[NdT (1er novembre 2010) -- Les allusions à Avalon concernent ici l’ancien forum d’Avalon
et non le site actuel de Bill, de même nom, et qui comprend entre autres
un forum
gratuit.]
ARJAN
BOS (AB) : Bonjour.
Voici une interview vidéo de Willen Wij
Weten. Je m’appelle Arjan Bos et, pour ceux parmi vous qui ne le
savent
pas, Willen Wij Weten est un site alternatif néerlandais
d’informations, dont
le nom signifie : « Voulons-nous savoir ? »
Aujourd’hui,
2
août
de
l’an 2009, nous sommes très heureux d’accueillir, ici à Amsterdam, Bill
Ryan et
Kerry Cassidy, de Projet Camelot.
Bienvenue
à
vous,
Bill et
Kerry !
KERRY
CASSIDY (KC) :
Merci !
BILL
RYAN (BR) : Et
comme nous le disons en anglais : the boot is on the other
foot (les rôles sont renversés), parce que nous sommes de
l’autre côté
de la caméra.
AB :
En
effet.
BR :
Je
pense
que
c’est la première fois. [A Kerry] Est-ce que c’est la première fois
qu’on nous
interviewe ? Qu’on fait une interview vidéo de nous ?
KC :
C’est
bien
possible,
je ne sais pas.
BR :
Si,
c’est
déjà
arrivé…
KC :
On
nous
a
souvent interviewés, mais pas sur vidéo, me semble-t-il.
BR :
Pas
sur
vidéo.
AB :
On
vous
a
interviewés à la radio. J’ai écouté certaines de [vos] interviews à la
radio,
oui.
BR :
Et
nous
avons
fait des colloques, mais nous n’avons jamais fait d’interview vidéo
avec
quelqu’un comme vous, non, je ne pense pas. Et si quelqu’un dans le
public
dit : Eh bien, et la mienne ?
Alors nous regrettons, nous ne nous en souvenons pas, parce que nous ne
pouvons
pas nous souvenir de tout.
AB :
J’aimerais
aborder
ce
domaine, le colloque. J’aimerais entrer dans des détails
plus
personnels que ce n’est habituellement le cas dans les vidéos de Projet
Camelot
et, de plus, lorsqu’on vous interviewe à la radio, c’est avant tout sur
les
sujets que vous traitez à Projet Camelot.
Ce qui
m’intéresse aussi,
c’est… parce que là vous parlez déjà de ce qui vous concerne
personnellement.
Par exemple, j’ai écouté une émission radio il y a deux ou trois
semaines dans
laquelle vous mentionniez, Bill, que vous avez eu autrefois une petite
copine
ET.
BR :
Oh,
doux
Jésus !
OK, oui. [Rires de Kerry] Pourquoi fallait-il que je dise
ça ?
AB :
Et
nous
nous
posons vraiment des questions là-dessus. Comment le saviez-vous ?
Comment était-ce ?
BR :
Bon,
d’accord.
Comme
on dit chez nous : De combien
de temps disposez-vous ? parce que c’est une longue histoire.
Hum…
J’essaie de songer à
la meilleure façon de présenter l’histoire. C’est sans aucun doute lié
à une
expérience d’enlèvement que j’ai vécue dans l’Himalaya – et ça n’est
pas
quelque chose dont je parle souvent. J’ai en fait mentionné ça dans
notre
interview de Steven Greer qui va être publiée dans quelques jours.
D’ici
qu’elle sorte, le public aura eu l’occasion de voir ceci.
Mais
pour mettre les
choses en contexte, la raison pour laquelle j’en ai parlé à Steven
Greer devant
la caméra – j’ai pris une profonde inspiration et lui ai dit : OK, je vais parler au public de ma propre
expérience d’abduction – c’est parce qu’il a affirmé que la plupart
des
enlèvements, sinon tous, étaient en réalité contrefaits par les
militaires
américains, d’une manière ou d’une autre.
AB :
Oui.
BR :
Or,
c’était
en
décembre 1981 et j’étais à 7000 m d’altitude dans l’Himalaya en
décembre, en hiver, dans
le nord du Népal, sur une montagne qui s’appelle le Malaku et je
faisais partie
d’une petite expédition britannique. On essayait d’en faire
l’ascension. En fin
de compte, nous n’avons pas réussi, mais nous sommes montés assez haut.
[NdE -
Le
Mt
Malaku
est le 5ème plus haut sommet du monde. Il est situé à à
peine 23 km à l’est du Mt Everest.]
J’ai
été enlevé de ma
tente au milieu de la nuit en décembre. Ce n’est pas une abduction
aussi
normale que lorsqu’ils viennent, disons, dans un appartement
d’Amsterdam, ce
qui est facile et sans problème et…
AB :
Je
ne
pense pas
qu’un enlèvement soit jamais facile, et vous ? [Rires]
BR :
Non,
pour
sûr.
Mais celui-ci était tout à fait inhabituel, parce qu’on m’a fait sortir
de ma
tente en flottant dans l’air. La température était probablement de… --
c’était
le milieu de la nuit en décembre, dans l’Himalaya, à 7000 mètres – la
température devait tourner autour de
-40°C, peut-être moins encore.
Quand
je me suis souvenu
de ça – parce que, comme dans presque
toutes les abductions, on ne se souvient de rien – quand je me suis
souvenu de
ça, le moment où je me le suis rappelé, j’étais assis dans ma tente…
J’étais
allongé
dans
ma
tente, tous les trois serrés comme des sardines. Mon ami était ici, mon
autre
ami là, et moi j’étais comme ça, enfermé dans mon sac de couchage.
Ensuite la
fermeture à glissière de la tente s’est ouverte et ce petit être Gris a
passé
la tête et m’a regardé, savez-vous, comme ça.
Quand
je me suis remémoré
cet incident, ça a été de loin le moment le plus effrayant de ma vie.
J’ai
pratiquement bondi de ma chaise et suis passé à travers le plafond
quand je me
suis rappelé ça. Quelque chose comme : Oh,
Bon Dieu ! Vous imaginez ?
AB :
Mm-hm.
BR :
Et
puis,
je veux
dire que c’était réel. Parce qu’on n’est pas choqué par un souvenir
imaginaire,
on est choqué par un vrai souvenir.
AB :
Oui.
BR :
Bon,
tout
ça est
très compliqué, parce que je ne crois pas que cet enlèvement était un
acte de
malveillance. Je suis persuadé que ce qui se passait était une sorte de
préparation à ce que nous faisons maintenant. [Bill se désigne et
désigne
Kerry].
AB :
OK.
BR :
Tout
s’est
probablement
déroulé avec mon aval à un niveau supérieur, parce que les
événements actuels ne me gênent pas du tout. A l’époque je ne
comprenais pas
l’expérience, mais je n’étais pas… Quelque chose du genre : Je ne comprends pas ce qui se passe.
Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passe ?
Mais
je ne regrettais pas
ce qui était arrivé. Je voulais simplement savoir pourquoi
ça se produisait.
Maintenant…
[Soupirs]
C’est
si
compliqué. A l’époque, un des types avec lesquels j’étais,
était un de
mes amis montagnards. C’était un petit gars. Il mesurait… Je ne peux
pas parler
autrement qu’en pieds anglais. Il faisait environ 5 pieds 2 pouces. Ça
fait quoi,
environ 1 m
60 ? Qu’en pensez-vous, quelque chose comme ça ? [env. 1 m 57
– NdT]
AB :
Quelque
chose
comme
ça, mm-hm.
BR :
C’était
vraiment
un
gars très petit. Il avait aussi vécu à l’époque une expérience liée
aux ET,
au cours de la même expédition, la veille. Il ne m’en a parlé que des
années
plus tard. Alors qu’il descendait la montagne, en partant du même
endroit, il
est tombé dans une crevasse, pas une excellente idée quand vous êtes
seul en
montagne. En général, c’est la fin de la partie, couic.
AB :
Oui.
BR :
Donc
il
est
tombé dans une crevasse et, comme il l’a raconté : Juste
après
je
me rappelle avoir été hors de la crevasse. On
l’avait téléporté hors de la crevasse et il y avait là deux êtres qui
ont parlé
un long moment avec lui.
Quand
il m’a raconté son
histoire, j’ai vraiment flippé, parce que je savais que le lendemain
même je me
faisais enlever, et nous avons comparé nos expériences.
Or, à
peu près à la même
époque également, j’avais une petite copine qui était elle aussi
vraiment très
petite. Elle l’était encore plus. Elle faisait environ 4 pieds 10
pouces. Ça
correspondrait à quoi ? [env. 1 m 47 – NdT].
AB :
C’est
petit.
Je
dirais 1 m
40 ou quelque chose d’approchant.
BR :
Ça
fait
peu.
AB :
Oui.
BR :
Elle
possédait
toute
une série de pouvoirs psychiques très intéressants. C’était
quelqu’un de
vraiment inhabituel. Elle me disait toujours, et ça me faisait toujours
un peu
flipper, parce que j’étais vraiment heureux d’être avec elle… Elle
disait : Tu es quelqu’un de très
spécial et aussi : Nous ne
serons pas toujours ensemble, mais je t’aimerai toujours.
Et,
bon, je ne sais pas
comment… Comment, bon sang, réagit-on à un truc de ce genre ?
Elle
savait quand les
choses allaient se produire ; elle pouvait faire sonner le
téléphone et
elle était totalement télépathe. En une ou deux occasions je me suis
trouvé
vraiment bouleversé, et elle m’a juste regardé dans les yeux et le
trouble est
parti, des trucs bizarres de ce genre-là. Mais il y a aussi des humains
qui
peuvent faire ça.
Un
soir nous étions au
lit, à nous câliner. Il était à peu près 11 heures du soir. Elle
tournait le
dos à la porte, et j’ai regardé la porte par-dessus son épaule. Et puis
cet être est apparu dans l’embrasure.
OK ?
Ce
n’était pas un Gris
classique, mais il ressemblait beaucoup à ce que Arthur Neumann [alias
« Henry Deacon »] décrit comme un être aux grand yeux
ressemblant à
un enfant, mais pas avec ces yeux étranges, vous savez… des grands yeux
et une
tête plutôt ronde, mais aussi de petite taille.
AB :
Comme
l’être
que
vous aviez vu dans votre tente ?
BR :
Pas
comme
l’être
que j’ai vu dans ma tente. Celui que j’ai vu dans ma tente ressemblait
plus au
Gris classique, vous voyez ?
AB :
OK.
BR :
OK.
Et
j’ai vu
cet être dans ma chambre, assis juste là-bas – pardon – debout juste
là-bas,
sur le seuil. J’étais paralysé, et je n’ai rien dit, parce que je ne
pouvais
pas en croire mes yeux. Angie, c’était son nom, avait le dos à la
porte, et je
n’ai pas dit un mot. Elle m’a dit : Ne
te tracasse pas. Pas de problème, je les ai vus toute ma vie. Tu n’as
rien à
craindre.
Cet
être était derrière
elle et je n’avais rien dit. Tout cela m’a fait flipper.
Ensuite
j’en
ai
parlé à
mon autre ami, Dave. Le montagnard. Il m’a dit : Je
sais que c’est arrivé.
AB :
Oh ?
BR :
Je
lui
ai
demandé : Comment sais-tu ça ?
Il m’a répondu : Je le sais, c’est
tout.
Ça, ça
m’a fait flipper
encore davantage, et je suis retourné voir Angie pour lui raconter la
conversation
que j’avais eue avec Dave, et c’est à peu près à cette période qu’il
m’a parlé
de l’incident dans l’Himalaya – c’est une histoire très compliquée – et
Angie
m’a dit : Je n’ai jamais parlé de ça
avec Dave, mais regarder dans la tête de Dave, c’est comme regarder
dans la
mienne.
Ces
deux petits êtres et
toutes leurs étranges capacités… Angie me disait des choses comme, par
exemple,
ce que j’ai mentionné tout à l’heure, elle me disait : Tu
es
très
spécial, et aussi : Nous ne serons pas
toujours ensemble, mais
je t’aimerai toujours.
Un
jour où nous étions
assis pour le petit déjeuner avec, disons, des croissants et du café,
elle m’a
simplement regardé et m’a dit : La Terre est un endroit magnifique, et elle ne sera
pas toujours ainsi.
Ces
mots-là, je ne les ai
jamais oubliés. J’ai un frisson dans le dos chaque fois que j’y pense.
Je lui
ai répondu : Quoi, qu’est-ce que tu as dit ?
Et
elle a presque fait comme si elle n’avait rien dit et elle a continué
son
breakfast.
Elle a
dit un certain
nombre d’autres choses, mais je ne me les rappelle pas.
AB :
Mm-hm.
Br :
Mais
à
peu près
à cette période, je me suis pris à penser : Cette
personne n’est pas quelqu’un de normal, elle n’est pas du tout
normale.
AB :
Non.
Ce
qu’elle
a dit provient d’un lieu où l’on sait.
BR :
Il
se
passe des
choses vraiment étranges sur Terre.
Ce que
je veux dire, c’est
que je peux passer deux heures à raconter toutes les expériences que
j’ai
vécues là, mais [ensuite] il est arrivé quelque chose de vraiment
remarquable…
En fait il y a deux autres épisodes à cette histoire. [A Kerry] Je ne
veux pas
prendre sur ton temps pour parler de ça, parce que tu as tes propres
choses à
raconter.
KC :
[Elle
rit]
C’est
sans importance.
BR :
Deux
autres
événements
se sont produits, qui valent la peine d’être enregistrés ; je
parlerai du
second. Je n’en parle jamais, parce qu’il est réellement bizarre.
Elle
suivait un atelier de
développement personnel, où on prend conscience de certaines des
pensées et des
croyances qui nous limitent, et tous ces trucs-là. Elle était très
petite.
C’était l’aînée de trois sœurs, mais elle était la plus petite, et elle
plaisantait constamment sur elle-même. Elle disait : Je
ne
suis
pas vraiment petite, les gens pensent simplement que je le suis,
vous
savez,
etc., etc.
Cet
atelier lui a fait
comprendre qu’elle trouvait son profit à être petite. Autrement dit,
parce
qu’elle était petite, elle est devenue le centre de l’attention, elle
en est
arrivée à plaisanter sur elle-même, et puis à… C’est ce que les
psychologues et
les thérapeutes appellent une « compensation ».
AB :
Mm-hm.
BR :
Quand
elle
s’est
rendue compte de ça, elle a grandi. Elle avait 26 ans et elle
grandissait. – il
faut que je calcule encore – Elle a grandi de deux pouces et demi, ça
fait à
peu près 8 cm
[env. 6,5 cm
–NdT], en l’espace de deux semaines.
AB :
Ouaouh !
BR :
Et
j’ai
le
sentiment que c’est en fait arrivé du jour au lendemain, mais je ne
peux pas le
prouver. En moins de deux semaines, en tout cas.
Et ce
qui s’est produit
est digne d’un film comique. A cause de cet atelier, etc., je ne
l’avais pas
vue depuis un moment, je l’ai prise dans mes bras et lui ai dit : Ecoute, ce n’est pas la peine de te hisser
sur la pointe des pieds.
Elle
m’a répondu : Je ne suis pas sur la pointe des pieds.
Et
j’ai
fait :
Si, parce que tu es
plus grande !
Elle a
répliqué : Je ne suis pas plus grande. Que veux-tu
dire ? Et elle m’a dit : Regarde !
J’ai
regardé et elle avait
les talons par terre… Et elle était plus grande. Ensuite nous avons
fait le
tour de la maison pour voir si elle pouvait entrer dans ses vêtements,
et dans
ses chaussures, mais elles étaient trop petites.
AB :
Donc,
elle-même
ne
s’en rendait pas compte.
BR :
Non.
AB :
OK.
BR :
Pour
une
raison
quelconque, elle l’ignorait, ce qui me fait dire que c’est arrivé tout
d’un
coup ; j’ai l’impression que c’est arrivé tout d’un coup. Non…
biologiquement, c’est impossible. Mais quand vous commencez à en parler
avec…
AB :
Vraiment
étrange.
BR :
Très,
très
étrange.
Mais il est certain qu’elle a grandi. Nous l’avons mesurée. Il
était
minuit et j’ai téléphoné à tous mes amis pour leur dire : Angie a grandi ! Angie a grandi !
[Arjan rit.]
Et ils
ont répondu : Quoi ? Qu’est-ce que tu
racontes ?
Quoi ? [Rires.]
Ça
semblait sortir d’un
très mauvais film comique. Mais c’est arrivé. Elle a réellement grandi.
J’étais
très
enthousiaste.
Je
lui ai dit : Bien ! Tu vas
continuer à grandir. Tu vas devenir vraiment grande. Mais tout ça
l’a fait
paniquer, à cause de son apparence physique. Alors, elle s’est arrêtée.
Elle
s’est arrêtée de grandir.
C’était
extraordinaire.
Et
ça
s’est vraiment produit.
L’autre
chose
qui
s’est
produite, c’est le point culminant de ce
que j’ai décrit plus tôt, quand elle disait, vous vous rappelez : Nous ne serons pas toujours ensemble, mais
je t’aimerai toujours. Eh bien, un beau jour, elle est partie !
Elle
m’a dit : OK, je m’en vais maintenant. J’ai terminé
ce
que j’avais à faire dans ta vie.
Et ça
suffit pour vous faire
flipper quand vous aimez vraiment quelqu’un et que vous passez trois
ans avec
cette personne. Elle m’a dit : J’ai terminé
ce que j’avais à faire dans ta vie, maintenant je m’en vais. Je
t’aimerai
toujours. Salut.
J’ai
demandé : Quel est le problème ?
Elle a
répondu : Il n’y a aucun problème. J’ai terminé ce
que
j’avais à faire dans ta vie.
C’est
pourquoi je pense
que toute cette affaire, quelle qu’elle ait été, liée à cette
expérience
d’enlèvement et à mon autre ami, Dave, a été un sorte de toile de fond
à ceci.
[NdE : « Ceci » étant son implication actuelle dans
Projet
Camelot.]
J’ai
été extrêmement bouleversé par ces
événements, comme vous pouvez l’imaginer.
AB :
Oui !
BR :
Je
ne
pouvais
pas du tout surmonter ça. Je n’avais pas les moyens de faire face.
Et
c’était l’époque de
Noël. Nous avions acheté des billets pour des vacances aux sports
d’hiver. Et
moi, j’ai fait : Eh bien, et mes
vacances à la neige ?
Elle
m’a répondu : Eh bien, donne-le billet à quelqu’un
d’autre. Pas de problème.
J’avais
des
gens
à la
maison et j’étais si bouleversé que je suis resté trois jours au lit.
Je ne
pouvais pas prendre les choses en main. Ça a été pour moi un véritable
trou
noir.
C’était
il
y
a 20 ans, en
1986.
Le 3ème
jour…
Et voici ce que je ne raconte à personne. C’est le plus extraordinaire.
Le
troisième jour, un autre être est apparu dans ma chambre, ressemblant
au
premier. Et vous connaissez cette histoire, cette scène du film ET, où ET a ce doigt incandescent et
qu’il guérit Eliott parce qu’Eliott est bouleversé, vous savez bien, le
petit
garçon dont il est l’ami.
C’est
ce qui m’est arrivé.
Cet être est apparu dans ma chambre, et j’étais assis là dans mon lit,
incapable de bouger, incapable de fonctionner, incapable de prendre les
choses
en main. Ça n’était pas prévu. L’être est venu à moi, m’a touché de son
doigt
le milieu de la poitrine [Bill claque des doigts.] et hop, je me suis
senti
bien. Tout ce qui me bouleversait est parti, je suis descendu et tout
le
problème avait été réglé à ma place.
AB :
Ouaouh,
eh
bien…
BR :
C’est
une
histoire
extraordinaire. Je ne la raconte pas, parce qu’il n’y a aucune
raison
qu’on puisse me croire. Je n’arrive pas à y croire moi-même, mais c’est
pourtant ce qui est arrivé.
L’histoire
est
très
importante
pour une bonne raison : c’est que, en dépit de son
invraisemblance, ce qu’elle me montre, c’est que les êtres qui étaient
derrière
cet enlèvement, cette expérience et ce programme, quoi que ce soit, ces
êtres
font preuve de compassion. Ils font réellement preuve de compassion.
AB :
Oui.
BR :
Il
ne
s’agissait
pas d’un robot biologique stupide et programmé. C’est une personne qui
est
entrée – parce qu’il n’était pas prévu que je puisse être bouleversé au
point
de ne plus pouvoir fonctionner – donc il leur a fallu arranger ça. Et
ils l’ont
fait. Par compassion.
AB :
Et
vous
pouviez
vraiment le ressentir comme tel.
BR :
Et
ça
a tout
simplement disparu. Tout a disparu, comme quand on tourne un bouton, et
je
n’étais plus bouleversé. Je n’étais plus bouleversé parce qu’on m’avait
ajouté quelque chose, comme un masque. Ils
ont traité mon chagrin, parce qu’il l’ont extirpé, ce
qui est la base des thérapies efficaces.
La
charge d’émotion
associée à un incident… Retirez cette charge, vous vous retrouvez dans
votre
état normal. C’est cette charge qui bouleverse les gens, ils ont donc
retiré cette
charge d’émotion [Bill claque des doigts] et c’en était fini.
Je
pense avoir vécu
quelques autres expériences, mais aucune comme celle-là. De temps à
autre
j’espère les voir revenir et nous dire :
Hé les gars, vous faites de l’excellent travail. [Rire d’Arjan]
Mais non.
Rien de cette nature.
AB :
Vous
ne
l’avez
jamais revue non plus ?
BR :
Je
ne
l’ai
jamais revue.
AB :
OK.
Une
histoire
extraordinaire.
BR :
Une
histoire
remarquable.
Mais une des raisons pour lesquelles je ne la raconte pas…
en fait,
il y a trois raisons à ça. La première, c’est la raison classique pour
laquelle
une personne ayant vécu une étrange expérience ne la raconte
généralement
pas : les gens commencent à la regarder bizarrement.
AB :
Ouais.
BR :
Une
autre
raison,
c’est que c’est tellement compliqué que ça en devient difficile
à
expliquer.
Et la
troisième raison… Et
tous ces éléments sont des raisons qui pour moi forment un tout. La
troisième
raison, c’est que d’autres gens ont fait des expériences qui, à mon
avis, ont
beaucoup plus d’importance.
Nous
avons interviewé Jim
Sparks,
voyez-vous, et Dieu seul peut comprendre le genre d’expérience qu’il a
subi. Et
hier soir nous avons discuté avec quelqu’un dont la vie entière a été
de cet
acabit, sans arrêt, sans arrêt.
Je ne
veux pas non plus
attirer l’attention sur moi comme si j’étais un cas spécial ici, parce
que je
ne pense pas en être un. C’est une histoire bizarre, mais pas un cas
spécial.
Je
l’ai en quelque sorte
intégrée à ma vie, mais la façon dont je l’ai fait, c’est en
disant : Vous savez ce qu’il en est ? Je ne vais
même pas essayer de la comprendre, mais cela a un rapport avec ce que
je fais
en ce moment. Ce que je fais en ce moment est important et la personne
que je
suis actuellement l’est aussi.
Ceci
nous ramène
pratiquement là où nous en sommes en ce moment, et au sujet de cette
conversation. Et c’est là où je veux cesser de monopoliser la
conversation,
afin d’y faire entrer Kerry, parce que nous avons continuellement le
sentiment,
depuis le tout début, qu’on nous a aidés, qu’on nous a guidés, qu’on
nous a
ouvert des portes et que des mains cachées nous ont assistés.
Nous
ne savons pas s’il
s’agit d’ET, ou d’anges, quoi qu’il se passe sur Terre, mais on ne voit
pas
comment nous aurions pu faire ce que nous avons fait sans une
quelconque aide.
Une
métaphore que
j’utilise souvent est celle d’aller vers un mur nu et de voir soudain
une porte
s’ouvrir, vous permettant d’entrer dans une autre pièce. Vous ne voyez
pas la
porte avant d’y arriver, jusqu’au moment où, de façon magique, elle
apparaît tout
à coup.
C’est
l’expérience que
nous vivons depuis le début. Et maintenant, je vais m’arrêter de
parler !
AB :
OK.
Eh
bien,
[d’après] les énergies qui vous entourent, il est très clair que c’est
le cas.
Que vous devez, d’une manière ou de l’autre, obtenir de l’aide.
BR :
Certes.
Mais
nous
ne sommes pas les seuls. Voilà l’important.
AB :
Non.
Exact.
BR :
Nous
n’essayons
pas
d’être spéciaux et je n’essaie pas d’être spécial.
AB :
J’en
fais
l’expérience
moi-même.
BR :
Oui.
Sûr.
Tous,
dans cette pièce, nous vivons probablement des expériences que nous
trouvons
difficiles à expliquer. Certaines personnes vivent des expériences réellement étranges et elles n’en
parlent même pas du tout. Mais le nombre d’êtres humains ayant vécu des
expériences remarquables qui les ont transformés, est beaucoup plus
important
que l’on pourrait l’imaginer, j’en suis persuadé.
AB :
Oui.
BR :
Ça,
c’est
mon
très long discours à tiroirs. Vous voyez ce qui se passe quand on me
pose une
question simple ?
AB :
Oui.
Exact.
[Rires]
BR :
C’est
un
véritable
danger. Je peux parler pendant une heure.
AB :
[A
Kerry]
C’est
peut-être dans la même interview à la radio que je vous ai entendu
parler de
votre expérience d’un ovni lorsque vous étiez jeune, et je me suis posé
des
questions à ce propos. Comment était-ce ? Avez-vous eu
l’impression
qu’elle avait un sens lié à…?
KC :
Eh
bien,
il faut
que je dise que mon expérience est un peu différente de celle de Bill
dans la
mesure où, depuis mon enfance… Je pense que j’avais tout le temps des
expériences à répétition lorsque j’étais jeune.
J’avais
un
cauchemar
récurrent.
Je m’endormais, puis je descendais à pied un chemin qui
partait de ma
porte d’entrée. C’était un petit chemin et il y avait une clôture en
piquets.
Mais je n’habitais pas une maison avec un chemin et une clôture en
piquets,
d’accord ? [Rires d’Arjan] Pourtant c’était ce que je rêvais.
AB :
Mm-hm.
KC :
Et
au
bout de la
clôture en piquets, il y avait un homme debout là, coiffé d’un feutre
mou –
vous savez, un de ces chapeaux qu’on voit dans les films d’espionnage –
et un
manteau…
AB :
Une
sorte
de
Zorro, ou quelqu’un comme ça.
KC :
…et
j’avais
peur.
J’entendais une sorte de bourdonnement et puis je me réveillais,
terrifiée. Et ça revenait, tout le temps.
En
même temps…
bizarrement, j’ai vu, il n’y a pas si longtemps, une vidéo de moi et de
ma
famille quand j’avais… Je devais avoir, je ne sais pas, 16 ans ou à peu
près.
Et j’avais simplement l’air différente de tous les autres. Je ne sais
pas
comment l’expliquer.
AB :
Mm-hm.
KC :
Ma
sœur…
Je peux
vous dire que ça paraît si étrange, que ma sœur s’est en fait retournée
vers
moi, a regardé la vidéo et a dit : C’est
qui, ça ? [Rires]
Je me
suis tournée vers
elle et je lui ai dit : C’est moi.
Et elle a réagi comme si elle ne se rappelait plus à quoi je
ressemblais à
l’époque ou quelque chose de ce genre. C’était tout simplement très
étrange et
bizarre.
AB :
Oui !
KC :
Et
je
me suis
regardée… Ça m’est déjà arrivé. Ça m’arrivait quand j’étais à l’école.
On
m’avait filmée en vidéo pour un… Je devais faire un discours ou quelque
chose
du même genre, et je ne savais pas qui c’était quand j’ai regardé la
vidéo.
Je ne
sais pas comment
expliquer ça, mais c’était quelque chose qui m’arrivait lorsqu’on me
filmait
quand j’étais gamine. Ils tournaient des films dans toute l’école ou
des choses
comme ça, des trucs de gosses.
Bon,
enfin, en plus de ça,
comme je lisais des livres de magie et autres… [Elle rit] A 11 ans,
j’étais
très – je me suis appris à lire toute seule quand j’étais très, très
jeune,
avant même de pouvoir aller à l’école. Mon frère allait à l’école, et
je
restais assise à la porte à attendre qu’il rentre à la maison pour lui
demander
des mots. Donc j’étais, je ne sais pas, moi, disons précoce.
AB :
Mm-hm.
KC :
Je
ne
dirais pas
que j’étais extrêmement brillante ou d’autres choses du même genre,
mais
j’étais très éveillée. Je pense que j’étais très éveillée quand j’étais
gamine.
Par
exemple, j’étais très
embêtée d’être une enfant parce que je ne pouvais pas sortir et juste
mener ma
vie. Je ne comprenais pas pourquoi on m’avait mise dans ce corps, ni
pourquoi
j’étais cette petite chose, et une enfant, parce que dans ma tête
j’étais
quelqu’un d’autre. Vous voyez. J’étais ailleurs.
Mais
en plus de ça j’avais
aussi, je crois, la conscience d’être constamment entourée d’êtres.
AB :
Mais
vous
ont-ils
effrayée ?
KC :
Sans
aucun
doute.
Plus tard j’ai vu des ovnis…
AB :
OK.
KC :
…quand
nous
étions
plus âgés. Je savais tout simplement qu’ils existaient. En fait,
j’avais
des amis, même…
Je
suis allée à New York
étudier l’art dramatique, et deux ou trois amis m’ont dit un
jour : Eh bien, tu ressembles vraiment à un ET.
[Rires]
On
marchait dans la rue.
Je n’étais pas dans Camelot, je n’avais rien à voir avec les ovnis, je
ne les
étudiais pas ni quoi que ce soit de ce type. Nous ne nous intéressions
qu’à la
musique et à des choses comme l’art.
Ils se
sont tournés vers
moi et m’ont dit : Eh bien, tu as
une touche d’ET ou d’un truc du genre. Et ça m’a fait… Ça m’a
blessée.
[Rires]
AB :
D’accord.
KC :
J’ai
pensé :
Oh, mon Dieu. Qu’est-ce que
je dis et fais donc de si bizarre pour que ces gens-là réagissent comme
ça et
disent ça de moi ?
Mais à
l’époque, je savais
exactement ce que je faisais. J’avais des connaissances en philosophie
orientale et à l’université, en cours, j’étais notée par quelqu’un
originaire
de l’Inde. J’ai rédigé une sorte de dissertation, qu’il a lue à la
classe et il
m’a dit : Eh bien, vous savez tout sur
le sujet. Et je n’avais vraiment jamais lu de livre là-dessus.
AB :
Mm-hm.
KC :
Bon,
quoi
qu’il
en soit, j’ai décidé d’atteindre l’illumination. [Rire de Kerry] Je
l’avais
décidé à l’âge de 21 ans ou à peu près… J’allais m’y employer.
J’ai
donc acquis des
livres sur la kundalini et autres, puis je me suis assise pour méditer.
J’en
suis arrivée à méditer des heures et des heures chaque jour pendant
peut-être
un mois. Je me suis arrêtée d’aller travailler et tout le reste. Et
j’ai fait…
j’ai atteint l’état de kundalini samâdhi,
ce qu’on appelle une expérience de samâdhi,
et je me suis fondue dans le tout.
J’ai
donc fait tout ceci
de manière très consciente. Je savais que j’allais le faire. Je l’ai
planifié
et l’ai fait, savez-vous ? Donc je dois dire que je classerais
davantage ceci
dans la catégorie des expériences spirituelles ; de la même façon,
je suis
arrivée aux ovnis en partant d’un niveau spirituel plus élevé.
AB :
Oui.
KC :
Ma
famille
campait
au bord du Lac Tahoe et c’était le 4 juillet ou un jour [de
fête] de ce
style et nous faisions une sortie camping et nous dormions à la belle
étoile.
Je ne sais pas quel âge j’avais à ce moment-là, peut-être entre 20 et
30 ans ou
plus de 30 ans.
Et
là-haut dans le ciel,
il y avait tous ces… Bon, ils ressemblaient à des étoiles, mais ensuite
ils ont
commencé à se déplacer et tous
bougeaient. Je veux dire que ça a duré pendant des heures, nous les
regardions
et je disais : Regardez tous ces
ovnis !
J’étais
la
seule
de la
famille à savoir quelque chose dans le domaine et j’ai attiré leur
attention
là-dessus et ensuite nous avons observé. On avait l’impression qu’ils
faisaient
la fête, dans l’espace, parce que les étoiles ne se contentaient pas
d’être là.
Elles ne faisaient que se déplacer, d’aller d’un endroit à un autre, de
filer
et revenir à toute vitesse. On aurait dit qu’elles participaient à une
énorme
réunion.
AB :
Que
tout
le
monde pouvait voir ?
KC :
Bon
enfin,
ma
famille.
AB :
Oui,
d’accord.
Vous
n’étiez pas la seule à le voir.
BR :
C’était
une
démonstration.
KC :
Oui.
Ça
continuait
sans arrêt, mais ils étaient tout là-haut, si bien qu’ils
ressemblaient à des étoiles, mais ils filaient dans toutes les
directions.
Donc, c’était très bien. C’était finalement normal, ou bien ça semblait
normal,
voyez-vous. Pas de quoi en faire un plat.
AB :
Pour
vous !
Mais
aux yeux de votre famille, c’était extraordinaire, je
suppose ?
KC :
Eh
bien,
ça ne
les a pas enthousiasmés plus que ça.
AB :
Vraiment ?
KLC :
Je
veux
dire :
cela nous faisait bien rire, nous étions fourrés dans notre sac de
couchage et
ça nous faisait rire, voilà tout. Mais ma famille ne semble pas
réfléchir consciemment
aux choses dans lesquelles je m’implique, Camelot et tout le reste. Ils
n’en
savent même rien.
Je
veux dire qu’ils le
savent. Je leur ai dit : Visitez mon
site, bla bla bla, mais ils n’y vont pas. J’ai une sœur qui n’a pas
Internet et c’est celle qui serait… Je veux dire qu’elle est ouverte à
ces
choses-là. Elle n’est pas indifférente à ce qui est métapsychique.
AB :
Mm-hm.
KC :
Mon
autre
sœur a
vécu je crois, des expériences. Vous savez ce qu’on dit sur ces
abductions, ou
autres, comme elles se reproduisent dans les familles ? Je pense
vraiment
que c’est le cas dans ma famille.
AB :
OK.
Oui.
KC :
Ma
mère
était
quelqu’un de très intéressant. Elle était très éveillée et ouverte à
toutes
sortes de choses spirituelles, mais en même temps, voyez-vous, elle
était très
conventionnelle dans certains domaines.
Donc,
pour répondre à
votre question, je n’ai pas eu… d’autre
[expérience]
que de voir constamment des êtres de lumière. J’ai en fait vu un
couple, pas
cette nuit mais celle d’avant, avant que nous entrions en scène. Deux
sont
venus. Ils me rendent visite un moment et puis disparaissent. Je les
vois
depuis l’âge de 20 ans et des poussières.
AB :
D’accord.
KC :
Ils
m’ont
accompagnés
dans différents endroits, et chaque fois que j’étais très
perturbée.
Parce que j’étais le type d’actrice qui tirait le diable par la queue.
J’habitais
New York et étudiais l’art dramatique. Je n’avais pas le sou et ne
savais pas
si j’allais manger ce jour là, et comme je détestais emprunter de
l’argent à
mes parents, je ne leur disais rien, etc., etc.
Donc
j’avais des mauvaises
passes et ces êtres étaient toujours… Ils me rendaient visite.
AB :
OK.
Donc
l’expérience
initiale, dans vos rêves, a été très effrayante, en
fait ?
KC :
Celle-là,
oui,
quand
j’étais toute gamine. Et j’avais peur du Père Noël. Je sais que
ça paraît
stupide [Rires], mais quand Noël arrivait -- c’était quand nous étions
très
jeunes -- et ils me disaient : Oh,
le Père Noël va venir.
Et le
Père Noël venait, [du
moins] on le supposait, et il volait dans le ciel, pas vrai ?
AB :
Oh,
bien
sûr !
KC :
Alors,
je
me
souviens avoir pensé : Oh, eh bien,
si le Père Noël existe, ça ne m’intéresse pas de regarder par la
fenêtre ni qu’ils sachent que je suis
réveillée.
Parce que, savez-vous, ils allaient…
AB :
Oui.
BR :
Parce qu’ils allaient
faire quelque chose.
KC :
Oui,
j’avais
peur
de quelque chose.
AB :
Mais
votre
sentiment
général, après toutes ces années, diriez-vous qu’il est
plutôt
positif ou plutôt négatif ?
KC :
Eh
bien,
je ne
suis pas convaincue par ce qui se passait à l’époque. Il y a d’autres
choses
que j’ai comprises seulement récemment, liées aux MILABs, c'est-à-dire
quand…
BR :
M-I-L-itary
A-B-duction-S
[Les
enlèvements exécutés par les militaires -- NdT]
KC :
Oui.
Toute
ma
famille, tous les gamins de ma famille – nous sommes quatre – sont nés
dans un
certain hôpital, sauf moi. Je suis née dans un hôpital militaire, à
Palo Alto,
près de Moffett Field, qui est une base militaire.
AB :
Mm-hm.
KC :
Et
j’ai
toujours
pensé : Bon, je suis spéciale. Je
suis née dans un hôpital spécial. Vous savez, différente des
autres. Mais
je n’ai jamais fait le rapprochement.
C’est
seulement récemment
que j’ai pensé : Eh bien, voilà qui est
intéressant. Mon père était pilote pendant la Deuxième Guerre
mondiale. Il a
construit son propre avion. Il était tout à fait brillant à sa manière
et je ne
sais pas ce que tout ça veut dire.
Et je
suis sûre que ma
mère n’en aurait aucune idée. Elle disait : Oh, c’est
ridicule. Il ne s’est rien passé. Mais on dirait bien que
quelque chose de bizarre s’est passé là-bas.
Donc,
si vous associez ça
au type au manteau, au bourdonnement et au reste, peut-être s’agit-il
de quelque
chose qui s’est passé auparavant.
AB :
Hmm.
OK.
BR :
Mais
qui
sait ?
AB :
Oui.
KC :
Et
peut-être
ne
le saurons-nous jamais.
AB :
Oui,
peut-être.
Votre
sentiment général, c’est que c’est plutôt positif ou bien est-ce
plutôt quelque
chose que vous ne désirez pas ?
KC :
Oui.
Maintenant,
quand
j’y repense, je suis certaine que j’étais très impliquée dans
quelque
chose de probablement positif. Mais en même temps, je suis aussi… Je
suis consciente
qu’il existe des êtres positifs et des êtres négatifs. J’en suis
intellectuellement tout à fait convaincue.
Cela
peut venir de mon
propre passé, où j’ai été exposé à eux à différents niveaux. Je suis
psychiquement consciente que beaucoup de choses sont en train de se
passer. Je
vois des choses et… j’ai gardé ça en grande partie pour moi, même
maintenant à
Camelot, vous savez.
BR :
Ça
n’est
pas le
genre de chose dont nous parlons, même entre nous, parce que notre
objectif est
extérieur à nous-mêmes, et qu’il concerne les autres gens.
AB :
Oui.
Exact.
BR :
Le
but
n’est pas
de parler de nous, vous savez.
KC :
Oui.
Mais
cela
nous guide, je dois dire. Je veux dire que je raconte à Bill des choses
que
nous avons besoin de faire, telle ou telle chose, parce que je reçois
un
message direct, très puissant. Et cela lui arrive aussi à l’occasion.
AB :
D’accord.
KC :
Et
je
pense que
nous sommes protégés de nombreuses manières au niveau matériel, mais je
pense
qu’à un niveau invisible nous sommes très protégés.
BR :
Je
pense
qu’une
des choses qui nous unissent, et dont je me suis seulement rendu compte
récemment, c’est que nous n’avons pas du tout peur.
KC :
Aucunement.
Aucunement.
BR :
Aucune
peur
du
tout. Absolument aucune.
AB :
C’est tout à fait
extraordinaire.
BR :
La
simple
idée
que nous puissions avoir peur est si inhabituelle que nous ne pensons
même pas
au fait que nous ne ressentons pas de peur. Nous faisons seulement ce
que nous
avons à faire. Ce sont les autres qui nous disent : Quoi,
vous
n’avez
pas peur ?
KC :
Oui,
j’ai
du mal
parfois à comprendre certaines personnes. Ça n’est pas parce que je
n’ai peur
de rien, vous savez. Il y a eu des périodes dans ma vie où je me suis
trouvée
seule, et dans une situation assez désespérée, ou autre.
BR :
Je
veux
dire,
quand cette araignée est apparue dans… [Il regarde directement Kerry]
KC :
Quand
j’ai
emménagé
à New York, venant de Californie… [A Bill] Ça suffit !
[Rires]
Quand j’ai emménagé à New York…
BR :
Les
araignées,
c’est
un grave problème.
AB :
Oh,
OK !
[Rires]
KC :
Je
n’aime
pas
les araignées. Mais j’ai déménagé pour New York lorsque j’étais gamine,
comme
dans ma jeune…--Je ne sais pas, je n’étais pas loin de 30 ans – pour
étudier
l’art dramatique. Et comme je venais de de Californie du Nord… Si vous
vous y
connaissez un tant soit peu…
Vous
savez, j’ai grandi en
Californie du Nord, et nous sommes « un certain genre de
gens ». En
tant que gens de Californie du Nord, nous savons faire. Nous sommes,
dit-on,
cools, nous sommes à la pointe, savez-vous.
AB :
Oh,
OK.
KC :
C’est
la
raison
pour laquelle les [bouleversements des] Années Soixante se sont
produits, se
sont en fait produits à San Francisco et dans toute…
BR :
Les
ordinateurs
Apple
et tout le reste.
KC :
Oui.
J’ai
grandi
près d’Apple Computers et tout ça.
AB :
La
partie
chic
du monde. [Rire de Kerry]
KC :
Bon,
je
ne sais
pas, mais quand j’ai déménagé pour New York, tout y était totalement
différent,
parcourir les rues et voir des millions de gens partout et aussi aller
dans le
métro, etc. C’était très intimidant pour une jeune personne vaguement
blondasse, spécialement pour une femme. Donc, sous cette forme-là, j’ai
connu
la peur. Vous voyez ce que je veux dire ?
AB :
Oui.
OK.
KC :
Mais
en
ce qui
concerne Camelot, il n’y a aucune hésitation. Je ne sais pas pourquoi.
Je sais
seulement que nous…
Autrement
dit,
je
peux
agir et parler pratiquement sans problème. On nous a dit, comme on me
l’a dit
plusieurs fois récemment, qu’on me tuerait si je disais certaines
choses, et je
les ai dites. Vous savez, nous ne sommes pas idiots, je dois dire, mais
c’est
comme si…, vous savez.
AB :
Vous
recevez
beaucoup
de demandes, je pense, de la part de lanceurs d’alertes qui
veulent
parler. Vous décidez de ceux à qui vous donnez la parole et de ceux à
qui vous
la refusez. Vous le faites probablement de manière tout à fait
intuitive,
puisqu’aucune histoire n’est réellement vérifiable.
KC :
Si,
nous
avons
tout de même…
AB :
Eh
bien,
plus ou
moins ? Et il vous faut faire constamment des choix : Est-ce qu’on lui donne la parole ou
non ?
KC :
C’est
exact.
AB :
Est-ce
que
vous
refusez souvent ? Recevez-vous beaucoup de demandes telles
que : Je suis lanceur d’alertes et j’ai quelque
chose à dire et…
KC :
Beaucoup
de
gens
nous écrivent pour nous dire : Je
suis la personne la plus importante du monde. J’ai vécu une expérience
spéciale
avec des ET.
Je
suis désolée, mais
c’est très courant. Nous recevons des tonnes de mails de ce type. Il y
a peu je
consultais ma messagerie. Deux personnes nous écrivaient pour nous
demander : Je veux que vous
m’interviewiez. J’ai une histoire très importante à vous communiquer.
Et
il
s’agit
juste de l’habituelle expérience d’abduction.
AB :
Mm-hm.
BR :
Maintenant,
il
faut
bien spécifier que nous ne sommes pas en train de minimiser ou de
marginaliser quiconque a vécu une expérience personnelle très
importante. Ce
dont parle en fait Kerry, je pense, c’est du contexte, et des gens qui,
pour
des raisons compréhensibles, ont du mal à intégrer leur propre
expérience.
KC :
Mais
il
est important
de dire que c’est un phénomène mondial. Ce qui se passe, c’est que
chacun a
quelque chose de spécial à dire, parce que cela lui semble spécial.
Mais en
fait, je dois dire, il nous arrive vraiment d’avoir des gens qui nous
écrivent : J’ai Le Message que la
planète attend.
C’est
vraiment ce qu’ils
disent et ce qu’ils pensent. Ils pensent qu’ils sont La
Personne. Et ça, c’est un piège dans le monde où nous vivons.
Un des
indices qui nous
permettent d’évaluer si nous devons ou non parler à quelqu’un, c’est
comment… Ce
qui se passe, c’est qu’un vrai lanceur d’alertes se manifeste de façon
très
subtile, avec précaution.
BR :
Très
discrètement.
KC :
Ils
nous
racontent
rarement tout dans le premier e-mail. Ils nous écrivent en
nous
disant : J’aimerais vous parler de
deux ou trois choses. Je me demande si…
Parfois,
il
s’agit
d’une
seule ligne. Parfois ils incorporent un mot qui pourrait être un moyen
caché de
voir si nous sommes bien au courant et si nous réagissons. Ce qui se
passe
lorsque les gens communiquent avec nous est un processus fascinant.
Par
ailleurs, en un sens,
nous ne sommes pas vraiment un site Web pour « abductés » et
« contactés ».
AB :
Non,
non.
Non.
KC :
En
fait,
ça
n’est pas notre domaine de compétence, ni le domaine que nous avons
choisi
d’approfondir.
AB :
OK.
KC :
Nous
avons
vraiment
décidé de nous concentrer sur les lanceurs d’alertes qui
travaillent
aux projets clandestins – aux « black projects ».Mais par
ailleurs, il
est arrivé que certains de nos chercheurs, certaines des personnes que
nous
avons été amenés à interviewer à la suite d’une intuition, aient vécu
des
expériences liées aux ET, ou à caractère médiumniques, ou qu’ils aient
été
contactés, etc.
AB :
Oui.
J’apprécie
beaucoup
l’étendue du spectre que vous couvrez dans vos interviews.
BR :
Nous
n’avons
pas
de stratégie ou de plan, voyez-vous. Ceci nous vient de manière très
holistique, très globale. Les choses viennent, tout simplement, presque
comme
si un script était en train de s’écrire, au sens ésotérique. Nous ne
faisons
que suivre le courant.
Nous
ressentons tous les
deux les choses intuitivement – c’est exactement ce que Kerry a dit –-
nous
recevons parfois un message (nous
recevons chacun l’ensemble des mails qui nous sont adressés). Nous
sélectionnons tous les deux le même courrier, en disant : Ce message-ci, tu l’as lu ?
Et
elle me répond
généralement : Oui, je viens de le
lire.C’est quelqu’un qui me semble
important.
Et
c’est presque
systématiquement d’une grande portée.
KC :
Pour
moi,
en un
sens, c’est comme si nous suivions un mystère à la trace. Nous allons
là où
nous conduisent la piste et les indices. Ce qui signifie que, même en
ce
moment, nous ne pouvons pas vous dire…
Nous
n’allons pas mettre d’office
quelqu’un de côté parce que l’un de nous dit : Oh, cette
personne est dans le domaine de la santé, ou dans tel ou tel
domaine. En réalité, nous ne rejetons aucun domaine, tout dépend
seulement de
l’impulsion que nous ressentons de se fier à l’indice et de continuer
dans
cette direction.
Donc,
logiquement… De même
qu’il y a des gens qui collectionnent toutes les interviews de tous
ceux qui
ont parlé de telle ou telle chose. D’accord ? Ou qui ont écrit un
livre
sur tel ou tel sujet.
Nous,
nous ne procédons
pas comme ça. Nous ne faisons pas les choses en double. Nous suivons en
fait
une piste. Donc si nous sélectionnons quelqu’un d’un domaine précis,
cette
personne est très bien choisie, du moins de notre point de vue.
OK ?
AB :
Oui,
et
vous
pouvez le ressentir. Si on vous suit, vous et ce que vous faites, c’est
vraiment extraordinaire. Oui, je vous encourage vraiment à…
KC :
Nous
aimons
avoir
une vue d’ensemble. Nous voulons obtenir la vue d’ensemble, donc
chaque
image est une pièce du puzzle, ce ne sont pas des doublons.
AB :
J’apprécie
aussi
que
vous ne soyez pas toujours du même avis.
KC :
Jamais.
[Arjan
rit]
Je veux dire, c’est drôle parce que nous sommes d’accord parfois
sur des
messages à caractère intuitif, mais en termes d’approche globale, c’est
complètement différent. Lui, c’est plus le scientifique – nous parlons
de Mulder et Scully, des X
files –
seulement lui, c’est Scully et moi Mulder, parce que lui c’est le
scientifique
et que je suis plus le communicateur intuitif.
AB :
Concernant
l’argent,
comment
fonctionne l’argent pour vous ? Parce qu’il y a
deux-trois
mois, ou deux-trois semaines, j’ai lu sur votre blog que l’argent était
un
problème. Tout le monde doit gagner sa vie et nous avons ici deux
belles
personnalités faisant un travail tout à fait extraordinaire afin
d’éveiller la
planète à une certaine situation.
Quel
est votre point de
vue sur ça ? Pourquoi faut-il que tout ce qui est au cœur de votre
tâche
soit gratuit ? Je veux dire par là qu’il doit bien y avoir un
moyen d’obtenir
un soutien financier plus important des gens qui regardent vos vidéos.
Je
pense, j’imagine que vous pourriez faire plus et mieux si vous aviez
moins de
soucis d’argent, en quelque sorte.
BR :
Hmm.
Permettez-moi
d’y
répondre en premier. Il y a différentes façons d’aborder les choses
et
c’est une question intéressante.
En ce
qui me concerne, il
s’agit d’une inversion philosophique du principe de l’argent, fondé sur
l’échange. Si je suis propriétaire d’une cafétéria, je vous donne une
tasse de
café et vous me donnez trois euros ou trois dollars ou autre, et c’est
là
l’échange.
Mais
si je vous dis :
J’ai ici la tasse de café. Je ne vais pas vous la donner avant que vous
ne me
donniez l’argent : c’est comme ça que ça fonctionne. A moins que
vous ne soyez d’accord pour me donner l’argent
d’abord,
alors les choses sont différentes.
Bon,
c’est la façon habituelle
de faire les affaires. Et la manière dont les choses sont vendues sur
Internet,
c’est souvent : vous avez un DVD, ou une vidéo, ou un livre et on
vous
dit : OK, Vous me donnez l’argent,
ensuite je vous enverrai les informations.
AB :
Oui.
BR :
OK.
Bon,
ce que
nous avons fait, c’est inverser le processus. Nous vous donnons tous
les
renseignements et nous avons confiance qu’il y aura un retour. Ou
peut-être je
vous donne les informations et quelqu’un d’autre me donne de l’argent.
Ça n’a
pas d’importance.
Qui
nous donne l’argent
n’a pas d’importance, voyez-vous, parce que c’est le principe du flux.
Le
principe, c’est que nous donnons aux gens tout ce que nous avons et
ensuite, si
l’Univers est réglo, et il semble l’être, nous recevons quelque chose
en
retour.
AB :
Vous
pouvez
le
rappeler davantage aux gens. Par exemple, si je considère mon cas, j’ai
fait un
petit don peut-être quatre ou cinq fois, et je m’attends à ce que les
autres
fassent la même chose mais, apparemment, les choses ne se passent pas
comme ça.
Si on
me rappelait plus
souvent sur les vidéos, à la fin de la vidéo par exemple, de faire un
don, je
l’aurais sans doute fait plus souvent.
KC :
Oui.
Notre
cadreur
est très heureux que vous disiez ça, parce c’est ce qu’il nous
a
conseillé et nous allons commencer à le faire.
AB :
C’était
son
idée.
C’est pourquoi j’en parle.
KC :
Oui.
Merci
beaucoup.
BR :
Mais
pour
moi,
il y a là quelque chose d’important, voyez-vous. C’est comme si ça
devenait,
sans qu’on y réfléchisse, partie intégrante du processus. Ça se passe
comme
ceci : OK. C’est une preuve de confiance. Nous avons simplement
confiance
que les chose vont fonctionner de cette manière-là, et c’est bien ce
qui se
passe.
La
philosophie qui est derrière
le fait de vouloir faire les choses
de cette manière-là, c’est que les informations ne sont pas à vendre,
parce qu’elles
ne sont pas à nous.
AB :
Non.
BR :
Elles
ne
sont
pas à nous. On ne peut pas obtenir de copyright sur ça. Les gens qui
pensent :
eh bien, cette information est à moi, les mots de cette interview sont
à moi,
cette expérience est mon expérience et vous ne pouvez pas en disposer –
c’est
une façon humaine de penser très mesquine et limitée qui appartient à
l’ancien
paradigme.
Nous
n’agissons qu’en tant
que « canal » pour ces informations, pour les faire se
répandre.
Elles ne sont pas à nous. Alors,
comment pouvons-nous vendre ce qui ne nous appartient pas ?
AB :
Peut-être
ne
devriez-vous
pas penser à ça. J’ai réfléchi à quelque chose hier et je
voudrais
le communiquer au monde par l’intermédiaire de cette interview.
J’ai
pensé qu’il serait
peut-être sympathique de constituer une cagnotte pour Bill et Kerry,
alimentée
par leurs différents lanceurs d’alertes, et tous les gens qui regardent
[leurs]
vidéos. En Hollande, nous faisons souvent ça.
Prenons
l’exemple
du
tsunami.
Nous sommes 16 millions et en une émission de télévision, nous
avons
récolté environ 100 millions d’euros pour cette cause.
C’est
peut-être une idée.
Quelqu’un la saisira peut-être, peut-être pas. Ce n’est qu’une idée à
moi.
KC :
Eh
bien,
merci.
Je dois dire que notre philosophie sur ceci est un petit peu
différente. Nous
sommes tous les deux d’accord pour que ce matériel soit gratuit au
début.
Ce
dont il s’agit, vous
savez, nous en avons parlé hier, c’est l’idée que des gens n’ont accès
ni à
l’information, ni à la vérité, ni aux secrets. Donc la dernière chose
que nous souhaitions,
serait de placer une barrière entre les gens et la vérité que nous
voulons propager.
Donc
nous voulons qu’elle
soit propagée, et merci à Dieu pour Internet, car Internet est là.
C’est le
média qui nous permet d’y arriver.
Nous
avons donc été
entièrement d’accord dès le premier jour. Tout allait être gratuit.
OK ?
AB :
Mm-hm.
C’est
magnifique.
KC :
Et
il
faut qu’il
en soit ainsi. On nous a en fait offert de faire une émission de
télévision,
savez-vous, sur une chaîne TV grand public...
AB :
OK.
KC :
…bien
que
cela
ne se soit pas concrétisé. C’était il y a un an.
Même à
l’époque, nous
avons dit aux producteurs : Mais
vous comprenez bien que nos vidéos vont être gratuites sur
Camelot ? Il
faut qu’il en soit ainsi.
Bon,
par ailleurs, nous
sommes… du moins je suis… plus pragmatique, parce que je suis
réalisatrice. Ce
que nous ne faisons pas, c’est emballer les DVD et ça, il faut qu’on le
fasse.
Et ces DVD-là seraient vendus, parce qu’il y a de la main d’œuvre et un
coût de
production.
AB :
OK.
Oui.
KC :
Bon,
il
y a de
la main d’œuvre et un coût à ce que nous produisons.
AB :
Assurément.
KC :
Mais
nous
sommes,
comme je l’ai dit, des sortes de réalisateurs-guérilleros et
nous
partons du principe que si nous donnons, nous recevrons. Je veux dire
que nous
y croyons, et ça marche.
Je
dois cependant dire
que, pendant les deux premières années, je disposais d’un petit
héritage, suite
au décès de ma mère et nous avons financé – nous nous auto-finançons.
Puis,
l’an dernier, la mère de Bill est décédée et nous avons ainsi disposé
d’un peu
d’argent, ce qui nous a permis de continuer.
Puis
nous avons également
commencé à réclamer des dons. Ça fait, je crois, un an et demi
maintenant.
Concernant notre site Avalon, nous avons commencer à faire payer
l’abonnement –
un dollar ! [Elle rit] ou à votre bon cœur, ou bien cinq dollars
par mois.
Mais ça n’a pas si bien marché.que ça. Les gens ne voulaient pas payer
autant
pour être sur un forum, etc.
Mais
nous essayons de leur
faire comprendre que le produit de cet abonnement allait financer le
travail de
Camelot, de façon à ce que les informations alimentent tout le reste,
d’accord ? Parce que toute personne interviewée va contribuer à
augmenter
le niveau de conscience et, en ce qui concerne Avalon proprement dit,
qui a
quelque chose à voir avec la recherche de zones protégées et la
préparation de
l’avenir de manière très concrète.
AB :
Ouais.
KC :
Et
nous
avons un
autre site en projet qui s’appelle Project Light Warrior [Projet
Guerrier de
Lumière – NdT]
AB :
Oui,
vous
avez
mentionné ça à la radio.
KC :
Nous
allons
aider
les gens à s’épanouir, parce qu’en plus de développer votre
propre zone
protégée et de vous intégrer à des groupes et des réseaux, il existe un
aspect
plus spirituel pour se préparer aux jours à venir. Il vous faut être
aussi
éclairé que possible et devenir le plus possible un guerrier spirituel.
BR :
Et
nous
avons
Yoda sur le mur là-bas pour nous le rappeler.
KC :
Exactement.
Parce
que
ce à quoi nous sommes confrontés est surtout une expérience
spirituelle. Elle se manifeste physiquement, ici dans le royaume
matériel, en
3D, mais la véritable bataille concrète, si vous voulez, aura pour
enjeu les
cœurs et les esprits de l’humanité.
C’est
donc ce que nous
voulons aider [à faire], à l’avenir, équiper les gens selon ces
critères.
BR :
Une
guerre
spirituelle
est en cours. Ici même et en ce moment même, cette planète
semble
être une des lignes de front. Voilà une façon de présenter les choses.
KC :
Donc,
on
ne peut
pas mettre un prix là-dessus. On ne peut pas dire, vous savez... Il
faut
vraiment que nous éduquions les gens ; nous devons leur faire
prendre
conscience [de ce qui se passe]. Nous devons les encourager à le faire.
Voilà
où il ne doit pas y avoir d’obstacle à l’entrée, quelle qu’en soit la
cause.
Or, on
nous a contactés… Certaines
personnes ne veulent pas voir nos vidéos parce qu’elles sont difficiles
à
regarder, que cela prend du temps et que nous avons eu des tas de
problèmes
logistiques. Donc ils veulent acheter un DVD, ou même l’offrir à de la
famille
ou à des amis.
AB :
Oui.
KC :
Nous
sommes
en
fait assez négligents à ce niveau-là, parce que nous ne pouvons pas
produire
l’argent nécessaire à couvrir le coût de, je ne sais pas, moi, de
milliers de
DVD à imprimer, de les mettre sur notre site, de les vendre, et tout le
reste.
Nous sommes en réalité très mauvais dans ce domaine et nous le savons.
Donc,
en un sens, nous
pourrions être plus réactifs que nous ne le sommes, en obtenant un
financement pour
notre travail.
AB :
Je
pense
que
beaucoup de gens aimeraient vraiment vous soutenir de cette manière-là.
KC :
Eh
bien,
merci.
BR :
Mais
le
principe
du financement serait toujours d’apporter de la
valeur ajoutée, pas de
dire : Nous ne vous le dirons pas,
sauf si vous nous payez.
AB :
Ahh.
BR :
L’information
serait
toujours
disponible, mais, par exemple, l’avantage d’un DVD est
que la
qualité est meilleure.
KC :
Le
problème
avec
[le forum] Avalon c’est que, même si nous faisons payer un abonnement,
vous
pouvez voir gratuitement tout ce qui est disponible sur le site, la
seule chose
que vous ne puissiez pas faire, c’est poster un message. Donc, pour
nous c’est vraiment
important.
BR :
On
pourrait
faire
l’analogie avec le fait de commencer une nouvelle relation
[sentimentale] :
si vous entrez dans une nouvelle relation en pensant : Qu’est-ce
que
je
vais pouvoir en
tirer ?... Cela ne marchera sans doute pas.
Si
vous commencez cette
relation en pensant : OK, c’est une
merveilleuse occasion d’apporter quelque chose, d’apporter de l’amour,
et alors
peut-être recevrai-je de l’amour en retour.
Mais
si vous cherchez de
l’amour, parce que vous avez besoin de quelque chose, cela ne marchera
sans
doute pas. Il vous faut le distribuer à la ronde de la manière que j’ai
essayé
d’expliquer il y a deux minutes.
C’est
en gros la façon, je
pense, dont nous vivons tous les deux notre vie. Nous essayons de
donner
quelque chose et nous n’essayons pas de nous rendre différents. C’est
simplement parce que c’est un métier et il faut que [quelqu’un] le
fasse.
Nous
ne sommes pas les
seuls. Nous faisons partie d’une vaste équipe de gens qui font cela,
chacun à
sa manière.
AB :
Il
y
a
probablement là un lien avec votre absence de peur. Vous ne ressentez
pas de
peur. Je me suis interrogé là-dessus aussi. Vous êtes dans un domaine
où il est
facile d’éprouver de la frayeur, et apparemment ce n’est pas votre cas.
Je
pense que, d’une certaine
manière, si vous pouvez voir votre propre ombre, vous pouvez voir celle
du
monde et, apparemment, c’est ce que vous faites si bien. Mais votre vie
personnelle est-elle, en quoi que ce soit, le reflet des événements qui
se
déroulent à Projet Camelot ?
KC :
Hum.
Je
ne sais
pas trop comment répondre à ça. Je veux dire que je ne suis pas sûre du
sens de
la question, pour ainsi dire. Mais pour résumer je dirais qu’en ce qui
concerne
Camelot, nous nous sommes d’abord rencontrés en tant qu’amis, nous
avons
commencé ce voyage et décidé de faire Camelot « comme ça »
[Kerry
claque les doigts] lorsque nous sommes allés à Tintagel, en Angleterre,
vous
savez, la patrie du Roi Arthur.
Nous
étions inspirés par
l’idée d’une Table Ronde, autour de laquelle il n’y a pas de hiérarchie.
BR :
Tout
le
monde
est égal. Personne de spécial n’est assis en tête d’une table ronde,
voyez-vous. Ça ne fonctionne pas comme ça.
KC :
Nous
avons
décidé
que ce serait en quelque sorte notre devise pour ce que nous
allions
créer. L’autre élément est que nous avions très peu d’argent, et que
j’avais ce
petit caméscope bon marché, qui allait devenir l’outil de nos
interviews,
d’accord ?
Donc
nous sommes tous les
deux partis de cette idée de base et nous nous y sommes tenus. Mais
c’est aussi
devenu très prenant, je dois dire.
AB :
J’imagine,
oui.
KC :
Ou
du
moins
c’est vrai pour peut-être les trois dernières années, jusqu’à un
certain point.
Cela a peut-être changé récemment.
Mais
en gros nous travaillions
tout le temps. Je veux dire, par exemple, jusqu’à 8 ou 9 heures du soir
et,
s’il se passait quelque chose, nous travaillions plus tard. En un sens,
ça
ressemblait à ce qui se produit pour une « start-up ».
On le
faisait pour le
plaisir. Nous y consacrions tout notre temps. Cela influençait tous les
aspects
de notre vie. Et c’est encore le cas la plupart du temps.
Il y
a, je dirais à peu
près neuf mois, Bill est sorti avec quelqu’un. Parce que, en plus, nous
étions
tous les deux célibataires. Chose étrange, quand nous avons lancé
Camelot, nous
n’avions pas de famille, ni de gens qui dépendaient de nous.
BR :
Ni
d’enfants,
ou
de métier, ni…
KC :
Donc,
nous
étions
tous les deux totalement libres et nous avons dit tous les
deux : J’ai ces capacités-ci, il a ces
capacités-là. Et si on les associait ?
Nous
voulions tous les
deux voir la Divulgation
[des secrets gouvernementaux liés aux ovnis, etc. – NdT] Nous nous
sommes
dits : Ce que nous voulons voir se
réaliser dans le monde, créons-le !
AB :
Oui.
KC :
OK.
C’est
ce que
nous avons commencé à faire. Nous ignorions complètement que nous
allions
réussir. Nous ne savions même pas ce que nous faisions.
Mais
les gens et les
choses… Tout est venu à nous, simplement. Nous nous sommes également
dit : Oh, interviewons Dan Burisch, parce que
les gens ne semblent pas comprendre de quoi il parle. Et nous
adorons… bon,
j’adore entrer dans la controverse, donc nous…
AB :
Et
vous
y
réussissez très bien ! [Rires]
KC :
Mais
nous
ne
savions pas si les gens n’allaient pas nous dire : Fichez-moi
le
camp
d’ici ! Non, je ne marche pas. Qui
êtes-vous ? Pourquoi devrais-je vous écouter ? Etc.
Mais,
bizarrement, nous
semblons désarmer facilement les gens, et ils nous invitent chez eux,
et ils
nous racontent ce qu’ils ont à nous dire, et ils fondent en larmes et
encore…
Vous savez, Bob Dean. Je veux dire qu’il n’a jamais fondu en larmes
devant une
caméra, jusqu’à ce que nous arrivions.
AB :
Oh
mince
alors !
Ça, c’est extraordinaire.
KC :
Je
dois
dire que
c’est un compliment, voyez-vous, parce que la confiance est instaurée.
AB :
Oui.
KC :
Mais
pour
répondre
à la question de départ, parce que j’ai plutôt dérivé… [Rire
de Kerry]
je dirais que Camelot, en vérité, c’est devenu du 24 heures sur 24.
AB :
Oui.
Nous
sommes
presqu’au bout du temps imparti. J’aimerais vous poser la
question :
Quelle est la vidéo ou la photo la plus extraordinaire que vous ayez
jamais vue
de votre vie ?
KC :
Oh,
je
ne sais
pas. Que voulez-vous dire par « extraordinaire » ? Vous
voulez
dire en dehors de ce que nous avons fait ? Quelque chose, par
exemple, qui
nous a inspirés ? Ou bien parlez-vous de ce que nous avons vu et
fait ?
AB :
Ce
que
vous avez
vu, par exemple, de la part de témoins, en provenance d’autres mondes,
ou des
images de la NASA,
ou de Mars. Ou bien, avez-vous jamais visité une base souterraine ou vu
des
preuves physiques des projets clandestins ? Quelque chose de ce
genre.
KC :
Oh,
intéressant.
Hmm.
BR :
Laisse-moi
commencer
pendant
que tu y réfléchis. [Rire de Kerry] Je ne sais pas si
vous
avez déjà vu ces photos. Avez-vous vu la photo de la voiture en train
de se
dématérialiser ?
KC :
Oui.
BR :
Oui.
C’était
très
intéressant. Quelqu’un est venu nous trouver à un récent colloque
– il ne
souhaite pas encore de publicité à propos de ça – avec une série de
photos
révélant clairement une voiture en train de disparaître dans une sorte
de
portail…
AB :
D’accord.
BR :
…
au
cours de
toute une série d’événements qu’il pouvait à peine comprendre. Il ne
voulait
pas qu’on divulgue cette information parce que son collègue, présent à
ses
côtés ce jour-là, avait en fait pris les photos en question, et reçu
par la
suite lors d’un séjour en Amérique, une de ces « visites »
qu’on
n’est pas censé apprécier beaucoup.
AB :
Ah !
BR :
Mais
ça
n’est
qu’un petit… Je veux dire qu’il ne s’agit que d’un phénomène bizarre.
Ce genre
de chose arrive probablement constamment dans les laboratoires de Los
Alamos,
pour autant qu’on sache, nous ignorons tout. Mais c’était amusant de
voir ça
sur une photo.
KC :
Bon,
je
dirais
que je crois que ça s’appelle le STS 40 ou autre. Il y a une vidéo
là-dessus.
BR :
STS-48.
KC :
C’est
la
NASA qui l’a filmée, une
vidéo où vous les voyez vraiment tirer sur un ovni, ou faire feu dessus.
AB :
Oui,
oui.
KC :
Je
dirais
que,
en ce qui concerne les morceaux de film que j’ai vus, et toutes ces
photos
dingues… et j’ai également pris des photos d’ovnis, incidemment.
AB :
OK.
KC :
Elles
figurent
sur
notre site à la rubrique Shorts
[« Brèves » – NdT] Beaucoup de gens
ne le regardent pas, mais j’ai interviewé… C’était une de mes premières
interviews, avant Camelot, et j’ai interviewé beaucoup de chercheurs,
beaucoup
de gens : Jim Marrs, Rich Dolan, etc.
En
fait, je savais filmer
le ciel. J’ai fait des images de toute une série d’ovnis. Ils ont
constitué un
dessin pour moi. C’est tout à fait extraordinaire. Si vous allez sur le
site,
vous verrez ça. Et puis, j’ai fait cette
observation
en
Suisse,
au Lac de Genève [ou Lac Léman –NdT] Toute la vidéo
est sur You Tube.
AB :
Oui,
oui.
KC :
Mais
je
dirais
le STS, le fait de les voir tirer… parce que je pense que c’était…, je
veux
dire qu’il y a des preuves que quelque chose se passe ici entre la
Terre et les êtres de là-bas,
et ce que [ceux-ci] pensent que |[ceux-là] font.
Je ne
sais pas de quand ça
date, mais pas des années cinquante.
BR :
Non,
des
années
90 et quelques.
KC :
Donc
ils
essaient
encore de tirer sur des objets. D’autant plus que, avec tout
le
respect qui lui est dû, Bob Dean affirme : Nous avons
découvert que nous ne pouvions pas leur tirer dessus.
Nous essayons toujours. Donc peut-être que nous y arrivons de temps à
autre, je
ne sais vraiment pas, mais il se passe quelque chose.
BR :
Permettez-moi
d’ajouter
un
petit commentaire à votre question sur les vidéos ou
photos
intéressantes.
Les
gens nous envoient
constamment des photos. Certaines d’entre elles sont réellement très
intéressantes, mais là n’est pas le problème, parce qu’à mon avis nous
allons
bien plus loin que de prouver au monde l’existence de ces phénomènes.
Je ne
cesse de le répéter,
j’adore l’analogie entre nous et des pêcheurs d’une île des mers du
Sud, une
petite île. Et nous attrapons le poisson, et nous prenons nos bateaux
et,
savez-vous, voilà notre monde, une petite île.
Nous
pensons qu’il
n’existe personne d’autre dans le monde. Tout ce que nous voyons, c’est
la mer
qui nous entoure. Nous sommes les seuls gens du monde.
Nous
voyons de temps à
autre un oiseau métallique, ou bien quelqu’un, un dingue, dit qu’il
voit un
oiseau en métal. Ou bien un dingue grimpe à un arbre et dit qu’il voit
un grand
bateau en métal à l’horizon, et tout le monde pense qu’il est dingue.
Alors
nous nous démenons
pour essayer de prouver que ces choses sont réelles ou non. Quelque
chose
comme : Bien sûr qu’elles le sont.
Les
vraies questions sont :
qui est dans cet oiseau en métal ? Où vont-ils et pourquoi
volent-ils
au-dessus de notre île ? Et qui sont ces gens du bateau en métal,
et
pourquoi se dirigent-ils vers nous ? Ou pourquoi nous
ignorent-ils ?
Ou bien essaient-ils de nous aider ? Sont-ils des amis ?
Sont-ils des
gens comme nous ? Est-ce que ça signifie qu’il y a d’autres gens
dans le
monde ? Existe-t-il une autre île là-bas, quelque part sur la
mer ?
Qui sait ?
Il y a
d’autres questions
beaucoup plus importantes que celles qui cherchent à prouver
l’existence de ces
objets. Il est certain que ces phénomènes sont réels. Nous n’avons rien
à
prouver. De même je n’ai pas besoin de partir vous prouver qu’il y a
des
voitures dans la rue. Vous le savez et je le sais.
AB :
Je
vous
suis
reconnaissant de partir de là, parce que c’est en fait… ce que vous
ressentez,
d’où vous êtes partis dans ce travail et, à mon avis, c’est précieux.
BR :
Oui.
Et
les gens
nous envoient des photos de : Regardez
ce que je viens de voir dans le ciel ! Et il y a un petit
objet. Vous
le grossissez, il y a des petits pixels et vous voyez quelque
chose : ça
ressemble à un disque.
Nous
avons, OK, quelque
chose comme 50 000 photos de ce genre. Nous n’avons pas besoin de…
bien
sûr que c’est cool d’avoir une image, mais là n’est pas la question. Là
n’est
pas la question.
Je
pense que c’est là où
nous essayons d’amener les choses. Il y a une expression en anglais,
qui
est : « pushing the envelope » [repousser les limites –
NdT]
Nous n’essayons pas d’analyser les documents, en partant de choses
comme :
la signature de Truman sur ce document de 1947, est-elle authentique ou
pas ?
KC :
Eh
bien
il y a
des gens là-bas qui font ça, et tant mieux. Ce n’est pas une critique.
BR :
C’est
très
bien
comme ça. C’est ce qu’ils font. Oui. Absolument.
KC :
Les
preuves,
c’est
formidable. En fait Jake Simpson nous a dit : N’acceptez
jamais
une
preuve concrète si quelqu’un vous en tend une,
parce qu’en fait, c’est ce qui assure votre sécurité.
En
d’autres termes, ce que
nous faisons, c’est être témoins d’un témoignage, d’accord ? Des
documents, qui peuvent être des faux, des photos qu’on peut falsifier,
même de
bonnes photos, ne nous intéressent pas vraiment.
Billy
Meier possède, probablement,
de loin les meilleures photos du monde, jusqu’à ce jour. Et nous
croyons ce que
dit Billy Meier, OK ? Nous ne pensons pas qu’il soit un tricheur,
qu’on le
sache. Malgré tout, nous ne croyons pas non plus qu’il soit le seul
contacté de
la planète.
Donc
il existe des images
et je pense qu’au fil du temps nous en verrons de plus en plus.
J’adorerais
avoir plus de photos de différents êtres, etc. Je pense que tout ça est
merveilleux. C’est comme s’ils étaient ici. Ils sont autour de nous. En
fait,
la vérité est bien autour de nous.
Ce
n’est pas un problème.
Vous pouvez obtenir la vérité. Tout ce que vous avez à faire est de
savoir ce
qui est en résonnance et vous y serez. Et vous pouvez sans doute la
voir de vos
yeux de temps à autre.
BR :
C’est
notre
façon
de voir qui a besoin d’être modifiée et alors la vérité viendra
quand
nous serons prêts. Donc, nous n’essayons pas de convaincre qui que ce
soit de
quoi que ce soit. Nous n’essayons pas d’offrir des preuves.
Des
gens nous
écrivent : Eh, comment se fait-il
que cette personne dise blanc et que cette autre dise noir ? Elles
ne
peuvent pas toutes les deux avoir raison.
Et
nous répondons : Ecoutez, nous le savons. [Rire
de Kerry] Là n’est pas la question.
La
question, c’est ce que
nous essayons de… Permettez-moi de l’exprimer correctement : nous
nous
efforçons de soutenir les gens dans leur propre processus de
développement qui
les fera s’éveiller et devenir plus conscients ; de changer leur
paradigme ;
de changer la manière dont ils regardent le monde ; de permettre
à ces choses-là d’évoluer, de
manière que ce nouveau monde, que nous voulons tous expérimenter, ou
que
beaucoup de gens veulent expérimenter. [Ce processus] commence dans nos
propres
concepts. Il part de notre façon de voir les choses.
Ce que
nous faisons, c’est
en fait offrir une nouvelle manière de regarder le monde. C’est un peu
comme si
vous aviez zoomé pour voir de très près cet objet, ma main ; vous
en êtes
à un centimètre et vous ne savez pas ce que vous regardez. Vous devez
réduire
l’effet du zoom pour voir que c’est une main.
Puis
vous réduisez
encore et voyez que c’est un bras. Vous
continuez toujours et vous découvrez que c’est un corps, moi, vous
recommencez
et vous nous voyez dans cette pièce. Une fois encore, et là vous voyez
Amsterdam.
Nous
devons faire un zoom
arrière. Nous devons diminuer vraiment beaucoup le grossissement. Ce
que nous
essayons de faire, c’est d’encourager les gens à découvrir ce que nous
appelons la vision d’ensemble.
La
vision d’ensemble
inclut d’autres planètes. Elle inclut ce qui se produit sur cette
planète au
niveau de son contrôle. Elle comprend d’autres époques. Elle comprend
d’autres
civilisations. Elle inclut une telle gamme de choses que, si vous
regardez de
trop près n’importe laquelle d’entre elles, vous n’aurez pas la vision
d’ensemble.
C’est
la raison pour
laquelle nous recherchons ce grand angle de vision, parce qu’il vient
automatiquement quand vous vous reculez et que vous avez la vision
d’ensemble.
Cela va de pair.
AB :
Oui.
BR :
C’est
réellement
ce
que nous essayons de faire. Donc nous n’essayons pas de prouver quoi
que ce
soit. Nous encourageons les gens à voir le monde sous un angle
différent.
Et
ceux qui nous
remercient –- [A Kerry] j’arrête après ça – les gens qui nous écrivent
pour
nous remercier, c’est là l’énergie qui nous fait continuer. Plus tôt,
nous
avions parlé d’argent.
AB :
Mm-hm.
BR :
C’est
merveilleux
de
recevoir un don, mais c’est encore plus merveilleux
d’entendre : Vous savez quoi ?
Vous m’avez changé la vie.
Voilà
l’énergie qui me
fait me lever le matin, prêt à travailler dur.
KC :
Oui,
je
dois dire
que c’est vrai. Absolument.
BR :
Et
les
gens qui
nous écrivent : Ecoutez, vous m’avez
changé la vie ; ils ne disent pas : Vous
m’avez convaincu de l’authenticité de ce document, ni Vous
avez
montré
une photo vraiment
intéressante.
Ils
affirment : Vous m’avez aidé à considérer le monde,
et
ma place dans le monde, de manière différente. Maintenant je vois LA
VIE autrement.
Voilà
l’important. Voilà
ce qui est en jeu ici. Voici ce que nous aidons les gens à faire.
Et
chacun d’entre nous,
vous-même inclus dans cette conversation, et tous ceux qui ont organisé
ce
colloque, auquel nous étions hier, et beaucoup d’autres gens qui vont
regarder
cette vidéo-ci, puis saisir cette
balle-là et courir avec elle à leur manière, dans le cadre de leur
propre
mission, de leur métier, parce que eux aussi sont spéciaux… ici, nous
faisons
tous partie d’une équipe.
J’arrête
là-dessus.
Qu’en
pensez-vous ?
AB :
[Il
rit]
Magnifique.
KC :
OK.
Oui.
Je
dirais que nous offrons aussi des preuves autour de nous. Nous
apportons le
témoignage d’êtres humains que vous pouvez observer et regarder, dont
vous
pouvez lire les expressions du visage, [vous pouvez] participer à
l’émotion, et
aussi au drame, de cette pièce ici, dans laquelle nous sommes impliqués.
Je
crois que c’est là également
le pouvoir de la vidéo.
AB :
Oui,
tout
à
fait.
KC :
En
d’autres
termes,
je ne pense pas que nous… D’une certaine façon, Camelot a vu le
jour
grâce au pouvoir de la vidéo et d’Internet et de la possibilité de
diffuser
ceci. En d’autres termes, si vous lisez les transcriptions, je pense
que vous
manquez quelque chose.
Il est
vraiment vital que
les gens développent leur propre sens de la connaissance, et vous ne
pouvez le
faire qu’en utilisant vos cinq sens, pas vrai ? Donc, si vous ne
pouvez
pas être avec nous ici dans cette pièce, nous espérons que tout ce que
nous
faisons passer dans la vidéo compensera bien cette absence, au point de
pouvoir
dans une certaine mesure être présent avec nous et avec le témoin.
AB :
Pour
[exercer]
votre
propre discernement.
KC :
Et
je
pense que
c’est ainsi que le ressentent les gens. Ce qui se passe, c’est qu’ils
ont
besoin de développer leur discernement. Le point essentiel, je pense,
c’est que
Camelot peut contribuer à tout étaler à ciel ouvert, pour que les gens
puissent
commencer à faire preuve de discernement : Où est la personne
exprimant LA Vérité ? Où est la
personne exprimant la vérité, telle
qu’elle-même la connaît, mais qui pourrait être partiellement fausse.
Ou
bien, où est la
personne faisant de la désinformation ? Pas volontairement… parce
que nous
ne pensons pas que l’un quelconque de nos témoins fasse
intentionnellement de
la désinformation, mais à quels endroits communiquent-ils des
informations
fausses auxquelles ils croient ?
Cela
fait partie de la
vision d’ensemble, parce qu’il y a beaucoup de mensonge ici-bas. Ce qui
se
passe, c’est que personne ne dit toute la vérité et rien que la vérité,
parce
qu’eux-mêmes ne possèdent pas toute la vérité et rien que la vérité,
d’accord ?
Elle
est tellement pluridimensionnelle,
cette expérience que nous avons.
BR :
Personne
ne
la
connaît totalement.
KC :
La
vérité
à ce
niveau-ci pourrait être fausse à ce niveau-là, parce que vous n’avez
pas une
vue suffisamment large. Et comme le dit Richard Hoagland : Le mensonge est différent à chaque niveau.
BR :
Personne
ne
connaît
totalement la vérité. Elle est trop vaste. Aucun être humain ne
la
connaît totalement.
KC :
Voilà
pourquoi
il
est si important d’avoir, en quelque sorte, une vue d’ensemble.
AB :
Oui,
et
je vous
suis très reconnaissant d’élargir nos horizons. En un sens, vous êtes
l’instrument
qui permet à chacun d’affiner son discernement à un niveau bien
différent de celui
que nous pouvions atteindre sans votre travail.
Donc,
j’aimerais vraiment
vous remercier de le faire et d’y consacrer votre vie. Vraiment du bon,
du très
bon travail.
J’espère
que
nous
aurons
le plaisir de vous revoir et de bénéficier de l’angle de vision le plus
large
possible.
KC :
OK.
Absolument.
AB :
Et
que,
tous, nous
verrons le jour où nous saurons qui nous sommes, d’où nous venons, et
où nous
allons.