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Paul Hellyer
De la lumière au bout du tunnel

Traduction : The Avalon Translation Project





Le 20 juillet 2010


 
Bill Ryan (BR) : Je suis Bill Ryan, de Projet Avalon, et nous sommes le mardi 20 juillet 2010.
 
J’ai le grand honneur de parler à Paul Hellyer, que beaucoup de nos auditeurs reconnaîtront comme étant le très courageux ancien ministre du gouvernement canadien, ministre de la Défense de 1963 à 1967, qui s’est exprimé en 2005 sur la réalité de la présence extraterrestre. Par ses déclarations qui font autorité, et en tant que figure gouvernementale très haut placée et très respectée, Paul Hellyer a créé un important précédent. Et, comme d’habitude, je n’ai été que modérément surpris de constater que ses déclarations n’ont en fait pas été plus répercutées que cela dans les grands médias. C’est d’ailleurs là, bien sûr, un des sujets que j’aimerais aborder avec vous, Paul.

Paul Hellyer (PH) : Je suis heureux de vous parler.
 
BR: Absolument. Et pour compléter ma petite introduction, j’aimerais ajouter que vous êtes un auteur prolifique et que vous avez récemment terminé et publié deux livres à mon avis extrêmement importants. L’un s’appelle Light at the End of the Tunnel (De la lumière au bout du tunnel) et l’autre [A] Miracle in Waiting (Miracle en attente), et je recommande à tous de se procurer et de lire ces ouvrages. Ils sont très agréables à lire. Ils couvrent une grande quantité de matière, et leur point commun est l’enjeu que constitue l’avenir de la race humaine. Trouvez-vous cette brève introduction fidèle à la réalité ?

PH: On ne peut pas faire faire mieux en étant bref. Les deux livres ont été récemment publiés. L’un est tout récent et l’autre, le Miracle in Waiting, est en réalité la réimpression d’un ouvrage originellement publié en 1996, dans les deux premiers paragraphes duquel je prédisais la crise financière de 2008-2009, en disant qu’elle était absolument inévitable. Donc il a été republié avec seulement quelques altérations très mineures et [l’expression de] ma bienveillance envers le système bancaire.

L’autre est entièrement nouveau. Il s’agit en fait de mon treizième livre. Son sujet, comme vous l’avez suggéré, est De la lumière au bout du tunnel, avec pour sous-titre A Survival Plan for the Human Species  (Un plan de survie pour le genre humain). Et j’y expose plusieurs choses que j’estime absolument essentielles si nous voulons continuer à faire de la planète Terre un habitat accueillant pour l’espèce humaine, pour nos petits-enfants et leurs enfants.

Premièrement, nous devons nous occuper du réchauffement climatique. Deuxièmement, il nous faut modifier le système bancaire qui contrôle actuellement le destin du monde et, troisièmement, que les gens de différentes religions, qui se combattent les uns les autres depuis des milliers d’années, cessent de le faire, qu’ils cessent de croire que la leur est la seule manière d’atteindre le ciel, qu’ils commencent à œuvrer ensemble à la construction d’une planète où chacun aurait suffisamment à manger, de l’eau potable, un toit pour s’abriter, des vêtements et la possibilité de s’instruire.

Tous ces éléments sont liés et je commence par traiter dans ce livre le problème du réchauffement climatique. C’est une question que j’ai trouvée très intéressante et j’ai fait, très récemment, partie d’un groupe qui a écrit au Président des Etats-Unis, au Premier Ministre du Canada et à celui, tout nouveau, de Grande-Bretagne, pour tenter de les convaincre de transformer radicalement et fondamentalement les systèmes bancaire et monétaire mondiaux, parce que c’est là une des choses absolument primordiales à faire si nous voulons sauver la planète pour qu’elle demeure l’écosystème dont nous bénéficions nous-mêmes.

Et au cours de cette campagne de rédaction de lettres, j’ai découvert à quel point l’industrie pétrolière avait brouillé les pistes au niveau scientifique. Il nous font maintenant le même coup que l’industrie du tabac avant eux. Ils nous affirment : « Eh bien, la science n’en est pas certaine. Il y a des gens qui disent que le tabac est cancérigène, et d’autres que non. Et, à moins d’en avoir la preuve formelle, pourquoi…, toutes nos activités sont légales et nous allons les poursuivre. »

Et bien sûr, comme nous le savons maintenant a posteriori, ils avaient dans leurs dossiers la preuve que c’était bien cancérigène, que le tabac était du poison et qu’ils fabriquaient en réalité un produit dangereux pour la santé humaine. Mais pendant des décennies ils ont réussi à brouiller les pistes en laissant se répandre certaines informations et en amenant des scientifiques à émettre des doutes et à remettre ceci en question, au point de pouvoir se permettre de poursuivre joyeusement leur chemin sans avoir à s’inquiéter de cette caractéristique dangereuse.
 
Nous voyons donc maintenant l’industrie pétrolière faire pareil avec le réchauffement climatique. J’ai été surpris du nombre d’annonceurs et d’e-mails, particulièrement en provenance des Etats-Unis, affirmant que le réchauffement climatique n’est qu’un canular et les gens que je rencontre au hasard ici, au Canada, sont à mon avis tout aussi manipulés.

Mon premier chapitre parle donc de cela et j’aimerais ajouter que, depuis ma publication de ce livre, j’ai lu un ouvrage du Dr. James Hansen, un scientifique de la NASA, que je considère comme le meilleur de tous les auteurs que j’ai lus. Et quiconque doute encore du problème, devrait essayer de se procurer un exemplaire de ce livre, intitulé The Floods of my Grandchildren [Note : titre réel : Storms of my Grandchildren - Les tempêtes de mes petits-enfants.]

Bon, il n’est pas facile à lire, mais si, bien que prenant le sujet au sérieux, vous dites « Non, les scientifiques se trompent et il n’y a pas de quoi s’inquiéter », procurez-vous un exemplaire de cet ouvrage et parcourez-le. Je serais vraiment très surpris de constater qu’une fois le livre lu, vous n’êtes pas absolument convaincu que le Dr. Hansen dit vrai et qu’il nous reste très, très peu de temps pour agir.

Quand je dis « peu de temps », lui pense que nous pourrions déjà avoir franchi la limite. Mais je suis plutôt optimiste dans le domaine et affirme que nous disposons d’une dizaine d’années, à un ou deux ans près, pour inverser la vapeur. Bon, bien sûr, comme vous le savez, la plupart des politiques du monde nous parlent d’un délai de 30, 40 ou 50 ans avant qu’ils réduisent les émissions liées à la combustion des carburants fossiles, cause de l’augmentation si rapide de la température de la Terre. Donc il s’agit vraiment ici de convaincre les gens de prendre la situation au sérieux et d’agir en conséquence.

Le point suivant est bien évidemment : « Que peut-on faire ? » Nous avons cette gigantesque industrie pétrolière. Nous utilisons des autos, des camions, des tracteurs, des avions. Tous brûlent du pétrole en guise de carburant et les gens disent : « Eh bien, nous pouvons fabriquer de meilleurs moteurs, faire ci ou ça, construire des parcs éoliens pour produire de l’électricité ; avoir des panneaux solaires », etc. Mais rien de tout cela ne va changer la situation suffisamment rapidement pour inverser la donne en dix ans, ce qui devrait être à mon avis notre but, plutôt qu’un planning sur 30 ou 40 ans où, j’en suis convaincu, il serait déjà trop tard.

Bon, et là nous arrivons au sujet que vous avez soulevé au départ : l’existence de carburants « exotiques ». Dans mon livre, j’affirme qu’ils existent déjà. Les gens au courant de ce qui se passe dans les entrailles de la Terre, au Nevada, en Arizona ou au Nouveau-Mexique, savent que quelque part là-bas, des scientifiques étatsuniens aux côtés d’aliens originaires d’autres systèmes solaires, ont mis au point des carburants exotiques. Il y a, je dirais, une dizaine d’années, le Dr. Michael Wolf, un des plus célèbres scientifiques qui ont travaillé dans les [bases] souterraines de là-bas, affirmait qu’ils avaient développé à la fois la fusion à froid, très connue dans les cercles scientifiques, et l’énergie du point zéro, qui consiste à utiliser l’énergie présente partout dans le cosmos.

Il nous faut donc revenir en arrière de quelques années, je suppose, et nous demander : « Bon, comment en est-on arrivé là et comment se fait-il que personne ne soit au courant ? » Et vous avez soulevé le problème tout à l’heure. Quel est ce grand secret, et pourquoi nous le cache-t-on ? Eh bien, l’histoire remonte à des dizaines d’années et on dit généralement que tout a commencé avec le crash d’un OVNI à Roswell au début de juillet 1947. En fait, il y a eu d’autres crashes auparavant, mais il s’en est produit un là-bas et, à partir de ce moment-là, le gouvernement des Etats-Unis, par le biais de ses forces armées, a rétro-conçu la technologie découverte dans les engins des « visiteurs ». Cela nous a bien sûr, apporté toute une gamme de choses très précieuses dans notre vie, comme par exemple les microprocesseurs, les fibres optiques et bien d’autres objets encore.

Mais un des éléments qui intéressent le plus les gens est la question de l’énergie. Comment ces engins pourraient-ils franchir de telles distances pour venir sur Terre sans utiliser des formes d’énergie inconnues de nous ? Et sans entrer dans les détails, ils sont si en avance sur nous au niveau technologique que, lorsque certains d’entre eux ont été capturés, on les a encouragés ou obligés à travailler avec des scientifiques étatsuniens, afin de reproduire non seulement les engins utilisés pour se rendre sur Terre, mais aussi afin de recréer certaines des sources d’énergie manifestement en jeu ici.

Et ce domaine-là offre un immense potentiel, car je pense que ces carburants exotiques sont déjà prêts à être utilisés commercialement. Mais si ce n’est pas le cas, alors je sais, d’après ce que j’ai lu et étudié sur les extraterrestres, qu’ils nous feraient don de la technologie si l’US Air Force arrêtait de leur tirer dessus, puis ils coopéreraient et nous aideraient à acquérir cette technologie, parce qu’ils sont inquiets de ce que nous faisons à notre planète. Ils désirent que nous la sauvions et non que nous la détruisions. Et une des choses qui les inquiètent beaucoup, c’est le réchauffement climatique. Il y en a d’autres, mais c’est cela qui les inquiète plus particulièrement.

Donc nous disposons de ce potentiel, mais la plupart des gens en ignorent jusqu’à son existence. Beaucoup soupçonnent la présence de carburants exotiques, mais il leur est impossible de le prouver, et il va se révéler extrêmement difficile d’arracher ces informations à ceux qui les gardent si jalousement. « On peut y arriver ! » Comment pourrait-on y arriver ? Eh bien, il va falloir, en dernier recours, impliquer le Congrès des Etats-Unis.

BR : OK, Paul. Voici un excellent résumé. Une sorte de chapitre d’ouverture à cette interview-ci. Et j’ai tout un paquet de questions à vous envoyer…
 
Si nous prenons un peu de recul par rapport au scénario que vous venez de nous exposer très clairement, vous avez dit textuellement que ceux qui sont en possession de cette technologie la gardent jalousement. Et d’une part, c’est ce qu’ils font -  et je suis entièrement d’accord, bien sûr, et beaucoup de ceux qui nous écoutent sont également au courant. Et d’autre part, nous regardons autour de nous et nous voyons le vaisseau Terre systématiquement vandalisé, alors que le temps presse, quel que soit le délai annoncé. S’il en est un qui adhérerait totalement à cette thèse, c’est bien James Lovelock, qui est à l’origine de l’hypothèse Gaïa. Lui aussi s’inquiète de voir que nous pourrions avoir atteint une sorte de point où tout va basculer.

PH : Oui, je le cite dans mon livre.

BR : Oui, quel que soit le délai, nous somme de toute évidence dans le pétrin. Mais pourquoi est-ce que ceux qui se croient aux commandes de cette planète, pourquoi donc, à votre avis, permettent-ils que cela se produise ? Pourquoi gardent-ils tout ceci [jalousement] ? Même s’ils disposent pour eux-mêmes de l’énergie libre, et je suis convaincu que c’est le cas, il leur serait très facile de dire : « Hé, regardez ce que les scientifiques de notre gouvernement viennent de découvrir. C’est merveilleux, les gars. » Y a-t-il un lien entre tout ça et l’économie, ou bien existe-t-il ici un plan plus général, où une énorme crise est en train de servir de catalyseur, et pas par hasard ? Quel est votre point de vue là-dessus ? Vous avez dû beaucoup y réfléchir.

PH: J’y ai consacré pas mal de temps. Je ne pense pas que quelqu’un connaisse toute la réponse. Je sais que c’est secret depuis l’origine.

Au début des années 50, nous avions un scientifique au Canada qui était, pour ainsi dire, dans le secret des dieux et il prétendait que tout le programme lié à la technologie extraterrestre était classé comme encore plus secret que la bombe à hydrogène. Et je dirais que cela a toujours été le cas depuis. On prétend, et je le crois effectivement, qu’il y a à cette question de nombreux aspects, dont certains sont inconnus du Président des Etats-Unis, et qu’il n’est pas autorisé à savoir ce qui se passe.

Donc c’est une question extrêmement délicate et j’imagine qu’ils s’inquiètent un tantinet de la façon dont le public va réagir lorsqu’il sera finalement mis au courant, petit à petit, de ce qui se produit depuis 60 ans. Probablement plus important, je pense, pour les forces armées des Etats-Unis, c’était la peur que les Russes puissent procéder de la même manière, au même moment, avec le même succès que les Américains. Ils ont bien sûr découvert que ce n’était pas le cas et c’est sans doute là une des raisons de la fin de la guerre froide, du moins telle que nous la percevons.

Et puis, je pense qu’on s’est inquiété des communautés religieuses et de l’effet que produirait sur elles une diffusion trop précoce de ces informations. Vous avez probablement remarqué que l’Eglise Catholique en particulier, a publié au cours des deux ou trois dernières années des déclarations destinées en quelque sorte à préparer le public à cette éventualité. Elle dit maintenant que des enfants de Dieu existent dans d’autres parties du cosmos et que cela ne devrait pas nous surprendre. Vraiment une attitude très libérale dans ce domaine au cours des derniers mois ! Et cela fait peut-être partie des inquiétudes. De même que la peur des conséquences économiques.

Et je pense que personne ne connaît vraiment la réponse, parce que personne ne sait qui contrôle le groupe que j’appelle la « cabale ». Il existe un gouvernement fantôme aux Etats-Unis, et le président Clinton l’a confirmé lors d’une conférence de presse. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il ne révélait pas toutes les informations liées à ce domaine, il a répondu au journaliste qu’il existait un gouvernement fantôme sur lequel il n’avait aucun contrôle.

Eh bien, dans ce gouvernement fantôme se trouve un petit groupe – de quelle taille, avec quelle détermination ? difficile à dire – mais on pense qu’il s’agit en quelque sorte du groupe responsable devant ce qui était au départ le MJ-12, à l’époque où le président Truman a mis sur pied un groupe aux membres triés sur le volet afin d’examiner ce domaine de l’ufologie et de la technologie aliène.

Mais maintenant on nous dit qu’il s’appelle le MJ-36 et que des Européens y sont impliqués. Bon, qui sont ces Européens et dans quoi sont-ils impliqués ? Je ne le sais pas et je ne pense pas que beaucoup de gens le sachent. Mais ce que je sais, c’est que certains d’entre eux du moins, représentent les gens les plus riches et les plus puissants du monde.

Et cela me ramène au début : savoir s’ils veulent ou non que les ressources en énergie non-polluante soient déjà rendues publiques, ou s’ils veulent un délai supplémentaire pour exploiter leurs milliers de milliards de dollars d’actifs placés dans l’industrie pétrolière du monde entier, et en tirer le maximum d’argent avant de passer à la nouvelle énergie, où ils tenteront d’agir de même.

Voilà donc une réponse développée à cette question. Et cette réponse c’est, qu’en fait, il n’y a pas de réponse évidente, du moins pour le public. C’est au Congrès des Etats-Unis de prendre les choses en main et d’obliger les gens concernés à s’exprimer, au risque de les menacer de leur couper les vivres. Et il faut que ce soit le Congrès et non le Président, parce qu’il s’est toujours avéré trop dangereux pour une seule personne d’assumer ce rôle, et je ne conseillerais certainement pas au président des Etats-Unis actuel de s’en charger.

Je pense qu’il faut que ce soit le Congrès, lui qui, au fil des décennies, accorde les crédits et ce, sans faire ce pour quoi ses membres avaient été élus. Le Congrès a la capacité d’annoncer au peuple américain comment ces fonds ont été dépensés, et ce qu’ils ont finalement apporté de positif aux contribuables qui ont payé l’addition. Je pense donc qu’il faut partir de là, et le plus tôt les choses se mettront en route, le mieux ce sera. Mais nous ne pouvons pas lancer ceci avant que, d’une part, plus de gens en discutent et en réalisent le potentiel et que, d’autre part, il s’agisse d’une nécessité absolue.

BR : Exact. Maintenant, pour revenir à votre propre parcours, Paul, je crois que tout a commencé lorsqu’on vous a donné un exemplaire du livre du colonel Corso The Day after Roswell (Le jour après Roswell) Est-ce exact ?

PH : Oui, à peu près. J’avais regardé l’émission spéciale de deux heures de la chaîne ABC, et un ami nommé Pierre Juneau m’envoyait depuis deux ou trois ans toutes sortes de documents que, pour la plupart, je ne lisais pas. Dans la quantité, plusieurs choses ont relativement éveillé mon intérêt, mais c’est l’ouvrage du colonel Corso qui a fait la différence.

BR : Si je me souviens bien, vous avez raconté à Paola Harris, dans une interview antérieure, qu’après avoir lu le livre avec fascination et en avoir assimilé le contenu, vous aviez consulté un collègue, un général que vous n’avez jamais nommé. Cette personne a pu vous confirmer la véracité des détails contenus dans l’ouvrage. Est-ce exact ?

PH : Oui. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un collègue, mais de quelqu’un que j’avais rencontré. C’était en fait un ami de mon neveu et j’étais en train de lire le livre. C’était ma lecture de l’été. Mon neveu est passé par là et m’a demandé ce que je lisais. Je le lui ai dit. Et il m’a répondu : « Eh bien, moi je suis sceptique. » J’ai répliqué : « OK, nous habitons un pays libre. Sois aussi sceptique que tu veux. » Il est ensuite rentré chez lui, m’a téléphoné pour m’annoncer : « Bon, j’ai téléphoné au général et, quand je lui ai dit ce que tu lisais, il m’a dit "Chaque mot est vrai, et plus encore. Où est-ce que je peux me procurer ce livre ?" Je lui ai donc dit comment s’en procurer un et il mourait d’impatience. »

Et bien c’était la confirmation dont j’avais besoin, parce que j’en étais déjà arrivé à la conclusion, en le lisant, que ce qu’affirmait le livre était fondé. Je l’ai comparé aux meilleurs ouvrages de science-fiction que j’ai lus, et je me suis dit : « Eh bien, non. Je connais le nom de trop de ces gens-là et de ces endroits-là pour qu’il puisse s’agir de fiction. » Je suis donc convaincu que c’est vrai. Mais c’est dû à la confirmation que m’a apportée le général.

Mais avant de décider de vraiment m’exprimer en public… Et pour moi c’était réellement important, du fait des problèmes en cause, celui des Terriens affrontant des gens d’autres étoiles pour les jauger, d’un point de vue militaire par exemple, et les conséquences, les risques qui y sont liés, tous ces problèmes cruciaux. Et j’avais trouvé important de m’exprimer publiquement sur la nécessité de divulguer ce qui se passait et ce qu’on savait, et d’examiner en détail comment les militaires réagissaient envers les visiteurs, etc. Si bien que j’avais rencontré ce général – il était retraité - à un salon aéronautique.

BR : Il s’agit d’un général canadien, n’est-ce pas ?

PH : Non, il appartient à l’US Air Force.

BR : L’US Air Force, OK.

PH : Oui. Donc Philip m’a communiqué son numéro et l’a averti que j’allais téléphoner, et quand je l’ai fait, il m’a répété : « Chaque mot est vrai, et plus encore » puis il a consacré les 20 minutes suivantes à me parler un peu du « plus encore », quelque chose d’absolument fascinant, et il est allé aussi loin qu’il le pouvait sans trahir de grand secret, ce qui lui aurait attiré des ennuis.

BR : Est-ce que ce qu’il vous a dit - ce « plus encore » - , doit rester entre vous ? Pouvez-vous nous en communiquer une partie ?

PH : La seule chose que je vous communiquerai, c’est la confirmation de sa part que les militaires des Etats-Unis et les visiteurs d’autres planètes ont discuté face à face.

BR : Est-ce que cela correspond à la fameuse rencontre à laquelle a participé Eisenhower en 1954 ?

PH : Il n’a fait allusion à aucune réunion en particulier. Juste… l’affirmation vague qu’il y avait eu des discussions en face à face.

BR : OK.

PH : Donc, fort de cette assurance, je me suis senti totalement convaincu et prêt à m’exprimer publiquement, ce que j’ai fait il y a cinq ans.

BR : OK. Maintenant, après votre déclaration publique de septembre 2005, vous avez dû vous retrouver dans le collimateur de nombreux autres ministres, de responsables gouvernementaux, d’agences de renseignements et de personnels militaires de plusieurs pays. Certaines de ces personnes peuvent s’être montrées amicales, animées par les mêmes préoccupations humanitaires que vous. Quelqu’un vous a-t-il jamais abordé, en privé, en vous disant : « Paul, je suis enchanté que vous soyez entré en scène. Je peux confirmer tout ceci. J’ai suivi le même parcours que vous. J’ai effectué mes propres vérifications. » Et puis tous ceux qui sont venus à vous, en public ou en privé, pour vous aider à mieux comprendre ce qui se passait.

PH : A un certain niveau, oui. Beaucoup de gens me parlent. A l’époque, il y a cinq ans, je n’étais qu’un novice. Depuis, j’ai non seulement lu beaucoup, beaucoup de livres [mais aussi] énormément de documents, certains autrefois classifiés, d’autres pas. Des gens me contactent, me communiquent leurs expériences personnelles et valident toutes sortes d’informations, parce qu’ils ont vu de leurs yeux un des véhicules [spatiaux], parce qu’ils ont pénétré dans un véhicule qui s’était écrasé, [bref] toutes sortes de confirmations, sous une forme ou sous une autre. Mais il s’agissait en fait de professionnels plus que de gens du gouvernement, même si certains d’entre eux travaillaient, bien évidemment, pour le gouvernement.

BR : OK. En liaison avec ces contacts et réunions ultérieurs, y a-t-il quelque chose que vous puissiez nous communiquer, qui consolide et approfondisse votre conception de la vision d’ensemble ? Parce que, alors que le résumé de vos présentes déclarations rappellera quelque chose à beaucoup de nos auditeurs, il reste encore tant de questions ! Et une des questions qui préoccupe beaucoup de gens… En fait, il y a deux questions.

L’une concerne l’ordre du jour des visiteurs, et presque tous ceux qui, parmi mes connaissances, ont étudié ceci de près, comprennent qu’il existe plus d’un groupe et qu’il peut donc y avoir plus d’un ordre du jour, et qu’ils n’ont pas nécessairement à cœur le bonheur de la race humaine. Et la question qui en découle pratiquement, c’est qu’il y a de fortes présomptions et peut-être même des preuves plus tangibles, que les militaires de notre monde se préparent à quelque chose, sur le mode défensif. Des bases souterraines, des programmes classifiés qui vont bien au-delà de la technologie que possède la NASA, et qui pourraient se révéler une bouée de sauvetage au cas où la planète Terre aurait vraiment à traverser une sale période.

Avez-vous exploré cela ? Savez-vous quelque chose là-dessus ? Comment voyez-vous notre avenir possible ? Pas seulement ce qui concerne le réchauffement climatique, le système bancaire et la façon dont nous saccageons la planète. Se passe-t-il autre chose qui amène les militaires à prendre des mesures défensives ; et quel rôle jouent dans tout ceci les ET, quels qu’ils soient ?

PH : Je ne connais pas, bien sûr, la réponse à toutes ces questions. Je sais qu’il existe un certain nombre d’espèces et, comme vous le suggérez, certaines sont peut-être plus bienveillantes que d’autres. J’ai le sentiment que la plupart, sinon toutes, sont bienveillantes.

Dans toute la panoplie des éléments que j’ai examinés, je n’ai que deux preuves apportant un doute et elles proviennent, premièrement, de prétendus briefings des présidents des Etats-Unis par les militaires des USA, dans lesquels on dit qu’une des espèces n’était pas amicale. Bon, je ne suis pas tout à fait cynique, mais si j’appartenais au complexe militaro-industriel et que je désirais dépenser quelques centaines de milliards de dollars de plus à me préparer à affronter les visiteurs des étoiles pour les jauger, voilà exactement comment je présenterais les choses. Je ne sais pas si c’est vrai ou non. S’il me fallait parier, je ne sais pas. Ce serait une tâche difficile, mais je demanderais sans aucun doute à tous ceux qui sont impliqués dans l’ensemble de cette dissimulation de révéler sous serment qui sont ces gens, d’apporter des preuves et de soutenir leurs affirmations par des preuves tangibles, sous peine de me laisser sceptique.

Un des ouvrages que j’ai lus donnait quelques exemples faisant apparaître que les visiteurs s’étaient montrés tout sauf amicaux. Mais dans chacun des cas, il faudrait soulever la question de savoir si c’était eux les fauteurs de troubles ou bien si nous avions commencé. Savoir si nous les avions provoqués pour les jauger et s’ils ont répliqué ou se sont défendus, selon leur point de vue.

Et je pense de nouveau qu’il nous faut avoir beaucoup plus de preuves que celles dont nous disposons actuellement avant de pouvoir adopter une attitude qui fait autorité sur ce point. Maintenant, en ce qui concerne leurs plans, et comme vous l’avez suggéré, si nous avons plus d’une espèce, nous avons probablement plus d’un ordre du jour, et il se pourrait que dans certains cas ils s’intéressent avant tout au matériel génétique qui leur permet de produire des hybrides, en utilisant du matériau génétique humain destiné à être mélangé au leur, et que notre planète soit appréciée comme aire de repos estival pour une pause, ou des vacances, etc. Il se peut [aussi] qu’ils s’approprient certaines de nos ressources, je ne sais vraiment pas. Certaines personnes pensent qu’ils sont si intelligents qu’ils peuvent s’approprier sans risque les ressources des montagnes ou des mers, auquel cas nous ne le saurions même pas.

Alors, lorsque vous parlez de mesures de contre-offensive, il est difficile de savoir en quoi elles consistent. Des gens disent : « Eh bien, la cabale, avec ces richards qui contrôlent les choses, met au point un projet d’évasion destiné à faire quitter la Terre à quelques fortunés et à les emmener sur une autre planète, en cas de catastrophe ici. » Bon, savez-vous, c’est une bonne histoire, mais qu’y a-t-il de vrai là-dedans ? Qui le sait ? Moi pas. Je dirais que c’est de plus en plus plausible, en estimant à quel point ils peuvent avoir progressé, et ils disposent probablement de technologies bien plus avancées que tout ce qu’on a pu nous raconter.

Donc encore une raison de plus pour des divulgations complètes, selon l’expression de Paula Harris et de beaucoup d’autres gens. Et une raison supplémentaire qui force le Congrès à commencer à extirper une partie de ces informations pour les mettre entre les mains du public et à effectuer tous les contre-interrogatoires sous serment. Avec cependant, mentionné dans mon livre, un autre avertissement –pas de moi, mais des visiteurs de l’espace, par l’intermédiaire d’une des personnes que j’ai longuement interviewées – et il s’agit d’une amnistie...

BR : C’est Jim Sparks, n’est-ce pas ?

PH : Oui.

BR : Oui. Je connais Jim. Nous lui avons parlé.

PH : Jim et moi avons très longuement parlé et il m’a donné la permission de citer largement son livre, là où j’aborde cette question de l’amnistie, et je me suis contenté de recopier ce qu’il a obtenu des extra-terrestres. Et je comprends le pourquoi [de cette amnistie] : c’est parce que la cabale, le gouvernement fantôme, a enfreint à peu près toutes les lois évoquées dans ce livre, et qu’il n’y a probablement aucun autre moyen de les faire témoigner, même sous serment, s’ils craignent d’être emprisonnés à vie à cause de ça.

Donc, je pense que l’amnistie est un élément essentiel de l’ensemble, tout comme un contre-interrogatoire très systématique mené par un des ténors du barreau des Etats-Unis. Il faut aussi s’astreindre à collecter tous les faits, un à un, jusqu’à ce qu’apparaisse la vue d’ensemble et qu’elle soit comprise.

BR : Exact. Bon, vous avez longuement parlé avec Jim, et il a pas mal d’histoires extraordinaires à raconter. Permettez-moi seulement d’expliquer qui est Jim Sparks, pour la gouverne de tous ceux parmi nos auditeurs qui ne le connaissent pas. C’est un « poly-abducté ». Il a été enlevé des centaines, et peut-être même des milliers de fois. Et au départ, il réagissait par ce qu’on pourrait appeler un « courageux combat ». il leur résistait, il les injuriait et refusait d’être dominé.

Puis il a fini par leur faire confiance, à ces extraterrestres, se rendant compte que leur mode de fonctionnement était très différent du nôtre. Et comme il leur faisait confiance, il semble qu’ils lui aient communiqué plus d’informations sur ce qui les inquiétait. Etes-vous d’accord avec ce résumé ?

PH : Absolument. Oui. Très bien.

BR : Oui. Et une des choses qui inquiétaient ses ravisseurs, et dont il s’est progressivement rendu compte, était l’éventualité d’un avenir pas agréable du tout. C’est là, bien sûr, un thème récurrent parmi les contactés et les abductés, les gens qui ont des rêves et des visions, ou Dieu sait quoi. Et ça ne colle pas avec ce dont nous parlions il y a un moment, ces préparatifs défensifs auxquels semblent se livrer les militaires de plusieurs pays.

A mon avis, l’avenir n’est pas fixé et nous avons vraiment le choix, nous avons réellement notre libre arbitre et il se peut qu’il existe des avenirs probables et des avenirs improbables, mais nous bénéficions toujours d’un certain degré de contrôle sur ce qui nous attend. Les visions et informations que nous ont offerts, par exemple, les ravisseurs de Jim Sparks, peuvent s’avérer plus une mise en garde qu’une prédiction. Et je me demande quel est votre point de vue. Etant donné que vous avez très sérieusement discuté avec Jim, vous avez dû, vous aussi, y réfléchir longuement.

PH : Absolument, et je pense que vous avez tout à fait raison lorsque vous dites que l’avenir est incertain. C’est exactement là le sujet de mon livre Light at the End of the Tunnel (De la lumière au bout du tunnel). Il y est dit qu’on nous donne la possibilité de choisir ce que nous allons faire, mais la nature de l’avenir dépendra totalement de ce que nous faisons.

Parce que nous pouvons faire sauter la planète. Nous possédons plus de matériel nucléaire qu’il n’en faut pour rendre notre planète totalement inhabitable. Et s’il nous arrive un jour d’être suffisamment cinglés, si nous avions jamais un fou comme responsable des stocks et qu’il décidait de les utiliser, ce serait Adieu la Terre, certainement pour la plupart d’entre nous, sinon la grande majorité d’entre nous.

Dans une moindre mesure, c’est ce qui se produit également avec le réchauffement climatique. Donc là aussi nous avons le choix.

Ensuite, le troisième domaine que j’aborde dans le livre, et qui s’y rattache bien sûr directement, c’est la modification du système bancaire, de manière à ce que chaque gouvernement ait les moyens matériels de financer le passage de l’ancien régime de consommation du pétrole à celui des nouveaux carburants exotiques, mais aussi le passage du militaro-industriel prioritaire à la paix comme priorité.

Ce sont là des actions extrêmement coûteuses, nécessitant des milliers de milliards de dollars, et si vous regardez la manière dont le système est géré actuellement, dans lequel ils [se contentent] d’accepter de réduire les budgets, de les équilibrer et d’appliquer ces résolutions, [vous comprenez] qu’il y a peu d’espoir pour la planète, parce que les gouvernements n’auront pas les ressources financières nécessaires pour faire ce que nous devons concrètement faire.

Et ajoutons, pour ceux qui diront : « Alors, que faites-vous donc ? » Et moi, bien sûr, cela fait 60 ans que j’encourage les gouvernements à supprimer le monopole dont bénéficient des banquiers privés de battre monnaie, à recouvrer une partie de ce pouvoir et à partager le processus de fabrication de la monnaie entre les gouvernements, au nom des gens qui possèdent le brevet, et les banques privées qui l’exploitent pour leur propre bénéfice depuis deux siècles ou plus.

Et si nous le faisons, nous aurons les ressources qui nous permettrons de faire face aux problèmes de pauvreté et de santé, etc. et au financement de la transition entre les carburants fossiles et les carburants exotiques. Tout est lié et tout est un choix mais, en ce moment, particulièrement dans cette partie du monde, nous faisons tous les mauvais choix. C’est la raison pour laquelle j’étais si actif à l’époque du G20, en espérant un petit peu de bon sens, et que j’ai été si déçu de n’en constater aucun, et je continuerai le combat dans les mois et années à venir, s’il me reste encore la force de le faire.

BR : Est-ce que ces choix sont gouvernés par une élite qui, de fait, ne veut pas rendre publique cette technologie ? Ils ne veulent pas réformer le système financier. Ils veulent conserver leur emprise financière sur la planète. Ou au contraire pensez-vous que cette emprise est en train de se dissoudre et de se déliter dans une certaine mesure, et qu’ils cherchent des moyens de se rendre acceptables ? L’annonce du Vatican l’an dernier concernant nos frères et sœurs en Dieu pourrait indiquer qu’ils cherchent une façon de divulguer ce qu’ils savent. Je me suis demandé si vous pensiez pouvoir faire suffisamment confiance aux « initiés » au point de sentir qu’il y avait un espoir sincère de voir les choses évoluer dans la bonne direction ?

PH : Je ne crois pas personnellement que ce soit vraisemblable. Je pense qu’on peut trouver des individus qui réagissent comme cela. Mais ce ne sont pas les responsables, ce ne sont pas les gens qui dirigent les opérations. Et je pense qu’il faut faire la distinction entre une sorte d’annonce préparatoire de la part du Vatican et un changement de politique. Je pense que c’est un moyen de préparer le public à acquérir des connaissances, provenant déjà des quelques gouvernement qui ouvrent leurs dossiers, leurs dossiers les plus basiques, ceux qui ne divulguent que des informations très connues, même de gens qui auraient étudié le sujet ne serait-ce que quelques minutes.

Mais quand il s’agit de donner des preuves tangibles de ce qui a été réalisé dans les domaines de la rétro-conception et des nouveaux carburants exotiques, et de changer le système bancaire, je pense que ce petit groupe qui se serre les coudes est toujours aussi puissant et omniprésent aujourd’hui qu’auparavant, et que c’est sans doute là le problème N°1 quand on envisage l’avenir du monde.

BR : Que peut-on faire, alors ? Pensez-vous vraiment que des audiences pleines de complaisance données par le Congrès, par exemple, comme proposées par Stephen Bassett et d’autres, peuvent réellement ouvrir de force cette coquille d’huître si hermétiquement fermée, et depuis si longtemps ? Quel serait, selon vous, le processus à suivre ? S’il nous était possible de faire défiler à toute vitesse les dix prochaines années du film, en vue d’un « happy end », à quoi pourrait-il ressembler à votre avis ? Et de quelle manière pouvons-nous tous, ici présents, agir ? Ou bien ne sommes-nous donc que des spectateurs impuissants ?

PH : Je pense que, si l’on veut se montrer réaliste, rien ne se produira sans une révolution populaire. Et par révolution, je ne veux pas dire des gens armés de fusils de chasse et de battes de baseball. Je parle d’une révolution de l’esprit et du cœur, suffisamment généralisée pour que les gens puissent dire à leurs représentants élus : « A moins que vous ne fassiez ceci ou cela, nous ne voterons pas pour vous, point barre. »

C’est la seule chose que comprennent les politiques parce que, de l’autre côté, vous avez ce puissant groupe dont nous venons de parler et qui a tout l’argent, qui dispose de la plus grande partie du potentiel de propagande par l’intermédiaire des journaux et autres médias, qu’il possède. Ces gens-là font la pluie et le beau temps et ils le savent, ils en jouissent et aiment ça, et ils espèrent continuer à jouir de ça. Ils peuvent donc en grande partie contrôler Congrès et parlements du monde en se contentant de financer discrètement les campagnes de ceux qui ne les critiquent pas trop et qui ne dépenseront sans doute pas trop d’énergie à les défier.

Et la seule manière de réellement changer cela, c’est d’obtenir un type de mouvement populaire qui n’aurait pas été possible il y a dix ans mais qui, avec Internet, le devient de plus en plus, un mouvement où des millions de gens, dans le monde entier, disent : « Hé, mon pote le politique, change tes manières et fais A, B ou C, ou bien ne compte plus sur ma voix. Et même, je voterai contre toi si tu n’agis pas, parce que tout ça, c’est trop sérieux. »

Donc, aussi improbable que cela puisse paraître, je pense que c’est là notre meilleur espoir. Un petit peu d’éducation publique ne ferait pas de mal. Bien sûr, tout cela est absolument nécessaire pour obtenir le mouvement populaire que je viens juste de décrire, que j’espère et pour lequel je prie. Mais il est difficile de le lancer. J’ai seulement réussi, il y a deux ou trois semaines, à placer un article sur la réforme monétaire dans le principal journal de langue anglaise à Ottawa, capitale du Canada, et ce fut un vrai défi.

Il m’a fallu un mois pour obtenir du rédacteur en chef qu’il accepte de l’imprimer, simplement parce qu’il s’agit d’une des trois choses sur lesquelles la grande presse met l’embargo, et j’en fais la liste dans mon livre. Il s’agit du système monétaire, du système bancaire, de la divulgation complète de la présence et de la technologie extraterrestres, et des effets négatifs de la mondialisation ; et ce sont là des choses qu’ils n’impriment pas. Donc, c’était une minuscule percée, mais du moins c’est le genre de chose qui vous donne espoir et vous fait continuer.

BR : C’était une des questions que je voulais vous poser, parce que vous êtes très en vue et si connu au Canada qu’on aurait pu s’attendre à ce que les grands médias vous sautent dessus après vos révélations de septembre 2005. Mais on dirait que ça n’a pas été le cas. On a l’impression qu’on vous a tranquillement ignoré, parce que personne ne savait trop quoi faire. Est-ce exact ?

PH : Au début, c’était pire que d’être ignoré. Ils manifestaient de l’intérêt en me demandant ce que j’allais dire, mais ne publiaient rien de ce que j’avais réellement dit. C’est, je pense, seulement au cours des douze derniers mois à peu près, qu’il est paru dans la grande presse des reportages dénués de tout ridicule sur ce sujet de la présence extraterrestre, et même des reportages honnêtes, se contentant de rapporter les faits qu’on leur présentait. Donc ceci, du moins, est encourageant.

BR : Voyez-vous des signes de ce que vous avez décrit tout à l’heure comme une révolution populaire ? Depuis cinq ans que vous vous impliquez vraiment dans ce domaine, voyez-vous ou ressentez-vous des changements autour de vous ? Pensez-vous qu’il y ait des signes d’espoir ?

PH : Je vous répondrai : oui. Il y a des améliorations, à la fois du côté des divulgations – plus de gens sortent de l’ombre. Il y a plus de lanceurs d’alertes. On publie plus de livres. Certains sont de la fiction, mais qui révèlent néanmoins de nombreux faits – et puis il y a cette embellie dans les médias à grande diffusion. Plusieurs personnes ont été interviewées au « Larry King Live Show » [talk show nocturne, animé par Larry King, et l’émission de CNN la plus regardée – NdT], où ils ont discuté de cette question.

Malheureusement, ils ont d’habitude avec eux un « démystificateur », comme dans le débat sur le réchauffement global ou sur la nicotine : vous avez les arguments des deux côtés et tout devient confus. Mais il y a malgré tout eu des progrès considérables dans le traitement par les grands médias du sujet des extraterrestres et je pense qu’il s’agit d’une avancée significative. Et si maintenant on pouvait obtenir la même chose pour la question bancaire, cela me donnerait aussi grand espoir. Donc, [ma réponses est] oui, mais sur une échelle allant de un à dix, nous n’en sommes peut-être qu’à un maintenant, et il nous faut atteindre six ou sept avant d’obtenir le type de mouvement populaire dont nous avons vraiment besoin pour changer le système.

BR : Compris. Est-ce que vos collègues, vos collègues anciens ministres, les gens des forces armées, par exemple, au Canada et dans d’autres pays, les gens avec lesquels vous êtes amenés à parler de façon officieuse, est-ce que ces gens vous disent : « Bon, je pense que j’approuve ce que vous faites, mais je suis bien content que ce soit vous qui le fassiez, parce que je n’ose pas le faire moi-même, de peur des répercussions », ou bien jouez-vous un rôle en encourageant d’autres personnes très en vue à révéler ce qu’elles savent ? Parce qu’il n’est pas possible, à un niveau élevé, que vous soyez le seul à comprendre la situation de cette manière-là.

PH : J’hésiterais beaucoup à encourager quelqu’un de 40 ans plus jeune que moi, avec une famille, à parler trop ouvertement…

BR [Il rit.] : …

PH : Parce que je suis conscient du risque. Traditionnellement, le risque serait, ou est, tout à fait considérable. Et les lanceurs d’alertes ne sont pas vraiment appréciés de la cabale et de ses sbires des services de renseignements. Là il vaut mieux se montrer un tantinet prudent. A mon âge, je suppose que cela n’a plus grande importance. Ils ne peuvent pas faire grand-chose contre moi, sinon m’envoyer six pieds sous terre, ce qui va bientôt m’arriver, de toute façon.

BR [rit.] : …

PH : Et c’est un risque que je suis prêt à prendre, mais si j’avais 40 ans de moins et des enfants encore scolarisés… Je ne veux pas vous faire croire que je resterais planté là et mettrais ma tête sur le billot, parce que je ne pense pas le moins du monde que c’est ce que je ferais. Je ne sais pas du tout ce que je ferais dans de telles circonstances…

BR : C’est extrêmement honnête de votre part [de le dire] et je salue votre courage. Mais par ailleurs, je présume, sachant que cette interview va être écoutée par des gens qui, par leur situation, disposent d’une autorité considérable… Les militaires et les services de renseignements vont l’écouter. Ces gens font leur travail. Il est naïf de penser le contraire. Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez leur dire, sachant que vous avez l’occasion de leur parler directement ? 

PH : Oui. Le nombre engendre la sécurité, et c’est la partie encourageante de ce qui se passe actuellement, où tant de gens s’expriment : on atteint un point critique où ils ne peuvent tout simplement plus punir tous les gens qui commencent à dire la vérité. Et si on parvient à avoir suffisamment de gens qui disent la vérité, alors je ne pense pas qu’il puisse vraisemblablement y avoir de répercussions. Ils ne pourraient plus y arriver…

BR : Voilà qui est très bien dit. Si je puis me permettre, je rajouterais qu’il existe probablement beaucoup de gens, dans les milieux bien informés, qui se sont engagés en politique, dans les agences de renseignements ou dans les armées lorsqu’ils étaient jeunes, avec la croyance sincère qu’ils allaient faire tout leur possible pour améliorer le monde. Et ensuite, eux ont été induits en erreur, de la même manière, par ces forces et ces agents qui veulent les contrôler.

Et ils se retrouvent dans une situation très difficile, parce qu’ils sont dans la place, ils ont des accréditations de sécurité, ils se sont engagés sous serment, ils s’inquiètent pour leur famille. Mais certaines de ces personnes doivent se sentir très perturbées, parce que ce à quoi ils se sont engagés ne correspond pas aux règles du jeu appliquées autour d’eux.

Et je pense que j’inciterais ces gens à avoir le courage de sortir de l’ombre. Parce que si le nombre engendre réellement la sécurité, il va falloir que certaines de ces personnes sortent de l’ombre en premier et, bien sûr, vous faites partie des premiers à sortir de l’ombre. Maintenant, que diriez-vous, [Paul], pour encourager ces personnes à suivre votre exemple ?

PH : Je pense que ce serait très courageux de leur part et je crois que ce serait là une des meilleures choses qu’ils pourraient apporter à la société. Je sais qu’il y a des gens qui ressentent les choses de cette manière-là, parce que j’en ai rencontrés. Ce qu’ils ont appris en faisant partie des initiés les font se sentir totalement trahis, mais sortir de l’ombre et tout risquer est une décision importante, et tout doit être soigneusement pesé. Donc je ne critique jamais ceux qui ne le font pas, tout en encourageant à le faire ceux qui sont dans une position où ils peuvent se permettre de prendre le risque.

Vous savez, c’était pareil au Conseil des Ministres. J’ai fait l’expérience d’un certain nombre de collègues du Conseil qui, à un moment ou à un autre, ont voulu démissionner pour une question de principes, ce que j’avais fait. Et ils ne démissionnaient pas, tout simplement parce qu’ils pensaient, en tant qu’individus et chefs de famille, prendre un trop grand risque.

A tous ceux qui peuvent prendre ce risque ou qui sont si intimement persuadés d’être responsables devant l’humanité de dire la vérité, eh bien, [qu’il leur soit donné] plus de pouvoir. C’est ce dont nous avons besoin en cette période précise, particulièrement lorsque je saisis un journal, et que je vois que de hauts fonctionnaires ou autres ont encore trahi, en exploitant le système dans leur propre intérêt et en commettant toutes sortes de délits, dont celui de fraude.

Et je me dis simplement qu’on ne peut pas gérer le monde tel que nous souhaitons tous, sans que les gens ne commencent à agir de manière plus morale et plus spirituelle- et ceci est possible, et même essentiel pour le bénéfice à long terme de la planète.  Je pense qu’il est essentiel, et même primordial que les gens agissent ainsi pour faire face à l’avenir sur un front aussi large.

BR : Voici un message merveilleusement stimulant, et merci d’être aussi clair et éloquent sur cette question. Comme vous l’avez sans doute constaté, de plus en plus de jeunes gens ressentent les choses aussi passionnément que vous.  Il m’arrive de recevoir des messages d’adolescents beaucoup plus concernés par ce qui se passe dans le monde que je ne l’ai jamais été à 18 ans. Et je suis très impressionné par beaucoup de jeunes gens, par leur sens des responsabilités, la force de leur passion, leur lucidité à l’égard des problèmes du monde dans lequel ils sont nés. Quel message leur donneriez-vous, car il est très facile pour un jeune de se sentir dénué de tout pouvoir, n’est-ce pas ?

PH : C’est vrai. Vous avez absolument raison et beaucoup d’entre eux sont une réelle source d’inspiration. Et je me contenterai de dire : « Bonne chance à vous ! Continuez ainsi ! » Parce que certains d’entre eux disposent d’un énorme pouvoir. Je soutiens une ONG qui opère au Lesotho, dont la présidente du conseil d’administration a été recrutée par son fils, son fils adolescent, qui en avait entendu parler à l’école et qui, une fois à la maison, avait dit : « Maman, il faut que nous fassions quelque chose. »

Et donc, la mère, qui au départ restait en retrait, a été recrutée et elle est maintenant présidente du conseil d’administration, [voici] une énorme influence et un développement extrêmement positif. Je pense qu’il faut que ceci se produise plus souvent. Nous espérons, et prions pour que les jeunes gens idéalistes le restent et ne soient pas affectés plus tard à d’autres tâches et qu’ils ne subissent pas des pressions de toutes sortes pour toutes sortes de raisons.

BR : Il m’a toujours semblé y avoir devant nous beaucoup d’espoir. Sinon, [Il rit.] ces jeunes gens ne seraient pas ici. Ils ne seraient pas ici sur la planète Terre en tant qu’âmes incarnées, pour ainsi dire, quel que puisse être notre modèle spirituel. Ces jeunes gens viennent par centaines de milliers, comme pour prendre leur service. C’est un peu comme s’ils disaient : « Me voici ; confiez-moi une tâche ; dites-moi ce qui se passe. Je veux agir. Je comprends les problèmes. » Et je me demandais si vous partagiez cette vision des choses.

PH : Je pense que c’est là une profonde orientation spirituelle, pas nécessairement religieuse, mais très spirituelle. Et quoi qu’il en soit, c’est le genre de dévouement, de vision et d’inspiration qui, comme vous le dites, représente le seul espoir du monde.

 

BR : Eh bien, c’est [Il rit.]… c’est… c’est si vrai. Il y a un nombre significatif de jeunes qui entendront ceci, et moi, qui suis du mauvais côté de la cinquantaine, j’adorerais être un jeune homme en colère, âgé de 18 ans, plein d’énergie et prêt à affronter le monde. Il y a à peine quelques jours, alors que nous parlions de la colère, une de mes connaissances a posé comme principe une merveilleuse équation que j’aimerais partager avec vous. Cette personne a dit : « Colère + Amour = Action. »

Et, du coup, je me suis arrêté pour y réfléchir. Je l’ai recopiée immédiatement. [Il rit.] J’ai trouvé que c’était une petite formule stimulante.

PH : Tant que votre colère concerne des choses valables, ceci est absolument vrai et voici une puissante affirmation. Mais je dirais, ne vous inquiétez pas d’être sur ce que vous appelez le mauvais côté de la cinquantaine...

BR : [Il rit.] …

PH : … tout ce que je peux dire, c’est qu’on n’y est pas encore.

BR : [Il rit.] Vous avez parfaitement raison. Je suis enchanté de cette conversation. Y a-t-il un autre sujet dont vous aimeriez parler, quelque chose que vous aimeriez dire, que vous voudriez que je vous demande, que vous aimeriez me demander ? Existe-t-il un autre endroit où vous aimeriez aller, ou bien avez-vous l’impression, comme on dit à Hollywood, que « c’est dans la boîte » ?

PH : Je pense que nous avons pas mal fait le tour de la question. Il y a tant de choses, mais nous avons évoqué les sujets importants, je crois. Et si seulement nous pouvions commencer par convaincre les visionnaires, les gens plein d’espoir et les gens dévoués de trouver par eux-mêmes ce qu’on peut faire ! Puis en recruter d’autres, en commençant par les tout jeunes, et continuer. Alors il pourrait se produire un miracle, et les miracles existent.

Le livre qui traite de l’économie, Miracle in Waiting (Miracle en attente), indique que nous pourrions révolutionner le monde en changeant le système bancaire. Nous pourrions révolutionner le monde en consacrant l’argent que nous dépensons en armes, à construire des maisons et à fournir des soins de santé et de l’eau potable à ceux qui n’en ont pas. Il y a tant de miracles en attente si nous voulions nous donner la peine de les faire se produire !

Mais il est hors de question de nous croiser les bras en attendant une intervention des extraterrestres ou de quelqu’un d’autre. C’est à nous d’agir, parce que c’est la raison de notre présence ici. Et si nous parvenons à travailler tous ensemble, nous pourrons faire se produire le miracle, et exprimer notre reconnaissance d’avoir pu y contribuer.

BR : Joliment dit, et le titre de ce livre est stimulant. Permettez-moi de vous poser la question peut-être la plus difficile d’aujourd’hui, et qui est la suivante : les extraterrestres bienveillants ne font-ils qu’observer et espérer en quelque sorte que nous puissions réussir ce miracle ou bien, avec subtilité, nous guident-ils, nous soutiennent-ils et interviennent-ils discrètement ? Quel est votre point de vue sur ceci ?

PH : J’ai un point de vue très précis là-dessus. Je pense qu’ils nous aident. Ils nous encouragent. Ils veulent que nous réussissions. Ils souhaitent que nous préservions notre planète, qu’elle demeure un habitat accueillant pour notre espèce, pour eux en tant que visiteurs, et éventuellement pour des migrants, je ne sais pas. Je pense que pour l’essentiel – et cela remonte aux interviews que j’ai lues, datant de 50 ou 60 ans – ils nous aident et sont de notre côté. Et ils souhaiteraient être autorisés, selon leurs règles, à intervenir directement, mais ce n’est apparemment pas le cas.

Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est contribuer à communiquer des informations, et ils le font du mieux qu’ils peuvent. Mais ils doivent se sentir frustrés de voir le temps qu’il nous faut pour apprendre, le temps qu’il nous faut pour agir sur des choses évidentes pour eux, et dont ils pensent qu’elles devraient l’être autant pour nous. Il nous faut donc nous familiariser avec ce qu’ils disent et avec leurs causes d’inquiétude, et intégrer tout ceci à notre vie quotidienne. Et peut-être réduire notre train de vie, essayer de devenir le héros du jour et travailler davantage en équipe, l’Equipe Monde, afin de faire de notre monde ce que nous aimerions qu’il soit.

BR : Une « Equipe Monde ». Oui, un bon concept, n’est-ce pas ? OK, Paul. Aimeriez-vous nous dire un dernier mot, en guise d’adieu temporaire ?

PH : Merci pour cette belle interview. J’ai vraiment eu plaisir à parler avec vous.

BR : Eh bien, merci. J’espère que nous aurons de nouveau l’occasion de parler ensemble, et j’aimerais également vous exprimer mon admiration et vous féliciter d’avoir le courage, dans votre situation, de vous démarquer autant et de nous dire tout cela ; et d’être un exemple, non seulement aux yeux de vos pairs, mais aussi pour les plus jeunes de ce monde. Et j’aimerais aussi vous remercier chaleureusement, au nom de tous, pour le rôle que vous jouez.

PH : Eh bien, vous êtes très aimable et j’apprécie vraiment.

BR : Paul, merci infiniment. Une merveilleuse interview. Je vous suis très reconnaissant. [Pause.] Allô, Paul, vous êtes là ?

PH : Oui, je suis toujours là.

BR : [Il rit.] OK. D’accord. Bien. Je trouve que c’est un bon final. Je suis vraiment enchanté et je tiens aussi à vous remercier personnellement.

PH : Vous n’êtes pas épuisé ?

BR : Non, pas du tout. Non-non-non.

PH : Est-ce que…

BR : Ce n’est que le début de la nuit. Il n’est que 22 heures ici.

PH : Eh bien, si vous venez au Canada, prévenez-nous et nous vous inviterons à dîner ou nous ferons quelque chose.

BR : Cela serait avec grand plaisir. Je vais vous laisser poursuivre votre journée chargée, et vous remercier infiniment pour tout ce que vous faites pour améliorer le monde. Que Dieu vous bénisse et merci infiniment.

PH : De rien. Merci mille fois. Au revoir.

BR : Au revoir.

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Bill Ryan

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