en partant d’un niveau spirituel plus élevé.

AB : Oui.

KC : Ma famille campait au bord du Lac Tahoe et c’était le 4 juillet ou un jour [de fête] de ce style et nous faisions une sortie camping et nous dormions à la belle étoile. Je ne sais pas quel âge j’avais à ce moment-là, peut-être entre 20 et 30 ans ou plus de 30 ans.

Et là-haut dans le ciel, il y avait tous ces… Bon, ils ressemblaient à des étoiles, mais ensuite ils ont commencé à se déplacer et tous bougeaient. Je veux dire que ça a duré pendant des heures, nous les regardions et je disais : Regardez tous ces ovnis !

J’étais la seule de la famille à savoir quelque chose dans le domaine et j’ai attiré leur attention là-dessus et ensuite nous avons observé. On avait l’impression qu’ils faisaient la fête, dans l’espace, parce que les étoiles ne se contentaient pas d’être là. Elles ne faisaient que se déplacer, d’aller d’un endroit à un autre, de filer et revenir à toute vitesse. On aurait dit qu’elles participaient à une énorme réunion.

AB : Que tout le monde pouvait voir ?

KC : Bon enfin, ma famille.

AB : Oui, d’accord. Vous n’étiez pas la seule à le voir.

BR : C’était une démonstration.

KC : Oui. Ça continuait sans arrêt, mais ils étaient tout là-haut, si bien qu’ils ressemblaient à des étoiles, mais ils filaient dans toutes les directions. Donc, c’était très bien. C’était finalement normal, ou bien ça semblait normal, voyez-vous. Pas de quoi en faire un plat.

AB : Pour vous ! Mais aux yeux de votre famille, c’était extraordinaire, je suppose ?

KC : Eh bien, ça ne les a pas enthousiasmés plus que ça.

AB : Vraiment ?

KLC : Je veux dire : cela nous faisait bien rire, nous étions fourrés dans notre sac de couchage et ça nous faisait rire, voilà tout. Mais ma famille ne semble pas réfléchir consciemment aux choses dans lesquelles je m’implique, Camelot et tout le reste. Ils n’en savent même rien.

Je veux dire qu’ils le savent. Je leur ai dit : Visitez mon site, bla bla bla, mais ils n’y vont pas. J’ai une sœur qui n’a pas Internet et c’est celle qui serait… Je veux dire qu’elle est ouverte à ces choses-là. Elle n’est pas indifférente à ce qui est métapsychique.

AB : Mm-hm.

KC : Mon autre sœur a vécu je crois, des expériences. Vous savez ce qu’on dit sur ces abductions, ou autres, comme elles se reproduisent dans les familles ? Je pense vraiment que c’est le cas dans ma famille.

AB : OK. Oui.

KC : Ma mère était quelqu’un de très intéressant. Elle était très éveillée et ouverte à toutes sortes de choses spirituelles, mais en même temps, voyez-vous, elle était très conventionnelle dans certains domaines.

Donc, pour répondre à votre question, je n’ai pas eu…  d’autre [expérience] que de voir constamment des êtres de lumière. J’ai en fait vu un couple, pas cette nuit mais celle d’avant, avant que nous entrions en scène. Deux sont venus. Ils me rendent visite un moment et puis disparaissent. Je les vois depuis l’âge de 20 ans et des poussières.

AB : D’accord.

KC : Ils m’ont accompagnés dans différents endroits, et chaque fois que j’étais très perturbée. Parce que j’étais le type d’actrice qui tirait le diable par la queue. J’habitais New York et étudiais l’art dramatique. Je n’avais pas le sou et ne savais pas si j’allais manger ce jour là, et comme je détestais emprunter de l’argent à mes parents, je ne leur disais rien, etc., etc.

Donc j’avais des mauvaises passes et ces êtres étaient toujours… Ils me rendaient visite.

AB : OK. Donc l’expérience initiale, dans vos rêves, a été très effrayante, en fait ?

KC : Celle-là, oui, quand j’étais toute gamine. Et j’avais peur du Père Noël. Je sais que ça paraît stupide [Rires], mais quand Noël arrivait -- c’était quand nous étions très jeunes -- et ils me disaient : Oh, le Père Noël va venir.

Et le Père Noël venait, [du moins] on le supposait, et il volait dans le ciel, pas vrai ?

AB : Oh, bien sûr !

KC : Alors, je me souviens avoir pensé : Oh, eh bien, si le Père Noël existe, ça ne m’intéresse pas de regarder par la fenêtre ni  qu’ils sachent que je suis réveillée. Parce que, savez-vous, ils allaient…

AB : Oui.

BR : Parce qu’ils allaient faire quelque chose.

KC : Oui, j’avais peur de quelque chose.

AB : Mais votre sentiment général, après toutes ces années, diriez-vous qu’il est plutôt positif ou plutôt négatif ?

KC : Eh bien, je ne suis pas convaincue par ce qui se passait à l’époque. Il y a d’autres choses que j’ai comprises seulement récemment, liées aux MILABs, c'est-à-dire quand…

BR : M-I-L-itary A-B-duction-S [Les enlèvements exécutés par les militaires -- NdT]

KC : Oui. Toute ma famille, tous les gamins de ma famille – nous sommes quatre – sont nés dans un certain hôpital, sauf moi. Je suis née dans un hôpital militaire, à Palo Alto, près de Moffett Field, qui est une base militaire.

AB : Mm-hm.

KC : Et j’ai toujours pensé : Bon, je suis spéciale. Je suis née dans un hôpital spécial. Vous savez, différente des autres. Mais je n’ai jamais fait le rapprochement.

C’est seulement récemment que j’ai pensé : Eh bien, voilà qui est intéressant. Mon père était pilote pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il a construit son propre avion. Il était tout à fait brillant à sa manière et je ne sais pas ce que tout ça veut dire.

Et je suis sûre que ma mère n’en aurait aucune idée. Elle disait : Oh, c’est ridicule. Il ne s’est rien passé. Mais on dirait bien que quelque chose de bizarre s’est passé là-bas.

Donc, si vous associez ça au type au manteau, au bourdonnement et au reste, peut-être s’agit-il de quelque chose qui s’est passé auparavant.

AB : Hmm. OK.

BR : Mais qui sait ?

AB : Oui.

KC : Et peut-être ne le saurons-nous jamais.

AB : Oui, peut-être. Votre sentiment général, c’est que c’est plutôt positif ou bien est-ce plutôt quelque chose que vous ne désirez pas ?

KC : Oui. Maintenant, quand j’y repense, je suis certaine que j’étais très impliquée dans quelque chose de probablement positif. Mais en même temps, je suis aussi… Je suis consciente qu’il existe des êtres positifs et des êtres négatifs. J’en suis intellectuellement tout à fait convaincue.

Cela peut venir de mon propre passé, où j’ai été exposé à eux à différents niveaux. Je suis psychiquement consciente que beaucoup de choses sont en train de se passer. Je vois des choses et… j’ai gardé ça en grande partie pour moi, même maintenant à Camelot, vous savez.

BR : Ça n’est pas le genre de chose dont nous parlons, même entre nous, parce que notre objectif est extérieur à nous-mêmes, et qu’il concerne les autres gens.

AB : Oui. Exact.

BR : Le but n’est pas de parler de nous, vous savez.

KC : Oui. Mais cela nous guide, je dois dire. Je veux dire que je raconte à Bill des choses que nous avons besoin de faire, telle ou telle chose, parce que je reçois un message direct, très puissant. Et cela lui arrive aussi à l’occasion.

AB : D’accord.

KC : Et je pense que nous sommes protégés de nombreuses manières au niveau matériel, mais je pense qu’à un niveau invisible nous sommes très protégés.

BR : Je pense qu’une des choses qui nous unissent, et dont je me suis seulement rendu compte récemment, c’est que nous n’avons pas du tout peur.

KC : Aucunement. Aucunement.

BR : Aucune peur du tout. Absolument aucune.

 

AB : C’est tout à fait extraordinaire.

BR : La simple idée que nous puissions avoir peur est si inhabituelle que nous ne pensons même pas au fait que nous ne ressentons pas de peur. Nous faisons seulement ce que nous avons à faire. Ce sont les autres qui nous disent : Quoi, vous n’avez pas peur ?

KC : Oui, j’ai du mal parfois à comprendre certaines personnes. Ça n’est pas parce que je n’ai peur de rien, vous savez. Il y a eu des périodes dans ma vie où je me suis trouvée seule, et dans une situation assez désespérée, ou autre.

BR : Je veux dire, quand cette araignée est apparue dans… [Il regarde directement Kerry]

KC : Quand j’ai emménagé à New York, venant de Californie… [A Bill] Ça suffit ! [Rires] Quand j’ai emménagé à New York…

BR : Les araignées, c’est un grave problème.

AB : Oh, OK ! [Rires]

KC : Je n’aime pas les araignées. Mais j’ai déménagé pour New York lorsque j’étais gamine, comme dans ma jeune…--Je ne sais pas, je n’étais pas loin de 30 ans – pour étudier l’art dramatique. Et comme je venais de de Californie du Nord… Si vous vous y connaissez un tant soit peu…

Vous savez, j’ai grandi en Californie du Nord, et nous sommes « un certain genre de gens ». En tant que gens de Californie du Nord, nous savons faire. Nous sommes, dit-on, cools, nous sommes à la pointe, savez-vous.

AB : Oh, OK.

KC : C’est la raison pour laquelle les [bouleversements des] Années Soixante se sont produits, se sont en fait produits à San Francisco et dans toute…

BR : Les ordinateurs Apple et tout le reste.

KC : Oui. J’ai grandi près d’Apple Computers et tout ça.

AB : La partie chic du monde. [Rire de Kerry]

KC : Bon, je ne sais pas, mais quand j’ai déménagé pour New York, tout y était totalement différent, parcourir les rues et voir des millions de gens partout et aussi aller dans le métro, etc. C’était très intimidant pour une jeune personne vaguement blondasse, spécialement pour une femme. Donc, sous cette forme-là, j’ai connu la peur. Vous voyez ce que je veux dire ?

AB : Oui. OK.

KC : Mais en ce qui concerne Camelot, il n’y a aucune hésitation. Je ne sais pas pourquoi. Je sais seulement que nous…

Autrement dit, je peux agir et parler pratiquement sans problème. On nous a dit, comme on me l’a dit plusieurs fois récemment, qu’on me tuerait si je disais certaines choses, et je les ai dites. Vous savez, nous ne sommes pas idiots, je dois dire, mais c’est comme si…, vous savez.

AB : Vous recevez beaucoup de demandes, je pense, de la part de lanceurs d’alertes qui veulent parler. Vous décidez de ceux à qui vous donnez la parole et de ceux à qui vous la refusez. Vous le faites probablement de manière tout à fait intuitive, puisqu’aucune histoire n’est réellement vérifiable.

KC : Si, nous avons tout de même…

AB : Eh bien, plus ou moins ? Et il vous faut faire constamment des choix : Est-ce qu’on lui donne la parole ou non ?

KC : C’est exact.

AB : Est-ce que vous refusez souvent ? Recevez-vous beaucoup de demandes telles que : Je suis lanceur d’alertes et j’ai quelque chose à dire et

KC : Beaucoup de gens nous écrivent pour nous dire : Je suis la personne la plus importante du monde. J’ai vécu une expérience spéciale avec des ET.

Je suis désolée, mais c’est très courant. Nous recevons des tonnes de mails de ce type. Il y a peu je consultais ma messagerie. Deux personnes nous écrivaient pour nous demander : Je veux que vous m’interviewiez. J’ai une histoire très importante à vous communiquer. Et il s’agit juste de l’habituelle expérience d’abduction.

AB : Mm-hm.

BR : Maintenant, il faut bien spécifier que nous ne sommes pas en train de minimiser ou de marginaliser quiconque a vécu une expérience personnelle très importante. Ce dont parle en fait Kerry, je pense, c’est du contexte, et des gens qui, pour des raisons compréhensibles, ont du mal à intégrer leur propre expérience.

KC : Mais il est important de dire que c’est un phénomène mondial. Ce qui se passe, c’est que chacun a quelque chose de spécial à dire, parce que cela lui semble spécial. Mais en fait, je dois dire, il nous arrive vraiment d’avoir des gens qui nous écrivent : J’ai Le Message que la planète attend.

C’est vraiment ce qu’ils disent et ce qu’ils pensent. Ils pensent qu’ils sont La Personne. Et ça, c’est un piège dans le monde où nous vivons.

Un des indices qui nous permettent d’évaluer si nous devons ou non parler à quelqu’un, c’est comment… Ce qui se passe, c’est qu’un vrai lanceur d’alertes se manifeste de façon très subtile, avec précaution.

BR : Très discrètement.

KC : Ils nous racontent rarement tout dans le premier e-mail. Ils nous écrivent en nous disant : J’aimerais vous parler de deux ou trois choses. Je me demande si…

Parfois, il s’agit d’une seule ligne. Parfois ils incorporent un mot qui pourrait être un moyen caché de voir si nous sommes bien au courant et si nous réagissons. Ce qui se passe lorsque les gens communiquent avec nous est un processus fascinant.

Par ailleurs, en un sens, nous ne sommes pas vraiment un site Web pour « abductés » et « contactés ».

AB : Non, non. Non.

KC : En fait, ça n’est pas notre domaine de compétence, ni le domaine que nous avons choisi d’approfondir.

AB : OK.

KC : Nous avons vraiment décidé de nous concentrer sur les lanceurs d’alertes qui travaillent aux projets clandestins – aux « black projects ».Mais par ailleurs, il est arrivé que certains de nos chercheurs, certaines des personnes que nous avons été amenés à interviewer à la suite d’une intuition, aient vécu des expériences liées aux ET, ou à caractère médiumniques, ou qu’ils aient été contactés, etc.

AB : Oui. J’apprécie beaucoup l’étendue du spectre que vous couvrez dans vos interviews.

BR : Nous n’avons pas de stratégie ou de plan, voyez-vous. Ceci nous vient de manière très holistique, très globale. Les choses viennent, tout simplement, presque comme si un script était en train de s’écrire, au sens ésotérique. Nous ne faisons que suivre le courant.

Nous ressentons tous les deux les choses intuitivement – c’est exactement ce que Kerry a dit –- nous recevons parfois un message  (nous recevons chacun l’ensemble des mails qui nous sont adressés). Nous sélectionnons tous les deux le même courrier, en disant : Ce message-ci, tu l’as lu ?

Et elle me répond généralement : Oui, je viens de le lire. C’est quelqu’un qui me semble important.

Et c’est presque systématiquement d’une grande portée.

KC : Pour moi, en un sens, c’est comme si nous suivions un mystère à la trace. Nous allons là où nous conduisent la piste et les indices. Ce qui signifie que, même en ce moment, nous ne pouvons pas vous dire…

Nous n’allons pas mettre d’office quelqu’un  de côté parce que l’un de nous  dit : Oh, cette personne est dans le domaine de la santé, ou dans tel ou tel domaine. En réalité, nous ne rejetons aucun domaine, tout dépend seulement de l’impulsion que nous ressentons de se fier à l’indice et de continuer dans cette direction.

Donc, logiquement… De même qu’il y a des gens qui collectionnent toutes les interviews de tous ceux qui ont parlé de telle ou telle chose. D’accord ? Ou qui ont écrit un livre sur tel ou tel sujet.

Nous, nous ne procédons pas comme ça. Nous ne faisons pas les choses en double. Nous suivons en fait une piste. Donc si nous sélectionnons quelqu’un d’un domaine précis, cette personne est très bien choisie, du moins de notre point de vue. OK ?

AB : Oui, et vous pouvez le ressentir. Si on vous suit, vous et ce que vous faites, c’est vraiment extraordinaire. Oui, je vous encourage vraiment à…

KC : Nous aimons avoir une vue d’ensemble. Nous voulons obtenir la vue d’ensemble, donc chaque image est une pièce du puzzle, ce ne sont pas des doublons.

AB : J’apprécie aussi que vous ne soyez pas toujours du même avis.

KC : Jamais. [Arjan rit] Je veux dire, c’est drôle parce que nous sommes d’accord parfois sur des messages à caractère intuitif, mais en termes d’approche globale, c’est complètement différent. Lui, c’est plus le scientifique – nous parlons de Mulder et Scully, des X files – seulement lui, c’est Scully et moi Mulder, parce que lui c’est le scientifique et que je suis plus le communicateur intuitif.

AB : Concernant l’argent, comment fonctionne l’argent pour vous ? Parce qu’il y a deux-trois mois, ou deux-trois semaines, j’ai lu sur votre blog que l’argent était un problème. Tout le monde doit gagner sa vie et nous avons ici deux belles personnalités faisant un travail tout à fait extraordinaire afin d’éveiller la planète à une certaine situation.

Quel est votre point de vue sur ça ? Pourquoi faut-il que tout ce qui est au cœur de votre tâche soit gratuit ? Je veux dire par là qu’il doit bien y avoir un moyen d’obtenir un soutien financier plus important des gens qui regardent vos vidéos. Je pense, j’imagine que vous pourriez faire plus et mieux si vous aviez moins de soucis d’argent, en quelque sorte.

BR : Hmm. Permettez-moi d’y répondre en premier. Il y a différentes façons d’aborder les choses et c’est une question intéressante.

En ce qui me concerne, il s’agit d’une inversion philosophique du principe de l’argent, fondé sur l’échange. Si je suis propriétaire d’une cafétéria, je vous donne une tasse de café et vous me donnez trois euros ou trois dollars ou autre, et c’est là l’échange.

Mais si je vous dis : J’ai ici la tasse de café. Je ne vais pas vous la donner avant que vous ne me donniez l’argent : c’est comme ça que ça fonctionne. A moins que vous ne soyez d’accord pour me donner l’argent d’abord, alors les choses sont différentes.

Bon, c’est la façon habituelle de faire les affaires. Et la manière dont les choses sont vendues sur Internet, c’est souvent : vous avez un DVD, ou une vidéo, ou un livre et on vous dit : OK, Vous me donnez l’argent, ensuite je vous enverrai les informations.

AB : Oui.

BR : OK. Bon, ce que nous avons fait, c’est inverser le processus. Nous vous donnons tous les renseignements et nous avons confiance qu’il y aura un retour. Ou peut-être je vous donne les informations et quelqu’un d’autre me donne de l’argent. Ça n’a pas d’importance.

Qui nous donne l’argent n’a pas d’importance, voyez-vous, parce que c’est le principe du flux. Le principe, c’est que nous donnons aux gens tout ce que nous avons et ensuite, si l’Univers est réglo, et il semble l’être, nous recevons quelque chose en retour.

AB : Vous pouvez le rappeler davantage aux gens. Par exemple, si je considère mon cas, j’ai fait un petit don peut-être quatre ou cinq fois, et je m’attends à ce que les autres fassent la même chose mais, apparemment, les choses ne se passent pas comme ça.

Si on me rappelait plus souvent sur les vidéos, à la fin de la vidéo par exemple, de faire un don, je l’aurais sans doute fait plus souvent.

KC : Oui. Notre cadreur est très heureux que vous disiez ça, parce c’est ce qu’il nous a conseillé et nous allons commencer à le faire.

AB : C’était son idée. C’est pourquoi j’en parle.

KC : Oui. Merci beaucoup.

BR : Mais pour moi, il y a là quelque chose d’important, voyez-vous. C’est comme si ça devenait, sans qu’on y réfléchisse, partie intégrante du processus. Ça se passe comme ceci : OK. C’est une preuve de confiance. Nous avons simplement confiance que les chose vont fonctionner de cette manière-là, et c’est bien ce qui se passe.

La philosophie qui est derrière le fait de vouloir faire les choses de cette manière-là, c’est que les informations ne sont pas à vendre, parce qu’elles ne sont pas à nous.

AB : Non.

BR : Elles ne sont pas à nous. On ne peut pas obtenir de copyright sur ça. Les gens qui pensent : eh bien, cette information est à moi, les mots de cette interview sont à moi, cette expérience est mon expérience et vous ne pouvez pas en disposer – c’est une façon humaine de penser très mesquine et limitée qui appartient à l’ancien paradigme.

Nous n’agissons qu’en tant que « canal » pour ces informations, pour les faire se répandre. Elles ne sont pas à nous. Alors, comment pouvons-nous vendre ce qui ne nous appartient pas ?

AB : Peut-être ne devriez-vous pas penser à ça. J’ai réfléchi à quelque chose hier et je voudrais le communiquer au monde par l’intermédiaire de cette interview.

J’ai pensé qu’il serait peut-être sympathique de constituer une cagnotte pour Bill et Kerry, alimentée par leurs différents lanceurs d’alertes, et tous les gens qui regardent [leurs] vidéos. En Hollande, nous faisons souvent ça.

Prenons l’exemple du tsunami. Nous sommes 16 millions et en une émission de télévision, nous avons récolté environ 100 millions d’euros pour cette cause.

C’est peut-être une idée. Quelqu’un la saisira peut-être, peut-être pas. Ce n’est qu’une idée à moi.

KC : Eh bien, merci. Je dois dire que notre philosophie sur ceci est un petit peu différente. Nous sommes tous les deux d’accord pour que ce matériel soit gratuit au début.

Ce dont il s’agit, vous savez, nous en avons parlé hier, c’est l’idée que des gens n’ont accès ni à l’information, ni à la vérité, ni aux secrets. Donc la dernière chose que nous souhaitions, serait de placer une barrière entre les gens et la vérité que nous voulons propager.

Donc nous voulons qu’elle soit propagée, et merci à Dieu pour Internet, car Internet est là. C’est le média qui nous permet d’y arriver.

Nous avons donc été entièrement d’accord dès le premier jour. Tout allait être gratuit. OK ?

AB : Mm-hm. C’est magnifique.

KC : Et il faut qu’il en soit ainsi. On nous a en fait offert de faire une émission de télévision, savez-vous, sur une chaîne TV grand public...

AB : OK.

KC : …bien que cela ne se soit pas concrétisé. C’était il y a un an.

Même à l’époque, nous avons dit aux producteurs : Mais vous comprenez bien que nos vidéos vont être gratuites sur Camelot ? Il faut qu’il en soit ainsi.

Bon, par ailleurs, nous sommes… du moins je suis… plus pragmatique, parce que je suis réalisatrice. Ce que nous ne faisons pas, c’est emballer les DVD et ça, il faut qu’on le fasse. Et ces DVD-là seraient vendus, parce qu’il y a de la main d’œuvre et un coût de production.

AB : OK. Oui.

KC : Bon, il y a de la main d’œuvre et un coût à ce que nous produisons.

AB : Assurément.

KC : Mais nous sommes, comme je l’ai dit, des sortes de réalisateurs-guérilleros et nous partons du principe que si nous donnons, nous recevrons. Je veux dire que nous y croyons, et ça marche.

Je dois cependant dire que, pendant les deux premières années, je disposais d’un petit héritage, suite au décès de ma mère et nous avons financé – nous nous auto-finançons. Puis, l’an dernier, la mère de Bill est décédée et nous avons ainsi disposé d’un peu d’argent, ce qui nous a permis de continuer.

Puis nous avons également commencé à réclamer des dons. Ça fait, je crois, un an et demi maintenant. Concernant notre site Avalon, nous avons commencer à faire payer l’abonnement – un dollar ! [Elle rit] ou à votre bon cœur, ou bien cinq dollars par mois. Mais ça n’a pas si bien marché.que ça. Les gens ne voulaient pas payer autant pour être sur un forum, etc.

Mais nous essayons de leur faire comprendre que le produit de cet abonnement allait financer le travail de Camelot, de façon à ce que les informations alimentent tout le reste, d’accord ? Parce que toute personne interviewée va contribuer à augmenter le niveau de conscience et, en ce qui concerne Avalon proprement dit, qui a quelque chose à voir avec la recherche de zones protégées et la préparation de l’avenir de manière très concrète.

AB : Ouais.

KC : Et nous avons un autre site en projet qui s’appelle Project Light Warrior [Projet Guerrier de Lumière – NdT]

AB : Oui, vous avez mentionné ça à la radio.

KC : Nous allons aider les gens à s’épanouir, parce qu’en plus de développer votre propre zone protégée et de vous intégrer à des groupes et des réseaux, il existe un aspect plus spirituel pour se préparer aux jours à venir. Il vous faut être aussi éclairé que possible et devenir le plus possible un guerrier spirituel.

BR : Et nous avons Yoda sur le mur là-bas pour nous le rappeler.

KC : Exactement. Parce que ce à quoi nous sommes confrontés est surtout une expérience spirituelle. Elle se manifeste physiquement, ici dans le royaume matériel, en 3D, mais la véritable bataille concrète, si vous voulez, aura pour enjeu les cœurs et les esprits de l’humanité.

C’est donc ce que nous voulons aider [à faire], à l’avenir, équiper les gens selon ces critères.

BR : Une guerre spirituelle est en cours. Ici même et en ce moment même, cette planète semble être une des lignes de front. Voilà une façon de présenter les choses.

KC : Donc, on ne peut pas mettre un prix là-dessus. On ne peut pas dire, vous savez... Il faut vraiment que nous éduquions les gens ; nous devons leur faire prendre conscience [de ce qui se passe]. Nous devons les encourager à le faire. Voilà où il ne doit pas y avoir d’obstacle à l’entrée, quelle qu’en soit la cause.

Or, on nous a contactés… Certaines personnes ne veulent pas voir nos vidéos parce qu’elles sont difficiles à regarder, que cela prend du temps et que nous avons eu des tas de problèmes logistiques. Donc ils veulent acheter un DVD, ou même l’offrir à de la famille ou à des amis.

AB : Oui.

KC : Nous sommes en fait assez négligents à ce niveau-là, parce que nous ne pouvons pas produire l’argent nécessaire à couvrir le coût de, je ne sais pas, moi, de milliers de DVD à imprimer, de les mettre sur notre site, de les vendre, et tout le reste. Nous sommes en réalité très mauvais dans ce domaine et nous le savons.

Donc, en un sens, nous pourrions être plus réactifs que nous ne le sommes, en obtenant un financement pour notre travail.

AB : Je pense que beaucoup de gens aimeraient vraiment vous soutenir de cette manière-là.

KC : Eh bien, merci.

BR : Mais le principe du financement serait toujours d’apporter de la valeur ajoutée, pas de dire : Nous ne vous le dirons pas, sauf si vous nous payez.

AB : Ahh.

BR : L’information serait toujours disponible, mais, par exemple, l’avantage d’un DVD est que la qualité est meilleure.

KC : Le problème avec [le forum] Avalon c’est que, même si nous faisons payer un abonnement, vous pouvez voir gratuitement tout ce qui est disponible sur le site, la seule chose que vous ne puissiez pas faire, c’est poster un message. Donc, pour nous c’est vraiment important.

BR : On pourrait faire l’analogie avec le fait de commencer une nouvelle relation [sentimentale] : si vous entrez dans une nouvelle relation en pensant : Qu’est-ce que je vais pouvoir en tirer ?... Cela ne marchera sans doute pas.

Si vous commencez cette relation en pensant : OK, c’est une merveilleuse occasion d’apporter quelque chose, d’apporter de l’amour, et alors peut-être recevrai-je de l’amour en retour.

Mais si vous cherchez de l’amour, parce que vous avez besoin de quelque chose, cela ne marchera sans doute pas. Il vous faut le distribuer à la ronde de la manière que j’ai essayé d’expliquer il y a deux minutes.

C’est en gros la façon, je pense, dont nous vivons tous les deux notre vie. Nous essayons de donner quelque chose et nous n’essayons pas de nous rendre différents. C’est simplement parce que c’est un métier et il faut que [quelqu’un] le fasse.

Nous ne sommes pas les seuls. Nous faisons partie d’une vaste équipe de gens qui font cela, chacun à sa manière.

AB : Il y a probablement là un lien avec votre absence de peur. Vous ne ressentez pas de peur. Je me suis interrogé là-dessus aussi. Vous êtes dans un domaine où il est facile d’éprouver de la frayeur, et apparemment ce n’est pas votre cas.

Je pense que, d’une certaine manière, si vous pouvez voir votre propre ombre, vous pouvez voir celle du monde et, apparemment, c’est ce que vous faites si bien. Mais votre vie personnelle est-elle, en quoi que ce soit, le reflet des événements qui se déroulent à Projet Camelot ?

KC : Hum. Je ne sais pas trop comment répondre à ça. Je veux dire que je ne suis pas sûre du sens de la question, pour ainsi dire. Mais pour résumer je dirais qu’en ce qui concerne Camelot, nous nous sommes d’abord rencontrés en tant qu’amis, nous avons commencé ce voyage et décidé de faire Camelot « comme ça » [Kerry claque les doigts] lorsque nous sommes allés à Tintagel, en Angleterre, vous savez, la patrie du Roi Arthur.

Nous étions inspirés par l’idée d’une Table Ronde, autour de laquelle il n’y a pas de hiérarchie.

BR : Tout le monde est égal. Personne de spécial n’est assis en tête d’une table ronde, voyez-vous. Ça ne fonctionne pas comme ça.

KC : Nous avons décidé que ce serait en quelque sorte notre devise pour ce que nous allions créer. L’autre élément est que nous avions très peu d’argent, et que j’avais ce petit caméscope bon marché, qui allait devenir l’outil de nos interviews, d’accord ?

Donc nous sommes tous les deux partis de cette idée de base et nous nous y sommes tenus. Mais c’est aussi devenu très prenant, je dois dire.

AB : J’imagine, oui.

KC : Ou du moins c’est vrai pour peut-être les trois dernières années, jusqu’à un certain point. Cela a peut-être changé récemment.

Mais en gros nous travaillions tout le temps. Je veux dire, par exemple, jusqu’à 8 ou 9 heures du soir et, s’il se passait quelque chose, nous travaillions plus tard. En un sens, ça ressemblait à ce qui se produit pour une « start-up ».

On le faisait pour le plaisir. Nous y consacrions tout notre temps. Cela influençait tous les aspects de notre vie. Et c’est encore le cas la plupart du temps.

Il y a, je dirais à peu près neuf mois, Bill est sorti avec quelqu’un. Parce que, en plus, nous étions tous les deux célibataires. Chose étrange, quand nous avons lancé Camelot, nous n’avions pas de famille, ni de gens qui dépendaient de nous.

BR : Ni d’enfants, ou de métier, ni…

KC : Donc, nous étions tous les deux totalement libres et nous avons dit tous les deux : J’ai ces capacités-ci, il a ces capacités-là. Et si on les associait ?

Nous voulions tous les deux voir la Divulgation [des secrets gouvernementaux liés aux ovnis, etc. – NdT] Nous nous sommes dits : Ce que nous voulons voir se réaliser dans le monde, créons-le !

AB : Oui.

KC : OK. C’est ce que nous avons commencé à faire. Nous ignorions complètement que nous allions réussir. Nous ne savions même pas ce que nous faisions.

Mais les gens et les choses… Tout est venu à nous, simplement. Nous nous sommes également dit : Oh, interviewons Dan Burisch, parce que les gens ne semblent pas comprendre de quoi il parle. Et nous adorons… bon, j’adore entrer dans la controverse, donc nous…

AB : Et vous y réussissez très bien ! [Rires]

KC : Mais nous ne savions pas si les gens n’allaient pas nous dire : Fichez-moi le camp d’ici ! Non, je ne marche pas. Qui êtes-vous ? Pourquoi devrais-je vous écouter ? Etc.

Mais, bizarrement, nous semblons désarmer facilement les gens, et ils nous invitent chez eux, et ils nous racontent ce qu’ils ont à nous dire, et ils fondent en larmes et encore… Vous savez, Bob Dean. Je veux dire qu’il n’a jamais fondu en larmes devant une caméra, jusqu’à ce que nous arrivions.

AB : Oh mince alors ! Ça, c’est extraordinaire.

KC : Je dois dire que c’est un compliment, voyez-vous, parce que la confiance est instaurée.

AB : Oui.

KC : Mais pour répondre à la question de départ, parce que j’ai plutôt dérivé… [Rire de Kerry] je dirais que Camelot, en vérité, c’est devenu du 24 heures sur 24.

AB : Oui. Nous sommes presqu’au bout du temps imparti. J’aimerais vous poser la question : Quelle est la vidéo ou la photo la plus extraordinaire que vous ayez jamais vue de votre vie ?

KC : Oh, je ne sais pas. Que voulez-vous dire par « extraordinaire » ? Vous voulez dire en dehors de ce que nous avons fait ? Quelque chose, par exemple, qui nous a inspirés ? Ou bien parlez-vous de ce que nous avons vu et fait ?

AB : Ce que vous avez vu, par exemple, de la part de témoins, en provenance d’autres mondes, ou des images de la NASA, ou de Mars. Ou bien, avez-vous jamais visité une base souterraine ou vu des preuves physiques des projets clandestins ? Quelque chose de ce genre.

KC : Oh, intéressant. Hmm.

BR : Laisse-moi commencer pendant que tu y réfléchis. [Rire de Kerry] Je ne sais pas si vous avez déjà vu ces photos. Avez-vous vu la photo de la voiture en train de se dématérialiser ?

KC : Oui.

BR : Oui. C’était très intéressant. Quelqu’un est venu nous trouver à un récent colloque – il ne souhaite pas encore de publicité à propos de ça – avec une série de photos révélant clairement une voiture en train de disparaître dans une sorte de portail…

AB : D’accord.

BR : … au cours de toute une série d’événements qu’il pouvait à peine comprendre. Il ne voulait pas qu’on divulgue cette information parce que son collègue, présent à ses côtés ce jour-là, avait en fait pris les photos en question, et reçu par la suite lors d’un séjour en Amérique, une de ces « visites » qu’on n’est pas censé apprécier beaucoup.

AB : Ah !

BR : Mais ça n’est qu’un petit… Je veux dire qu’il ne s’agit que d’un phénomène bizarre. Ce genre de chose arrive probablement constamment dans les laboratoires de Los Alamos, pour autant qu’on sache, nous ignorons tout. Mais c’était amusant de voir ça sur une photo.

KC : Bon, je dirais que je crois que ça s’appelle le STS 40 ou autre. Il y a une vidéo là-dessus.

BR : STS-48.

KC : C’est la NASA qui l’a filmée, une vidéo où vous les voyez vraiment tirer sur un ovni, ou faire feu dessus.

AB : Oui, oui.

KC : Je dirais que, en ce qui concerne les morceaux de film que j’ai vus, et toutes ces photos dingues… et j’ai également pris des photos d’ovnis, incidemment.

AB : OK.

KC : Elles figurent sur notre site à la rubrique Shorts [« Brèves » – NdT] Beaucoup de gens ne le regardent pas, mais j’ai interviewé… C’était une de mes premières interviews, avant Camelot, et j’ai interviewé beaucoup de chercheurs, beaucoup de gens : Jim Marrs, Rich Dolan, etc.

En fait, je savais filmer le ciel. J’ai fait des images de toute une série d’ovnis. Ils ont constitué un dessin pour moi. C’est tout à fait extraordinaire. Si vous allez sur le site, vous verrez ça. Et puis, j’ai fait cette observation en Suisse, au Lac de Genève [ou Lac Léman –NdT] Toute la vidéo est sur You Tube.

AB : Oui, oui.

KC : Mais je dirais le STS, le fait de les voir tirer… parce que je pense que c’était…, je veux dire qu’il y a des preuves que quelque chose se passe ici entre la Terre et les êtres de là-bas, et ce que [ceux-ci] pensent que |[ceux-là] font.

Je ne sais pas de quand ça date, mais pas des années cinquante.

BR : Non, des années 90 et quelques.

KC : Donc ils essaient encore de tirer sur des objets. D’autant plus que, avec tout le respect qui lui est dû, Bob Dean affirme : Nous avons découvert que nous ne pouvions pas leur tirer dessus. Nous essayons toujours. Donc peut-être que nous y arrivons de temps à autre, je ne sais vraiment pas, mais il se passe quelque chose.

BR : Permettez-moi d’ajouter un petit commentaire à votre question sur les vidéos ou photos intéressantes.

Les gens nous envoient constamment des photos. Certaines d’entre elles sont réellement très intéressantes, mais là n’est pas le problème, parce qu’à mon avis nous allons bien plus loin que de prouver au monde l’existence de ces phénomènes.

Je ne cesse de le répéter, j’adore l’analogie entre nous et des pêcheurs d’une île des mers du Sud, une petite île. Et nous attrapons le poisson, et nous prenons nos bateaux et, savez-vous, voilà notre monde, une petite île.

Nous pensons qu’il n’existe personne d’autre dans le monde. Tout ce que nous voyons, c’est la mer qui nous entoure. Nous sommes les seuls gens du monde.

Nous voyons de temps à autre un oiseau métallique, ou bien quelqu’un, un dingue, dit qu’il voit un oiseau en métal. Ou bien un dingue grimpe à un arbre et dit qu’il voit un grand bateau en métal à l’horizon, et tout le monde pense qu’il est dingue.

Alors nous nous démenons pour essayer de prouver que ces choses sont réelles ou non. Quelque chose comme : Bien sûr qu’elles le sont.

Les vraies questions sont : qui est dans cet oiseau en métal ? Où vont-ils et pourquoi volent-ils au-dessus de notre île ? Et qui sont ces gens du bateau en métal, et pourquoi se dirigent-ils vers nous ? Ou pourquoi nous ignorent-ils ? Ou bien essaient-ils de nous aider ? Sont-ils des amis ? Sont-ils des gens comme nous ? Est-ce que ça signifie qu’il y a d’autres gens dans le monde ? Existe-t-il une autre île là-bas, quelque part sur la mer ? Qui sait ?

Il y a d’autres questions beaucoup plus importantes que celles qui cherchent à prouver l’existence de ces objets. Il est certain que ces phénomènes sont réels. Nous n’avons rien à prouver. De même je n’ai pas besoin de partir vous prouver qu’il y a des voitures dans la rue. Vous le savez et je le sais.

AB : Je vous suis reconnaissant de partir de là, parce que c’est en fait… ce que vous ressentez, d’où vous êtes partis dans ce travail et, à mon avis, c’est précieux.

BR : Oui. Et les gens nous envoient des photos de : Regardez ce que je viens de voir dans le ciel ! Et il y a un petit objet. Vous le grossissez, il y a des petits pixels et vous voyez quelque chose : ça ressemble à un disque.

Nous avons, OK, quelque chose comme 50 000 photos de ce genre. Nous n’avons pas besoin de… bien sûr que c’est cool d’avoir une image, mais là n’est pas la question. Là n’est pas la question.

Je pense que c’est là où nous essayons d’amener les choses. Il y a une expression en anglais, qui est : « pushing the envelope » [repousser les limites – NdT] Nous n’essayons pas d’analyser les documents, en partant de choses comme : la signature de Truman sur ce document de 1947, est-elle authentique ou pas ?

KC : Eh bien il y a des gens là-bas qui font ça, et tant mieux. Ce n’est pas une critique.

BR : C’est très bien comme ça. C’est ce qu’ils font. Oui. Absolument.

KC : Les preuves, c’est formidable. En fait Jake Simpson nous a dit : N’acceptez jamais une preuve concrète si quelqu’un vous en tend une, parce qu’en fait, c’est ce qui assure votre sécurité.

En d’autres termes, ce que nous faisons, c’est être témoins d’un témoignage, d’accord ? Des documents, qui peuvent être des faux, des photos qu’on peut falsifier, même de bonnes photos, ne nous intéressent pas vraiment.

Billy Meier possède, probablement, de loin les meilleures photos du monde, jusqu’à ce jour. Et nous croyons ce que dit Billy Meier, OK ? Nous ne pensons pas qu’il soit un tricheur, qu’on le sache. Malgré tout, nous ne croyons pas non plus qu’il soit le seul contacté de la planète.

Donc il existe des images et je pense qu’au fil du temps nous en verrons de plus en plus. J’adorerais avoir plus de photos de différents êtres, etc. Je pense que tout ça est merveilleux. C’est comme s’ils étaient ici. Ils sont autour de nous. En fait, la vérité est bien autour de nous.

Ce n’est pas un problème. Vous pouvez obtenir la vérité. Tout ce que vous avez à faire est de savoir ce qui est en résonnance et vous y serez. Et vous pouvez sans doute la voir de vos yeux de temps à autre.

BR : C’est notre façon de voir qui a besoin d’être modifiée et alors la vérité viendra quand nous serons prêts. Donc, nous n’essayons pas de convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit. Nous n’essayons pas d’offrir des preuves.

Des gens nous écrivent : Eh, comment se fait-il que cette personne dise blanc et que cette autre dise noir ? Elles ne peuvent pas toutes les deux avoir raison.

Et nous répondons : Ecoutez, nous le savons. [Rire de Kerry] Là n’est pas la question.

La question, c’est ce que nous essayons de… Permettez-moi de l’exprimer correctement : nous nous efforçons de soutenir les gens dans leur propre processus de développement qui les fera s’éveiller et devenir plus conscients ; de changer leur paradigme ; de changer la manière dont ils regardent le monde ; de permettre à ces choses-là d’évoluer, de manière que ce nouveau monde, que nous voulons tous expérimenter, ou que beaucoup de gens veulent expérimenter. [Ce processus] commence dans nos propres concepts. Il part de notre façon de voir les choses.

Ce que nous faisons, c’est en fait offrir une nouvelle manière de regarder le monde. C’est un peu comme si vous aviez zoomé pour voir de très près cet objet, ma main ; vous en êtes à un centimètre et vous ne savez pas ce que vous regardez. Vous devez réduire l’effet du zoom pour voir que c’est une main.

Puis vous réduisez encore  et voyez que c’est un bras. Vous continuez toujours et vous découvrez que c’est un corps, moi, vous recommencez et vous nous voyez dans cette pièce. Une fois encore, et là vous voyez Amsterdam.

Nous devons faire un zoom arrière. Nous devons diminuer vraiment beaucoup le grossissement. Ce que nous essayons de faire, c’est d’encourager les gens à découvrir ce que nous appelons la vision d’ensemble.

La vision d’ensemble inclut d’autres planètes. Elle inclut ce qui se produit sur cette planète au niveau de son contrôle. Elle comprend d’autres époques. Elle comprend d’autres civilisations. Elle inclut une telle gamme de choses que, si vous regardez de trop près n’importe laquelle d’entre elles, vous n’aurez pas la vision d’ensemble.

C’est la raison pour laquelle nous recherchons ce grand angle de vision, parce qu’il vient automatiquement quand vous vous reculez et que vous avez la vision d’ensemble. Cela va de pair.

AB : Oui.

BR : C’est réellement ce que nous essayons de faire. Donc nous n’essayons pas de prouver quoi que ce soit. Nous encourageons les gens à voir le monde sous un angle différent.

Et ceux qui nous remercient –- [A Kerry] j’arrête après ça – les gens qui nous écrivent pour nous remercier, c’est là l’énergie qui nous fait continuer. Plus tôt, nous avions parlé d’argent.

AB : Mm-hm.

BR : C’est merveilleux de recevoir un don, mais c’est encore plus merveilleux d’entendre : Vous savez quoi ? Vous m’avez changé la vie.

Voilà l’énergie qui me fait me lever le matin, prêt à travailler dur.

KC : Oui, je dois dire que c’est vrai. Absolument.

BR : Et les gens qui nous écrivent : Ecoutez, vous m’avez changé la vie ; ils ne disent pas : Vous m’avez convaincu de l’authenticité de ce document, ni Vous avez montré une photo vraiment intéressante.

Ils affirment : Vous m’avez aidé à considérer le monde, et ma place dans le monde, de manière différente. Maintenant je vois LA VIE autrement.

Voilà l’important. Voilà ce qui est en jeu ici. Voici ce que nous aidons les gens à faire.

Et chacun d’entre nous, vous-même inclus dans cette conversation, et tous ceux qui ont organisé ce colloque, auquel nous étions hier, et beaucoup d’autres gens qui vont regarder cette vidéo-ci, puis saisir cette balle-là et courir avec elle à leur manière, dans le cadre de leur propre mission, de leur métier, parce que eux aussi sont spéciaux… ici, nous faisons tous partie d’une équipe.

J’arrête là-dessus. Qu’en pensez-vous ?

AB : [Il rit] Magnifique.

KC : OK. Oui. Je dirais que nous offrons aussi des preuves autour de nous. Nous apportons le témoignage d’êtres humains que vous pouvez observer et regarder, dont vous pouvez lire les expressions du visage, [vous pouvez] participer à l’émotion, et aussi au drame, de cette pièce ici, dans laquelle nous sommes impliqués.

Je crois que c’est là également le pouvoir de la vidéo.

AB : Oui, tout à fait.

KC : En d’autres termes, je ne pense pas que nous… D’une certaine façon, Camelot a vu le jour grâce au pouvoir de la vidéo et d’Internet et de la possibilité de diffuser ceci. En d’autres termes, si vous lisez les transcriptions, je pense que vous manquez quelque chose.

Il est vraiment vital que les gens développent leur propre sens de la connaissance, et vous ne pouvez le faire qu’en utilisant vos cinq sens, pas vrai ? Donc, si vous ne pouvez pas être avec nous ici dans cette pièce, nous espérons que tout ce que nous faisons passer dans la vidéo compensera bien cette absence, au point de pouvoir dans une certaine mesure être présent avec nous et avec le témoin.

AB : Pour [exercer] votre propre discernement.

KC : Et je pense que c’est ainsi que le ressentent les gens. Ce qui se passe, c’est qu’ils ont besoin de développer leur discernement. Le point essentiel, je pense, c’est que Camelot peut contribuer à tout étaler à ciel ouvert, pour que les gens puissent commencer à faire preuve de discernement : Où est la personne exprimant LA Vérité ? Où est la personne exprimant la vérité, telle qu’elle-même la connaît, mais qui pourrait être partiellement fausse.

Ou bien, où est la personne faisant de la désinformation ? Pas volontairement… parce que nous ne pensons pas que l’un quelconque de nos témoins fasse intentionnellement de la désinformation, mais à quels endroits communiquent-ils des informations fausses auxquelles ils croient ?

Cela fait partie de la vision d’ensemble, parce qu’il y a beaucoup de mensonge ici-bas. Ce qui se passe, c’est que personne ne dit toute la vérité et rien que la vérité, parce qu’eux-mêmes ne possèdent pas toute la vérité et rien que la vérité, d’accord ?

Elle est tellement pluridimensionnelle, cette expérience que nous avons.

BR : Personne ne la connaît totalement.

KC : La vérité à ce niveau-ci pourrait être fausse à ce niveau-là, parce que vous n’avez pas une vue suffisamment large. Et comme le dit Richard Hoagland : Le mensonge est différent à chaque niveau.

BR : Personne ne connaît totalement la vérité. Elle est trop vaste. Aucun être humain ne la connaît totalement.

KC : Voilà pourquoi il est si important d’avoir, en quelque sorte, une vue d’ensemble.

AB : Oui, et je vous suis très reconnaissant d’élargir nos horizons. En un sens, vous êtes l’instrument qui permet à chacun d’affiner son discernement à un niveau bien différent de celui que nous pouvions atteindre sans votre travail.

Donc, j’aimerais vraiment vous remercier de le faire et d’y consacrer votre vie. Vraiment du bon, du très bon travail.

J’espère que nous aurons le plaisir de vous revoir et de bénéficier de l’angle de vision le plus large possible.

KC : OK. Absolument.

AB : Et que, tous, nous verrons le jour où nous saurons qui nous sommes, d’où nous venons, et où nous allons.

Un grand merci pour cette interview.

KC : Merci. C’était une jolie fin.

BR : Oui, une très belle fin.

[La musique s’estompe]

PDF de l'interview (13 pages)





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Bill Ryan

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