T : Yo yo yo. Ici Tania, de Brooklyn. Que se
passe-t-il ? Que se passe-t-il donc ? C’est ce que je suis
en train de crier à Bill Ryan. (Elle rit.)
BR : Bon. OK.
T : Oui. J’habitais Brooklyn. Que puis-je dire ?
Prise Trois.
BR : Bon, on garde la Deux pour ça, hein ?
T : Oui. OK.
(NdT – Début de l’interview)
T : Bonjour, je m’appelle Tania. Je suis membre du
Forum de Project Avalon. Nous sommes le 18 juillet 2010,
et j’ai le plaisir d’être ici avec Bill Ryan, le fondateur
de Project Avalon, et de lui poser quelques questions sur
la catastrophe pétrolière actuelle dans le Golfe du
Mexique. Bonjour Bill. Comment allez-vous ?
BR : Bonjour Tania. Je suis très heureux de vous
parler, et de parler à tous ceux qui nous écoutent
peut-être. Il serait temps que je publie un entretien,
sous une forme ou sous une autre, et je vous remercie de
m’aider à le faire aujourd’hui.
T : Comme beaucoup d’entre nous le savent, vous
avez gardé un œil attentif sur la situation depuis le
début, depuis le 20 avril. Vous nous avez tenus au courant
sur votre blog, et vous nous avez aussi fourni des
informations sur le Forum de Project Avalon. Bon, tout
d’abord, j’aimerais dire qu’actuellement, après presque
trois mois, on a endigué la fuite de pétrole. Je sais que
BP est en train de tester le couvercle avant de le mettre
en place et de dire que c’est un succès, ce qui,
bien évidemment, est une très bonne nouvelle.
Mais j’aimerais beaucoup que nous parlions de BP et du
gouvernement américain qui continuent à nous fournir le
minimum d’informations, puisque nous savons tous que le
black-out des médias était intentionnel. Et les médias
alternatifs semblent bien nous donner tout un tas
d’informations contradictoires. C’est là que j’aimerais
connaître votre opinion sur la cause de cet événement, et
si les médias alternatifs l’ont couvert de manière
responsable.
BR : Waouh ! OK. (Il rit.) Cela fait
combien de questions en tout ?
T :(Elle rit.)
BR : Je pense que je devrais commencer par résumer
là ma propre trajectoire personnelle. Non pas qu’elle ait
quoi que ce soit de spécial, mais parce qu’elle nous
fournit quelques points de repère plutôt intéressants dans
le déroulement des choses. Et, pour être tout à fait
honnête, je n’ai pas tout d’abord prêté grande attention
aux événements du 20 avril.
Dans une de ses premières interviews de Lindsey Williams,
Alex Jones a très sincèrement dit à la radio : Je suis
un peu en retard sur ce coup-ci, savez-vous ? Et je
l’ai ressenti aussi. Ce qui m’a réveillé, c’est un
entretien radiodiffusé de James Fox, lui-même cinéaste,
mené par Mel
Fabregas, du Veritas Radio Show, le 2 ou 3 juin, je
crois, il y a maintenant environ six semaines.
T : Mm-hm.
BR : J’ai soudain écouté ça et je me suis dit : Boudi,
là nous avons un problème ! Je ne m’en suis pas vraiment
rendu compte. Je savais bien qu’il y avait ce qu’on
appelle gentiment un déversement d’hydrocarbures,
mais là, c’est quand j’ai commencé à me rendre compte
qu’il y avait de graves problèmes sur le terrain. De
graves problèmes et une suppression des informations. Il
semblait y avoir de l’activité militaire et beaucoup de
choses en cours, mais on ne racontait rien aux gens de ce
qui se passait.
Et c’est alors qu’a commencé à se répandre le bruit d’un
black-out des médias lié à certaines circonstances, et je
me suis vraiment mis à suivre les choses de près, car
soudain mes antennes commençaient à se dresser et je me
suis dit : OK. Qu’y a-t-il ici ? Il se passe quelque
chose d’anormal.
Puis – excusez le jeu de mots – j’ai pas mal creusé la
question, et consacré beaucoup de temps à essayer de
comprendre ce qui se produisait. Et au fur et à mesure que
je me documentais, en lisant, en écoutant les interviews,
en ratissant les reportages des médias alternatifs et ceux
des grands médias, j’ai commencé à me sentir extrêmement
inquiet, ce qui n’est pas mon genre, parce
qu’habituellement, je me dis : Oh OK, bon, ici il se
passe des choses, mais ça va bien se terminer. Et là
aussi, mais ça ira. Mais il se produit cet événement et
il nous faut y prêter attention.
Nous avons toute une série de sujets, que je surveille
constamment du coin de l’œil. Cette fois-ci, j’ai pensé :
Mon Dieu, là, nous avons des problèmes ! De très graves
problèmes ! Je l’ai ressenti profondément, de même
que beaucoup d’autres gens. En fait, ça m’a réellement
bouleversé, ce qui, une fois de plus, n’est pas mon genre.
T : Mm-hm.
BR : Et j’ai commencé à me dire, à me sentir...
Laissez-moi vous décrire comment c’était. J’ai commencé à
sentir que nous avions peut-être basculé – tous,
collectivement - dans une situation d’une horreur
inimaginable, qui allait réellement se terminer pour nous
par une glissade dans un endroit de la Terre où nous
n’avions aucune envie d’aller. Je ne l’avais pas vu venir.
Et beaucoup de gens non plus.
J’ai vraiment commencé à m’inquiéter. J’ai suivi les
choses de très près pendant environ deux semaines. De
fait, j’ai dit sur le blog de Project Avalon que c’était à
mon avis la situation la plus grave à laquelle nous ayons
à faire face, à part une guerre atomique. Et j’étais
sincère.
T : Mm-hm.
BR : Puis quelque chose a changé. J’en suis
absolument certain. Autour du 17 ou 18 juin, beaucoup
d’autres gens ont ressenti la même chose. Ils ont, d’une
certaine façon, eu l’impression que quelque chose avait
basculé quelque part...
T : Hmm.
BR : ... et je me suis réveillé le lendemain matin.
J’ai regardé les actualités – je suivais les nouvelles
tous les matins – mais pour la première fois, j’ai pensé :
OK. Les choses vont maintenant s’arranger. Ça va aller.
Je l’ai même dit publiquement : Les choses vont
s’arranger. On va permettre aux ingénieurs de faire leur
travail. Des tas de braves gens essaient de faire ce
qu’il faut. Les puits de décharge fonctionnent. Je
comprends comment fonctionne cette technique. Ils vont
le faire. Le responsable de l’opération est un brave
homme. Ça va marcher.
Mais pour l’instant, les choses paraissent apocalyptiques
pour toute une partie de la vie marine, et l’observer me
bouleverse. Mais nous allons surmonter ça, et avec un peu
de chance – et c’est là où j’ai commencé à changer mon
point de vue sur toute cette affaire – j’ai pensé : OK.
C’en est fini maintenant, ils n’ont pas tout remis en
ordre, mais ils vont le faire.
Et le défi maintenant, c’est : Que pouvons-nous, tous
ensemble, apprendre de ça ? C’est ce sur quoi je me
suis concentré ces dernières semaines. Je suis enchanté
que la fuite se soit apparemment arrêtée. Toute l’histoire
semble avoir pris un tour plus conforme à nos
connaissances. Nous pensions savoir que la pression était
extrêmement forte dans le puits. Lindsey Williams disait
entre 20 000 et 70 000 psi (entre 1 400 et 4 800 bar).
Puis une autre source lui avait dit 40 000 psi (2 800
bar).
T : Mm-hm.
BR : Entre-temps j’ai été contacté par un
mathématicien très savant, en relation avec des gens
impliqués dans l’industrie pétrolière. Quelqu’un de bien,
aux intentions pures, qui avait accès à de bons
renseignements. Il ne m’a pas donné de chiffres, mais il
m’a confirmé que les pressions étaient extraordinairement
élevées. Et le bouche à oreille racontait la même chose.
L’effet produit, c’était : Oh, mon Dieu, nous avons
ici réveillé un monstre et on ne va pas pouvoir le faire
se rendormir, parce qu’on n’a pas la technologie
adéquate, et toutes les informations semblaient le
corroborer, mais ce n’est pas vrai. C’est tout simplement
faux.
Si on revient sur les événements, si on approfondit et
qu’on regarde les données qui existent dans le domaine
public, - et nous savons maintenant où les trouver, nous
constatons que les pressions sont élevées, mais pas tant
que ça. Elles sont relativement moyennes pour un puits de
pétrole. A 11 900 psi (env. 820 bar). Rien d’anormal.
C’est dans la fourchette de ce qui peut être réalisé avec
des moyens normaux.
Depuis, j’ai parlé avec un certain nombre de gens qui
affirment : Ecoutez, il n’y a rien d’extraordinaire à
cette situation, sinon qu’ils ont complètement foiré
dans leur application des procédures habituelles, et que
tout se passe un kilomètre et demi sous la surface de
l’eau, ce qui rend les choses un peu plus difficiles,
parce qu’il faut tout faire à distance. Le problème
potentiel n’est pas si grave, mais les médias alternatifs
font de tout ça leurs choux gras...
T : Mm-hm
BR : ...et les histoires ont pris de l’ampleur. Et
le processus, à lui tout seul... Je regardais les
choses, en écoutant ce que disaient les gens bien, ce
qu’ils croyaient. Ce sont des gens qui s’inquiètent pour
la planète. Ils font ce que nous, vous et moi et beaucoup
d’autres gens, faisons. Ils essaient de faire sortir la
vérité, parce que nous n’accordons pas notre confiance aux
grands médias.
Et je me suis surpris à penser : Ils ont tout faux.
Vraiment. Et j’étais content que ce soit le cas,
parce que je ne tiens pas à voir là-bas un volcan cracher
de l’asphalte, ni des tsunamis de 800 km/h balayer la
Floride, en ne laissant... (Il rit.)
T : Mm-hm.
BR : ... qu’un long banc de sable et plus rien
d’autre. Ou bien des coulées de feu qui rejoindraient la
caldeira de Yellowstone, et réveilleraient tous les
volcans de la Côte Ouest jusqu’en Amérique du Sud. On a
envie de dire : lâchez-moi les baskets ! À croire
que des gens veulent que ces événements se produisent.
T : Mm-hm.
BR : Bon, je sais qu’il est très facile de se
polariser là-dessus. Et de faire des remarques désinvoltes
sur les prophètes de malheur, la névrose des médias
alternatifs et des trucs de ce genre. J’ai réellement
commencé à regarder ça de près, et ça s’est révélé une
merveilleuse étude de cas, dans la mesure où j’ai eu
l’impression de comprendre, mieux que jamais auparavant,
qu’il existait dans les médias alternatifs un très grand
nombre de gens désespérément et sincèrement inquiets du
destin de la Terre.
Ils ne font pas confiance aux grands médias, à juste
titre. Ni aux politiques, à juste titre. Ni à ce qu’on
leur a enseigné à l’école, à juste titre. Et ils savent en
leur for intérieur que quelque chose ne va pas, ne va pas
du tout. Ils veulent tous améliorer les choses, mais ils
n’ont pas les faits en main et ils ne savent pas ce qui
cloche, parce que personne ne donne de conférence de
presse sur ce qui se passe réellement.
T : Mm-hm.
BR : Donc, ces braves gens, pleins de bonnes
intentions, partout dans les média alternatifs, sautent
sur quelque chose et s’en emparent. Ils entendent un
reportage et ne le comprennent pas entièrement. Et c’est
normal, parce que dans ce cas précis, eux ne sont ni
géologues en gisements pétrolifères, ni...
T : Mm-hm.
BR : ...ni ingénieurs expérimentés. Ils ne
comprennent rien à l’hydrostatique des puits de pétrole.
Ils ne savent pas comment ça fonctionne. Je ne le savais
pas non plus. Eux non plus. Ils n’ont aucune raison de le
savoir, parce qu’il faut une grande expertise pour aller
au fond des choses. Ils savent que quelque chose cloche,
ils s’emparent de la mauvaise balle et l’emmènent aussi
vite qu’ils peuvent : ils posent la bonne question, mais
finissent avec la mauvaise réponse. Et après ça, on a une
nouvelle génération de youtubeurs, comme on les
appelle maintenant.
T : Mm-hm.
BR : You Tube se développe à un rythme effréné.
J’ai lu les statistiques et j’en ai un vague souvenir. Je
ne sais plus. Le chiffre n’est pas correct, parce que je
le reconstitue en ce moment même, mais c’est quelque chose
comme 10 000 vidéos par jour, en gros. Une croissance
effrénée.
T : Oui.
BR : Les gens recopient, pensant rendre au monde un
service en diffusant les nouvelles, parce que ce sont de
jeunes croisés qui croient brandir la bannière de la
vérité et de la justice...
T : Mm-hm…
BR : ...et faire le travail qu’à leur idée les
médias alternatifs ne font pas. Mais le problème, et on
peut suivre le processus à la trace pour des tas de
choses, la Planète X, 2012, ...
T : Mm-hm.
BR : ... à propos de tout ce que vous voulez, où
les faits sont inconnus. Il y a vraiment de bonnes
questions à poser, mais ce qu’on obtient, c’est une
pagaille innommable.
T : Mmh.
BR : Et souvent, dans cette confusion, comme
toujours quand de nombreuses personnes essaient de
communiquer en même temps, ce sont ceux qui crient le plus
fort qui emportent l’attention, ou ceux qui se situent
au-dessus de la mêlée, grâce à leur autorité reconnue. Ne
prenez pas en mal ce que je vais dire, mais c’est comme
dans le cas où quelqu’un dit quelque chose [à la radio],
sur Coast to Coast, ou chez Jeff Rense, et
que tout le monde respire un grand coup et dit : Waouh
! Ce doit être vrai ! Mais ce n’est pas
nécessairement le cas.
Illustrons cela par un bon exemple, celui de Lindsey
Williams qui, comme le sauront la plupart de ceux qui nous
écoutent ici, est un homme merveilleux. Il doit être
septuagénaire ou à peu près, et il était autrefois
aumônier du chantier d’oléoducs de Prudoe Bay, en Alaska.
Il est devenu l’ami de nombreux cadres supérieurs de
là-bas, et il a, jusqu’à un certain point, entretenu ces
relations.
Au point d’avoir une source bien informée, maintenant très
âgée, qui lui a annoncé il y a deux ans que le prix du
pétrole allait chuter de 147 dollars à 50 avant l’élection
américaine de novembre 2008. C’est exactement ce qui est
arrivé, même si personne n’a voulu le croire à l’époque.
Et depuis, les gens disent : Waouh ! Lindsey Williams
a une source qui sait vraiment ce qui se passe, et nous
ferions mieux d’écouter ce qu’il raconte. Et moi
aussi...
T : Oui.
BR : ...je l’ai pensé, et je le pense toujours dans
une certaine mesure, parce que Linsey est vraiment
quelqu’un d’extrêmement sympathique. Il est tout à fait
sincère. J’adore l’écouter. Mais le 1er juillet, il a été
interrogé dans l’émission de Jeff Rense et Lindsey
avait une nouvelle source, à laquelle il n’avait pas
directement parlé. Il ne s’agit pas du gars du départ qui
l’avait renseigné sur le prix du pétrole. Cette nouvelle
source, c’est, dit-il, un haut responsable de BP qui l’a
contacté, lui, et qui lui a dit...
T : Mmh.
BR : ...qu’il existait deux problèmes principaux,
que le granit entourant le puits se craquelait, et qu’on
savait que les pressions du réservoir étaient de 40 000
psi (2 800 bar). Et la vérité vraie à ce propos, c’est que
c’est une information fausse. C’est tout simplement faux.
Lindsey a cru ce qu’on lui a raconté. Il n’est pas
géologue.
T : Mm-hm.
BR : Il n’y a pas de granit dans le Golfe du
Mexique. Les réservoirs de pétrole ne sont pas enchâssés
dans du granit. Il n’y a pas de granit du tout dans le
secteur. C’est tout simplement faux. Il s’est peut-être
mal rappelé ce qu’on lui a dit. Cette éventualité est un
danger par elle-même. Si on vous raconte quelque chose
dont vous ne pouvez pas totalement vous souvenir, et que
vous vous dites : Bon, que m’a-t-il dit déjà ? Je
crois qu’il s’agissait de granit. Il me semble... OK.
C’est le bon type de roche, c’est ça !
T : Hmm.
BR : Mais nous, nous ne le savons pas. Voici
comment ces choses-là sortent. Et le chiffre de 40 000 psi
est tout bonnement inexact. Je crois, je pense qu’il y a
de bonnes raisons de croire qu’on lui a menti et ça, c’est
un problème.
Et puis, bien sûr, si nous prenons vraiment du recul, et
que nous y réfléchissions, on commence à se dire : OK,
pauvre Lindsey. OK, donc on lui a menti et il a fait son
travail : il est allé chez Jeff Rense où il a réellement
capté l’attention et où il essayait de dire : « Ecoutez,
il y a ici un grave problème. » Ce genre de choses
s’est peut-être reproduit très souvent.
Beaucoup d’entre vous, qui nous écoutez, savent que
pendant trois ans j’ai collaboré étroitement avec Kerry
Cassidy au sein de Project Camelot. J’y suis encore
impliqué de manière périphérique et nous avons quelques
projets communs. J’approuve totalement tout le travail que
nous avons fait, et celui que Kerry fait toujours.
Mais la provenance de l’information, son histoire, son
origine, sa véracité, qui vous l’a dit, pourquoi on vous
l’a dit, comment ils ont appris ce qu’ils savent ?
Existe-t-il ici le facteur dont parle Richard Hoagland
avec beaucoup d’intelligence, à mon avis, et qui est : Le
mensonge est différent à chaque niveau ? On peut,
une source interne peut, raconter quelque chose, mais nous
ignorons d’où cette source tire son information.
T : Mm-hm.
BR : Il se peut qu’on ait menti involontairement à
Lindsey Williams. Il peut avoir été renseigné par un cadre
supérieur qui ne connaissait pas vraiment les chiffres,
parce qu’il n’était pas géologue. Il se peut qu’il soit
économiste ou autre, et qu’on lui ait donné l’information,
qu’on l’ait emmené en bateau, parce qu’il avait indiqué à
son interlocuteur qu’il allait appeler Lindsey Williams
car il valait mieux que la vérité soit connue et...
Nous ne savons pas comment fonctionnent ces circuits
d’informations et c’est un vrai problème, parce qu’il y a
beaucoup de mauvais renseignements dans la communauté
alternative. Comme je l’ai dit bien des fois, on y raconte
beaucoup de trucs bizarres, dont une partie est vraie. On
trouve des diamants dans la boue. Réellement. Il se passe
des choses très, très importantes.
Les extraterrestres ont leurs objectifs concernant la
Terre. A mon avis, il y a effectivement des reptiliens walk-in
incarnés, chez les politiques, dans les affaires, la
finance et même dans les médias. Il se déroule une
occupation stratégique, à une sorte de niveau astral, et
qui est très importante. Il existe un authentique
programme spatial secret, le 11-Septembre est réellement
un coup monté. Beaucoup de choses se passent en
arrière-plan, pour lesquelles nous n’avons pas
d’informations précises. Mais nous savons, avec un bon
degré de certitude, que certaines de ces choses sont
vraies. Le problème, ce sont les détails.
Je crois que le diable se cache dans les détails et, de
temps à autre, nous nous trompons dans les grandes
largeurs. Et ce qui a changé, en ce qui me concerne, au
cours des 12 ou 18 derniers mois, je pense, c’est que
j’attache maintenant plus d’importance à la qualité de
l’information qu’à sa quantité. Je suis beaucoup plus
prudent lorsque je rapporte quelque chose dont on vient de
nous parler. Parce qu’à Camelot, nous nous sommes brûlés
les doigts en deux ou trois occasions.
T : Mm-hm.
BR : Et je crois qu’il est très malin d’en tirer
une leçon. Des gens pensent que nous inventons les infos.
Nous n’inventons rien du tout, mais il nous est peut-être
arrivés d’avoir cru quelque chose un peu trop rapidement,
simplement parce que, nous aussi, nous faisions partie du
processus dont j’ai parlé il y a quelques minutes, où nous
savions que quelque chose n’allait pas. Nous étions si
motivés que nous sautions à pieds joints sur ce que nous
croyions être la vérité et nous la communiquions. Parfois
nous avons saisi la mauvaise balle.
Je ne pense pas que nous ayons saisi beaucoup de mauvaises
balles, mais nous en avons saisi quelques-unes. On m’a
écrit : Pourquoi ne postez-vous pas plus de choses sur
Project Avalon ? En fait, lorsque j’y publie quelque
chose, je tiens vraiment à ce que l’information soit bien
vérifiée, et de valeur.
Je souris intérieurement en disant ça, parce que début
juin, lorsque j’ai réellement commencé à m’intéresser à la
situation du Golfe du Mexique, j’ai posté tout un tas
d’informations. Et maintenant, savez-vous, je me dis : Bon,
eh bien, je rediffusais ce que Richard Hoagland disait
du tsunami. Je diffusais une interview que j’avais faite
de Bill Deagle à un moment où il discutait de choses
franchement désastreuses. Je ne sais pas si on peut
parler de bonnes informations, mais j’ai fait de mon
mieux à l’époque.
T : Mm-hm.
BR : C’est ce qui, à mon avis, se passe ici, et
voici une longue réponse à tout un paquet bien ficelé de
questions que vous m’avez posées... (Il rit.)
T : Mm-hm. Merci.
BR : ...mais dans une minute, vous allez avoir la
tâche intéressante d’essayer de vous imaginer où aller à
partir d’ici. Ce que je crois actuellement, c’est que
cette histoire dans le Golfe n’est pas ce que nous avons
cru. Les pressions, à l’intérieur du réservoir, semblent
basses. Il se peut qu’il soit en partie vide. Il existe
une théorie intéressante, mais improuvable, selon laquelle
on peut avoir discrètement changé la donne sans que
personne ne le sache, parce qu’en ce moment beaucoup
d’ingénieurs expérimentés regardent leur jauges et se
disent : Je ne comprends pas, savez-vous ? Que se
passe-t-il ici ? Ils ne comprennent pas ce qui
arrive.
T : Mm-hm.
BR : Mais c’est une bonne nouvelle, parce que
l’ensemble se comporte en bon réservoir solide, dont la
pression n’est pas exagérée. C’est exactement le type de
situation qu’on désire.
J’ignore à quel point la situation est accidentelle. On
peut se demander si on ne l’a pas laissée se produire. Il
est indéniable qu’il y a eu toute une série de fautes
irresponsables, des erreurs de jugement apparemment liées
à des avantages personnels et à des réductions de coût. Un
certain nombre de fautes critiques qui, combinées, ont eu
pour résultat ce grand jaillissement. Je suis persuadé que
tout ceci va bien finir par se tasser, et je ne pense pas
que tout ceci ait été planifié.
Une des premières choses qu’a dite Lindsey Williams, à qui
j’ai fait allusion plus tôt, et qui me semble vraiment
exacte, c’est qu’il a parlé d’accident, mais les
Pouvoirs-en-Place savaient évidemment que ça allait se
produire, grâce à leurs sources occultes de
renseignements. Ils ne sont pas les meneurs du jeu, mais
seulement les gardiens de la Terre.
Et de temps à autre, ils reçoivent des indices prouvant
que quelque chose va se passer. Ils font alors leurs paris
financiers, puis tirent avantages de ces situations
lorsqu’elles se produisent, parce qu’ils ont plus ou moins
pour objectif de mener les choses d’une certaine manière.
Entre-temps, on a les forces de la lumière (avec
des guillemets ici) qui essaient d’agir dans la direction
opposée et l’ensemble aboutit à un scénario très
intéressant, du type Guerre des Etoiles, de
nouveau métaphorique, où les Jedi essaient de contrer les
intentions du côté sombre, et ces Jedi de la Terre
prennent différentes formes. Je dirais des centaines de
milliers de très braves gens littéralement, qui se sont
incarnés ici dans l’intention précise de faire bouger les
choses. La partie continue donc.
Je pense qu’on obturera le puits. Je pense que ce
couvercle est valable. Je ne crois pas à un grave
problème. Je suis persuadé que les puits de secours vont
fonctionner et que d’ici quelques mois, nous allons nous
gratter la tête en pensant : Bon, pourquoi tout ce
bruit ?
Comme je l’ai indiqué dans mon
exposé d’il y a une semaine, que je vais peut-être
publier en même temps que ceci - un simple exposé devant
un petit groupe de gens - mon grand souci c’est que nous
ne nous éveillions pas à cet appel, qui est un peu comme
la deuxième sonnerie du réveille-matin. La prochaine fois
qu’elle se déclenchera, elle sera un peu plus forte, et la
suivante un peu plus encore, puis nous finirons par
comprendre le message et nous nous éveillerons. Pour moi,
c’est l’occasion de nous rendre vraiment compte de ce que
nous faisons à la Terre. Nous avons tous les deux déjà
parlé du film Avatar.
T : Mm-hm.
BR : J’adore ce film. J’ai dû le voir 4 ou 5 fois.
A mes yeux, il est rempli de messages simples et
importants, magnifiquement présentés, pour nous autres sur
la Terre. Il m’est tout à fait évident qu’il s’agit d’une
allégorie. L’allégorie...
T : Mm-hm.
BR : ... montre que nous ne pouvons pas traiter le
magnifique joyau qu’est notre planète dans l’espace froid
et vide, avec le mépris et la négligence dont nous faisons
preuve. C’est notre vaisseau spatial. Il n’est pas si
grand que ça. Il y a beaucoup de gens à bord. Nous le
dégradons et nous n’avons nulle part ailleurs où aller.
Certains contrôleurs savent peut-être où aller,
s’ils veulent changer de vaisseau, mais pas nous. La Terre
est notre foyer, et regardez ce que nous lui faisons !
Une des choses qui s’est imposée à notre attention, juste
parce qu’elle était d’actualité, et ni moi ni les autres
n’étions au courant, c’est qu’une catastrophe écologique
se déroule depuis 40 ans dans le Delta du Niger, au
Nigéria.
T : Mmh. Oui.
BR : Tout le monde s’en fiche. Personne ne savait.
Peu de reportages. Ça arrivait à ces gars, là-bas. Pas à
nous, et donc nous pouvions tranquillement tourner la
tête, tout comme le font les gens quand ils marchent dans
les rues de New York – excusez mon allusion – et qu’ils
sont témoins d’une agression sur le trottoir d’en face et
qu’ils poursuivent leur chemin, parce que...
T : Mm-hm.
BR : ...il ne s’agit pas de leur rue, ni de leurs
affaires. Ils n’en sont pas responsables. Ils ne veulent
pas s’impliquer, et préfèrent détourner les yeux. C’est la
nature humaine, mais nous ne pouvons plus nous le
permettre. La situation du Delta du Niger est désespérée.
Mais les Nigérians, qui en sont les victimes, personne
n’écoute leurs cris. Ils commencent à se rebeller contre
ça.
Ils ne possèdent pas de comptes You Tube. Ils n’ont pas
Facebook. Ni de blogs. Certains d’entre eux n’ont même
jamais téléphoné de toute leur vie. C’est comme ça dans le
monde en voie de développement. Tout leur mode de vie et
tout leur environnement, là où ils vivent, est
complètement saccagé, et personne ne s’en soucie, parce
que personne ne regarde. C’est dû à la façon dont
fonctionne le monde des grandes affaires. Si personne ne
regarde, s’il n’y a pas de journalistes, alors ils
continuent, un peu plus fort...
T : (Grognement d’approbation.)
BR : ...pour voir jusqu’où ils peuvent aller, car
ils ne veulent pas assumer les coûts, à moins d’y être
obligés, ni le temps nécessaire, ni tous les facteurs qui,
du strict point de vue des affaires, sont considérés comme
superflus. Et il existe de très nombreux cas semblables
dans le monde entier. On déboise la forêt tropicale
amazonienne à une vitesse énorme. Je n’ai pas les chiffres
ici. Quelque chose comme 1 mille carré (2,59 km2) à
la minute. Quelque chose d’affreux. Si vous en étiez
témoins, vous penseriez : Que font-ils ici ?
Mais cela se produit là-bas, et il n’y a pas de caméras...
J’ai entendu rapporter, par exemple, et je n’ai pas de
raisons de croire que c’est faux, que certains membres des
peuples autochtones, au Pérou, je crois... ou peut-être
bien en Equateur. Je ne sais pas trop. Ceux qui nous
écoutent connaissent peut-être les faits. Ces gens ont
commencé à protester. Ils sont descendus dans la rue. Et
l’armée leur a tiré dessus. Ils ont en fait été mitraillés
depuis des hélicoptères.
T : Mmh.
BR : Mitraillés. Il n’y avait pas de caméras.
Personne ne l’a su. Ils n’avaient pas de représentants
légaux. Ni de statut légal. Nous parlons ici d’indigènes.
Ils les ont enterrés, point final. Et ils ont continué à
couper les arbres.
C’est exactement ce que nous faisons ici. Ce qui est
arrivé dans le Golfe du Mexique s’est passé à la porte
même des USA. Ils ont eu le traumatisme du 11-Septembre,
dont je sais qu’il vous a concerné personnellement, parce
que d’habitude ces choses-là se produisent à l’autre bout
du monde.
T : Mm-hm.
BR : Cette fois-ci, ça s’est passé directement
devant les caméras de la télévision, dans les grands
médias, avec des gens qui regardent, des gens qui
rapportent, et il s’agissait d’un incident traumatisant
qu’on ne pouvait pas rejeter sous prétexte que le peuple
américain n’était pas concerné.
Bon, bien sûr, la semonce du 11-Septembre a été
grossièrement déformée et pervertie pour justifier le
début de la guerre contre la terreur, et il nous faut ici
observer très attentivement si l’événement actuel ne va
pas être utilisé d’une façon similaire. Pour l’instant, je
ne remarque rien, et... quelle date sommes-nous ? Le 18
juillet 2010.
T : Mm-hm.
BR : Pour l’instant, je ne vois personne sauter sur
l’occasion, avec une annonce du style de celle de George
Bush le lendemain du 11-Septembre, où il a dit : OK.
C’était Oussama Ben Laden, et maintenant on va le
débusquer.
T : Mm-hm.
BR : Je ne vois rien du genre. Ce qui ne veut pas
dire que les contrôleurs ne projettent pas d’en
tirer parti d’une façon ou d’une autre. J’ai évoqué il y a
un instant comment les lignes temporelles ont changé
bizarrement autour du 17 ou 18 juin, grâce à quoi beaucoup
de gens ont soudain pu se détendre et dire : Les
choses vont maintenant s’arranger, savez-vous ?
J’ignore si cela signifie aussi que l’intention des contrôleurs
de profiter de la situation s’est également évaporée.
J’ignore totalement quel jeu on joue dans les coulisses,
il faut donc se montrer très vigilant. Certaines personnes
ont rédigé de bons rapports financiers. Les finances
mondiales ne sont pas mon domaine. Il peut très bien y
avoir en coulisse des agissements liés au capital et au
commerce, et en liaison avec la réglementation de
l’industrie pétrolière, dont ils vont tirer parti et nous
allons découvrir que cela va être intégré aux objectifs du
Nouvel Ordre Mondial. Nous l’ignorons encore.
Donc, en réponse à votre question, j’ai parlé avec
animation près d’une demi-heure. Je vais respirer à fond,
avaler une gorgée de mon café, puis (Ils rient.)
vous allez pouvoir me jeter une autre brassée de questions
mais, pour l’instant, c’est tout ce que j'ai à vous
offrir.
T : Un grand merci pour cette réponse. Quelque
chose m’est venu à l’esprit pendant que vous parliez :
croyez-vous qu’on essaie à un certain point de
désensibiliser les gens, avec les médias et toute cette
désinformation sur Internet ? Je veux dire : il y a une
minute, on cherchait à effrayer les gens, et maintenant
ils disent que tout va bien.
BR : Vous m’interrogez sur ce que font les grands
médias – n’est-ce pas ?
T : Oui, et aussi sur les médias alternatifs. Il
existe tant d’informations contradictoires dans les
sources des médias alternatifs. Je sais que beaucoup de
membres du forum, tout comme moi, sont très perturbés en
ce moment, et j’ai pensé, notamment pendant que vous
parliez : Bon, c’est peut-être fait exprès, pour
désensibiliser les gens.
Parce qu’à un moment, ça va très, très mal et que la
minute d’après : Oh, pas de problème, ça va beaucoup
mieux ! J’aimerais avoir votre avis là-dessus.
BR : C’est possible. Je vois ce que vous voulez
dire.
T : Mm-hm.
BR : Et quand vous parlez de désensibilisation, la
version la plus simple de cette histoire, c’est Pierre
et le Loup : Comme quand les gens crient : Au
loup ! et qu’ensuite...
T : Mm-hm.
BR : ... il n’y a pas de loup, si bien qu’à la fin,
quand on crie : Au loup !, parce qu’il y a
vraiment un loup, personne n’y prête garde.
T : Exactement.
BR : La petite histoire du berger. Au cours des
deux dernières semaines, j’ai tiré mes informations d’un
site et d’un forum de très haute qualité nommé The Oil
Drum, theoildrum.com.
T : Oui.
BR : C’est comme si on était assis à la cantine ou
au café parmi tout un tas de géologues ou d’ingénieurs
très intelligents, hautement qualifiés et très
expérimentés, des gens qui connaissent ce milieu comme
leur poche, désintéressés, pas forcément des amis de BP ou
d’Obama, mais qui observent tout ça, et qui sont capables
d’intégrer à leur énorme base de données et d’informations
les rapports et ce qu’ils voient.
Je fréquente un peu cette petite communauté. Je ne
communique pas beaucoup avec eux, mais j’écoute leurs
conversations. Ce qu’ils ont à dire des médias alternatifs
n’est pas très agréable à entendre.
T : Mm-hm.
BR : Et bien sûr, le grand problème ici, c’est de
ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Parce que, comme
je le disais précédemment, les médias alternatifs
s’inquiètent sincèrement de choses dont on parle peu dans
la presse, ou bien qu’on a rapportées de travers,
faussées, qu’on nous cache, etc., etc.
Mais ils sélectionnent aussi des choses qui... (Soupir)
dont ils ne devraient pas s’occuper s’ils étaient un tout
petit peu plus malins. Laissez-moi vous en donner un
exemple. C’est le genre de chose qui me rend fou. Il y a
de bonnes raisons de croire qu’il existe dans le système
solaire un objet de grande taille dont certains pensent
qu’il s’agit d’une étoile naine brune.
T : Mm-hm.
BR : On l’a dramatiquement nommée Planète X. On l’a
parfois associée à ce que Zecharia Sitchin a rapporté sous
le nom de Nibiru, de sa traduction d’anciens textes
sumériens. Le tout a été mélangé à tout un magma de
conjectures. Mais derrière ça, il y a néanmoins réellement
de solides raisons de croire que quelque chose dans
l’espace se dirige vers nous.
Et même si c’est peu vraisemblable, si on considère la
chose d’un point de vue hypothétique, les conséquences de
l’arrivée de cet objet vers nous sont si importantes, que
- vous savez quoi ? - cela vaut la peine de vérifier la
chose plutôt que d’en rire.
T : Mm-hm.
BR : Puis quelqu’un voit ce qu’on appelle un faux
soleil, (NdT - un parhélie), un effet atmosphérique
qui se produit au coucher du soleil. Il voit notre soleil,
puis ce qui ressemble à un petit soleil à côté et il se
dit : Mon Dieu, c’est la Planète X. C’est ça. Hé, je
vais la prendre avec l’appareil photo de mon mobile.
Ensuite... (Il rit.), je vais la mettre sur Internet.
Et on fait : Ohhh. Bon, j’apprécie l’intention,
mais laissez-moi souffler. Des dizaines de milliers
d’astronomes amateurs savaient que ce phénomène se
déroulait là. Pas besoin d’en prendre une photo avec votre
mobile et de penser que vous êtes la seule personne à le
savoir.
La réalité ne fonctionne pas comme ça. Non, pas du tout.
Si un ET apparaît dans votre chambre, alors oui,
dépêchez-vous d’utiliser l’appareil-photo de votre mobile
parce que vous êtes le seul à le voir. Mais la Planète X ?
Lâchez-moi les baskets ! Et c’est le genre de chose qui
discrédite complètement le milieu alternatif aux yeux de
professionnels solides, intelligents, pragmatiques, et qui
se fondent sur des faits.
Et ce sont les gens auxquels nous voulons parler, pour
leur dire : Ecoutez, Nous avons des problèmes ici dans
le monde. Pouvez-vous nous aider à les comprendre ?
Nous voulons parler aux professionnels, à ceux qui se
fondent sur des données, aux scientifiques, aux
observateurs, à ceux qui savent évaluer les informations.
Mais le soi-disant milieu alternatif est très souvent mêlé
au mouvement New Age. On l’a mêlé au channeling
(la réception de messages médiumniques – NdT)
T : Oui.
BR : On a de bons témoignages, solides, totalement
honnêtes concernant des OVNI, avec des rapports
d’observations par des témoins fiables et quelques
expériences personnelles extraordinaires. Et puis on
mélange tout ça avec Blossom Goodchild, qui raconte qu’un
vaisseau spatial de 16 km de long va apparaître au-dessus
de je ne sais plus quel endroit, en octobre 2008...
T : Mm-hm.
BR : ...alors l’ensemble du sujet devient un vrai
fouillis, parce qu’il y a des tas de gens dans le milieu
alternatif – et ça va me faire passer pour un ... je
ne sais pas quoi. Je m’inquiète un peu de ce pour quoi ça
me fait passer – mais ces gens-là ne savent pas
évaluer l’information.
Si vous avez la tête dans les nuages, il vous faut aussi
avoir les pieds sur terre, ou travailler en liaison
étroite avec quelqu’un qui a les pieds sur terre. Sinon
les gars qui ont la tête dans les nuages s’envolent comme
des ballons.
Je suis tout à fait certain que les Pouvoirs-en-Place, les
contrôleurs - qui jouent de leur haute technologie,
il y a de bonnes raisons de le croire, au niveau
expérimental et peut-être même au niveau totalement
opérationnel – ces contrôleurs ont des
technologies qui influent sur les pensées ou même
transmettent des données précises dans les esprits de
personnes ciblées. Ils peuvent réellement faire ce genre
de chose.
T : Mm-hm.
BR : ... Si quelqu’un se réveille le matin en se
disant : Oh mon Dieu, j’ai eu une vision de X, Y et Z,
on ne peut pas être sûr à 100 % que cela n’a pas été placé
là par l’auteur d’une expérience scientifique particulière
qui pourrait même le faire dans le but d’égarer
délibérément des gens. Nous n’en savons rien.
Et le danger ici, juste pour voir l’autre aspect des
choses, c’est que, lorsqu’on jette toutes ces informations
en pâture, on commence à penser : Les gens qui ont ces
visions loufoques, ils sont tous ou manipulés, ou
victimes d’illusions. Et on en revient à ce que je
disais auparavant : que certaines de ces histoires sont
vraies.
Certaines sont authentiques. Il existe réellement des
êtres immatériels essayant de communiquer avec nous du
mieux possible. Comment différencier le signal du bruit ?
C’est une question de rapport signal/bruit.
T : Mm-hm.
BR : Mon appel à la communauté alternative, c’est
qu’il faut approfondir les choses. Si vous recevez une
information, ne la jugez pas. Essayer de la mettre en
corrélation avec d’autres données. Envisagez et vérifiez
la possibilité qu’elle puisse être fausse, qu’elle puisse
être vraie. Essayez de voir ce qui semble par ailleurs la
confirmer.
Si quelqu’un dans vos relations s’y connaît dans le
domaine en question, par exemple en géologie, en
hydrodynamique, ou en tectonique des plaques, en
astrophysique, etc... Si vous ne connaissez rien du sujet,
quelle merveilleuse occasion d’apprendre quelque chose !
Des tas de gens sont heureux de vous les expliquer.
Plus qu’il y a 2 ou 3 ans, je pense maintenant jusqu’à un
certain point qu’il est important d’essayer de faire le
grand écart entre, disons, l’aspect données, et
l’aspect ressenti et d’essayer de relier les deux
de manière à traiter avec intelligence ce que nous
ressentons, ce que nous entendons, ce qui nous inquiète.
Ceci m’inquiète dans la mesure où nous nous dirigeons vers
ce que beaucoup de gens croient fermement être une sorte
de point de convergence – la fin de 2012. Je ne suis
absolument pas d’accord là-dessus, incidemment. J’ignore
même l’origine de ces données. Je ne suis pas convaincu
qu’elles soient fiables.
Je pense que c’est avant tout du mythe Internet. Comme le
dit David Icke : Je crois que c’est la version New Age
du bug de l’an 2000. Je pense que nous allons tous nous
réveiller le 22 décembre 2012 en nous disant :
« Hé, attends. Il ne s’est rien passé ! »
Et alors, comme je l’ai déjà affirmé dans plusieurs
endroits, je pense qu’il ne nous restera plus qu’à dire :
Bon, d’accord. Pas de solution facile. Pas d’ascension.
On ne pas nous sortir d’ici par téléportation. Nous
n’avons pas subi 3 jours d’obscurité. Pas de déplacement
des pôles. Nous sommes toujours sur Terre. Le pétrole du
Delta du Niger est toujours là. Ils déboisent toujours
les forêts tropicales.
Ils ont été enchantés – les contrôleurs – de nous
voir distraits par l’hystérie New Age pendant la majeure
partie de ces deux ou trois ans, alors qu’ils
poursuivaient leur propre objectif lié aux Georgia
Guidestones. Il nous faut vraiment nous concentrer
sur ce qui arrive dans le monde, parce qu’il n’y a pas de
solution miracle. Nous ne sommes pas ici par hasard. Nous
avons un boulot à faire, et il est en rapport avec le fait
de rendre public ce qui se passe réellement sur Terre et
d’en assumer la responsabilité.
Ce que je souhaite personnellement faire lors des 2
prochaines années, c’est de compenser ce que je crains
être le développement progressif d’une sorte d’hystérie
New Age, où les gens craignent soit d’immenses désastres -
et ils pensent tous qu’on va les téléporter en extase hors
d’ici - soit l’arrivée de la Planète X, qui forcera
le soleil à éjecter tout un tas de masse coronale,
prouvant ainsi l’exactitude de la prédiction d’Ed Dames,
faite par observation extrasensorielle, de ce qu’il
appelait le Killshot.
Il y a réellement des causes d’inquiétude. Mais nous ne
les connaissons pas encore exactement. Et je possède ce
que j’appelle ma boîte à possibles, et dans
l’échantillonnage, j’ai d’un côté des choses qui me
semblent pratiquement des absurdités. Et tout un tas de
choses de l’autre côté dont je suis pratiquement certain.
Entre les deux, j’ai ma boîte à possibles qui, en
fait, ne cesse de se remplir.
Il y a là beaucoup de choses, et je pense qu’il est tout à
fait intelligent et honnête de notre part de dire : Vraiment
j’ignore, savez-vous ? J’hésite. Je vérifie. Je ne me
suis pas encore décidé. Je vais continuer à creuser. Je
veux parler à ceux qui ont quelque chose à dire, surtout
s’ils ne sont pas d’accord avec moi, je veux trouver la
vérité, mais elle est probablement complexe. Elle est
probablement multidimensionnelle, en ce sens qu’elle
n’est pas simple au point de pouvoir être exprimée en
quelques phrases.
Si nous pouvons tous y travailler collectivement, nous
pourrions améliorer nos chances. Une fois de plus, voici
donc une longue réponse à une question simple. Et j’ai
complètement oublié quelle était la question ! (Il
rit.)
T :(Elle rit.) J’avais demandé...
BR : Pourquoi ne sommes-nous pas surpris ?
T : ...s’il y avait un niveau de désensibilisation
en cours et j’aimerais continuer là-dessus, si vous voulez
bien, pourriez-vous nous donner une brève description de
votre définition d’un média responsable ?
BR : Ooh.
T : Mmh.
BR : OK. Bon, à un moindre degré et par défaut, je
suis devenu une sorte de journaliste et, comme tout
blogueur ou commentateur, j’écris des choses à publier,
mises ensuite sur Internet, l’équivalent électronique de
la page imprimée.
Bon, quand je déclare quelque chose, je précise s’il
s’agit d’un fait apparemment avéré, auquel cas j’en
donnerai la source. S’il s’agit de mon opinion, je le
dirai. S’il s’agit à mon avis de quelque chose de peu
probable, je dirai que telle est mon opinion et
j’essaierai d’expliquer pourquoi cette chose est un fait
ou pourquoi je la crois peu probable.
Ce que j’essaie d’éviter, ce sont les affirmations
générales. Particulièrement les affirmations bateau
alarmistes, vraiment inutiles, parce qu’elles
affaiblissent le lecteur. Ce qu’un journaliste ou un média
responsable devrait faire, c’est donner du pouvoir
au lecteur.
Autrement dit, si le lecteur s’intéresse à l’article, il
peut approfondir, vérifier des éléments, et on l’aide à le
faire. Si on présente son travail comme un véritable
article publié, il comporte des notes de bas de page, des
renvois ou son équivalent internet, des liens, des
endroits où le lecteur peut se rendre pour compléter
l’information, pour suivre la piste et voir d’où cela
provient.
C’est ce que j’appelle de l’honnêteté intellectuelle,
c’est à dire simplement faire de son mieux pour dire : Voici
ce que j’ai en tête en ce moment. Ce que j’en sais. D’où
j’ai tiré l’information. Mon degré de certitude
là-dessus. Et vous faites passer tout ça sur votre
document.
Pas juste un petit résumé, mais votre degré de certitude,
vos sources d’information, votre sentiment personnel
là-dessus, si c’est une opinion ou un fait, ce que
pourraient en penser ceux qui ne sont pas d’accord. Et
bien sûr, certains lecteurs reconnaîtraient cela comme
étant une forme de ce qu’on appelle la méthode
scientifique, dans la mesure où vous rapportez tout
ce que vous savez en donnant aux autres la possibilité
soit de réfuter, soit d’approuver, de reproduire en
quelque sorte la même expérience.
Il ne s’agit pas ici d’expériences en laboratoire, mais de
poursuivre cette analyse de données et voir si on explique
les données par les mêmes conclusions ou les mêmes
théories. Nous avons donc ici une sorte de méthodologie
scientifique, applicable à tout ceci. Et je pense que
c’est ça, être un média responsable.
Quand je me suis branché sur la BBC, il y a à peu près
trois jours, j’ai écouté très attentivement. C’était
l’heure des nouvelles. Je ne me souviens plus quand
c’était, peut-être à 22 heures, un moment important pour
les informations en tout cas. J’étais devant la télévision
et devant tout un choix de chaînes. Bon, je prends
quelle chaîne ? Fox News ? Bof !
T :(Elle rit.)
BR : Essayons BBC World ! Et leur reporter
de BBC World, qui parlait de l’efficacité du dôme de
confinement dans la fuite du Golfe du Mexique, bon sang,
elle n’y comprenait rien. Elle ne savait pas ce qu’elle
faisait. On avait l’impression qu’elle n’avait ce boulot
que depuis quelques minutes.
Elle décrivait mal. L’histoire semblait valable, mais en
fin de compte, j’ai pensé : Je ne sais rien de plus.
Elle a compris de travers certains renseignements. Elle
a complètement négligé l’aspect le plus intéressant.
Et ce que j’ai appris de ce petit épisode, c’est qu’avoir
un reportage de la BBC ne signifie pas qu’il sera de haute
qualité. Il fait parfois partie de quelques images
destinées à remplir un trou de 90 secondes. Ils ne
souhaitent pas que ça ressemble à une émission
scientifique pour une raison ou pour une autre, et ils se
contentent d’un type à bord d’un hélicoptère qui raconte :
Mince alors ! Regardez tout ce pétrole. J’espère que
tout est en état maintenant.
T :(Elle rit.)
BR : Cela ne sert à personne.
Laissez-moi vous indiquer un blog qui, lui, vaut la peine
qu’on le suive. En fait il y en a plusieurs dans ce cas,
sur ce sujet précis. J’en ai mentionné un : The oil
Drum, theoildrum.com.
Il y a aussi le Washington’s Blog, washingtonsblog.com.
Et le troisième est Alexander Higgins, blog.alexanderhiggins.com.
Je n’en vois pour l’instant pas d’autres à recommander
d’office, qu’on m’excuse si j’ai oublié par inadvertance
quelqu’un dans cette liste. Il y a deux jours, Washington’s blog
a fait un travail fantastique en résumant l’ensemble du
problème. Il – qui qu’il soit - travaille dur pour essayer
de présenter de bonnes informations.
Et je pense qu’il approuverait en général ce que je dis en
ce moment : que les grands médias ne font pas bien leur
travail, mais qu’il en est de même des médias alternatifs,
et...
T : Mm-hm.
BR : ...il essaie de présenter des informations
valables résumées, traitant de ce qui se passe réellement,
de ce qui est accessible. Il faut que l’information soit
également accessible.
C’est juste un post-scriptum à ce que vous disiez, car si
quelque chose est difficile à comprendre et écrit de façon
rébarbative dans un langage très technique, alors ça ne
vaut pas grand-chose, parce que les gens ne vont pas
vraiment le lire. Il faut que ce soit quelque chose que
les gens aient envie de regarder.
C’est une compétence de communication que... (Soupir)
que certains journalistes ne possèdent pas, je suppose. (Tous
les deux rient.) Et nous, comment nous en
sortons-nous ? Vous m’avez posé 3 questions et je parle
depuis une heure.
T : Eh bien, vous avez répondu à des questions, à
d’autres questions. Ma prochaine allait être : Quels
conseils donneriez-vous à quelqu’un dans mon genre, qui
cherche la vérité sur quelque chose comme la catastrophe
du Golfe ? Et vous avez pratiquement répondu à ça.
Avez-vous d’autres conseils pour ceux qui essaient de...
de toute évidence, nous n’obtenons pas nos informations
par les grands médias, il nous faut aller en ligne et les
chercher par nous-mêmes, ça peut être difficile. Avez-vous
d’autres conseils à nous donner, comment discerner le
réel, le vrai ?
BR : Un autre site de très grande qualité, que je
visite très souvent, c’est Mondialisation.ca.
T : OK.
BR : C’est un site canadien avec beaucoup de bons
articles. Ils sont apparemment vérifiés, si bien qu’il y a
fort à parier qu’ils ont atteint un bon niveau
journalistique avant d’être publiés. La source n’est pas
unique. Les articles proviennent de différents auteurs
présentant tout un éventail de choses variées.
Ils présentent habituellement une vue d’ensemble, un
contexte politique et économique dans lequel ils
fonctionnent. Il faut habituellement lire un certain
nombre d’articles différents pour obtenir des perspectives
variées.
Bien sûr, c’est ainsi que les choses devraient être, car
si on veut se créer une vue intelligente sur un sujet
qu’on maîtrise mal, il est astucieux d’écouter plusieurs
personnes qui ont elles-mêmes étudié la question en
profondeur, dès qu’on est sûr de leurs propres intentions.
Ne sautez pas sur une seule opinion pour l’utiliser.
Compensez les points de vue. Il nous faut nous montrer
intelligents à ce propos. Et l’intelligence est tout à
fait liée au fait de savoir évaluer une information.
T : OK.
BR : D’accord. Vous parcourez une longue liste de
questions. (Il rit.)
T : Il ne m’en reste qu’une.
BR : Il ne vous en reste qu’une ?
T : Plus qu’une et c’est fini. Que pouvons-nous
apprendre de ceci : à progresser ?
BR : Eh là !
T : Mmh.
BR : Je pense l’avoir dit, mais je vais résumer, si
je peux.
T : Merci.
BR : Dans la mesure où, dans le milieu alternatif,
nous nous informons tous mutuellement et constamment par
courriels, par ce que nous faisons passer aux gens, par
les liens que nous donnons, par ce que nous mettons sur
Facebook et, à un certain bout de l’échiquier, nous
parlons d’interviews comme celle-ci.
Si on fait suivre n’importe quelle information à n’importe
qui à propos de n’importe quoi, je conseillerais : Assurez-vous
que l’info est en contexte, comparez-la si possible à
d’autres ; ne vous contentez pas de prélever un titre
racoleur et de le diffuser en disant : « Ça vient
d’arriver, regardez ça ! »
Ce n’est peut-être pas ce qui est effectivement arrivé.
Peut-être peut-on modérer un peu cela en disant : Dans
cette vidéo de You Tube, quelqu’un présente un point de
vue intéressant, nouveau pour moi. Qu’en
pensez-vous ? Son argument est-il valable ou non ?
Voyons voir.
Et cela concerne donc un peu plus de mesure et un peu
moins d’hystérie.
Je n’essaie absolument pas de rabaisser qui que ce soit
ici parce que, dans tous mes exposés, je ne cesse de
répéter : Faites ce que vous pouvez, lancez un site,
commencez un blog, faites vos propres vidéos,
communiquez les informations, diffusez-les, faites ce
pour quoi vous pensez être ici.
Mais... Un de mes amis, Richard, a le site ‘FreedomCentral.Info’,
sa femme Mel et lui gèrent Freedom Central. Ce sont des
gens bien. Il a récemment écrit un excellent article, qui
traite, en gros, (Il rit.) de l’absurdité, si on
veut, de chacun dans la communauté alternative.
T :(Elle rit.)
Chacun semble copier sur tous les autres et l’ensemble
tourne en rond comme une grande roue pour hamster. Chacun
interviewe tous les autres. Et tout le monde reproduit ça.
Et ça ne sort pas de la comédie alternative. (Il
claque des doigts.) Comédie alternative. En voilà un
beau lapsus freudien !
T :(Elle rit.)
BR : Des médias alternatifs.
T :(Elle rit.) C’est parfait.
BR : Parfait, hein ? Dans les médias alternatifs,
comme dans le tourbillon d’une rivière, ça tourne en rond
et en rond, en absorbant beaucoup d’énergie et
d’attention, même si ça ne mène nulle part, et ils ne
rendent pas le monde meilleur comme ils aimeraient le
faire.
En fait ils communiquent avec leurs amis et l’ensemble
devient presque incestueux. C’est en plus grand l’histoire
des deux gars assis dans un café et qui disent : Voilà
ce que j’ai entendu. Qu’en penses-tu ? Et l’autre de
répondre : Oui, je suis d’accord. C’est ce que j’ai
entendu.
Et ils en parlent, mais dehors rien ne change, rien ne se
passe, et personne n’écoute. Ils se complaisent à donner
leurs impressions, et à en parler, ils développent des
liens sociaux, mais cela ne fait aucune différence
tangible dans le monde extérieur.
Bon, il y a des gens qui agissent. Des gens qui saisissent
les occasions de changer des choses dans le monde réel. Et
d’autres qui font de même, mais qui agissent dans ce qu’on
appelle le monde des esprits.
Il y a beaucoup de gens là-haut, vraiment des tas. Par de
nombreux moyens ils contribuent à préparer le chemin que
nous suivons tous, au sens... (Soupir) au sens
éthérique. Ils nous permettent de nous diriger vers une
ligne temporelle optimiste, plutôt que vers une ligne
pessimiste.
A mes yeux il est clair que les choses ont changé ces deux
dernières années. A l’époque où j’étais profondément
impliqué dans Project Camelot, mi-2008, Kerry Cassidy et
moi avons assemblé toute une série de données. Réparties
en 14 ou 15 points principaux, ces données montraient vraiment
qu’il allait se passer quelque chose de très grave vers la
fin 2008, éventuellement lié aux élections américaines, ou
peu après.
Bill Deagle, un homme très intelligent, très sensible,
très passionné, nous a appelés, au bord des larmes, alors
que nous étions en Australie. C’était autour du 4 ou 5
octobre 2008...
T : Mm-hm.
BR : Il avait passé toute sa nuit à vivre ce qu’il
ne pouvait décrire que comme la vision d’une attaque
atomique sur une métropole américaine.
Qu’il soit remercié d’avoir eu le courage de sortir de
l’ombre et de le raconter. C’est quelqu’un de très
intelligent, mais après ça, on l’a plus ou moins mis dans
le même sac que Blossom Goodchild et considéré comme une
sorte de fantaisiste narcissique constamment hors de la
réalité, et qui diffusait tout un tas de trucs totalement
irréalistes et que nous n’aurions de toute façon pas dû
écouter.
Mais je ne le vois pas comme ça. Je pense sincèrement que
les gens qui ont des visions... je sais très bien que ça
n’a aucun rapport avec la question que vous m’avez posée,
mais c’est un sujet important, qu’il faut aborder, et
relié à ce dont nous avons parlé tout à l’heure.
T : Mm-hm.
BR : Et c’est un peu en rapport avec les
informations canalisées, les gens qui font des
rêves et ceux qui ont des visions.
Ils voient quelque chose, ils vivent quelque chose, puis
ils se réveillent le matin ou juste après ce qu’ils ont
vu, et ils pensent : Mon Dieu, c’était quoi, ça ? Si
c’est vrai, alors nous avons de sacrés problèmes. Il
faut que j’en parle. Et alors ils le font. Mais
l’ennui ici, c’est que ce que ces gens ont vu peut ne pas
être ce qui va se produire.
Ce n’est pas aussi linéaire, ni aussi simple qu’une vidéo
sur un ordinateur, où il suffit de l’avancer d’une heure
pour en connaître la fin, et c’est bien là que vous mène
l’histoire parce que tout existe déjà sous forme digitale,
et il suffit d’aller en avant pour voir ce qui va arriver.
La réalité, c’est autre chose. Je ne pense pas qu’elle
soit comme ça. Elle n’a pas de logiciel déjà encodé.
C’est nous en fait qui écrivons le logiciel au fur et à
mesure, et je suis convaincu que nous créons notre propre
réalité, de même que je suis convaincu de l’existence de
champs morphiques créés par nos pensées. Je crois que nous
pouvons faire se manifester certaines choses positivement
ou négativement, suivant notre degré de conviction, ou de
peur, ou l’attention que nous leur portons, le degré de
pouvoir que nous leur accordons, dans les deux sens,
positivement et négativement.
Et je suis persuadé que la réalité à laquelle nous
appartenons tous, nous la co-créons et, de temps à autre,
quelqu’un arrive avec une vision très alarmante. Mais
cette personne ne fait que voir quelque chose qui pourrait
éventuellement se produire. Je répondrai à propos de
l’opinion des gens sur la vision de Bill Deagle, qu’il a
raison, je pense, mais que c’est arrivé sur une autre
ligne temporelle. Il ne s’agit pas de baratin. Je le pense
réellement. Je pense que c’est réellement arrivé, mais pas
à nous.
Cela peut paraître à moitié dingue, mais il y a quelques
années, le Dr. Chet Snow – vérifiez – a écrit un livre
intitulé Mass Dreams of the Future (Rêves de
masses sur l’avenir). C’était en gros une expérience de ce
qu’on appelle progression hypnotique.
Bon, je vais simplifier, parce que je ne peux pas rendre
justice à ce livre. La progression hypnotique est
fondée sur le même principe que la régression
hypnotique, à la différence qu’au lieu de demander
au sujet de remonter le temps et de dire ce qui est arrivé
il y a 10 ans, le progressioniste le fait aller en avant
et dire ce qui se passera dans 10 ou 20 ans, ou 100 ans,
ou 1000 ans.
T : Mm-hm.
BR : Très intéressant. Il a collecté tout un tas de
rapports intensément vécus, d’où le titre de Mass
Dreams of the Future donné à son livre. Il a
rassemblé, je ne sais plus combien de personnes, mais la
première fois, je me le rappelle, c’était environ 2500. Il
y en avait beaucoup. Mais elles n’étaient pas toutes
d’accord. Il a découvert qu’il pouvait, grossièrement, les
diviser en 4 catégories.
Tout se passait presque comme si les gens qui ont
constitué la base de données de son projet de recherche
regardaient 4 lignes temporelles différentes. Certains
regardaient dans une direction. D’autres personnes dans
une autre, légèrement différente, d’autres dans une autre
encore, de nouveau légèrement différente. A une extrémité
se trouvaient ceux qui voyaient pour la race humaine, en
détail, un avenir brillant et optimiste, où nous avions
résolu tous nos problèmes et vivions ensuite un Âge d’Or,
juste après peut-être une période quelque peu chaotique.
Un autre groupe de ces sujets voyaient se produire le pire
scénario imaginable : guerre atomique, le grand jeu, tout
ce que vous pouvez imaginer. Et, très intéressant, un
certain nombre de gens ayant vécu des contacts ET, ont
également été alertés par des intelligences non-humaines -
si on prend ces expériences argent comptant - de
l’éventualité de telles lignes temporelles pour l’avenir.
Pour en revenir à Bill Deagle, c’est là où j’attire
l’attention sur son usage du mot prophète, quand il se
décrit comme tel. Beaucoup de gens sont perturbés par ça,
parce qu’ils pensent qu’il roule les mécaniques, qu’il dit
connaître l’avenir ou qu’il est une sorte de personnage
biblique ou autre, mais ce n’est pas ce qu’il veut dire.
T : Mm-hm.
BR : Il utilise le mot prophète dans son
sens traditionnel, celui de l’homme qui dit : Ecoutez
les gars, il vaudrait mieux qu’on se secoue, parce que
voilà où on va. Et si on ne rectifie pas le tir, on va
finir là, et l’endroit n’est pas terrible. Et pour vous
le prouver, je vais vous le décrire en détail, et je
vous promets que vous n’aurez pas envie d’y être.
T : Mm-hm.
BR : ...donc, il vaut mieux rectifier le tir
tout de suite. C’est le rôle d’un prophète. C’est en
gros ce qu’ont fait les prophètes de la Bible. Ils
donnaient des avertissements. Ce n’est pas pareil qu’être
voyant, comme Nostradamus, qui consultait la flamme de sa
bougie et disait : Voilà ce que je vois, et on ne peut
rien y changer. Et (peu compréhensible), ce
n’est pas lui rendre justice.
T : Mm-hm.
BR : Je pense donc que le “prophète” a un
rôle à jouer, que ces gens ont pour rôle de dire : Ecoutez,
il nous faut rectifier le tir et nous assagir, sinon
nous allons atterrir dans cet endroit pas terrible.
Mais je ne crois pas que l’avenir soit prédéterminé.
Franchement, je ne le crois pas. On m’a adressé un
courriel pour... - en fait, c’était je pense l’émission de
Jeff Rense avec Lindsey Williams, je n’arrive pas à me
rappeler – c’était quelque chose de si profond que je m’en
suis presque arrêté - j’écoutais en conduisant. J’ai
failli le noter par écrit.
Et cette personne disait (je paraphrase) : Les
Pouvoir-en-Place savent que la race humaine,
collectivement, est le moteur qui engendre l’avenir.
Nous participons tous à sa création, c’est nous qui le
faisons, constamment, de manière totalement
inconsciente. Nous donnons constamment notre
consentement à ce qui va arriver demain. A ce que nous
allons voir aux infos demain. Nous votons pour celui des
4 avenirs alternatifs de base, dont parle Snow Chet, que
nous allons vivre.
Puis elle a ajouté, de façon très perspicace : Voici
pourquoi ils tentent de contrôler constamment nos
croyances et notre subconscient. C’est parce que nous
sommes ceux qui créons l’avenir à leur place.
T : Hmm. Exactement.
BR : Je me suis dit : Quelle pensée puissante !
J’ignore si c’est vrai ou non, mais pour moi le concept
fonctionne indubitablement, parce qu’il se vérifie dans le
cadre du développement personnel : nous obtenons ce que
nous attendons, et pour savoir ce qu’on attendait, il faut
regarder ce qu’on a. Cela pourrait fonctionner aussi avec
une base collective inconsciente, et avec tout ce que nous
vivons dans le monde. Voilà ce que je veux dire par la
responsabilité de co-créer consciemment, tous ensemble,
notre avenir.
Nous ne pouvons le faire qu’à partir d’informations
valables. Ce pourrait bien une des raisons pour lesquelles
on nous ment tout le temps, et pas juste pour qu’on ne
marche pas sur Washington en exigeant que le millier de
milliards de dollars retiré au programme spatial secret
soit réinvesti dans la protection de l’environnement, dans
l’éducation, ou autre. Il ne s’agit pas de ça.
Ils pourraient nous mentir pour que ce que nous co-créons
tous avec l’énorme pouvoir de notre inconscient, soit ce
qu’ils veulent nous voir créer. Et ici, sans m’excuser, je
vais faire une fois de plus référence à ce que feu
l’amiral George Hoover, qui appartenait au Bureau du
Renseignement de la Marine, et alors très âgé, a dit à
Bill Birnes, l’éditeur de UFO Magazine.
George Hoover a déclaré que le plus important secret était
celui de nos capacités considérables. Que nous disposions
de pouvoirs pour manipuler la réalité dont nous ignorions
tout. Et que les ET maîtrisaient ce pouvoir. Que notre
destin était d’avoir la capacité d’utiliser ces pouvoirs,
de les maîtriser, de les utiliser et de les développer, et
que si nous le faisions, les Pouvoirs-en-Place ne
disposeraient plus de leur puissance actuelle.
Voilà pourquoi on veut constamment nous prouver à quel
point nous sommes impuissants, petits, mortels, qu’il nous
faut avoir peur, que nous ne sommes tous que des morceaux
de bidoche animés, et qu’il n’y a aucun espoir. En nous
affaiblissant collectivement, on nous empêche de nous
rendre compte combien nous sommes magnifiques, parce que
sinon...
T : Hmm.
BR : ...tout serait terminé. Nous serions dès
demain dans cet avenir doré.
T : Mm-hm. Absolument. Une des plus importantes
leçons de cette catastrophe pétrolière, je pense, c’est
qu’il nous faut, individuellement, nous montrer
responsables envers nos informations, même si nos
dirigeants et nos médias ne le sont pas.
BR : C’est un très bon résumé, concis. Il nous faut
nous montrer aussi raisonnables, intelligents et précis
que possible. Et pas juste être une alternative à Fox
News et au National Enquirer. Nous ne
pouvons pas nous permettre le luxe de nous tromper en
cette période critique. Le paradoxe, bien sûr, c’est que
ceci n’est pas contrôlé et ne doit pas l’être non plus.
Nous avons vraiment besoin d’avoir la liberté de parole,
la liberté d’expression.
Il nous faut vraiment avoir des blogs et des forums, où
tout le monde peut s’exprimer librement, mais aussi où une
sorte d’arbitre encourage les gens à être exacts,
rigoureux, prudents, à vérifier les faits présentés, à
citer leurs sources, à bien distinguer faits et opinion
personnelle, et à se former mutuellement à ce processus.
Afin que toute information transmise à quelqu’un d’autre
soit présentée comme un cadeau...
T : Mmh.
BR : ...de façon à le prendre et à en faire quelque
chose d’encore mieux, plutôt que de dire : Oh, je ne
sais pas d’où ça vient, mais ça n’avait pas l’air bien,
et je crois que je vais... (Il rit.)
T : Le communiquer à tout le monde. (Elle rit.)
BR : Bon, oui, soit le dire à tout le monde, soit
m’asseoir dans un coin, démoralisé.
T : Mm-hm.
BR : C’est ce que cause l’impuissance, l’impression
d’impuissance. Quand nous sommes en présence d’une
importante information qui nous effraie, les extravertis
la communiquent à un maximum de gens (Il rit.), et
les introvertis restent seuls, à déprimer.
T :(Elle rit.) Mm-hm.
BR : Aucune des deux attitudes n’est la bonne ici.
Nous devons faire de notre mieux pour soutenir et
encourager tous les gens avec lesquels nous communiquons.
Du style : C’est ce que j’ai de mieux, améliorez-le
encore avant de le faire passer.
T : Mm-hm.
BR : Si je n’ai pas pu trouver la référence, alors
trouvez-la et puis faites passer. Travaillons ici
ensemble, afin [d’améliorer] la base de données
alternative d’informations que nous essayons de
constituer, et de contrer l’absence d’une base de données
fiables fournie par les autorités...
T : Mm-hm.
BR : Il faut qu’il s’agisse d’informations fiables,
sinon nous ne pouvons rien en tirer, à part patauger,
s’angoisser ou juste partir dans la mauvaise direction et
perdre notre temps.
T : Absolument.
BR : Ça vous a coupé le sifflet, pas vrai ? (Il
rit.)
T :(Elle rit.) J’allais vous demander
comment vous savez qu’une source est fiable. Mais je ne
voulais pas vous mettre en difficulté.
BR : Oh, mais c’est une excellente question ! Kerry
et moi avions à Project Camelot une réponse toute prête
pour ça, qui nous convenait tout à fait, et nous l’avons
indiquée il y a 2 ou 3 ans, sur notre site et à des tas
d’autres gens.
T : Arrêtez !!
BR : C’était que nous utilisions notre intuition.
T : Stop ! Arrêtez ! Le train arrive. Mes excuses !
BR: Le train ??
T : Oui. Attendez !
BR : Waouh ! (Il rit.) Vous habitez près
d’une voie ferrée ?
T : Oui. Nous avons un train 3 ou 4 fois par jour.
Je me demandais quand il allait arriver. Je suis contente
qu’il arrive maintenant et pas plus tôt.
BR : C’est ici qu’on fait des plaisanteries sur la
lumière au bout du tunnel et sur le train qui arrive ?
T :(Elle rit.) (...)
BR : Je n’avais aucune idée de l’endroit où
j’étais.
T :(Elle rit.) Bon, je vous ai demandé...
BR : Nous parlions de... Je sais de quoi nous
parlions.
T : OK.
BR : Nous parlions des sources.
T : Vous parliez de Kerry et de vous.
BR : Je disais qu’il y a 2 ou 3 ans, Kerry et moi
avions décidé de suivre notre intuition. Et nous l’avons
fait. Mais maintenant, je commence à penser qu’il faut
aussi autre chose. La réponse est bonne, mais pas
suffisamment. Nous nous sommes trompés 2 ou 3 fois. Au
même moment je regardais autour de moi et je voyais des
gens travailler vraiment dur dans l’arène du milieu
alternatif.
Eux aussi utilisent leur intuition et devinez quoi ? (Il
rit.) Eh bien, ils trouvent tous quelque chose de
différent. Et ça vous concerne, et il y a eu des moments
où c’était moi ou nous qui étions concernés. Quelqu’un
d’autre utilisait son intuition, et elle lui disait que
j’étais payé par la CIA, etc.
Ou bien ils avaient l’intuition d’avoir raison. Bon, ici
je suis en pleine digression. Mais ce qui m’a vraiment
guéri, c’est quand j’ai vu des gens se focaliser sur notre
poignée de mains, à moi et à David Icke, qui a de
l’arthrite...
T :(Elle rit.)
BR : ...et dont la main ressemble à une serre
tordue qu’il peut à peine bouger, et ces gens-là pensent :
Ah, ce sont des francs-maçons.
Si vous leur posez la question, à ces gens sincères et
très motivés, ils vous répondront qu’ils ne sont payés par
personne, ils disent juste : Par intuition, je n’ai
pas trop confiance dans ces gars-là, et en voilà la
preuve ! Et ils se trompent ! L’intuition n’est donc
pas ce qui établit la vérité. Elle ne fait que nous donner
une direction.
Je crois qu’il faut l’utiliser comme on utilise les
données de l’observation extrasensorielle. C’est ce que
faisaient les militaires et je suis sûr qu’ils le font
toujours. Leur programme d’observation extrasensorielle (remote
viewing) est devenu souterrain, au sens propre. Ils
le poursuivent. Ils utilisent des médiums pour les
renseigner sur ce qui se passe, où et quand, mais ce n’est
là qu’une partie de la matrice de données en leur
possession.
Ils mettent leurs meilleurs gars sur quelque chose. Disons
– pour utiliser un exemple tiré de la Guerre Froide – que
les Russes construisent un sous-marin géant dans un hangar
en acier à Vladivostok. On ne voit pas à l’intérieur
avec nos satellites, mais les médiums racontent qu’il se
passe là-bas quelque chose de très important.
Ils savent donc où déployer leurs agents sur le terrain,
afin de vraiment récupérer plus d’informations, et de
tenter d’avoir des détails, notamment par certains de ceux
qui y travaillent, etc., et cela ne fait que les aider à
cibler davantage les renseignements à rassembler.
Je suppose que je fais une montagne d’une souris. Je veux
juste dire qu’une fois que vous avez l’intuition que
quelque chose est correct, ne vous arrêtez pas là.
Rassemblez des faits, des données, recherchez l’opinion
des gens, laissez votre ego de côté, ne commencez pas à
vous dire : Je suis le meilleur, donc je dois avoir
raison, et tous les autres ont tort, mais ce n’est pas
grave, je suis le messie.
Cela ne marche pas non plus. Nous devons travailler
ensemble là-dessus et accepter d’avoir tort. Et ça nous
renvoie à ce que disais de la réaction des médias
alternatifs concernant la marée noire. On a l’occasion –
et je suis ça avec beaucoup d’intérêt - l’occasion
de voir certains commentateurs des médias dire : Je me
suis trompé là-dessus, savez-vous ?
T : Mmh.
BR : Ou bien : Le type qui m’a donné ce tuyau
confidentiel : eh bien, ce qu’il a raconté était faux.
J’ignore s’il a menti ou s’il était mal informé, mais
c’était complètement faux et j’ai marché. Il y a
donc ici une belle occasion pour la communauté des médias
alternatifs d’en tirer des leçons.
Tout ça fait partie de ce qu’apporte la vie, de ce qui
permet d’apprendre et de mûrir. Et ce qui personnellement
m’intéresse vraiment, et je suppose qu’il s’agit ici
jusqu’à un certain point d’une interview personnelle...
Nous avons rendu visite il y a quelques années à Richard
Hoagland. J’éprouve beaucoup de respect pour Richard
Hoagland, je l’aime beaucoup, c’est un gars bien. Et ça
fait presque 20 ans qu’il est dans le métier, toujours là,
rebelle, à défendre ses vues, toujours aussi clair.
Il fait du bon travail pour nous tous. Il nous a dit : Je
n’écoute pas les sources. Et c’est là qu’il nous a
raconté que c’était parce que le mensonge était différent
à chaque niveau. Il a ajouté : Même si vous parlez
avec quelqu’un de sincère, qui vous parle ouvertement,
les larmes aux yeux, qui vous implore de le croire et
absolument... Non, nous ne savons pas d’où il tire ses
informations et cela ne signifie donc pas que ce soit
vrai.
Voilà pourquoi les protocoles d’Hoagland sur le traitement
de l’information sont très logiques et grandement fondés
sur les données. Il se permet de penser hors des sentiers
battus, mais vérifie bien les faits. Je l’admire et le
respecte beaucoup pour ça. Si quelqu’un vient lui raconter
une histoire extraordinaire, il ne l’acceptera pas en tant
que données, mais la placera en contexte, comme moyen de
peut-être savoir où chercher les données. Puis il ira de
toute façon à leur recherche.
Je ne veux pas dire que nous devons tous être des clones
de Richard Hoagland. Il ne faut jamais être le clone de
quelqu’un. Je montre juste là combien il est dangereux de
seulement prêter attention à des sources non vérifiées.
Pour revenir à Project Camelot, nous tâchions toujours de
présenter les témoignages personnels dans le contexte
d’une histoire humaine fascinante.
Par exemple, quand nous avons interviewé Bob Dean, que
nous aimons vraiment beaucoup, et je suis fier de le
compter parmi mes amis proches, c’est un homme
extraordinaire, intègre, qui est formidable à écouter.
T :(Elle rit.)
BR : C’est un personnage. Mais je le crois
totalement quand il raconte comment on lui a donné ce
document à lire en 1964, lorsqu’il était au QG du SHAPE en
Europe. Il passait ses soirées à travailler, jusque très
tard dans la nuit, et chaque fois qu’il le pouvait, il
lisait ces documents sortis du coffre-fort, avec
l’autorisation de ses supérieurs, pour lesquels il
travaillait, et que ces informations inquiétaient fort.
Cela me paraît si authentique que je crois vraiment son
récit. Mais avant tout, nous présentons Bob Dean en
disant : Ecoutez Bob, écoutez son témoignage.
Il ne s’agit pas juste d’un divertissement, mais – comme
nous le disions plus tôt au sujet de l’intuition - ça nous
indique une direction à suivre, pour le confronter à tout
le reste. Nous ne cherchons pas à enfoncer dans le crâne
des gens : Ceci doit être vrai, parce que nous
présentons l’information. Beaucoup de gens nous ont
écrit : Eh, il n’est pas possible que ce soit vrai,
parce que vos témoins se contredisent. Et nous de
dire : Ouais, on le sait ! (Il rit.)
T :(Elle rit.)
BR : Croyez-vous vraiment que nous ne le savons pas
? Bien sûr que si ! Mais nous présentons l’information,
non pas pour perturber volontairement les gens, mais en
quelque sorte pour leur apporter cette importante
dimension humaine.
Comme nous l’avons dit au début, c’est arrivé parce que
nous nous sommes trouvés dans la situation privilégiée
d’écouter quelqu’un, dans la même pièce, raconter un
témoignage personnel extraordinaire, en le regardant dans
les yeux, et lui décrivait ce qu’il lui était arrivé et
comment il le ressentait, et ceux à qui ils en avaient
parlé... Et les témoignages étaient parfois vraiment
extraordinaires.
La raison de la présence de la caméra, c’était : D’accord,
vous ne pouvez être présents ici physiquement, mais
voici le meilleur substitut. L’être virtuellement. Voici
notre expérience. Cette vidéo n’est que très légèrement
éditée, et ce que vous voyez sur votre écran
d’ordinateur est très proche de ce que nous avons vécu
lorsque nous avons parlé au gars, vous pouvez donc
partager avec nous ce voyage.
Cela a toujours été notre approche. Que nous allions
voyager et que nous invitions les gens à le faire avec
nous. Nous voulions aussi que d’autres apprennent en même
temps que nous.
Nous n’avons tenté de mal renseigner quiconque. Jamais.
Nous étions conscients que certains de nos témoins ne
pouvaient pas logiquement avoir tout correct, parce qu’ils
se contredisaient mutuellement. En acquérant de la
maturité dans notre parcours, nous nous sommes rendu
compte que certains d’entre eux n’étaient pas tout à fait
aussi fiables que nous le pensions au départ.
Mais nous faisions de notre mieux, sans chichi. Une de nos
raisons de séparer les sujets de nos travaux a été de nous
permettre de travailler à notre propre façon, plus
confortablement. J’essaie donc de mettre en pratique les
principes que j’ai décris dans cette interview et Kerry ne
voit pas les choses exactement de la même manière. Et
c’est son droit de ne pas partager la même façon de voir.
Ce que nous avons maintenant, et beaucoup l’apprécient
vraiment, c’est deux grandes bases d’informations, qu’ils
peuvent consulter en fonction de leurs goûts et de leur
style. C’est très bien comme ça. Et entre-temps Kerry et
moi continuons à avoir des projets communs, ensemble. Nous
n’allons pas continuer à travailler ensemble comme
auparavant. C’est là quelque chose de tout à fait normal.
Il n’y a absolument aucun mal à ça.
Comme toujours, le défi c’est que le tout se révèle
supérieur à la somme des parties. Comment, en tant que
microcosme de la communauté alternative, Kerry et moi
pouvons-nous travailler ensemble pour apporter un plus à
ce que chacun de nous fait, à nos différentes sources, à
notre façon différente de présenter l’information et de
l’évaluer, aux questions différentes que nous posons, à
notre manière différente de relier les pointillés ?
Si ce que nous faisons tous les deux peut être vu comme un
service rendu à ceux qui ne tiennent pas leurs
informations des grands médias, ni de rien d’autre. Si ces
gens le considèrent comme un service et non comme un
facteur de perturbation, alors, à nous deux, nous faisons
là notre travail.
Comme je l’ai déjà dit dans cette interview, et ailleurs
également, j’encourage les gens à sortir de chez eux, avec
leur caméscope, leur dictaphone, et leur appareil-photo
numérique, à faire des recherches sur le terrain, à
vérifier les informations, à parler aux gens, à découvrir
ce qu’il se passe.
Montrez-vous intelligents, prudents, gardez votre boîte
à possibles ouverte, déverrouillée, en réservant
beaucoup de place pour la remplir. Préparez-vous à vous
tromper, à faire machine arrière. Soyez le plus honnête
possible, Préparez-vous à dire aux gens : Je ne suis
plus aussi sûr(e) de ce que j’ai dit le mois dernier,
savez-vous ? Je me suis peut-être trompé(e).
La photo que j’ai prise ne montrait peut-être pas ce
que je croyais. C’était peut-être quelque chose d’autre,
etc., etc. Et cela rejoint la question que vous m’avez
posée tout à l’heure, sur la nature de la responsabilité
et d’un journalisme responsable. Si nous pouvons
constamment être aussi malins et honnêtes que possible,
alors les pronostics sont bons.
T : Je suis d’accord. Merci infiniment.
BR : Très bien !
T :(Elle rit.) Eh bien Bill, merci
infiniment de nous avoir consacré votre temps, votre
attention et votre engagement. Merci au nom de tous les
membres du Forum, et merci infiniment d’occasionner
vous–même le changement que vous voulez voir dans ce
monde.
BR : Eh bien, merci Tania. Vous avez fait du bon
travail avec cette interview. Bien. (Il rit.)
T :(Elle rit.)
BR : Maintenant je comprends ce que Marcel Messing
a dû ressentir quand je lui ai posé deux questions, je
crois, et qu’il a parlé pendant une heure.
T :(Elle rit.)
BR : Le travail de l’intervieweur, à mon avis, est
de s’effacer et d’apporter l’énergie, et de permettre à la
personne qui est sur scène de danser. Et donc, merci à
vous de m’avoir encouragé à le faire et nous avançons
ainsi ensemble.
Nous sommes ensemble dans le bain. Il n’existe pas
d’échappatoire facile. Nous sommes tous sur la Terre. Nous
sommes tous sur ce petit vaisseau spatial. On ne va pas
nous en retirer par téléportation. Il nous faut donc
prendre soin de cet endroit. Nous avons devant nous tout
un avenir inconnu, avec tout ce qu’il a à nous offrir en
drames, en joies, en amusement, en problèmes et en défis,
et en délices potentiels. C’est un sacré parcours, mais je
pense que ça vaut la peine.
T : Absolument. Amusez-vous bien !
BR :(Il rit.) Vous avez raison. OK, Tania,
merci. C’est vraiment très aimable à vous. Ici Bill Ryan,
voici Tania, et nous sommes dimanche 18 juillet 2010. Il
faudra qu’on recommence, savez-vous ?