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   Bill Ryan interviewé par Tania

du Forum de Project Avalon



18 juillet 2010


Tania (T) : Bonjour. (Elle rit.)

Bill Ryan (BR) : (Il rit.)

T : Yo yo yo. Ici Tania, de Brooklyn. Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il donc ? C’est ce que je suis en train de crier à Bill Ryan. (Elle rit.)

BR : Bon. OK.

T : Oui. J’habitais Brooklyn. Que puis-je dire ? Prise Trois.

BR : Bon, on garde la Deux pour ça, hein ?

T : Oui. OK.


(NdT – Début de l’interview)


T : Bonjour, je m’appelle Tania. Je suis membre du Forum de Project Avalon. Nous sommes le 18 juillet 2010, et j’ai le plaisir d’être ici avec Bill Ryan, le fondateur de Project Avalon, et de lui poser quelques questions sur la catastrophe pétrolière actuelle dans le Golfe du Mexique. Bonjour Bill. Comment allez-vous ?

BR : Bonjour Tania. Je suis très heureux de vous parler, et de parler à tous ceux qui nous écoutent peut-être. Il serait temps que je publie un entretien, sous une forme ou sous une autre, et je vous remercie de m’aider à le faire aujourd’hui.

T : Comme beaucoup d’entre nous le savent, vous avez gardé un œil attentif sur la situation depuis le début, depuis le 20 avril. Vous nous avez tenus au courant sur votre blog, et vous nous avez aussi fourni des informations sur le Forum de Project Avalon. Bon, tout d’abord, j’aimerais dire qu’actuellement, après presque trois mois, on a endigué la fuite de pétrole. Je sais que BP est en train de tester le couvercle avant de le mettre en place et de dire que c’est un succès, ce qui, bien évidemment, est une très bonne nouvelle.

Mais j’aimerais beaucoup que nous parlions de BP et du gouvernement américain qui continuent à nous fournir le minimum d’informations, puisque nous savons tous que le black-out des médias était intentionnel. Et les médias alternatifs semblent bien nous donner tout un tas d’informations contradictoires. C’est là que j’aimerais connaître votre opinion sur la cause de cet événement, et si les médias alternatifs l’ont couvert de manière responsable.

BR : Waouh ! OK. (Il rit.) Cela fait combien de questions en tout ?

T : (Elle rit.)

BR : Je pense que je devrais commencer par résumer là ma propre trajectoire personnelle. Non pas qu’elle ait quoi que ce soit de spécial, mais parce qu’elle nous fournit quelques points de repère plutôt intéressants dans le déroulement des choses. Et, pour être tout à fait honnête, je n’ai pas tout d’abord prêté grande attention aux événements du 20 avril.

Dans une de ses premières interviews de Lindsey Williams, Alex Jones a très sincèrement dit à la radio : Je suis un peu en retard sur ce coup-ci, savez-vous ? Et je l’ai ressenti aussi. Ce qui m’a réveillé, c’est un entretien radiodiffusé de James Fox, lui-même cinéaste, mené par Mel Fabregas, du Veritas Radio Show, le 2 ou 3 juin, je crois, il y a maintenant environ six semaines.

T : Mm-hm.

BR : J’ai soudain écouté ça et je me suis dit : Boudi, là nous avons un problème ! Je ne m’en suis pas vraiment rendu compte. Je savais bien qu’il y avait ce qu’on appelle gentiment un déversement d’hydrocarbures, mais là, c’est quand j’ai commencé à me rendre compte qu’il y avait de graves problèmes sur le terrain. De graves problèmes et une suppression des informations. Il semblait y avoir de l’activité militaire et beaucoup de choses en cours, mais on ne racontait rien aux gens de ce qui se passait.

Et c’est alors qu’a commencé à se répandre le bruit d’un black-out des médias lié à certaines circonstances, et je me suis vraiment mis à suivre les choses de près, car soudain mes antennes commençaient à se dresser et je me suis dit : OK. Qu’y a-t-il ici ? Il se passe quelque chose d’anormal.

Puis – excusez le jeu de mots – j’ai pas mal creusé la question, et consacré beaucoup de temps à essayer de comprendre ce qui se produisait. Et au fur et à mesure que je me documentais, en lisant, en écoutant les interviews, en ratissant les reportages des médias alternatifs et ceux des grands médias, j’ai commencé à me sentir extrêmement inquiet, ce qui n’est pas mon genre, parce qu’habituellement, je me dis : Oh OK, bon, ici il se passe des choses, mais ça va bien se terminer. Et là aussi, mais ça ira. Mais il se produit cet événement et il nous faut y prêter attention.

Nous avons toute une série de sujets, que je surveille constamment du coin de l’œil. Cette fois-ci, j’ai pensé : Mon Dieu, là, nous avons des problèmes ! De très graves problèmes ! Je l’ai ressenti profondément, de même que beaucoup d’autres gens. En fait, ça m’a réellement bouleversé, ce qui, une fois de plus, n’est pas mon genre.

T : Mm-hm.

BR : Et j’ai commencé à me dire, à me sentir... Laissez-moi vous décrire comment c’était. J’ai commencé à sentir que nous avions peut-être basculé – tous, collectivement - dans une situation d’une horreur inimaginable, qui allait réellement se terminer pour nous par une glissade dans un endroit de la Terre où nous n’avions aucune envie d’aller. Je ne l’avais pas vu venir. Et beaucoup de gens non plus.

J’ai vraiment commencé à m’inquiéter. J’ai suivi les choses de très près pendant environ deux semaines. De fait, j’ai dit sur le blog de Project Avalon que c’était à mon avis la situation la plus grave à laquelle nous ayons à faire face, à part une guerre atomique. Et j’étais sincère.

T : Mm-hm.

BR : Puis quelque chose a changé. J’en suis absolument certain. Autour du 17 ou 18 juin, beaucoup d’autres gens ont ressenti la même chose. Ils ont, d’une certaine façon, eu l’impression que quelque chose avait basculé quelque part...

T : Hmm.

BR : ... et je me suis réveillé le lendemain matin. J’ai regardé les actualités – je suivais les nouvelles tous les matins – mais pour la première fois, j’ai pensé : OK. Les choses vont maintenant s’arranger. Ça va aller. Je l’ai même dit publiquement : Les choses vont s’arranger. On va permettre aux ingénieurs de faire leur travail. Des tas de braves gens essaient de faire ce qu’il faut. Les puits de décharge fonctionnent. Je comprends comment fonctionne cette technique. Ils vont le faire. Le responsable de l’opération est un brave homme. Ça va marcher.

Mais pour l’instant, les choses paraissent apocalyptiques pour toute une partie de la vie marine, et l’observer me bouleverse. Mais nous allons surmonter ça, et avec un peu de chance – et c’est là où j’ai commencé à changer mon point de vue sur toute cette affaire – j’ai pensé : OK. C’en est fini maintenant, ils n’ont pas tout remis en ordre, mais ils vont le faire.

Et le défi maintenant, c’est : Que pouvons-nous, tous ensemble, apprendre de ça ? C’est ce sur quoi je me suis concentré ces dernières semaines. Je suis enchanté que la fuite se soit apparemment arrêtée. Toute l’histoire semble avoir pris un tour plus conforme à nos connaissances. Nous pensions savoir que la pression était extrêmement forte dans le puits. Lindsey Williams disait entre 20 000 et 70 000 psi (entre 1 400 et 4 800 bar). Puis une autre source lui avait dit 40 000 psi (2 800 bar).

T : Mm-hm.

BR : Entre-temps j’ai été contacté par un mathématicien très savant, en relation avec des gens impliqués dans l’industrie pétrolière. Quelqu’un de bien, aux intentions pures, qui avait accès à de bons renseignements. Il ne m’a pas donné de chiffres, mais il m’a confirmé que les pressions étaient extraordinairement élevées. Et le bouche à oreille racontait la même chose.

L’effet produit, c’était : Oh, mon Dieu, nous avons ici réveillé un monstre et on ne va pas pouvoir le faire se rendormir, parce qu’on n’a pas la technologie adéquate, et toutes les informations semblaient le corroborer, mais ce n’est pas vrai. C’est tout simplement faux.

Si on revient sur les événements, si on approfondit et qu’on regarde les données qui existent dans le domaine public, - et nous savons maintenant où les trouver, nous constatons que les pressions sont élevées, mais pas tant que ça. Elles sont relativement moyennes pour un puits de pétrole. A 11 900 psi (env. 820 bar). Rien d’anormal. C’est dans la fourchette de ce qui peut être réalisé avec des moyens normaux.

Depuis, j’ai parlé avec un certain nombre de gens qui affirment : Ecoutez, il n’y a rien d’extraordinaire à cette situation, sinon qu’ils ont complètement foiré dans leur application des procédures habituelles, et que tout se passe un kilomètre et demi sous la surface de l’eau, ce qui rend les choses un peu plus difficiles, parce qu’il faut tout faire à distance. Le problème potentiel n’est pas si grave, mais les médias alternatifs font de tout ça leurs choux gras...

T : Mm-hm

BR : ...et les histoires ont pris de l’ampleur. Et le processus, à lui tout seul...  Je regardais les choses, en écoutant ce que disaient les gens bien, ce qu’ils croyaient. Ce sont des gens qui s’inquiètent pour la planète. Ils font ce que nous, vous et moi et beaucoup d’autres gens, faisons. Ils essaient de faire sortir la vérité, parce que nous n’accordons pas notre confiance aux grands médias.

Et je me suis surpris à penser : Ils ont tout faux. Vraiment. Et j’étais content que ce soit le cas, parce que je ne tiens pas à voir là-bas un volcan cracher de l’asphalte, ni des tsunamis de 800 km/h balayer la Floride, en ne laissant... (Il rit.)

T : Mm-hm.

BR : ... qu’un long banc de sable et plus rien d’autre. Ou bien des coulées de feu qui rejoindraient la caldeira de Yellowstone, et réveilleraient tous les volcans de la Côte Ouest jusqu’en Amérique du Sud. On a envie de dire : lâchez-moi les baskets ! À croire que des gens veulent que ces événements se produisent.

T : Mm-hm.

BR : Bon, je sais qu’il est très facile de se polariser là-dessus. Et de faire des remarques désinvoltes sur les prophètes de malheur, la névrose des médias alternatifs et des trucs de ce genre. J’ai réellement commencé à regarder ça de près, et ça s’est révélé une merveilleuse étude de cas, dans la mesure où j’ai eu l’impression de comprendre, mieux que jamais auparavant, qu’il existait dans les médias alternatifs un très grand nombre de gens désespérément et sincèrement inquiets du destin de la Terre.

Ils ne font pas confiance aux grands médias, à juste titre. Ni aux politiques, à juste titre. Ni à ce qu’on leur a enseigné à l’école, à juste titre. Et ils savent en leur for intérieur que quelque chose ne va pas, ne va pas du tout. Ils veulent tous améliorer les choses, mais ils n’ont pas les faits en main et ils ne savent pas ce qui cloche, parce que personne ne donne de conférence de presse sur ce qui se passe réellement.

T : Mm-hm.

BR : Donc, ces braves gens, pleins de bonnes intentions, partout dans les média alternatifs, sautent sur quelque chose et s’en emparent. Ils entendent un reportage et ne le comprennent pas entièrement. Et c’est normal, parce que dans ce cas précis, eux ne sont ni géologues en gisements pétrolifères, ni...

T : Mm-hm.

BR : ...ni ingénieurs expérimentés. Ils ne comprennent rien à l’hydrostatique des puits de pétrole. Ils ne savent pas comment ça fonctionne. Je ne le savais pas non plus. Eux non plus. Ils n’ont aucune raison de le savoir, parce qu’il faut une grande expertise pour aller au fond des choses. Ils savent que quelque chose cloche, ils s’emparent de la mauvaise balle et l’emmènent aussi vite qu’ils peuvent : ils posent la bonne question, mais finissent avec la mauvaise réponse. Et après ça, on a une nouvelle génération de youtubeurs, comme on les appelle maintenant.

T : Mm-hm.

BR : You Tube se développe à un rythme effréné. J’ai lu les statistiques et j’en ai un vague souvenir. Je ne sais plus. Le chiffre n’est pas correct, parce que je le reconstitue en ce moment même, mais c’est quelque chose comme 10 000 vidéos par jour, en gros. Une croissance effrénée.

T : Oui.

BR : Les gens recopient, pensant rendre au monde un service en diffusant les nouvelles, parce que ce sont de jeunes croisés qui croient brandir la bannière de la vérité et de la justice...

T : Mm-hm…

BR : ...et faire le travail qu’à leur idée les médias alternatifs ne font pas. Mais le problème, et on peut suivre le processus à la trace pour des tas de choses, la Planète X, 2012, ...

T : Mm-hm.

BR : ... à propos de tout ce que vous voulez, où les faits sont inconnus. Il y a vraiment de bonnes questions à poser, mais ce qu’on obtient, c’est une pagaille innommable.

T : Mmh.

BR : Et souvent, dans cette confusion, comme toujours quand de nombreuses personnes essaient de communiquer en même temps, ce sont ceux qui crient le plus fort qui emportent l’attention, ou ceux qui se situent au-dessus de la mêlée, grâce à leur autorité reconnue. Ne prenez pas en mal ce que je vais dire, mais c’est comme dans le cas où quelqu’un dit quelque chose [à la radio], sur Coast to Coast, ou chez Jeff Rense, et que tout le monde respire un grand coup  et dit : Waouh ! Ce doit être vrai ! Mais ce n’est pas nécessairement le cas.

Illustrons cela par un bon exemple, celui de Lindsey Williams qui, comme le sauront la plupart de ceux qui nous écoutent ici, est un homme merveilleux. Il doit être septuagénaire ou à peu près, et il était autrefois aumônier du chantier d’oléoducs de Prudoe Bay, en Alaska. Il est devenu l’ami de nombreux cadres supérieurs de là-bas, et il a, jusqu’à un certain point, entretenu ces relations.

Au point d’avoir une source bien informée, maintenant très âgée, qui lui a annoncé il y a deux ans que le prix du pétrole allait chuter de 147 dollars à 50 avant l’élection américaine de novembre 2008. C’est exactement ce qui est arrivé, même si personne n’a voulu le croire à l’époque. Et depuis, les gens disent : Waouh ! Lindsey Williams a une source qui sait vraiment ce qui se passe, et nous ferions mieux d’écouter ce qu’il raconte. Et moi aussi...

T : Oui.

BR : ...je l’ai pensé, et je le pense toujours dans une certaine mesure, parce que Linsey est vraiment quelqu’un d’extrêmement sympathique. Il est tout à fait sincère. J’adore l’écouter. Mais le 1er juillet, il a été interrogé dans l’émission de Jeff Rense et Lindsey avait une nouvelle source, à laquelle il n’avait pas directement parlé. Il ne s’agit pas du gars du départ qui l’avait renseigné sur le prix du pétrole. Cette nouvelle source, c’est, dit-il, un haut responsable de BP qui l’a contacté, lui, et qui lui a dit...  

T : Mmh.

BR : ...qu’il existait deux problèmes principaux, que le granit entourant le puits se craquelait, et qu’on savait que les pressions du réservoir étaient de 40 000 psi (2 800 bar). Et la vérité vraie à ce propos, c’est que c’est une information fausse. C’est tout simplement faux. Lindsey a cru ce qu’on lui a raconté. Il n’est pas géologue.

T : Mm-hm.

BR : Il n’y a pas de granit dans le Golfe du Mexique. Les réservoirs de pétrole ne sont pas enchâssés dans du granit. Il n’y a pas de granit du tout dans le secteur. C’est tout simplement faux. Il s’est peut-être mal rappelé ce qu’on lui a dit. Cette éventualité est un danger par elle-même. Si on vous raconte quelque chose dont vous ne pouvez pas totalement vous souvenir, et que vous vous dites : Bon, que m’a-t-il dit déjà ? Je crois qu’il s’agissait de granit. Il me semble... OK. C’est le bon type de roche, c’est ça !

T : Hmm.

BR : Mais nous, nous ne le savons pas. Voici comment ces choses-là sortent. Et le chiffre de 40 000 psi est tout bonnement inexact. Je crois, je pense qu’il y a de bonnes raisons de croire qu’on lui a menti et ça, c’est un problème.

Et puis, bien sûr, si nous prenons vraiment du recul, et que nous y réfléchissions, on commence à se dire : OK, pauvre Lindsey. OK, donc on lui a menti et il a fait son travail : il est allé chez Jeff Rense où il a réellement capté l’attention et où il essayait de dire : « Ecoutez, il y a ici un grave problème. » Ce genre de choses s’est peut-être reproduit très souvent.

Beaucoup d’entre vous, qui nous écoutez, savent que pendant trois ans j’ai collaboré étroitement avec Kerry Cassidy au sein de Project Camelot. J’y suis encore impliqué de manière périphérique et nous avons quelques projets communs. J’approuve totalement tout le travail que nous avons fait, et celui que Kerry fait toujours.

Mais la provenance de l’information, son histoire, son origine, sa véracité, qui vous l’a dit, pourquoi on vous l’a dit, comment ils ont appris ce qu’ils savent ? Existe-t-il ici le facteur dont parle Richard Hoagland avec beaucoup d’intelligence, à mon avis, et qui est : Le mensonge est différent à chaque niveau ? On peut, une source interne peut, raconter quelque chose, mais nous ignorons d’où cette source tire son information.

T : Mm-hm.

BR : Il se peut qu’on ait menti involontairement à Lindsey Williams. Il peut avoir été renseigné par un cadre supérieur qui ne connaissait pas vraiment les chiffres, parce qu’il n’était pas géologue. Il se peut qu’il soit économiste ou autre, et qu’on lui ait donné l’information, qu’on l’ait emmené en bateau, parce qu’il avait indiqué à son interlocuteur qu’il allait appeler Lindsey Williams car il valait mieux que la vérité soit connue et...

Nous ne savons pas comment fonctionnent ces circuits d’informations et c’est un vrai problème, parce qu’il y a beaucoup de mauvais renseignements dans la communauté alternative. Comme je l’ai dit bien des fois, on y raconte beaucoup de trucs bizarres, dont une partie est vraie. On trouve des diamants dans la boue. Réellement. Il se passe des choses très, très importantes.

Les extraterrestres ont leurs objectifs concernant la Terre. A mon avis, il y a effectivement des reptiliens walk-in incarnés, chez les politiques, dans les affaires, la finance et même dans les médias. Il se déroule une occupation stratégique, à une sorte de niveau astral, et qui est très importante. Il existe un authentique programme spatial secret, le 11-Septembre est réellement un coup monté. Beaucoup de choses se passent en arrière-plan, pour lesquelles nous n’avons pas d’informations précises. Mais nous savons, avec un bon degré de certitude, que certaines de ces choses sont vraies. Le problème, ce sont les détails.

Je crois que le diable se cache dans les détails et, de temps à autre, nous nous trompons dans les grandes largeurs. Et ce qui a changé, en ce qui me concerne, au cours des 12 ou 18 derniers mois, je pense, c’est que j’attache maintenant plus d’importance à la qualité de l’information qu’à sa quantité. Je suis beaucoup plus prudent lorsque je rapporte quelque chose dont on vient de nous parler. Parce qu’à Camelot, nous nous sommes brûlés les doigts en deux ou trois occasions.

T : Mm-hm.

BR : Et je crois qu’il est très malin d’en tirer une leçon. Des gens pensent que nous inventons les infos. Nous n’inventons rien du tout, mais il nous est peut-être arrivés d’avoir cru quelque chose un peu trop rapidement, simplement parce que, nous aussi, nous faisions partie du processus dont j’ai parlé il y a quelques minutes, où nous savions que quelque chose n’allait pas. Nous étions si motivés que nous sautions à pieds joints sur ce que nous croyions être la vérité et nous la communiquions. Parfois nous avons saisi la mauvaise balle.

Je ne pense pas que nous ayons saisi beaucoup de mauvaises balles, mais nous en avons saisi quelques-unes. On m’a écrit : Pourquoi ne postez-vous pas plus de choses sur Project Avalon ? En fait, lorsque j’y publie quelque chose, je tiens vraiment à ce que l’information soit bien vérifiée, et de valeur.

Je souris intérieurement en disant ça, parce que début juin, lorsque j’ai réellement commencé à m’intéresser à la situation du Golfe du Mexique, j’ai posté tout un tas d’informations. Et maintenant, savez-vous, je me dis : Bon, eh bien, je rediffusais ce que Richard Hoagland disait du tsunami. Je diffusais une interview que j’avais faite de Bill Deagle à un moment où il discutait de choses franchement désastreuses. Je ne sais pas si on peut parler de bonnes informations, mais j’ai fait de mon mieux à l’époque.

T : Mm-hm.

BR : C’est ce qui, à mon avis, se passe ici, et voici une longue réponse à tout un paquet bien ficelé de questions que vous m’avez posées... (Il rit.)

T : Mm-hm. Merci.

BR : ...mais dans une minute, vous allez avoir la tâche intéressante d’essayer de vous imaginer où aller à partir d’ici. Ce que je crois actuellement, c’est que cette histoire dans le Golfe n’est pas ce que nous avons cru. Les pressions, à l’intérieur du réservoir, semblent basses. Il se peut qu’il soit en partie vide. Il existe une théorie intéressante, mais improuvable, selon laquelle on peut avoir discrètement changé la donne sans que personne ne le sache, parce qu’en ce moment beaucoup d’ingénieurs expérimentés regardent leur jauges et se disent : Je ne comprends pas, savez-vous ? Que se passe-t-il ici ? Ils ne comprennent pas ce qui arrive.

T : Mm-hm.

BR : Mais c’est une bonne nouvelle, parce que l’ensemble se comporte en bon réservoir solide, dont la pression n’est pas exagérée. C’est exactement le type de situation qu’on désire.

J’ignore à quel point la situation est accidentelle. On peut se demander si on ne l’a pas laissée se produire. Il est indéniable qu’il y a eu toute une série de fautes irresponsables, des erreurs de jugement apparemment liées à des avantages personnels et à des réductions de coût. Un certain nombre de fautes critiques qui, combinées, ont eu pour résultat ce grand jaillissement. Je suis persuadé que tout ceci va bien finir par se tasser, et je ne pense pas que tout ceci ait été planifié.

Une des premières choses qu’a dite Lindsey Williams, à qui j’ai fait allusion plus tôt, et qui me semble vraiment exacte, c’est qu’il a parlé d’accident, mais les Pouvoirs-en-Place savaient évidemment que ça allait se produire, grâce à leurs sources occultes de renseignements. Ils ne sont pas les meneurs du jeu, mais seulement les gardiens de la Terre.

Et de temps à autre, ils reçoivent des indices prouvant que quelque chose va se passer. Ils font alors leurs paris financiers, puis tirent avantages de ces situations lorsqu’elles se produisent, parce qu’ils ont plus ou moins pour objectif de mener les choses d’une certaine manière.

Entre-temps, on a les forces de la lumière (avec des guillemets ici) qui essaient d’agir dans la direction opposée et l’ensemble aboutit à un scénario très intéressant, du type Guerre des Etoiles, de nouveau métaphorique, où les Jedi essaient de contrer les intentions du côté sombre, et ces Jedi de la Terre prennent différentes formes. Je dirais des centaines de milliers de très braves gens littéralement, qui se sont incarnés ici dans l’intention précise de faire bouger les choses. La partie continue donc.

Je pense qu’on obturera le puits. Je pense que ce couvercle est valable. Je ne crois pas à un grave problème. Je suis persuadé que les puits de secours vont fonctionner et que d’ici quelques mois, nous allons nous gratter la tête en pensant : Bon, pourquoi tout ce bruit ?

Comme je l’ai indiqué dans mon exposé d’il y a une semaine, que je vais peut-être publier en même temps que ceci - un simple exposé devant un petit groupe de gens - mon grand souci c’est que nous ne nous éveillions pas à cet appel, qui est un peu comme la deuxième sonnerie du réveille-matin. La prochaine fois qu’elle se déclenchera, elle sera un peu plus forte, et la suivante un peu plus encore, puis nous finirons par comprendre le message et nous nous éveillerons. Pour moi, c’est l’occasion de nous rendre vraiment compte de ce que nous faisons à la Terre. Nous avons tous les deux déjà parlé du film Avatar.

T : Mm-hm.

BR : J’adore ce film. J’ai dû le voir 4 ou 5 fois. A mes yeux, il est rempli de messages simples et importants, magnifiquement présentés, pour nous autres sur la Terre. Il m’est tout à fait évident qu’il s’agit d’une allégorie. L’allégorie...

T : Mm-hm.

BR : ... montre que nous ne pouvons pas traiter le magnifique joyau qu’est notre planète dans l’espace froid et vide, avec le mépris et la négligence dont nous faisons preuve. C’est notre vaisseau spatial. Il n’est pas si grand que ça. Il y a beaucoup de gens à bord. Nous le dégradons et nous n’avons nulle part ailleurs où aller. Certains contrôleurs savent peut-être où aller, s’ils veulent changer de vaisseau, mais pas nous. La Terre est notre foyer, et regardez ce que nous lui faisons !

Une des choses qui s’est imposée à notre attention, juste parce qu’elle était d’actualité, et ni moi ni les autres n’étions au courant, c’est qu’une catastrophe écologique se déroule depuis 40 ans dans le Delta du Niger, au Nigéria.

T : Mmh. Oui.

BR : Tout le monde s’en fiche. Personne ne savait. Peu de reportages. Ça arrivait à ces gars, là-bas. Pas à nous, et donc nous pouvions tranquillement tourner la tête, tout comme le font les gens quand ils marchent dans les rues de New York – excusez mon allusion – et qu’ils sont témoins d’une agression sur le trottoir d’en face et qu’ils poursuivent leur chemin, parce que...

T : Mm-hm.

BR : ...il ne s’agit pas de leur rue, ni de leurs affaires. Ils n’en sont pas responsables. Ils ne veulent pas s’impliquer, et préfèrent détourner les yeux. C’est la nature humaine, mais nous ne pouvons plus nous le permettre. La situation du Delta du Niger est désespérée. Mais les Nigérians, qui en sont les victimes, personne n’écoute leurs cris. Ils commencent à se rebeller contre ça.

Ils ne possèdent pas de comptes You Tube. Ils n’ont pas Facebook. Ni de blogs. Certains d’entre eux n’ont même jamais téléphoné de toute leur vie. C’est comme ça dans le monde en voie de développement. Tout leur mode de vie et tout leur environnement, là où ils vivent, est complètement saccagé, et personne ne s’en soucie, parce que personne ne regarde. C’est dû à la façon dont fonctionne le monde des grandes affaires. Si personne ne regarde, s’il n’y a pas de journalistes, alors ils continuent, un peu plus fort...

T : (Grognement d’approbation.)

BR : ...pour voir jusqu’où ils peuvent aller, car ils ne veulent pas assumer les coûts, à moins d’y être obligés, ni le temps nécessaire, ni tous les facteurs qui, du strict point de vue des affaires, sont considérés comme superflus. Et il existe de très nombreux cas semblables dans le monde entier. On déboise la forêt tropicale amazonienne à une vitesse énorme. Je n’ai pas les chiffres ici. Quelque chose comme 1 mille carré (2,59 km2)  à la minute. Quelque chose d’affreux. Si vous en étiez témoins, vous penseriez : Que font-ils ici ?

Mais cela se produit là-bas, et il n’y a pas de caméras... J’ai entendu rapporter, par exemple, et je n’ai pas de raisons de croire que c’est faux, que certains membres des peuples autochtones, au Pérou, je crois... ou peut-être bien en Equateur. Je ne sais pas trop. Ceux qui nous écoutent connaissent peut-être les faits. Ces gens ont commencé à protester. Ils sont descendus dans la rue. Et l’armée leur a tiré dessus. Ils ont en fait été mitraillés depuis des hélicoptères.

T : Mmh.

BR : Mitraillés. Il n’y avait pas de caméras. Personne ne l’a su. Ils n’avaient pas de représentants légaux. Ni de statut légal. Nous parlons ici d’indigènes. Ils les ont enterrés, point final. Et ils ont continué à couper les arbres.

C’est exactement ce que nous faisons ici. Ce qui est arrivé dans le Golfe du Mexique s’est passé à la porte même des USA. Ils ont eu le traumatisme du 11-Septembre, dont je sais qu’il vous a concerné personnellement, parce que d’habitude ces choses-là se produisent à l’autre bout du monde.

T : Mm-hm.

BR : Cette fois-ci, ça s’est passé directement devant les caméras de la télévision, dans les grands médias, avec des gens qui regardent, des gens qui rapportent, et il s’agissait d’un incident traumatisant qu’on ne pouvait pas rejeter sous prétexte que le peuple américain n’était pas concerné.

Bon, bien sûr, la semonce du 11-Septembre a été grossièrement déformée et pervertie pour justifier le début de la guerre contre la terreur, et il nous faut ici observer très attentivement si l’événement actuel ne va pas être utilisé d’une façon similaire. Pour l’instant, je ne remarque rien, et... quelle date sommes-nous ? Le 18 juillet 2010.

T : Mm-hm.

BR : Pour l’instant, je ne vois personne sauter sur l’occasion, avec une annonce du style de celle de George Bush le lendemain du 11-Septembre, où il a dit : OK. C’était Oussama Ben Laden, et maintenant on va le débusquer.

T : Mm-hm.

BR : Je ne vois rien du genre. Ce qui ne veut pas dire que les contrôleurs ne projettent pas d’en tirer parti d’une façon ou d’une autre. J’ai évoqué il y a un instant comment les lignes temporelles ont changé bizarrement autour du 17 ou 18 juin, grâce à quoi beaucoup de gens ont soudain pu se détendre et dire : Les choses vont maintenant s’arranger, savez-vous ? J’ignore si cela signifie aussi que l’intention des contrôleurs de profiter de la situation s’est également évaporée.

J’ignore totalement quel jeu on joue dans les coulisses, il faut donc se montrer très vigilant. Certaines personnes ont rédigé de bons rapports financiers. Les finances mondiales ne sont pas mon domaine. Il peut très bien y avoir en coulisse des agissements liés au capital et au commerce, et en liaison avec la réglementation de l’industrie pétrolière, dont ils vont tirer parti et nous allons découvrir que cela va être intégré aux objectifs du Nouvel Ordre Mondial. Nous l’ignorons encore.

Donc, en réponse à votre question, j’ai parlé avec animation près d’une demi-heure. Je vais respirer à fond, avaler une gorgée de mon café, puis (Ils rient.) vous allez pouvoir me jeter une autre brassée de questions mais, pour l’instant, c’est tout ce que j'ai à vous offrir.

T : Un grand merci pour cette réponse. Quelque chose m’est venu à l’esprit pendant que vous parliez : croyez-vous qu’on essaie à un certain point de désensibiliser les gens, avec les médias et toute cette désinformation sur Internet ? Je veux dire : il y a une minute, on cherchait à effrayer les gens, et maintenant ils disent que tout va bien.

BR : Vous m’interrogez sur ce que font les grands médias – n’est-ce pas ?

T : Oui, et aussi sur les médias alternatifs. Il existe tant d’informations contradictoires dans les sources des médias alternatifs. Je sais que beaucoup de membres du forum, tout comme moi, sont très perturbés en ce moment, et j’ai pensé, notamment pendant que vous parliez : Bon, c’est peut-être fait exprès, pour désensibiliser les gens.

Parce qu’à un moment, ça va très, très mal et que la minute d’après : Oh, pas de problème, ça va beaucoup mieux ! J’aimerais avoir votre avis là-dessus.

BR : C’est possible. Je vois ce que vous voulez dire.

T : Mm-hm.

BR : Et quand vous parlez de désensibilisation, la version la plus simple de cette histoire, c’est Pierre et le Loup : Comme quand les gens crient : Au loup ! et qu’ensuite...

T : Mm-hm.

BR : ... il n’y a pas de loup, si bien qu’à la fin, quand on crie : Au loup !, parce qu’il y a vraiment un loup, personne n’y prête garde.

T : Exactement.

BR : La petite histoire du berger. Au cours des deux dernières semaines, j’ai tiré mes informations d’un site et d’un forum de très haute qualité nommé The Oil Drum, theoildrum.com.

T : Oui.

BR : C’est comme si on était assis à la cantine ou au café parmi tout un tas de géologues ou d’ingénieurs très intelligents, hautement qualifiés et très expérimentés, des gens qui connaissent ce milieu comme leur poche, désintéressés, pas forcément des amis de BP ou d’Obama, mais qui observent tout ça, et qui sont capables d’intégrer à leur énorme base de données et d’informations les rapports et ce qu’ils voient.

Je fréquente un peu cette petite communauté. Je ne communique pas beaucoup avec eux, mais j’écoute leurs conversations. Ce qu’ils ont à dire des médias alternatifs n’est pas très agréable à entendre.

T : Mm-hm.

BR : Et bien sûr, le grand problème ici, c’est de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Parce que, comme je le disais précédemment, les médias alternatifs s’inquiètent sincèrement de choses dont on parle peu dans la presse, ou bien qu’on a rapportées de travers, faussées, qu’on nous cache, etc., etc.

Mais ils sélectionnent aussi des choses qui... (Soupir) dont ils ne devraient pas s’occuper s’ils étaient un tout petit peu plus malins. Laissez-moi vous en donner un exemple. C’est le genre de chose qui me rend fou. Il y a de bonnes raisons de croire qu’il existe dans le système solaire un objet de grande taille dont certains pensent qu’il s’agit d’une étoile naine brune.

T : Mm-hm.

BR : On l’a dramatiquement nommée Planète X. On l’a parfois associée à ce que Zecharia Sitchin a rapporté sous le nom de Nibiru, de sa traduction d’anciens textes sumériens. Le tout a été mélangé à tout un magma de conjectures. Mais derrière ça, il y a néanmoins réellement de solides raisons de croire que quelque chose dans l’espace se dirige vers nous.

Et même si c’est peu vraisemblable, si on considère la chose d’un point de vue hypothétique, les conséquences de l’arrivée de cet objet vers nous sont si importantes, que - vous savez quoi ? - cela vaut la peine de vérifier la chose plutôt que d’en rire.

T : Mm-hm.

BR : Puis quelqu’un voit ce qu’on appelle un faux soleil, (NdT - un parhélie), un effet atmosphérique qui se produit au coucher du soleil. Il voit notre soleil, puis ce qui ressemble à un petit soleil à côté et il se dit : Mon Dieu, c’est la Planète X. C’est ça. Hé, je vais la prendre avec l’appareil photo de mon mobile. Ensuite... (Il rit.), je vais la mettre sur Internet.

Et on fait : Ohhh. Bon, j’apprécie l’intention, mais laissez-moi souffler. Des dizaines de milliers d’astronomes amateurs savaient que ce phénomène se déroulait là. Pas besoin d’en prendre une photo avec votre mobile et de penser que vous êtes la seule personne à le savoir.

La réalité ne fonctionne pas comme ça. Non, pas du tout.

Si un ET apparaît dans votre chambre, alors oui, dépêchez-vous d’utiliser l’appareil-photo de votre mobile parce que vous êtes le seul à le voir. Mais la Planète X ? Lâchez-moi les baskets ! Et c’est le genre de chose qui discrédite complètement le milieu alternatif aux yeux de professionnels solides, intelligents, pragmatiques, et qui se fondent sur des faits.

Et ce sont les gens auxquels nous voulons parler, pour leur dire : Ecoutez, Nous avons des problèmes ici dans le monde. Pouvez-vous nous aider à les comprendre ? Nous voulons parler aux professionnels, à ceux qui se fondent sur des données, aux scientifiques, aux observateurs, à ceux qui savent évaluer les informations.

Mais le soi-disant milieu alternatif est très souvent mêlé au mouvement New Age. On l’a mêlé au channeling (la réception de messages médiumniques – NdT)

T : Oui.

BR : On a de bons témoignages, solides, totalement honnêtes concernant des OVNI, avec des rapports d’observations par des témoins fiables et quelques expériences personnelles extraordinaires. Et puis on mélange tout ça avec Blossom Goodchild, qui raconte qu’un vaisseau spatial de 16 km de long va apparaître au-dessus de je ne sais plus quel endroit, en octobre 2008...  

T : Mm-hm.

BR : ...alors l’ensemble du sujet devient un vrai fouillis, parce qu’il y a des tas de gens dans le milieu alternatif – et ça va me faire passer pour un ... je ne sais pas quoi. Je m’inquiète un peu de ce pour quoi ça me fait passer – mais ces gens-là ne savent pas évaluer l’information.

Si vous avez la tête dans les nuages, il vous faut aussi avoir les pieds sur terre, ou travailler en liaison étroite avec quelqu’un qui a les pieds sur terre. Sinon les gars qui ont la tête dans les nuages s’envolent comme des ballons.

Je suis tout à fait certain que les Pouvoirs-en-Place, les contrôleurs - qui jouent de leur haute technologie, il y a de bonnes raisons de le croire, au niveau expérimental et peut-être même au niveau totalement opérationnel – ces contrôleurs ont des technologies qui influent sur les pensées ou même transmettent des données précises dans les esprits de personnes ciblées. Ils peuvent réellement faire ce genre de chose.

T : Mm-hm.

BR : ... Si quelqu’un se réveille le matin en se disant : Oh mon Dieu, j’ai eu une vision de X, Y et Z, on ne peut pas être sûr à 100 % que cela n’a pas été placé là par l’auteur d’une expérience scientifique particulière qui pourrait même le faire dans le but d’égarer délibérément des gens. Nous n’en savons rien.

Et le danger ici, juste pour voir l’autre aspect des choses, c’est que, lorsqu’on jette toutes ces informations en pâture, on commence à penser : Les gens qui ont ces visions loufoques, ils sont tous ou manipulés, ou victimes d’illusions. Et on en revient à ce que je disais auparavant : que certaines de ces histoires sont vraies.

Certaines sont authentiques. Il existe réellement des êtres immatériels essayant de communiquer avec nous du mieux possible. Comment différencier le signal du bruit ? C’est une question de rapport signal/bruit.

T : Mm-hm.

BR : Mon appel à la communauté alternative, c’est qu’il faut approfondir les choses. Si vous recevez une information, ne la jugez pas. Essayer de la mettre en corrélation avec d’autres données. Envisagez et vérifiez la possibilité qu’elle puisse être fausse, qu’elle puisse être vraie. Essayez de voir ce qui semble par ailleurs la confirmer.

Si quelqu’un dans vos relations s’y connaît dans le domaine en question, par exemple en géologie, en hydrodynamique, ou en tectonique des plaques, en astrophysique, etc... Si vous ne connaissez rien du sujet, quelle merveilleuse occasion d’apprendre quelque chose ! Des tas de gens sont heureux de vous les expliquer.

Plus qu’il y a 2 ou 3 ans, je pense maintenant jusqu’à un certain point qu’il est important d’essayer de faire le grand écart entre, disons, l’aspect données, et l’aspect ressenti et d’essayer de relier les deux de manière à traiter avec intelligence ce que nous ressentons, ce que nous entendons, ce qui nous inquiète.

Ceci m’inquiète dans la mesure où nous nous dirigeons vers ce que beaucoup de gens croient fermement être une sorte de point de convergence – la fin de 2012. Je ne suis absolument pas d’accord là-dessus, incidemment. J’ignore même l’origine de ces données. Je ne suis pas convaincu qu’elles soient fiables.

Je pense que c’est avant tout du mythe Internet. Comme le dit David Icke : Je crois que c’est la version New Age du bug de l’an 2000. Je pense que nous allons tous nous réveiller le 22 décembre 2012 en nous disant : « Hé, attends. Il ne s’est rien passé ! »

Et alors, comme je l’ai déjà affirmé dans plusieurs endroits, je pense qu’il ne nous restera plus qu’à dire : Bon, d’accord. Pas de solution facile. Pas d’ascension. On ne pas nous sortir d’ici par téléportation. Nous n’avons pas subi 3 jours d’obscurité. Pas de déplacement des pôles. Nous sommes toujours sur Terre. Le pétrole du Delta du Niger est toujours là. Ils déboisent toujours les forêts tropicales.

Ils ont été enchantés – les contrôleurs – de nous voir distraits par l’hystérie New Age pendant la majeure partie de ces deux ou trois ans, alors qu’ils poursuivaient leur propre objectif lié aux Georgia Guidestones. Il nous faut vraiment nous concentrer sur ce qui arrive dans le monde, parce qu’il n’y a pas de solution miracle. Nous ne sommes pas ici par hasard. Nous avons un boulot à faire, et il est en rapport avec le fait de rendre public ce qui se passe réellement sur Terre et d’en assumer la responsabilité.

Ce que je souhaite personnellement faire lors des 2 prochaines années, c’est de compenser ce que je crains être le développement progressif d’une sorte d’hystérie New Age, où les gens craignent soit d’immenses désastres - et ils pensent tous qu’on va les téléporter en extase hors d’ici -  soit l’arrivée de la Planète X, qui forcera le soleil à éjecter tout un tas de masse coronale, prouvant ainsi l’exactitude de la prédiction d’Ed Dames, faite par observation extrasensorielle, de ce qu’il appelait le Killshot.

Il y a réellement des causes d’inquiétude. Mais nous ne les connaissons pas encore exactement. Et je possède ce que j’appelle ma boîte à possibles, et dans l’échantillonnage, j’ai d’un côté des choses qui me semblent pratiquement des absurdités. Et tout un tas de choses de l’autre côté dont je suis pratiquement certain. Entre les deux, j’ai ma boîte à possibles qui, en fait, ne cesse de se remplir.

Il y a là beaucoup de choses, et je pense qu’il est tout à fait intelligent et honnête de notre part de dire : Vraiment j’ignore, savez-vous ? J’hésite. Je vérifie. Je ne me suis pas encore décidé. Je vais continuer à creuser. Je veux parler à ceux qui ont quelque chose à dire, surtout s’ils ne sont pas d’accord avec moi, je veux trouver la vérité, mais elle est probablement complexe. Elle est probablement multidimensionnelle, en ce sens qu’elle n’est pas simple au point de pouvoir être exprimée en quelques phrases.

Si nous pouvons tous y travailler collectivement, nous pourrions améliorer nos chances. Une fois de plus, voici donc une longue réponse à une question simple. Et j’ai complètement oublié quelle était la question ! (Il rit.)

T : (Elle rit.) J’avais demandé...

BR : Pourquoi ne sommes-nous pas surpris ?

T : ...s’il y avait un niveau de désensibilisation en cours et j’aimerais continuer là-dessus, si vous voulez bien, pourriez-vous nous donner une brève description de votre définition d’un média responsable ?

BR : Ooh.

T : Mmh.

BR : OK. Bon, à un moindre degré et par défaut, je suis devenu une sorte de journaliste et, comme tout blogueur ou commentateur, j’écris des choses à publier, mises ensuite sur Internet, l’équivalent électronique de la page imprimée.

Bon, quand je déclare quelque chose, je précise s’il s’agit d’un fait apparemment avéré, auquel cas j’en donnerai la source. S’il s’agit de mon opinion, je le dirai. S’il s’agit à mon avis de quelque chose de peu probable, je dirai que telle est mon opinion et j’essaierai d’expliquer pourquoi cette chose est un fait ou pourquoi je la crois peu probable.

Ce que j’essaie d’éviter, ce sont les affirmations générales. Particulièrement les affirmations bateau alarmistes, vraiment inutiles, parce qu’elles affaiblissent le lecteur. Ce qu’un journaliste ou un média responsable devrait faire, c’est donner du pouvoir au lecteur.

Autrement dit, si le lecteur s’intéresse à l’article, il peut approfondir, vérifier des éléments, et on l’aide à le faire. Si on présente son travail comme un véritable article publié, il comporte des notes de bas de page, des renvois ou son équivalent internet, des liens, des endroits où le lecteur peut se rendre pour compléter l’information, pour suivre la piste et voir d’où cela provient.

C’est ce que j’appelle de l’honnêteté intellectuelle, c’est à dire simplement faire de son mieux pour dire : Voici ce que j’ai en tête en ce moment. Ce que j’en sais. D’où j’ai tiré l’information. Mon degré de certitude là-dessus. Et vous faites passer tout ça sur votre document.

Pas juste un petit résumé, mais votre degré de certitude, vos sources d’information, votre sentiment personnel là-dessus, si c’est une opinion ou un fait, ce que pourraient en penser ceux qui ne sont pas d’accord. Et bien sûr, certains lecteurs reconnaîtraient cela comme étant une forme de ce qu’on appelle la méthode scientifique, dans la mesure où vous rapportez tout ce que vous savez en donnant aux autres la possibilité soit de réfuter, soit d’approuver, de reproduire en quelque sorte la même expérience.

Il ne s’agit pas ici d’expériences en laboratoire, mais de poursuivre cette analyse de données et voir si on explique les données par les mêmes conclusions ou les mêmes théories. Nous avons donc ici une sorte de méthodologie scientifique, applicable à tout ceci. Et je pense que c’est ça, être un média responsable.

Quand je me suis branché sur la BBC, il y a à peu près trois jours, j’ai écouté très attentivement. C’était l’heure des nouvelles. Je ne me souviens plus quand c’était, peut-être à 22 heures, un moment important pour les informations en tout cas. J’étais devant la télévision et devant tout un choix de chaînes. Bon, je prends quelle chaîne ? Fox News ? Bof !

T : (Elle rit.)

BR : Essayons BBC World ! Et leur reporter de BBC World, qui parlait de l’efficacité du dôme de confinement dans la fuite du Golfe du Mexique, bon sang, elle n’y comprenait rien. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait. On avait l’impression qu’elle n’avait ce boulot que depuis quelques minutes.

Elle décrivait mal. L’histoire semblait valable, mais en fin de compte, j’ai pensé : Je ne sais rien de plus. Elle a compris de travers certains renseignements. Elle a complètement négligé l’aspect le plus intéressant.

Et ce que j’ai appris de ce petit épisode, c’est qu’avoir un reportage de la BBC ne signifie pas qu’il sera de haute qualité. Il fait parfois partie de quelques images destinées à remplir un trou de 90 secondes. Ils ne souhaitent pas que ça ressemble à une émission scientifique pour une raison ou pour une autre, et ils se contentent d’un type à bord d’un hélicoptère qui raconte : Mince alors ! Regardez tout ce pétrole. J’espère que tout est en état maintenant.

T : (Elle rit.)

BR : Cela ne sert à personne.

Laissez-moi vous indiquer un blog qui, lui, vaut la peine qu’on le suive. En fait il y en a plusieurs dans ce cas, sur ce sujet précis. J’en ai mentionné un : The oil Drum, theoildrum.com. Il y a aussi le Washington’s Blog, washingtonsblog.com. Et le troisième est Alexander Higgins, blog.alexanderhiggins.com.

Je n’en vois pour l’instant pas d’autres à recommander d’office, qu’on m’excuse si j’ai oublié par inadvertance quelqu’un dans cette liste. Il y a deux jours, Washington’s blog a fait un travail fantastique en résumant l’ensemble du problème. Il – qui qu’il soit - travaille dur pour essayer de présenter de bonnes informations.

Et je pense qu’il approuverait en général ce que je dis en ce moment : que les grands médias ne font pas bien leur travail, mais qu’il en est de même des médias alternatifs, et...

T : Mm-hm.

BR : ...il essaie de présenter des informations valables résumées, traitant de ce qui se passe réellement, de ce qui est accessible. Il faut que l’information soit également accessible.

C’est juste un post-scriptum à ce que vous disiez, car si quelque chose est difficile à comprendre et écrit de façon rébarbative dans un langage très technique, alors ça ne vaut pas grand-chose, parce que les gens ne vont pas vraiment le lire. Il faut que ce soit quelque chose que les gens aient envie de regarder.

C’est une compétence de communication que... (Soupir) que certains journalistes ne possèdent pas, je suppose. (Tous les deux rient.) Et nous, comment nous en sortons-nous ? Vous m’avez posé 3 questions et je parle depuis une heure.

T : Eh bien, vous avez répondu à des questions, à d’autres questions. Ma prochaine allait être : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un dans mon genre, qui cherche la vérité sur quelque chose comme la catastrophe du Golfe ? Et vous avez pratiquement répondu à ça.

Avez-vous d’autres conseils pour ceux qui essaient de... de toute évidence, nous n’obtenons pas nos informations par les grands médias, il nous faut aller en ligne et les chercher par nous-mêmes, ça peut être difficile. Avez-vous d’autres conseils à nous donner, comment discerner le réel, le vrai ?

BR : Un autre site de très grande qualité, que je visite très souvent, c’est Mondialisation.ca.

T : OK.

BR : C’est un site canadien avec beaucoup de bons articles. Ils sont apparemment vérifiés, si bien qu’il y a fort à parier qu’ils ont atteint un bon niveau journalistique avant d’être publiés. La source n’est pas unique. Les articles proviennent de différents auteurs présentant tout un éventail de choses variées.

Ils présentent habituellement une vue d’ensemble, un contexte politique et économique dans lequel ils fonctionnent. Il faut habituellement lire un certain nombre d’articles différents pour obtenir des perspectives variées.

Bien sûr, c’est ainsi que les choses devraient être, car si on veut se créer une vue intelligente sur un sujet qu’on maîtrise mal, il est astucieux d’écouter plusieurs personnes qui ont elles-mêmes étudié la question en profondeur, dès qu’on est sûr de leurs propres intentions.

Ne sautez pas sur une seule opinion pour l’utiliser. Compensez les points de vue. Il nous faut nous montrer intelligents à ce propos. Et l’intelligence est tout à fait liée au fait de savoir évaluer une information.

T : OK.

BR : D’accord. Vous parcourez une longue liste de questions. (Il rit.)

T : Il ne m’en reste qu’une.

BR : Il ne vous en reste qu’une ?

T : Plus qu’une et c’est fini. Que pouvons-nous apprendre de ceci : à progresser ?

BR : Eh là !

T : Mmh.

BR : Je pense l’avoir dit, mais je vais résumer, si je peux.

T : Merci.

BR : Dans la mesure où, dans le milieu alternatif, nous nous informons tous mutuellement et constamment par courriels, par ce que nous faisons passer aux gens, par les liens que nous donnons, par ce que nous mettons sur Facebook et, à un certain bout de l’échiquier, nous parlons d’interviews comme celle-ci.

Si on fait suivre n’importe quelle information à n’importe qui à propos de n’importe quoi, je conseillerais : Assurez-vous que l’info est en contexte, comparez-la si possible à d’autres ; ne vous contentez pas de prélever un titre racoleur et de le diffuser en disant : « Ça vient d’arriver, regardez ça ! »

Ce n’est peut-être pas ce qui est effectivement arrivé. Peut-être peut-on modérer un peu cela en disant : Dans cette vidéo de You Tube, quelqu’un présente un point de vue intéressant, nouveau pour moi. Qu’en pensez-vous ? Son argument est-il valable ou non ? Voyons voir.

Et cela concerne donc un peu plus de mesure et un peu moins d’hystérie.

Je n’essaie absolument pas de rabaisser qui que ce soit ici parce que, dans tous mes exposés, je ne cesse de répéter : Faites ce que vous pouvez, lancez un site, commencez un blog, faites vos propres vidéos, communiquez les informations, diffusez-les, faites ce pour quoi vous pensez être ici.

Mais... Un de mes amis, Richard, a le site ‘FreedomCentral.Info’, sa femme Mel et lui gèrent Freedom Central. Ce sont des gens bien. Il a récemment écrit un excellent article, qui traite, en gros, (Il rit.) de l’absurdité, si on veut, de chacun dans la communauté alternative.

T : (Elle rit.)

Chacun semble copier sur tous les autres et l’ensemble tourne en rond comme une grande roue pour hamster. Chacun interviewe tous les autres. Et tout le monde reproduit ça. Et ça ne sort pas de la comédie alternative. (Il claque des doigts.) Comédie alternative. En voilà un beau lapsus freudien !

T : (Elle rit.)

BR : Des médias alternatifs.

T : (Elle rit.) C’est parfait.

BR : Parfait, hein ? Dans les médias alternatifs, comme dans le tourbillon d’une rivière, ça tourne en rond et en rond, en absorbant beaucoup d’énergie et d’attention, même si ça ne mène nulle part, et ils ne rendent pas le monde meilleur comme ils aimeraient le faire.

En fait ils communiquent avec leurs amis et l’ensemble devient presque incestueux. C’est en plus grand l’histoire des deux gars assis dans un café et qui disent : Voilà ce que j’ai entendu. Qu’en penses-tu ? Et l’autre de répondre : Oui, je suis d’accord. C’est ce que j’ai entendu.

Et ils en parlent, mais dehors rien ne change, rien ne se passe, et personne n’écoute. Ils se complaisent à donner leurs impressions, et à en parler, ils développent des liens sociaux, mais cela ne fait aucune différence tangible dans le monde extérieur.

Bon, il y a des gens qui agissent. Des gens qui saisissent les occasions de changer des choses dans le monde réel. Et d’autres qui font de même, mais qui agissent dans ce qu’on appelle le monde des esprits.

Il y a beaucoup de gens là-haut, vraiment des tas. Par de nombreux moyens ils contribuent à préparer le chemin que nous suivons tous, au sens... (Soupir) au sens éthérique. Ils nous permettent de nous diriger vers une ligne temporelle optimiste, plutôt que vers une ligne pessimiste.

A mes yeux il est clair que les choses ont changé ces deux dernières années. A l’époque où j’étais profondément impliqué dans Project Camelot, mi-2008, Kerry Cassidy et moi avons assemblé toute une série de données. Réparties en 14 ou 15 points principaux, ces données montraient vraiment qu’il allait se passer quelque chose de très grave vers la fin 2008, éventuellement lié aux élections américaines, ou peu après.

Bill Deagle, un homme très intelligent, très sensible, très passionné, nous a appelés, au bord des larmes, alors que nous étions en Australie. C’était autour du 4 ou 5 octobre 2008...

T : Mm-hm.

BR : Il avait passé toute sa nuit à vivre ce qu’il ne pouvait décrire que comme la vision d’une attaque atomique sur une métropole américaine.

Qu’il soit remercié d’avoir eu le courage de sortir de l’ombre et de le raconter. C’est quelqu’un de très intelligent, mais après ça, on l’a plus ou moins mis dans le même sac que Blossom Goodchild et considéré comme une sorte de fantaisiste narcissique constamment hors de la réalité, et qui diffusait tout un tas de trucs totalement irréalistes et que nous n’aurions de toute façon pas dû écouter.

Mais je ne le vois pas comme ça. Je pense sincèrement que les gens qui ont des visions... je sais très bien que ça n’a aucun rapport avec la question que vous m’avez posée, mais c’est un sujet important, qu’il faut aborder, et relié à ce dont nous avons parlé tout à l’heure.

T : Mm-hm.

BR : Et c’est un peu en rapport avec les informations canalisées, les gens qui font des rêves et ceux qui ont des visions.

Ils voient quelque chose, ils vivent quelque chose, puis ils se réveillent le matin ou juste après ce qu’ils ont vu, et ils pensent : Mon Dieu, c’était quoi, ça ? Si c’est vrai, alors nous avons de sacrés problèmes. Il faut que j’en parle. Et alors ils le font. Mais l’ennui ici, c’est que ce que ces gens ont vu peut ne pas être ce qui va se produire.

Ce n’est pas aussi linéaire, ni aussi simple qu’une vidéo sur un ordinateur, où il suffit de l’avancer d’une heure pour en connaître la fin, et c’est bien là que vous mène l’histoire parce que tout existe déjà sous forme digitale, et il suffit d’aller en avant pour voir ce qui va arriver. La réalité, c’est autre chose. Je ne pense pas qu’elle soit comme ça. Elle n’a pas de logiciel déjà encodé.

C’est nous en fait qui écrivons le logiciel au fur et à mesure, et je suis convaincu que nous créons notre propre réalité, de même que je suis convaincu de l’existence de champs morphiques créés par nos pensées. Je crois que nous pouvons faire se manifester certaines choses positivement ou négativement, suivant notre degré de conviction, ou de peur, ou l’attention que nous leur portons, le degré de pouvoir que nous leur accordons, dans les deux sens, positivement et négativement.

Et je suis persuadé que la réalité à laquelle nous appartenons tous, nous la co-créons et, de temps à autre, quelqu’un arrive avec une vision très alarmante. Mais cette personne ne fait que voir quelque chose qui pourrait éventuellement se produire. Je répondrai à propos de l’opinion des gens sur la vision de Bill Deagle, qu’il a raison, je pense, mais que c’est arrivé sur une autre ligne temporelle. Il ne s’agit pas de baratin. Je le pense réellement. Je pense que c’est réellement arrivé, mais pas à nous.

Cela peut paraître à moitié dingue, mais il y a quelques années, le Dr. Chet Snow – vérifiez – a écrit un livre intitulé Mass Dreams of the Future (Rêves de masses sur l’avenir). C’était en gros une expérience de ce qu’on appelle progression hypnotique.

Bon, je vais simplifier, parce que je ne peux pas rendre justice à ce livre. La progression hypnotique est fondée sur le même principe que la régression hypnotique, à la différence qu’au lieu de demander au sujet de remonter le temps et de dire ce qui est arrivé il y a 10 ans, le progressioniste le fait aller en avant et dire ce qui se passera dans 10 ou 20 ans, ou 100 ans, ou 1000 ans.

T : Mm-hm.

BR : Très intéressant. Il a collecté tout un tas de rapports intensément vécus, d’où le titre de Mass Dreams of the Future donné à son livre. Il a rassemblé, je ne sais plus combien de personnes, mais la première fois, je me le rappelle, c’était environ 2500. Il y en avait beaucoup. Mais elles n’étaient pas toutes d’accord. Il a découvert qu’il pouvait, grossièrement, les diviser en 4 catégories.

Tout se passait presque comme si les gens qui ont constitué la base de données de son projet de recherche regardaient 4 lignes temporelles différentes. Certains regardaient dans une direction. D’autres personnes dans une autre, légèrement différente, d’autres dans une autre encore, de nouveau légèrement différente. A une extrémité se trouvaient ceux qui voyaient pour la race humaine, en détail, un avenir brillant et optimiste, où nous avions résolu tous nos problèmes et vivions ensuite un Âge d’Or, juste après peut-être une période quelque peu chaotique.

Un autre groupe de ces sujets voyaient se produire le pire scénario imaginable : guerre atomique, le grand jeu, tout ce que vous pouvez imaginer. Et, très intéressant, un certain nombre de gens ayant vécu des contacts ET, ont également été alertés par des intelligences non-humaines - si on prend ces expériences argent comptant - de l’éventualité de telles lignes temporelles pour l’avenir.

Pour en revenir à Bill Deagle, c’est là où j’attire l’attention sur son usage du mot prophète, quand il se décrit comme tel. Beaucoup de gens sont perturbés par ça, parce qu’ils pensent qu’il roule les mécaniques, qu’il dit connaître l’avenir ou qu’il est une sorte de personnage biblique ou autre, mais ce n’est pas ce qu’il veut dire.

T : Mm-hm.

BR : Il utilise le mot prophète dans son sens traditionnel, celui de l’homme qui dit : Ecoutez les gars, il vaudrait mieux qu’on se secoue, parce que voilà où on va. Et si on ne rectifie pas le tir, on va finir là, et l’endroit n’est pas terrible. Et pour vous le prouver, je vais vous le décrire en détail, et je vous promets que vous n’aurez pas envie d’y être.

T : Mm-hm.

BR : ...donc, il vaut mieux rectifier le tir tout de suite. C’est le rôle d’un prophète. C’est en gros ce qu’ont fait les prophètes de la Bible. Ils donnaient des avertissements. Ce n’est pas pareil qu’être voyant, comme Nostradamus, qui consultait la flamme de sa bougie et disait : Voilà ce que je vois, et on ne peut rien y changer. Et (peu compréhensible), ce n’est pas lui rendre justice.

T : Mm-hm.

BR : Je pense donc que le “prophète” a un rôle à jouer, que ces gens ont pour rôle de dire : Ecoutez, il nous faut rectifier le tir et nous assagir, sinon nous allons atterrir dans cet endroit pas terrible. Mais je ne crois pas que l’avenir soit prédéterminé. Franchement, je ne le crois pas. On m’a adressé un courriel pour... - en fait, c’était je pense l’émission de Jeff Rense avec Lindsey Williams, je n’arrive pas à me rappeler – c’était quelque chose de si profond que je m’en suis presque arrêté - j’écoutais en conduisant. J’ai failli le noter par écrit.

Et cette personne disait (je paraphrase) : Les Pouvoir-en-Place savent que la race humaine, collectivement, est le moteur qui engendre l’avenir. Nous participons tous à sa création, c’est nous qui le faisons, constamment, de manière totalement inconsciente. Nous donnons constamment notre consentement à ce qui va arriver demain. A ce que nous allons voir aux infos demain. Nous votons pour celui des 4 avenirs alternatifs de base, dont parle Snow Chet, que nous allons vivre.

Puis elle a ajouté, de façon très perspicace : Voici pourquoi ils tentent de contrôler constamment nos croyances et notre subconscient. C’est parce que nous sommes ceux qui créons l’avenir à leur place.

T : Hmm. Exactement.

BR : Je me suis dit : Quelle pensée puissante ! J’ignore si c’est vrai ou non, mais pour moi le concept fonctionne indubitablement, parce qu’il se vérifie dans le cadre du développement personnel : nous obtenons ce que nous attendons, et pour savoir ce qu’on attendait, il faut regarder ce qu’on a. Cela pourrait fonctionner aussi avec une base collective inconsciente, et avec tout ce que nous vivons dans le monde. Voilà ce que je veux dire par la responsabilité de co-créer consciemment, tous ensemble, notre avenir.

Nous ne pouvons le faire qu’à partir d’informations valables. Ce pourrait bien une des raisons pour lesquelles on nous ment tout le temps, et pas juste pour qu’on ne marche pas sur Washington en exigeant que le millier de milliards de dollars retiré au programme spatial secret soit réinvesti dans la protection de l’environnement, dans l’éducation, ou autre. Il ne s’agit pas de ça.

Ils pourraient nous mentir pour que ce que nous co-créons tous avec l’énorme pouvoir de notre inconscient, soit ce qu’ils veulent nous voir créer. Et ici, sans m’excuser, je vais faire une fois de plus référence à ce que feu l’amiral George Hoover, qui appartenait au Bureau du Renseignement de la Marine, et alors très âgé, a dit à Bill Birnes, l’éditeur de UFO Magazine.

George Hoover a déclaré que le plus important secret était celui de nos capacités considérables. Que nous disposions de pouvoirs pour manipuler la réalité dont nous ignorions tout. Et que les ET maîtrisaient ce pouvoir. Que notre destin était d’avoir la capacité d’utiliser ces pouvoirs, de les maîtriser, de les utiliser et de les développer, et que si nous le faisions, les Pouvoirs-en-Place ne disposeraient plus de leur puissance actuelle.

Voilà pourquoi on veut constamment nous prouver à quel point nous sommes impuissants, petits, mortels, qu’il nous faut avoir peur, que nous ne sommes tous que des morceaux de bidoche animés, et qu’il n’y a aucun espoir. En nous affaiblissant collectivement, on nous empêche de nous rendre compte combien nous sommes magnifiques, parce que sinon...

T : Hmm.

BR : ...tout serait terminé. Nous serions dès demain dans cet avenir doré.

T : Mm-hm. Absolument. Une des plus importantes leçons de cette catastrophe pétrolière, je pense, c’est qu’il nous faut, individuellement, nous montrer responsables envers nos informations, même si nos dirigeants et nos médias ne le sont pas.

BR : C’est un très bon résumé, concis. Il nous faut nous montrer aussi raisonnables, intelligents et précis que possible. Et pas juste être une alternative à Fox News et au National Enquirer. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de nous tromper en cette période critique. Le paradoxe, bien sûr, c’est que ceci n’est pas contrôlé et ne doit pas l’être non plus. Nous avons vraiment besoin d’avoir la liberté de parole, la liberté d’expression.

Il nous faut vraiment avoir des blogs et des forums, où tout le monde peut s’exprimer librement, mais aussi où une sorte d’arbitre encourage les gens à être exacts, rigoureux, prudents, à vérifier les faits présentés, à citer leurs sources, à bien distinguer faits et opinion personnelle, et à se former mutuellement à ce processus. Afin que toute information transmise à quelqu’un d’autre soit présentée comme un cadeau...

T : Mmh.

BR : ...de façon à le prendre et à en faire quelque chose d’encore mieux, plutôt que de dire : Oh, je ne sais pas d’où ça vient, mais ça n’avait pas l’air bien, et je crois que je vais... (Il rit.)

T : Le communiquer à tout le monde. (Elle rit.)

BR : Bon, oui, soit le dire à tout le monde, soit m’asseoir dans un coin, démoralisé.

T : Mm-hm.

BR : C’est ce que cause l’impuissance, l’impression d’impuissance. Quand nous sommes en présence d’une importante information qui nous effraie, les extravertis la communiquent à un maximum de gens (Il rit.), et les introvertis restent seuls, à déprimer.

T : (Elle rit.) Mm-hm.

BR : Aucune des deux attitudes n’est la bonne ici. Nous devons faire de notre mieux pour soutenir et encourager tous les gens avec lesquels nous communiquons. Du style : C’est ce que j’ai de mieux, améliorez-le encore avant de le faire passer.

T : Mm-hm.

BR : Si je n’ai pas pu trouver la référence, alors trouvez-la et puis faites passer. Travaillons ici ensemble, afin [d’améliorer] la base de données alternative d’informations que nous essayons de constituer, et de contrer l’absence d’une base de données fiables fournie par les autorités...

T : Mm-hm.

BR : Il faut qu’il s’agisse d’informations fiables, sinon nous ne pouvons rien en tirer, à part patauger, s’angoisser ou juste partir dans la mauvaise direction et perdre notre temps.

T : Absolument.

BR : Ça vous a coupé le sifflet, pas vrai ? (Il rit.)

T : (Elle rit.) J’allais vous demander comment vous savez qu’une source est fiable. Mais je ne voulais pas vous mettre en difficulté.

BR : Oh, mais c’est une excellente question ! Kerry et moi avions à Project Camelot une réponse toute prête pour ça, qui nous convenait tout à fait, et nous l’avons indiquée il y a 2 ou 3 ans, sur notre site et à des tas d’autres gens.

T : Arrêtez !!

BR : C’était que nous utilisions notre intuition.

T : Stop ! Arrêtez ! Le train arrive. Mes excuses !

BR: Le train ??

T : Oui. Attendez !

BR : Waouh ! (Il rit.) Vous habitez près d’une voie ferrée ?

T : Oui. Nous avons un train 3 ou 4 fois par jour. Je me demandais quand il allait arriver. Je suis contente qu’il arrive maintenant et pas plus tôt.

BR : C’est ici qu’on fait des plaisanteries sur la lumière au bout du tunnel et sur le train qui arrive ?

T : (Elle rit.)  (...)

BR : Je n’avais aucune idée de l’endroit où j’étais.

T : (Elle rit.) Bon, je vous ai demandé...

BR : Nous parlions de... Je sais de quoi nous parlions.

T : OK.

BR : Nous parlions des sources.

T : Vous parliez de Kerry et de vous.

BR : Je disais qu’il y a 2 ou 3 ans, Kerry et moi avions décidé de suivre notre intuition. Et nous l’avons fait. Mais maintenant, je commence à penser qu’il faut aussi autre chose. La réponse est bonne, mais pas suffisamment. Nous nous sommes trompés 2 ou 3 fois. Au même moment je regardais autour de moi et je voyais des gens travailler vraiment dur dans l’arène du milieu alternatif.

Eux aussi utilisent leur intuition et devinez quoi ? (Il rit.) Eh bien, ils trouvent tous quelque chose de différent. Et ça vous concerne, et il y a eu des moments où c’était moi ou nous qui étions concernés. Quelqu’un d’autre utilisait son intuition, et elle lui disait que j’étais payé par la CIA, etc.

Ou bien ils avaient l’intuition d’avoir raison. Bon, ici je suis en pleine digression. Mais ce qui m’a vraiment guéri, c’est quand j’ai vu des gens se focaliser sur notre poignée de mains, à moi et à David Icke, qui a de l’arthrite...

T : (Elle rit.)

BR : ...et dont la main ressemble à une serre tordue qu’il peut à peine bouger, et ces gens-là pensent : Ah, ce sont des francs-maçons.

Si vous leur posez la question, à ces gens sincères et très motivés, ils vous répondront qu’ils ne sont payés par personne, ils disent juste : Par intuition, je n’ai pas trop confiance dans ces gars-là, et en voilà la preuve ! Et ils se trompent ! L’intuition n’est donc pas ce qui établit la vérité. Elle ne fait que nous donner une direction.

Je crois qu’il faut l’utiliser comme on utilise les données de l’observation extrasensorielle. C’est ce que faisaient les militaires et je suis sûr qu’ils le font toujours. Leur programme d’observation extrasensorielle (remote viewing) est devenu souterrain, au sens propre. Ils le poursuivent. Ils utilisent des médiums pour les renseigner sur ce qui se passe, où et quand, mais ce n’est là qu’une partie de la matrice de données en leur possession.

Ils mettent leurs meilleurs gars sur quelque chose. Disons – pour utiliser un exemple tiré de la Guerre Froide – que les Russes construisent un sous-marin géant dans un hangar en acier à Vladivostok. On ne voit pas à l’intérieur avec nos satellites, mais les médiums racontent qu’il se passe là-bas quelque chose de très important.

Ils savent donc où déployer leurs agents sur le terrain, afin de vraiment récupérer plus d’informations, et de tenter d’avoir des détails, notamment par certains de ceux qui y travaillent, etc., et cela ne fait que les aider à cibler davantage les renseignements à rassembler.

Je suppose que je fais une montagne d’une souris. Je veux juste dire qu’une fois que vous avez l’intuition que quelque chose est correct, ne vous arrêtez pas là. Rassemblez des faits, des données, recherchez l’opinion des gens, laissez votre ego de côté, ne commencez pas à vous dire : Je suis le meilleur, donc je dois avoir raison, et tous les autres ont tort, mais ce n’est pas grave, je suis le messie.

Cela ne marche pas non plus. Nous devons travailler ensemble là-dessus et accepter d’avoir tort. Et ça nous renvoie à ce que disais de la réaction des médias alternatifs concernant la marée noire. On a l’occasion – et je suis ça avec beaucoup d’intérêt -  l’occasion de voir certains commentateurs des médias dire : Je me suis trompé là-dessus, savez-vous ?

T : Mmh.

BR : Ou bien : Le type qui m’a donné ce tuyau confidentiel : eh bien, ce qu’il a raconté était faux. J’ignore s’il a menti ou s’il était mal informé, mais c’était complètement faux et j’ai marché. Il y a donc ici une belle occasion pour la communauté des médias alternatifs d’en tirer des leçons.

Tout ça fait partie de ce qu’apporte la vie, de ce qui permet d’apprendre et de mûrir. Et ce qui personnellement m’intéresse vraiment, et je suppose qu’il s’agit ici jusqu’à un certain point d’une interview personnelle... Nous avons rendu visite il y a quelques années à Richard Hoagland. J’éprouve beaucoup de respect pour Richard Hoagland, je l’aime beaucoup, c’est un gars bien. Et ça fait presque 20 ans qu’il est dans le métier, toujours là, rebelle, à défendre ses vues, toujours aussi clair.

Il fait du bon travail pour nous tous. Il nous a dit : Je n’écoute pas les sources. Et c’est là qu’il nous a raconté que c’était parce que le mensonge était différent à chaque niveau. Il a ajouté : Même si vous parlez avec quelqu’un de sincère, qui vous parle ouvertement, les larmes aux yeux, qui vous implore de le croire et absolument... Non, nous ne savons pas d’où il tire ses informations et cela ne signifie donc pas que ce soit vrai.

Voilà pourquoi les protocoles d’Hoagland sur le traitement de l’information sont très logiques et grandement fondés sur les données. Il se permet de penser hors des sentiers battus, mais vérifie bien les faits. Je l’admire et le respecte beaucoup pour ça. Si quelqu’un vient lui raconter une histoire extraordinaire, il ne l’acceptera pas en tant que données, mais la placera en contexte, comme moyen de peut-être savoir où chercher les données. Puis il ira de toute façon à leur recherche.

Je ne veux pas dire que nous devons tous être des clones de Richard Hoagland. Il ne faut jamais être le clone de quelqu’un. Je montre juste là combien il est dangereux de seulement prêter attention à des sources non vérifiées. Pour revenir à Project Camelot, nous tâchions toujours de présenter les témoignages personnels dans le contexte d’une histoire humaine fascinante.

Par exemple, quand nous avons interviewé Bob Dean, que nous aimons vraiment beaucoup, et je suis fier de le compter parmi mes amis proches, c’est un homme extraordinaire, intègre, qui est formidable à écouter.

T : (Elle rit.)

BR : C’est un personnage. Mais je le crois totalement quand il raconte comment on lui a donné ce document à lire en 1964, lorsqu’il était au QG du SHAPE en Europe. Il passait ses soirées à travailler, jusque très tard dans la nuit, et chaque fois qu’il le pouvait, il lisait ces documents sortis du coffre-fort, avec l’autorisation de ses supérieurs, pour lesquels il travaillait, et que ces informations inquiétaient fort.

Cela me paraît si authentique que je crois vraiment son récit. Mais avant tout, nous présentons Bob Dean en disant : Ecoutez Bob, écoutez son témoignage.

Il ne s’agit pas juste d’un divertissement, mais – comme nous le disions plus tôt au sujet de l’intuition - ça nous indique une direction à suivre, pour le confronter à tout le reste. Nous ne cherchons pas à enfoncer dans le crâne des gens : Ceci doit être vrai, parce que nous présentons l’information. Beaucoup de gens nous ont écrit : Eh, il n’est pas possible que ce soit vrai, parce que vos témoins se contredisent. Et nous de dire : Ouais, on le sait ! (Il rit.)

T : (Elle rit.)

BR : Croyez-vous vraiment que nous ne le savons pas ? Bien sûr que si ! Mais nous présentons l’information, non pas pour perturber volontairement les gens, mais en quelque sorte pour leur apporter cette importante dimension humaine.

Comme nous l’avons dit au début, c’est arrivé parce que nous nous sommes trouvés dans la situation privilégiée d’écouter quelqu’un, dans la même pièce, raconter un témoignage personnel extraordinaire, en le regardant dans les yeux, et lui décrivait ce qu’il lui était arrivé et comment il le ressentait, et ceux à qui ils en avaient parlé... Et les témoignages étaient parfois vraiment extraordinaires.

La raison de la présence de la caméra, c’était : D’accord, vous ne pouvez être présents ici physiquement, mais voici le meilleur substitut. L’être virtuellement. Voici notre expérience. Cette vidéo n’est que très légèrement éditée, et ce que vous voyez sur votre écran d’ordinateur est très proche de ce que nous avons vécu lorsque nous avons parlé au gars, vous pouvez donc partager avec nous ce voyage.

Cela a toujours été notre approche. Que nous allions voyager et que nous invitions les gens à le faire avec nous. Nous voulions aussi que d’autres apprennent en même temps que nous.

Nous n’avons tenté de mal renseigner quiconque. Jamais. Nous étions conscients que certains de nos témoins ne pouvaient pas logiquement avoir tout correct, parce qu’ils se contredisaient mutuellement. En acquérant de la maturité dans notre parcours, nous nous sommes rendu compte que certains d’entre eux n’étaient pas tout à fait aussi fiables que nous le pensions au départ.

Mais nous faisions de notre mieux, sans chichi. Une de nos raisons de séparer les sujets de nos travaux a été de nous permettre de travailler à notre propre façon, plus confortablement. J’essaie donc de mettre en pratique les principes que j’ai décris dans cette interview et Kerry ne voit pas les choses exactement de la même manière. Et c’est son droit de ne pas partager la même façon de voir.

Ce que nous avons maintenant, et beaucoup l’apprécient vraiment, c’est deux grandes bases d’informations, qu’ils peuvent consulter en fonction de leurs goûts et de leur style. C’est très bien comme ça. Et entre-temps Kerry et moi continuons à avoir des projets communs, ensemble. Nous n’allons pas continuer à travailler ensemble comme auparavant. C’est là quelque chose de tout à fait normal. Il n’y a absolument aucun mal à ça.

Comme toujours, le défi c’est que le tout se révèle supérieur à la somme des parties. Comment, en tant que microcosme de la communauté alternative, Kerry et moi pouvons-nous travailler ensemble pour apporter un plus à ce que chacun de nous fait, à nos différentes sources, à notre façon différente de présenter l’information et de l’évaluer, aux questions différentes que nous posons, à notre manière différente de relier les pointillés ?

Si ce que nous faisons tous les deux peut être vu comme un service rendu à ceux qui ne tiennent pas leurs informations des grands médias, ni de rien d’autre. Si ces gens le considèrent comme un service et non comme un facteur de perturbation, alors, à nous deux, nous faisons là notre travail.

Comme je l’ai déjà dit dans cette interview, et ailleurs également, j’encourage les gens à sortir de chez eux, avec leur caméscope, leur dictaphone, et leur appareil-photo numérique, à faire des recherches sur le terrain, à vérifier les informations, à parler aux gens, à découvrir ce qu’il se passe.

Montrez-vous intelligents, prudents, gardez votre boîte à possibles ouverte, déverrouillée, en réservant beaucoup de place pour la remplir. Préparez-vous à vous tromper, à faire machine arrière. Soyez le plus honnête possible, Préparez-vous à dire aux gens : Je ne suis plus aussi sûr(e) de ce que j’ai dit le mois dernier, savez-vous ? Je me suis peut-être trompé(e).

La photo que j’ai prise ne montrait peut-être pas ce que je croyais. C’était peut-être quelque chose d’autre, etc., etc. Et cela rejoint la question que vous m’avez posée tout à l’heure, sur la nature de la responsabilité et d’un journalisme responsable. Si nous pouvons constamment être aussi malins et honnêtes que possible, alors les pronostics sont bons.

T : Je suis d’accord. Merci infiniment.

BR : Très bien !

T : (Elle rit.) Eh bien Bill, merci infiniment de nous avoir consacré votre temps, votre attention et votre engagement. Merci au nom de tous les membres du Forum, et merci infiniment d’occasionner vous–même le changement que vous voulez voir dans ce monde.

BR : Eh bien, merci Tania. Vous avez fait du bon travail avec cette interview. Bien. (Il rit.)

T : (Elle rit.)

BR : Maintenant je comprends ce que Marcel Messing a dû ressentir quand je lui ai posé deux questions, je crois, et qu’il a parlé pendant une heure.

T : (Elle rit.)

BR : Le travail de l’intervieweur, à mon avis, est de s’effacer et d’apporter l’énergie, et de permettre à la personne qui est sur scène de danser. Et donc, merci à vous de m’avoir encouragé à le faire et nous avançons ainsi ensemble.

Nous sommes ensemble dans le bain. Il n’existe pas d’échappatoire facile. Nous sommes tous sur la Terre. Nous sommes tous sur ce petit vaisseau spatial. On ne va pas nous en retirer par téléportation. Il nous faut donc prendre soin de cet endroit. Nous avons devant nous tout un avenir inconnu, avec tout ce qu’il a à nous offrir en drames, en joies, en amusement, en problèmes et en défis, et en délices potentiels. C’est un sacré parcours, mais je pense que ça vaut la peine.

T : Absolument. Amusez-vous bien !

BR : (Il rit.) Vous avez raison. OK, Tania, merci. C’est vraiment très aimable à vous. Ici Bill Ryan, voici Tania, et nous sommes dimanche 18 juillet 2010. Il faudra qu’on recommence, savez-vous ?

T : (Elle rit.) C’était bien amusant !


Cliquez ici pour l’interview audio en anglais








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Bill Ryan

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