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Richard Dolan

au Colloque "Awake and Aware"

de Project Camelot, à Los Angeles

Traduction et sous-titrage, par The Avalon Translation Project,
d'une page du site originel de Project Camelot.


Los Angeles, le 19 septembre 2009

KERRY CASSIDY (KC) : OK, Richard Dolan ! Où en est-on ?

RICHARD DOLAN (RD) : Je pense que nous sommes prêts.

BILL RYAN (BR) : Vous êtes prêt à y aller ?

KC : Nous allons raconter tout ce que nous savons sur Rich Dolan, parce que nous le connaissons plutôt bien... (Elle rit.)

Il est si motivé par la politique qu’il en palpe le pouls, et qu’il vient de sortir un tout nouveau livre. Bill l’a lu. Je n’ai pas eu récemment le temps de le faire. J’ai cependant lu son autre livre, et je peux vous dire qu’il est excellent écrivain : UFOs and the National Security State (Les OVNI et l’État-Sécurité Nationale) – nous avons attendu impatiemment le deuxième tome, et il est enfin sorti. Il est apparemment absolument phénoménal !

Rich est un type stupéfiant. Voyons, que va-t-on dire : finaliste de la Bourse Rhodes ? Bon. Et historien. Un esprit brillant, vraiment brillant ! Très posé. Beaucoup de finesse politique. Lui-même est un intituif. Il ne vous en parlera pas, mais c’en est un ! Je le connaissais déjà avant Camelot, il faut donc que je vous dise que j’ai vraiment essayé de l’inciter à plus de radicalisme ! (Elle rit.)

Je sais, Bill, qu’il nous faut avancer. OK, Bill, pourquoi ne fais-tu pas la présentation officielle ? Je crois avoir assez cancané pour l’instant.

BR : Parce que ça, c’était non-officiel ? OK. La présentation officielle sera très brève. J’ai lu, il y a 20 ans, Above Top Secret (Plus que « Top Secret ») connu de beaucoup de gens à l’époque comme étant la Bible de l’ufologie. C’est le bouquin que vous donnez à ceux qui doutent de la réalité du phénomène, avant de leur dire : OK. Lisez-moi ça et nous en reparlerons !

Il existe maintenant un nouveau livre qui le surpasse dans tous les domaines. Et comme l’a dit Kerry, pas seulement un livre, mais une trilogie, et Rich vient de publier le deuxième des trois volumes, 638 pages. C’est le deuxième volume qui va de... de 1978 à... ?

RD : De 73 à 91.

BR : De 73 à... ?

RD : À 91.

BR : De 73 à 91 – des années très intéressantes pour l’ufologie. Et le Volume 3 va de 91 à aujourd’hui.

Rich n’a ici pas d’autre rôle que celui d’être l’historien universitaire, combinant rigueur intellectuelle et pensée originale. Il surfe ici sur la vague de l’histoire, et rédige à notre avis la chronique d’une époque unique de l’histoire de l’humanité. Je pense que Richard le croit également, et il en sait actuellement probablement plus sur le sujet que quiconque situé à la périphérie du secret.

KC : Situé à la périphérie de l’État-sécurité nationale.

BR : Je ne vais pas vous en dire plus. À vous, Richard, et racontez-leur tout ce que vous savez. Vous disposez d’une heure.

KC : OK.

RD : Merci beaucoup. C’est un plaisir d’être ici. Je voudrais remercier Bill et Kerry de cette très aimable introduction, ainsi que d’autres sympathisants de Camelot ici présents, qui ont rendu mon voyage bien plus facile et bien plus agréable. Je les en remercie également.

J’ai déjà eu le plaisir de rencontrer ici un certain nombre de participants. Comme je le ressens souvent – et je suis totalement sincère – je pense que j’apprends plus de choses aux colloques que vous n’en apprenez de moi. Car il n'y manque jamais de gens brillants qui en savent énormément sur ce sujet, et ils viennent d’habitude me voir, parfois au cours du colloque, et se mettent à me raconter des choses incroyables. Venir ici m’apporte donc toujours beaucoup, et j’aime aussi vraiment rencontrer des gens.

C’est vrai, je viens de sortir un livre. Le deuxième volume de UFOs and the National Security State. J’en ai amené quelques exemplaires. Suffisamment, j’espère, mais le livre est maintenant facilement disponible sur mon site [www.keyholepublishing.com] et sur www.amazon.com. Je vais en parler un peu.

Pour mon propos d’aujourd’hui, j’ai intitulé ma conférence L’Exopolitique sous un autre angle : une nouvelle carte routière (Exopolitics in a New Key: Creating a Fresh Roadmap). C’est peut-être un petit peu ostentatoire, je ne sais pas trop. Je l’ai écrite dans l’avion en venant ici, c’est donc réellement une toute nouvelle conférence.

Allons-y. J’aimerais couvrir trois thèmes principaux aujourd’hui. Tout d’abord, je voudrais vraiment parler de mon livre, non pas pour en faire de la publicité, mais parce qu’il est lié au dernier thème que je traiterai aujourd’hui.

J’ai passablement réfléchi à l’Exopolitique ces dernières années. Je n’ai jamais écrit dessus de manière explicite mais, pour différentes raisons, on me demande souvent de m’exprimer sur l’Exopolitique.

Par exemple, j’ai pris la parole à chacune des X-Conferences de Steven Bassett. En fait, à toutes sans exception, et je pense être le seul à être dans ce cas. J’ai aussi assisté et pris la parole à toutes les manifestations du National Press Club auxquelles il a assisté. C’est une sorte de colloque d’Exopolitique et cela m’a intégré dans toute cette discussion.

J’ai donc des idées sur l’Exopolitique, que je pense être personnelles, et j’aimerais les partager avec vous aujourd’hui. Et j’aimerais conclure, selon le même principe, en exprimant mes pensées personnelles sur la voie que nous prenons, en tant que société, que civilisation – et même en tant qu’espèce. Je pense que tout s’emboîte bien. Bon, nous avons pris un peu de retard et je vais avancer.

Mon nouvel ouvrage a pour sous-titre La dissimulation démasquée (The Cover-up Exposed). Il m’a fallu environ cinq ans pour l’écrire. Il m’est difficile en fait de le savoir, parce que mon premier volume a été réédité. La deuxième édition est sortie en 2002 – à l’époque j’étais un petit nouveau dans le domaine – et les gens disaient : Oh, ce bouquin n’est pas mal. À quand la suite ? (Il rit.)

Et je me suis dit : Oui, il faut que je m’y mette, pas vrai ? Mais j’ai ensuite écrit une quantité d’articles et pris la parole en public dans différents endroits, etc., et j’estime à cinq bonnes années le temps passé sur ce volume particulier.

J’ai beaucoup donné à beaucoup de points de vue, pour être totalement franc avec vous. Un livre difficile à écrire, plus que mon premier volume. J’ai eu de la chance parce que, après la sortie du premier, des tas de gens se sont manifestés et m’ont proposé leurs ressources.

Il y a eu ce très, très cher ami, un vieux monsieur qui, à son décès, m’a légué toute son immense bibliothèque de près de 1000 livres, au minimum, sans parler de nombreuses revues. Une énorme collection de bibliothèque, que j’ai vraiment lue. J’ai épluché toutes les revues.

Il faut que vous compreniez. Quand je lis ces choses, je suis très méthodique, vous me connaissez. Quand je lis un livre, je ne me contente pas de le lire et de dire : Oh, c’est un bon bouquin. J’ai mes notes et habituellement mon traitement de textes avec moi et je prends des notes, du début à la fin. Toute petite donnée qui me paraît intéressante rejoint les notes avec la citation correspondante : page 77 de ce numéro de cette revue, etc. Ensuite je les rassemble toutes dans une énorme base de données.

Ma base de données pour les OVNI équivaut, je dirais, à un livre de 3 ou 4 000 pages, et c’est de là qu’en fait je tire tout mon récit. Il se construit donc littéralement à partir de centaines de sources diverses traitant d’ufologie, mais aussi de politique, de géopolitique, de parapolitique et de tous les noms que vous voudrez, et de toutes les bizarreries qui m’intéressent, et tout cela va alimenter ma base de données.

Quand donc j’en arriverai à l’année, disons, 1977, je regarderai tout ce qui concerne cette année-là et tout s’assemblera d’une manière que je n’aurais autrement sans doute pas pensé utiliser. Voilà comment j’écris mes livres. Ce n’est comme cela qu’on vous l’apprend en fac, mais c’est ce que je fais.

C’est un livre plutôt gros et épais. Il fait un peu plus de 600 pages. J’ai des tonnes de notes de bas de page et d’entrées pour l’index. En fait, on peut aussi le voir comme une série d’un peu plus de 200 sections précises de la taille d’un article, et que j’ai essayé de relier intimement. On peut à mon avis juste choisir de lire indépendamment chaque sous-partie de ce livre. Si donc vous vous intéressez à un petit quelque chose de particulier, vous pouvez le lire immédiatement, mais tous les éléments sont reliés.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur mon site : www.keyholepublishing.comkeyhole, c’est un trou de serrure par lequel on regarde, une image que j’ai toujours aimée pour traiter de ce sujet.

En écrivanr tous ces livres et tous ces articles, et en participant à toutes ces apparitions publiques, j’ai essayé de proposer un guide fiable de notre passé – particulièrement de notre passé récent.

J’ai depuis longtemps l’impression que notre passé nous est relativement inconnu et que, si nous voulons aller de l’avant en tant que société responsable, il nous faut connaître notre passé.

Notre passé existe en grande partie sous forme de documents et archives officiels du gouvernement. Peut-être l’ignorez-vous, mais beaucoup savent maintenant que l’immense majorité des documents du gouvernement étasunien nous sont, à vous et à moi, complètement inaccessibles. Ils sont classifiés. Autrement dit, la grande majorité, j’insiste, des documents de notre propre histoire nous sont interdits. Pas seulement sur les OVNI. Sur tout.

Nous nous trouvons dans une situation très, très difficile et dangereuse lorsque l’essentiel de notre documentation historique écrite est indisponible pour études. C’est un problème très sérieux. J’ai donc essayé, concernant les OVNI, de contribuer à préserver notre histoire. C’est vraiment là mon point de vue. J’ignore si elle est complète, mais j’ai fait de mon mieux pour qu’elle le soit.

J’ai utilisé dans ce but le maximum de documents gouvernementaux, c’est-à-dire des documents qui ne peuvent être mis en question : des revues, des revues fiables ou du moins à mon avis de qualité, et cela inclut les revues d’organismes de recherche sur les OVNI réalisant des enquêtes sur le terrain, toute une gamme de ces revues, et bien sûr, différents livres.

Et pour ce livre en particulier, j’ai réalisé beaucoup d’interviews. J’ignore en fait combien de gens j’ai interrogés, deux ou trois douzaines peut-être. Peut-être 20 ou 30 témoins directement impliqués dans les événements rapportés dans ce livre, que j’ai contactés soit en personne, soit lors de longs entretiens téléphoniques, ou grâce à une correspondance suivie, et dont j’ai obtenu directement la déposition. En essayant, là aussi, d’en tirer un récit aussi fiable que possible.

Je tiens à souligner que dans ce livre, tout, à l’exception d’un ou deux cas très précis, est vérifiable. Bon, il y a des exceptions.

Tout chercheur – et je suis sûr que vous le comprendrez – présent depuis longtemps dans ce domaine, va recevoir la visite de gens qui lui diront : J’apprécie votre travail. J’aimerais vous communiquer ces informations. Les voici, mais vous devez me promettre de ne pas révéler mon identité. J’occupe un poste délicat, etc., etc. Cela arrive, c’est la vie. On peut regretter que ce soit comme cela, mais cela existe.

Chaque fois qu’un chercheur obtient ces renseignements et les répète ensuite, en respectant l’anonymat de la source, il est dans une situation bien sûr difficile, parce qu’elle vous met, vous le récipiendaire de l’information, en porte-à-faux. C’est, à mon avis, à éviter à tout prix.

Mon point de vue d’écrivain et de communicateur, c’est que nous parlons d’égal à égal, si bien que tout ce que je connais, vous devriez pouvoir le connaître aussi. Ce devrait être le cas. C’est ainsi qu’on fait de la bonne Histoire, de la bonne science, c’est ce que j’essaie de faire.

Dans ce milieu certains chercheurs me dépriment, mais je ne vais pas citer de noms. Je ne vais pas traiter de cela aujourd’hui, mais à mon avis, il y a des gens que cela ne gêne vraiment pas [de ne pas révéler leurs sources].

Peut-être pensent-ils qu’ils n’ont pas le choix, qu’il leur faut répandre l’information. Le problème c’est que, si on agit ainsi, on n’aide pas nécessairement l’opinion publique. Au contraire, on génère surtout beaucoup d’incertitudes.

Nous nous trouvons donc dans une position difficile. Nous avons à communiquer ce que nous croyons être certaines vérités et réalités au reste du monde, qui est selon nous dans le noir et endormi. Et je crois que c’est bien le cas.

Mais il faut savoir à qui nous nous adressons quand nous nous engageons dans ce type de conversation. Il nous faut nous montrer aussi responsables que possible dans nos déclarations, afin de ne pas tromper la confiance du public, qui devrait en fait pouvoir à tout moment vérifier et contrôler nos affirmations, comme je l’ai déjà dit.

OK. Passons à autre chose.

Ce livre est, à mes yeux, composé de trois thèmes principaux que j’ai essayé de tisser ensemble. Le premier correspond à ce qu’on pourrait appeler les rencontres, une sorte de récit quasi encyclopédique de ces 18 années particulières de l’histoire des OVNI.

Si vous vous intéressez au cas Travis Walton, vous pourrez le lire dans mon livre et j’espère que vous y trouverez le récit le meilleur, le plus concis, le plus complet de tout ce qui a été fait sur le sujet, en 10 pages environ – c’est ce que je pense avoir consacré à Travis Walton. Idem pour les vagues d’observations d’OVNI de la Vallée de l’Hudson dans les années 80 ; ou le cas de Hessdalen en Norvège ; ou le phénomène Bob Lazar de la fin des années 80, ou pour tout autre événement de la même période.

Mon but était qu’on puisse utiliser ce livre comme une référence et un guide fiable et qu’on sache ce qu’on désire savoir, et apprenne ce qu’on désire apprendre. Voilà donc le premier thème, qui représente une grande partie du livre.

Le deuxième thème majeur, je pense, est l’aspect politique. De toute évidence, c’est lié à la politique. Là aussi j’ai cherché à étudier et à analyser les principaux documents des militaires et des services de renseignement qui décrivent ces faits – pas seulement des États-Unis, incidemment, mais en tentant de comprendre l’attitude des agences responsables dans tous les pays qui ont été confrontés au problème.

L’Union Soviétique est fortement représentée dans ce livre de même que, dans une certaine mesure, la Chine et, bien sûr, les nations européennes, et d’autres pays comme l’Australie, ceux d’Afrique et du Moyen-Orient. Ils y sont tous.

Et dans la mesure du possible, j’ai essayé de comparer leur point de vue à ce propos et leur disposition d’esprit – celle de différents présidents, de tous les présidents, et la politique présidentielle appliquée au phénomène OVNI. L’homme au centre (sur l’image rétro-projetée) est bien sûr David Rockefeller. Il figure dans le livre. Je vais revenir là-dessus dans quelques minutes.

Le troisième grand thème de ce livre est la recherche. En un sens, ce livre est l’histoire de l’ufologie, une histoire fascinante. De tous les éléments que j’ai recherchés pour élaborer ce livre, c’est en fait ce qui m’a, par moments, paru le plus intéressant.

Dans mon jeune temps, lorsque j’avais autour de 20 ans, j’étudiais l’histoire et la littérature anglaise. C’étaient mes deux matières principales. Je me concentrais à l’époque sur l’histoire intellectuelle. L’histoire des idées en quelque sorte.

Cela m’a toujours intéressé et, en écrivant ce volume, il m’est venu à l’esprit que l’histoire de l’ufologie faisait partie de l’histoire intellectuelle, sans le moindre doute et, lorsque je passe en revue la littérature, j’ai le sentiment qu’elle n’a pas été traitée de manière cohérente ni synthétique.

Ce livre est, à mon avis, la première véritable histoire de l’ufologie. Nous allons y revenir dans un instant.

Dans ce livre il y a une toile de fond, celle de la transformation du monde. On a par exemple à la fin de ce volume la transformation géopolitique, l’éclatement de l’Union Soviétique dès 1991. On a la naissance de l’informatique personnelle et même d’Internet, avant la fin de cette période précise. Tout au long – et j’ai essayé de les examiner - on a ce qu’on pourrait appeler les technologies de pointe, apparentes ou cachées. L’image du haut (sur l’écran), c’est le fameux ARV – Alien Reproduction Vehicle (le véhicule aliène rétroconçu).

Je crois avoir vu Gordon Novel dans l’assistance : Bonjour, Gordon, si vous êtes là !

En d’autres termes, d’autres éléments du vaste monde ont affecté cette histoire et, une fois encore, je me suis employé à y accorder autant d’attention que possible. Bon, je voulais juste développer un peu chacun de ces trois thèmes avant de passer à la suite de cet exposé.

Les rencontres : ce qui m’a frappé lorsque j’ai passé les cas en revue, les rencontres OVNI qui ont eu lieu, c’est la quantité de rencontres tout simplement étonnantes, époustouflantes et bien attestées qui se sont produites – une foultitude de cas militaires, des centaines et des centaines.

J’ai eu la chance de pouvoir accéder à la base de données de Ron Regehr, chercheur et ancien employé d’Aerojet. Ron a été impliqué dans la construction du satellite DSP. Les satellites du Defense Support Program (Programme de soutien défensif). Un type de satellite que Ron affirme, de manière convaincante à mon avis, avoir été parfaitement conçu pour repérer les OVNI.

Quoi qu’il en soit, Ron a pu – accidentellement, mais légalement – obtenir une liste de repérage des Fast Walkers (« marcheurs rapides ») de cette période. Fast Walker est le nom de code qui désigne les OVNI évoluant en haute atmosphère.

De 1973 à 1991, il y a eu – j’essaie de me rappeler –  environ 283 - je crois bien que c’est ça – repérages de Fast Walkers par les satellites DSP au cours de la période. Environ un ou plus par mois, 15 par an, je crois. Quelques-uns vraiment intéressants, comme ce cas où un objet venu de l’espace a fait demi-tour à proximité d’un des satellites.

Il y a aussi eu le repérage DSP d’un OVNI au cours de l’interception spectaculaire de 1976 par un chasseur iranien. Beaucoup en ont entendu parler, et là aussi, je le traite dans mon livre.

Pour faire court, en septembre 1976, au-dessus de Téhéran – à l’époque bien sûr du Shah, où l’Iran était l’allié des États-Unis – un nombre important d’habitants de Téhéran ont vu cet objet très insolite dans le ciel du soir. Ils ont prévenu l’aéroport local.

Le contrôleur aérien a tout d’abord trouvé la chose stupide, puis il est sorti voir (Il rit.), il a vu exactement ce que rapportaient les gens, et il a prévenu l’armée de l’air iranienne. Ils ont envoyé deux chasseurs-intercepteurs F4 à la suite, et nous sommes au courant de tout – nous en savons beaucoup – parce que nous disposons d’un rapport très précis des services militaires de renseignement, qui donne des détails passionnants sur l’événement.

Dans chacune des rencontres avec les F4, quand les avions sont arrivés à environ 25 milles nautiques (45 km env.) de l’objet – qu’ils avaient repéré avec leur radar de bord, qu’ils avaient eu en contact optique – ce qui a étonné chacun des pilotes quand ils se sont trouvés à moins de 25 nautiques, c’est que leurs systèmes électroniques les plus importants se sont déconnectés. Dans un des cas, juste au moment où le pilote allait lancer un missile sur l’objet. Le système de lancement ne fonctionnait plus.

Il se trouve que nous possédons des données sur le repérage d’un Fast Walker à cet endroit précis et au moment donné – une confirmation plutôt intéressante !

Revenons au nombre important de ces rencontres, nous sommes en face d’un nombre énorme d’événements inexpliqués, que tout chercheur responsable devrait étudier. Oublions la question des aliens, pour commencer.

Ma plus grande frustration, quand j’en parle à des sceptiques, c’est qu’ils sautent tout de suite dix pas plus loin dans la discussion pour dire : Eh bien, c’est impossible parce qu’il est impossible aux aliens de venir ici d’une autre planète. Vous ignorez donc tout de l’astrophysique, les voyages spatiaux, ou l’impossibilité de...

Bon, OK. Je ne peux pas discuter là-dessus, et je sais aussi bien que quiconque que nous ne possédons pas les moyens d’aller à l’étoile la plus proche, pas officiellement, du moins.

Néanmoins, le véritable problème, c’est l’examen de ces rapports d’OVNI et d’essayer d’en tirer du sens. Il est bien sûr très facile de juste affirmer que c’est impossible, mais la vraie question, c’est : Que faites-vous des rapports ? La plupart des gens n’en tiennent pas compte, bien évidemment. C’est plus facile.

Un certain nombre d’autres développements très intéressant de cette époque : les enlèvements. Je parle en fait en détail de ce phénomène et, là-aussi, je vais y revenir très bientôt.

Le phénomène des mutilations : Est-il ou non lié au phénomène OVNI ? Je pense que oui. Les crop circles (agroglyphes) ? Idem. Je pense que les deux sont liés, et j’ai essayé de traiter la question, du mieux que j’ai pu.

Avec une conclusion provisoire, concernant la partie rencontres de ce livre. Nous pouvons conclure beaucoup de choses. Faisons simple : Il y a des preuves accablantes de la réalité des OVNI.

Si on m’offrait la possibilité de m’exprimer sur NBC ou une autre grande chaîne, voici le message sur lequel j’aimerais insister : progressons pas à pas, et aussi : les preuves sont accablantes. Tel était mon but premier en rassemblant les éléments de ce livre : exposer ces preuves de la manière la plus convaincante possible.

La politique suivie : je vais développer un peu cela. Permettez-moi d’y faire seulement allusion, de l’exposer, puis nous pourrons en parler. De nombreux thèmes dans mon livre traitent de ce qu’on pourrait appeler la politique vis-à-vis des OVNI. J’ai tenté de parler... j’ai effectivement parlé de chacun des gouvernements.

1973 : Richard Nixon était encore à la Maison Blanche. Il y a une bonne histoire d’OVNI liée à Nixon, une très bonne. Celle qui concerne Nixon et Jackie Gleason, c’est dans mon livre.

Jimmy Carter et tout le... oh, passons de Gerald Ford à Carter, aux années Reagan et Bush – il s’avère que chacun de ces présidents entretient des liens passionnants avec l’histoire des OVNI. En voilà donc un aspect.

Ensuite, des documents authentifiés par les militaires et/ou les services de renseignement apportent beaucoup d’informations à ce livre. Ce qui ressort clairement de l’étude de la masse de ces données, c’est que non seulement le phénomène est réel, mais qu’il les inquiétait beaucoup. (Il rit.)

Tout à fait compréhensible quand vous êtes responsable de la sécurité sur une base de l’armée de l’air et qu’un objet que vous êtes incapable d’identifier la survole et agit d’une manière réputée impossible.

Par exemple, pendant la vague de violations de l’espace aérien en 1975, le long de la frontière américano-canadienne, au-dessus de nombreuses bases impliquant le Strategic Air Command (le commandement aérien stratégique), le déclenchement d’alertes maximales, hurlement de sirènes, feux à éclats, etc., pour des objets stationnaires à 150 m au-dessus d’entrepôts d’armement.

Oui, cela s’est produit, et bien des fois pendant une brève période, fin 1975. Et nous savons avec certitude que le fait a beaucoup inquiété les agences concernées. Nous l’avons appris, parce qu’à la fin des années 70, nous traversions une période unique de l’histoire US : le moment où le Freedom of Information Act – (ou FOIA - la loi pour la liberté d’information - NdT) s’est révélé utile.

En ce temps-là – au début des années Carter –Jimmy Carter avait une attitude très généreuse envers le FOIA et fut à l’origine d’une certaine ouverture par rapport aux documents du gouvernement.

Beaucoup d’entre eux n’ont pas encore été divulgués et, en fait, de tous les documents FOIA que nous possédons, très peu étaient classifiés Très Secret ou d’un degré supérieur. Les bons documents étaient classifiés Secret ou moins. Nous avons deux ou trois documents, anciennement Très Secret, et ils sont tout découpés, caviardés ou passés au blanc, donc on ne peut pas vraiment en lire le contenu.

Beaucoup de bonnes informations en sont sorties malgré tout et c’est au cours de cette période que nous avons appris les violations de l’espace aérien du milieu des années 70.

Un nombre écrasant de preuves montrent qu’à la fin des années 70 et début des années 80 les services secrets ont infiltré les organismes de recherche sur les OVNI. De toute évidence, ils l’avaient déjà fait avant, mais je soutiens dans mon livre qu’autour de 1979/1980, les agences tentent activement, une fois de plus, d’infiltrer le domaine, de brouiller les cartes et de nous empêcher de vraiment savoir dans quelle direction vont les choses.

Mais il y a plus. Dans ce volume, j’aborde un sujet dont je n’ai pas vraiment parlé dans mon premier livre, parce que je n’en étais pas encore là mentalement il y a 10 ans, et c’est ce que j’appelle maintenant les grandes réalités géopolitiques.

Oublions un instant les OVNI. Je pense que la plupart des gens peuvent maintenant reconnaître que le président des États-Unis n’est probablement pas celui qui dirige le pays. OK. Donc nous le savons tous. La question devient dans ce cas : Bon, alors qui, ou quoi ? Et c’est parfois très difficile d’y répondre.

Je ne vois certainement pas cette question posée dans les salles des universités classiques. Je ne la vois pas posée non plus dans les départements d’histoire ou de sciences politiques, dans ce pays ou ailleurs. J’imagine ces gens prisonniers d’un état d’esprit beaucoup plus conventionnel.

J’essaie d’analyser chacune des présidences et sa relation aux organisations de l’élite – les infâmes groupe Bilderberg, CFR (Conseil des Relations Étrangères), Commission Trilatérale, etc. Cette relation existe-t-elle ? Eh bien, la réponse est : Absolument, oui à 100 %. Absolument, oui. Pas : Peut-être, mais Oui – et ça, c’est important !

Au cours du dernier demi-siècle, le faiseur de rois aux États-Unis a sans conteste été David Rockefeller. On ne devient pas président avant qu’il ne donne son autorisation. Dans les années 60, Gerald Ford a participé à cinq réunions du Bilderberg. Il n’est tout simplement pas sorti de nulle part pour devenir le premier président non-élu de l’histoire américaine.

Comme le savent la plupart des gens ici présents, Jimmy Carter a probablement été directement choisi par David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski avant d’atterrir à la Maison Blanche. C’est vraiment le cas. (Rires.) Je veux dire par là qu’ils ont fait subir un entretien d’embauche à Jimmy Carter avant qu’il obtienne l’investiture du parti démocrate. Il les a impressionnés. Ils lui ont dit : Oui, vous allez être notre homme.

Brzezinski est bien sûr devenu son conseiller pour la sûreté nationale, et bien sûr, il est maintenant un des conseillers-clé et hommes incontournables d’Obama. Il y a des choses qui ne changent pas.

On a en fait beaucoup commenté à l’époque l’influence de la Commission Trilatérale dans l’administration Carter, et en 1980, le candidat à la présidence Ronald Reagan en a bien tiré profit.

Croyez-le ou pas, en 1980 Ronald Reagan a beaucoup ressemblé à Ron Paul l’an dernier – je vous l’assure ! À ce point de vue, en 1980 Ronald Reagan a fait campagne contre les élites, contre le Conseil des Relations Étrangères, contre George Herbert Walker Bush et a de fait affirmé : Cet homme ne fera jamais partie de mon administration !

Bon, il se trouvait que le directeur de campagne de Ronald Reagan était un certain William Casey, dirigeant-clé du CFR et ami proche des Rockefeller, et tout a évidemment basculé lorsque Ronald Reagan a choisi Bush comme vice-président, causant de fait le départ d’un certain nombre de supporters de Reagan lors de l’investiture du parti républicain.

Un ou deux mois plus tard, en septembre 1980, Ronald Reagan avait un parti de campagne pour préparer la victoire, September of ’80, et à sa droite siégeait David Rockefeller en personne. Voilà donc comment cela fonctionne.

J’ai même des arguments, que j’ai élaborés sur la tentative d’assassinat de Ronald Reagan par John Hinckley Jr., fils de John Hinckley Sr., qui était un ami très proche de George Herbert Walker Bush – un ami vraiment proche.

Le frère aîné d’Hinckley, Scott Hinckley, devait dîner cette nuit-là, la nuit de l’assassinat, avec Neil Bush, le fils du vice-président – vraiment très intéressant, une coïncidence que les grands médias n’ont absolument pas cherché à approfondir.

OK. Passons donc à d’autres thèmes... Avant d’aller plus loin, j’ajouterai seulement que le président des États-Unis, permettez-moi de le dire de cette manière-là, est avant tout un représentant de commerce et que son job, c’est de vous vendre de nos jours en fait deux choses.

La première chose qu’il doit vous vendre, c’est la mondialisation, une pilule amère et difficile à avaler pour beaucoup d’Américains, il se doit donc d’être convaincant.

L’autre pilule qu’il doit vous faire avaler concerne toute nouvelle guerre qui se produit, et qu’ils déclenchent au nom des groupes financiers internationaux.

Une des choses que je mentionnerai avant de poursuivre, c’est que j’ai réalisé une analyse brève, mais concise je pense, de la guerre du Golfe. Il ne s’agit pas en soi d’un événement lié aux OVNI, mais c’est important. C’est important pour que nous nous souvenions qu’il nous faut déchirer le voile et voir notre structure du pouvoir pour ce qu’elle est. Et si nous souhaitons la levée du secret et l’ouverture de la part de notre gouvernement, il nous faut connaître sa nature exacte.

Nous ne pouvons vivre toute notre vie à rabacher les notions d’instruction civique sur le gouvernement apprises quand nous avions 10 ans. Vous connaissez la version : tout était dans [cette série d’émissions éducatives] Schoolhouse Rock!, si vous avez connu ça – vous élisez votre membre du Congrès, et ensuite comment un projet de loi devient loi, l’équilibre des pouvoirs, ne l’oublions pas ! etc.,etc.

Notre monde n’est plus comme cela. Il a changé et il nous faut comprendre la structure réelle du pouvoir, tel qu’il existe. Cela représente donc une partie importante de ce que j’essaie de faire dans ce livre.

L’autre aspect, plus ou moins lié à la politique, ce sont les considérations technologiques. Je pose de nouveau une question, pour laquelle je n’ai pas toute la réponse : le problème du « Terrien ou pas ? ». Donc, quand on voit un OVNI : Qui l’a fabriqué ? Est-ce nous ? Est-ce eux ?

C’est un problème toujours difficile à résoudre, du moins à mon avis. J’examine cela en essayant de comprendre quel était le niveau de nos réalisations technologiques officielles à certains moments de notre histoire. Où pouvaient en être les réalisations technologiques dans le monde clandestin [c’est-à-dire des opérations clandestines – les black ops], dans le monde secret ? - en essayant de rendre le tout cohérent.

Dans mon livre figurent aussi le sujet des budgets clandestins et celui de la privatisation des secrets. Qu’est-ce que le budget clandestin ? Bon, je pense que vous êtes tous au courant. Il ne s’agit cependant pas uniquement de dépenses fédérales classifiées.

Ce que nous appelons le budget clandestin va bien au-delà. Je pense qu’il comporte une grande partie d’argent illégal, comme on pourrait l’appeler, injecté dans ce qu’on pourrait appeler des Programmes d’accès spécial ou des programmes d’accès spécial annulés ou non-reconnus officiellement. Je suis en fait tombé sur toute un tas d’autres noms de programmes au cours de mes recherches.

Ils sont peu ou pas du tout – disons pas du tout – contrôlés par le Congrès. Ils sont parfois peu ou pas du tout contrôlés par leur propre agence, qu’il s’agisse de la Marine, de l’Armée de Terre, ou de l’Armée de l’Air, ou d’un quelconque organisme de renseignement. Qui sait qui gère certains d’entre eux ?

Il apparaît qu’il y circule beaucoup d’argent illégal, qu’il s’agisse de narco-dollars ou de fraude sur les titres bancaires, sur les actions, qui circulent dans notre gouvernement comme le sang dans vos veines.

Et par privatisation des secrets, ce que je veux dire, c’est... oublions encore les OVNI pour l’instant, je pense qu’il ne nous est pas compliqué de voir comment les agences gouvernementales – pas seulement aux USA – se sont fait complètement contrôler par l’argent privé. Nous pouvons le voir, je pense. Il en est donc de même des secrets liés aux OVNI.

Un de mes arguments - et ceci me vient, au moins en partie, de plusieurs sources que je ne suis malheureusement pas libre de révéler – mais les informations que j’ai obtenues me semblent fiables. Elles indiquent une fuite massive des secrets liés aux OVNI au profit de groupements d’intérêt privés, semi-publics, mais souvent très privés.

Lorsqu’on examine le Programme d’accès spécial – un monde en soi - les quelques études faites sur le sujet révèlent que le partenaire dominant est constitué de sous-traitants privés, plutôt que de personnel du Ministère de la Défense, qui fonctionnent eux avant tout comme intermédiaires faisant rentrer l’argent. Mais les vraies décisions sont prises par Boeing, Lockheed, la SAIC, Raytheon, ou autre, et ce sont eux qui dominent.

Et c’est logique. – Réfléchissez : si vous êtes un général à quatre étoiles du Pentagone, qui va vous embaucher lorsque vous partirez à la retraite ? Eh bien ces entreprises, qui vont vous donner un bon job bien rentable. C’est le principe du retour d’ascenseur.

De plus, quand on privatise, il est plus facile de garder le secret, parce qu’alors l’information n’est pas classifiée – elle est propriété privée, un bien meilleur moyen de protéger cette information du public et, bien sûr, elle devient rentable.

Si vous supposez, comme j’en suis arrivé à le croire, qu’une grande partie de ces secrets est liée à la récupération de technologies acquises, exotiques, non-fabriquées par des mains humaines, il vous reste donc à étudier ce petit artéfact [alien]. Il ne sera peut-être pas possible de le reproduire immédiatement mais, après dix ans, vous commencez à avoir une idée plutôt géniale de ce que vous pouvez en faire, et de ses vastes potentialités commerciales.

Ainsi la motivation à lever le secret diminue de plus en plus au fil du temps. Cela devient donc tout naturellement privé. Bien sûr que c’est le cas !

La conclusion évidente – c’est la conclusion niveau maternelle des chapitres politiques – c’est qu’il existe une dissimulation active et internationale de ce qui est au cœur du phénomène OVNI. Il y a derrière cela beaucoup plus, bien évidemment, que ce que j’essaie d’en dire. Une fois encore, s’il ne fallait dire qu’une chose, ce serait celle-ci : Le phénomène est réel et - tout à fait, Thierry ! - on nous cache des choses.

La recherche... Je vais développer un peu. Comme je l’ai dit, il s’agit d’une histoire de l’ufologie, un morceau d’histoire passionnant. En un sens, on pourrait dire que cette histoire est intimement liée à celle du développement de la conscience humaine.

Considérez-le sous cet angle : ce phénomène nous observe depuis on ne sait combien de temps, pas vrai ? Et ce n’est, je crois, qu’au cours des années 70, puis 80, que les chercheurs ont tenté de comprendre, de manière sophistiquée, qui étaient ces autres êtres. Nous essayons, en quelque sorte, d’inverser les rôles et de comprendre qui ils sont.

Certes, il y avait déjà des chercheurs dans les années 50 et 60. J’ai peine à croire que ces chercheurs en étaient arrivés au stade de poser les questions qui sont apparues au cours des années 70.

Une forme de révolution intellectuelle dans la recherche ufologique s’est produite lors de ces années 70. Beaucoup de nouvelles questions sont apparues, pour la première fois. Le concept de récupération des OVNI accidentés a pris beaucoup d’importance. Il a rencontré beaucoup d’opposition. C’est également – là aussi j’apporte des justificatifs - l’histoire de ceux qui ont tenté de mettre la question en avant et à qui on a répondu : Non, ce sont des foutaises !

C’est une question qui a déchaîné les passions – ça l’est encore, dans une moindre mesure. C’était dans les années 70 et 80 un grave problème, qui a perturbé les gens. Mais probablement moins que celui des enlèvements.

Oui, on a su qu’il existait des cas probablement isolés de ce qui ressemblait à des enlèvements par des aliens. Tout le monde connaissait le cas Barney et Betty Hill de 1961, et quelques autres. Mais à l’époque, on pensait : Bon, ne soyez pas au mauvais endroit au mauvais moment, parce que s’ils vous voient, ils vont peut-être vous embarquer.

Dans les années 80, l’interprétation du phénomène a totalement changé. Des gens comme Budd Hopkins, lui en particulier, ont affirmé : Non, non, vous n’y êtes pas du tout ! Selon mes investigations, ce phénomène apparaît très répandu, et semble même récurrent dans les familles. Des gens vivent cette expérience à répétition.

Autrement dit, une façon de voir qui a de nouveau engendré à l’époque une très forte résistance.

La controverse sur les mutilations s’est aussi développée de manière signifcative pendant la période. Là encore, on a recensé des cas de mutilation dans les années 60, mais sans vraiment s’en préoccuper avant le milieu des années 70. Et cela continue. Ce sont des cas perturbants et fascinants.

C’est également à cette période que les crop circles (ou agroglyphes – NdT), moins dérangeants mais tout aussi fascinants, ont commencé à faire vraiment parler d’eux.

On peut encore évoquer l’influence d’Internet sur la recherche. Nous savons tous combien Internet a changé le monde, sans aucun doute. Il a aussi changé l’ufologie. À partir de 1987, il a tout bonnement causé l’explosion de l’ufologie. Voilà en gros ce qui s’est passé.

Avant 1987, si vous étiez un chercheur intéressé par ce sujet, les endroits où on pouvait exprimer ses idées étaient très peu nombreux. Il existait quelques revues à la diffusion limitée. On pouvait tenter de créer sa propre revue, ce qu’ont fait certains, avec une diffusion encore plus limitée. Toutes avaient bien sûr leur propre politique éditoriale concernant l’acceptation des articles. Il fallait peser ce qu’on écrivait. Voilà, c’est à peu près tout.

À partir de 1986-1987, nous avons les prémices du futur Internet. La Toile n’existait pas encore, mais il y avait déjà des groupes de discussion, des tableaux d’affichage et, en fait, le premier bulletin d’informations sans programmation informatique a été consacré aux OVNI.

Le sujet des OVNI est un des authentiques pionniers d’Internet et, dès 1987, il permettait aux gens intéressés par le domaine, de publier leurs opinions sans avoir à s’inquiéter de qui allait les éditer – c’était publié là. Et brutalement, ils se retrouvaient avec plus de lecteurs que ceux qui avaient soumis leurs acticles au MUFON UFO Journal.

Soudain la vieille garde ufologique perdait le contrôle du domaine. On pourrait dire que c’était un bien, ou bien un mal, c’est ce qui est arrivé, pour le meilleur et pour le pire en fait, parce que, suite à cela, est sorti un déluge d’informations. Une autre histoire passionnante...

Voilà donc l’histoire de la recherche. Et les conclusions du livre, disons grosso modo : Le phénomène est indéniable, tout comme sa mise sous le boisseau.

Ce phénomène revêt un aspect affrontement. Il revêt beaucoup de facettes. Des militaires du monde entier, et pas seulement les Américains, ont pourchassé ces objets. Cela ne signifie cependant pas que nous soyons les méchants, ni les bons d’ailleurs – c’est une autre question. En revanche, ce que cela signifie, c’est qu’il y a du rififi au Paradis. Quelqu’un ne s’entend pas bien avec quelqu’un d’autre – cela, on peut le dire.

Les enlèvements : d’après mon jugement, il est indéniable qu’il existe un phénomène d’enlèvement – qui n’est pas, comme l’ont argué certaines personnes - le Dr. Steven Greer plus spécialement - un simple phénomène militaire. Je pense en fait qu’il est irresponsable de soutenir cet argument. Il existe quelque chose... (Applaudissements) Oui, vous avez raison d’applaudir. (Les applaudissements se prolongent.)

En toute franchise, je suis ahuri de voir qu’un chercheur peut émettre une affirmation aussi générale ! On a un phénomène qui se manifeste au niveau mondial depuis longtemps. Nous avons ici des gens qui décrivent leurs enlèvements en des termes très similaires, et je ne vois pas, en-dehors d’un zèle quasi-religieux, ce qui peut amener quelqu’un à dire aveuglément que les seules abductions à se produire sont militaires. Je considère cela comme indéfendable, et je pense qu’une étude soigneuse des preuves mène certainement à cette conclusion.

Une autre conclusion que j’exprime dans ce livre, c’est la nature évasive du budget clandestin et, en un sens, de ce que j’ai appelé une civilisation en rupture (a breakaway civilization). Ce que je veux dire par là ? Permettez-moi de m’expliquer.

Nous avons vécu, au fil de l’histoire humaine, la coexistence de multiples civilisations. Revenons mille ans en arrière – la civilisation de la Chine était très différente de celle du Moyen-Orient, de celle de l’Europe, ou de celles de l’Amérique du Nord ou du Sud.

Au cours des derniers millénaires, ces civilisations ont bien sûr commencé à se mélanger et à avoir des relations les unes avec les autres. L’histoire de notre civilisation est faite du rapprochement de ces différentes cultures et civilisations, mais nous avons néanmoins cette histoire de civilisations séparées mais en coexistence, il ne s’agit donc pas vraiment d’un concept nouveau.

Même au temps de la Guerre Froide, les structures scientifiques des Étas-Unis et de l’Union Soviétique n’échangeaient pas tant que cela leurs informations, pas vrai ? Les Soviétiques croyaient fermement dans les théories d’un certain Trofim Lysenko – des théories biologiques tout à fait absurdes, mais auxquelles s’accrochaient les scientifiques soviétiques dans les années 60, car faisant partie du dogme d’État. Mon argument ici, c’est que nous possédons des exemples de structures scientifiques séparées.

Dans mon livre, je suggère que ce que nous appelons le monde clandestin (the Black World) – qui dispose pour son existence d’une quantité infinie d’argent, utilisable à sa guise, et qui baigne à un degré incroyable dans le secret, lui permettant de faire ce qu’il fait –ce monde clandestin n’aurait aucun compte à rendre dans le cas, qui s’est inévitablement présenté, où des brillants scientifiques seraient tombés sur une nouvelle réalité scientifique tirée des technologies qu’ils étudient. Ils en sortent avec quelques idées hyper-géniales.

Les partageraient-ils avec nous autres ? Nous avons le sentiment qu’il est question ici d’une technologie dérivée, mais est-ce vraiment le cas ?

Ce qui se produit – comme toujours avec la science, où une percée mène à une autre, puis encore à une autre – la conséquence immédiate,c’est qu’avant qu’on en prenne conscience, ils en sont déjà à ce niveau-ci, quand nous, nous en sommes encore à ce niveau-là, et la brèche peut continuer à s’élargir au point où ils deviennent capables de faire des choses que nous considérerions comme totalement impossibles.

Ils deviendraient si différents qu’en toute justice on pourrait les appeler une civilisation séparée, ou ce que j’appelle une Civilisation en rupture, possédant une toute autre compréhension de certains principes scientifiques, et sans nul doute une autre vue du monde car, il est très probable, comme je le crois, qu’ils ont des relations beaucoup plus étroites et personnelles que nous avec « eux » (Il pointe le doigt vers le ciel.), et leur vie est guidée par d’autres normes que la nôtre.

Il faut se demander comment ils pourraient même nous parler facilement de ce qu’ils savent. Imaginons que nous soyons des voyageurs du temps revenant mille ans en arrière, comment parlerions-nous aux gens d’une société d’il y a mille ans ? Comment pourrions-nous leur communiquer ce que nous savons ? Cela pourrait se révéler difficile.

Je pense que c’est là quelque chose qu’il nous faut considérer comme s’étant déjà produit.

Je vais faire une brève allusion à mon futur livre, au volume 3, que j’ai provisoirement intitulé The Fight for Disclosure (la lutte pour la levée du secret), et qui couvrira de 1992 à aujourd’hui.

De fait, presque toutes mes recherches le concernant sont terminées. Une raison pour tout le temps passé sur ce livre-ci, c’est que j’ai fini par effectuer en même temps les recherches liées aux volumes 2 et 3. Je pense donc que ce livre-là me prendra beaucoup moins de temps. 

Voici donc, ce que j’avais en tête dans l’avion qui m’a amené ici, sur la manière dont le livre va être agencé. La révolution Internet, bien évidemment... Je n’ai pas besoin de le redire. Dans les années 90 le nombre des rapports d’observations d’OVNI a explosé. C’en est incroyable.

Faites un tour sur le site du National UFO Reporting Center (le centre national de signalement des OVNI) géré par Peter Davenport, et vous verrez qu’il archive environ 5 000 observations d’OVNI par an. Bon, il est clair que la plupart ne sont pas l’objet d’une enquête. Ce sont pour ainsi dire des rapports à l’état brut, mais très intéressants.

J’ai personnellement investigué deux cas extraits de cette base de données, et j’en suis arrivé à la conclusion qu’ils étaient tous les deux fondés, comme beaucoup d’entre eux, je suppose.

Le fait est qu’il est maintenant de plus en plus facile de les signaler. [Même s’]il n’existe aucun service officiel où le faire, ce qui est un manquement de notre république – un manquement grave – parce que, franchement, si vous rencontrez ce qui est l’objet le plus étonnant que vous ayez jamais vu dans votre vie, on pourrait penser qu’il devrait exister une agence gouvernementale chargée de s’en occuper.

C’est ce dont le gouvernement est censé être responsable devant vous, pas vrai ? Et pourtant, il n’en existe pas. Mais, bon, il y a des endroits sur la Toile où on peut le faire, de plus en plus facilement, et donc on en trouve là une énorme quantité.

Il n’ya pas eu que la déclassification de quelques documents légitimes. En vérité, la période de gloire de la liberté de l’information, je pense, c’était la fin des années 70, mais nous avons eu depuis droit à la déclassification continuelle de documents officiels, mais aussi d’un tas de documents litigieux. Par exemple les prétendus documents Majestic – on peut tous les lire sur le site de Ryan et Bob Wood [ www.majesticdocuments.com ].

Je pense que nombre de ces documents ont de très bonnes chances d’être authentiques, le fait est qu’ils sont contestés. Ce qui signifie qu’ils sont de provenance inconnue et, une fois encore, ils servent à brouiller les pistes dans le domaine. J’estime qu’il est important que nous poursuivions nos recherches sur ces documents afin de déterminer s’ils sont authentiques ou non.

Les années 90 et le début de ce nouveau siècle ont vu de nombreuses initiatives en faveur de la Levée du secret. Je parlerai de l’Initiative Rockefeller, de tout le fiasco du rapport de la Cour des Comptes du Sénat (le GAO  - General Accounting Office - NdT) sur Roswell au début des années 90, sous Clinton.

Les efforts déployés par le Dr. Stephen Greer au cours des années 90 et menant à sa conférence de presse de 2001 sont très importants ; ceux de mon ami Stephen Bassett figurent aussi, je pense, dans cette équation ; la manifestation de science fiction/John Podesta, il y a quelques années – tous ont leur importance.

Autrement dit, je pense que nous assistons à une très grande augmentation des tentatives par des groupes de citoyens de se saisir publiquement de cette question et de faire des déclarations majeures sur la nécessité d’en finir avec la dissimulation – bien plus importantes que jamais auparavant, bien plus importantes !

Un autre aspect très significatif – et le présent colloque en est le reflet fidèle -- c’est le développement de ce que nous pourrions appeler des attitudes supérieures de prises de conscience au sein de la communauté ufologique. C’était un peu le cas dans les années 70 et 80. Si on remonte aux années 50, les contactés seraient sans aucun doute considérés comme plutôt New Age.

Ce que nous avons vécu tout au long des années 90 est à mon avis d’un ordre de grandeur vraiment différent. Je pense que c’est probablement lié à l’amélioration de la communication, via Internet par exemple. Cela contribue certainement beaucoup à ce qui se passe, et il me faudra le traiter de manière appropriée dans mon livre.

L’autre élément important, au niveau géopolitique, c’est la mort des états-nations, et le Nouvel Ordre Mondial. OK ? Il s’agit là de l’événement de notre vie traité de la façon la plus discrète – du moins par les mass media, au moins du point de vue géopolitique. Les nations ? Je ne sais même plus ce qu’est une nation. Existent-elles ? Si des groupes de gens vivent dans une zone en utilisant la même langue... s’agit-il d’une nation ?

Qui est souverain ? Êtes-vous souverains ? Sommes-nous souverains dans notre pays ? Bon, nous le sommes en théorie et nous devons continuer à lutter pour cela. Notre monde a en réalité beaucoup changé, et cet aspect doit être inclus dans toute étude sur les réalités liées aux OVNI au cours des 20 dernières années car, de nouveau, il nous faut comprendre la nature réelle de la structure du pouvoir.

Une nouvelle Exopolitique. Bon, peut-être s’agit-il là d’une déclaration un peu trop dramatique. Chaque fois que nous allons parler d’exopolitique – c’est-à-dire de la relation existant entre eux et nous – bon, voilà les deux variables : eux et nous, et il nous faut avoir une vision précise de ces deux variables pour pouvoir parler intelligemment de ce que nous appelons Exopolitique. C’est incontournable.

Dans ce processus aussi, il est essentiel – absolument essentiel – que nous nous demandions : Comment savons-nous ce que nous savons ? Quelle est la source de nos données ? Et à qui le disons-nous ?

Je veux dire par là que nous allons parler d’autres entités de la civilisation galactique, et nous ferions fichtrement mieux de soutenir nos affirmations avec autre chose que : J’ai eu ça via une information obtenue par vision extrasensorielle ou bien par contact direct avec un alien.

Désolé ! Ce n’est pas suffisant. Cela peut suffir dans une discussion avec d’autres chercheurs, si c’est ce que vous croyez. Tout le monde a le droit de croire ce qu’il veut. J’émets constamment des hypothèses. Mais, nous ne nous rendons pas service, en tant que communauté, lorsque nous nous comportons comme ça. Il nous faut être plus disciplinés dans notre manière de nous adresser au monde.

Qu’en serait-il si, quand nous avons l’occasion d’exprimer ce que nous croyons sur un grand média, nous en sortions ridiculisés ? Nous ne sommes pas en position de pouvoir nous le permettre. Il nous faut être plus prudents.

Nous avons le droit d’émettre des hypothèses, mais il nous faut faire la différence entre ce que nous savons et ce que nous croyons. Ce n’est pas la même chose ! Ce n’est pas difficile – il suffit d’être un peu plus précis dans ses affirmations. OK ? Je ne crois pas que ce soit trop demander.

Observons-nous un petit peu, comprenons qui nous sommes. Nous sommes dans une situation où nous avons récupéré des technologies exotiques. Bon, c’est une importante déclaration de ma part, je vous l’accorde. Une affirmation que je justifie, je crois, suffisamment dans mon livre. Il y a beaucoup de renseignements là-dessus. Tout le monde connaît l’affaire Roswell et, franchement, il y en a eu beaucoup d’autres.

Ces technologies – et là c’est une hypothèse de ma part, d’accord ? – doivent être gardées secrètes. Une guerre froide faisait rage à l’époque – nous ne pouvons pas laisser les Russes voir ce que nous avons – nécessitant des répartitions budgétaires secrètes, c’est-à-dire la création d’un budget clandestin.

Le phénomène OVNI est presque certainement le facteur-clé de la création de ce monde des budgets secrets dans lequel nous vivons. Pas le seul, mais une des motivations-clé, à mon avis.

La privatisation... Il va me falloir en parler... le détournement des réalisations technologiques : Il s’agit de notre infrastructure secrète. C’est lié à nous.

OK. Quand la plupart d’entre nous – j’exclus ici le présent auditoire – mais je pense que la plupart des gens que nous croisons dans notre vie partent du principe que nous tirons nos sources d’information, disons, des médias ; parmi lesquels la TV, mais aussi Internet.

Nous avons un système politique. Et une communauté universitaire où existent des échanges, ils sont donc théoriquement également sensibles à nos réactions. Pour les médias, bien sûr, on nous affirme : Eh bien, ils donnent au public ce que le public veut.

Et le monde universitaire, bien sûr, est censé être sensible à la valeur inhérente de la vérité et il y a là une action réciproque. Le système politique est censé être sensible à nos souhaits : Éjectez les bons à rien, etc.

Qu’en est-il exactement ? Bon, voici quelle forme les choses ont prise, à mon avis. La flèche ici ne va que dans un sens (Il fait allusion à l’image projetée.) Elle se dirige sur vous. Et il ne s’agit pas seulement des médias, de la politique et des universitaires. Il y a un système des grandes entreprises en place. C’est quelque chose que l’analyse exopolitique ne repère pas.

C’est bien beau de parler de transformation personnelle, mais nous habitons dans un monde de grandes entreprises et ils se fichent comme de l’an 40 de la transformation personnelle. Ils fonctionnent au profit et à la valeur pour les actionnaires. C’est tout ce qui les intéresse. Elles peuvent être conduites par des gens merveilleux, soucieux du bien du monde, mais s’ils ne font pas grimper la valeur pour les actionnaires, ils dégagent.

Les grandes entreprises ont une loi d’airain selon laquelle elles doivent augmenter la valeur pour les actionnaires. C’est leur raison d’être. Si elles ne le font pas, le PDG dégage, ils doivent donc se comporter d’une certaine manière. Ces pratiques, malheureusement, ne sont pas vraiment conçues pour augmenter le niveau de conscience chez les gens. De fait, elles sont conçues pour extorquer de l’argent à votre compte en banque. Voilà leur rôle !

Tel est notre monde, et il existe beaucoup d’échanges entre ces différents mondes, et j’aurais probablement pu évoquer d’autres ramifications avec plus de temps.

Sous la rubrique nommée élite – oui, il existe une élite. Je ne sais plus comment les appeler. Avant je les appelais l’État-Sécurité Nationale. Eh bien, ils ne sont pas vraiment nationaux.

Ils sont un petit peu plus que ça, n’est-ce pas ? L’État International de la Sûreté Financière Maximale... Ajoutez-y l’État du Divertissement. (NdE : Les « élites » constituent la Souveraineté Supranationale [composée] d’une Élite Intellectuelle et des Banquiers du Monde, selon un terme forgé en 1991 par David Rockefeller, quand il remercia l’assemblée des participants du groupe Bilderberg pour leurs efforts dévoués à cacher et dissimuler la vérité sur la nature exacte des élites.)

Si on imaginait l’Amérique comme une salle pleine de 100 personnes. OK ? S’il y avait 100$ dans la salle – en partant du principe que le dollar a encore de la valeur – un de ces types possèderait environ 40 ou 45 de ces dollars. Voilà l’Amérique. Voilà le monde, en fait. Un autre gars aurait 11 dollars, et les 80 personnes les moins riches n’auraient en fait rien du tout.

Cette salle possède un système politique ; elle a des médias, et tout ce qui les fait fonctionner. Il n’est pas difficile, en réalité, d’imaginer qui va se trouver en meilleure position pour manipuler toutes ces choses à son profit. De toute évidence, c’est le type aux 40 ou 45 dollars.

Voilà notre monde. Il n’est pas compliqué, et pourtant, bien sûr, on ne l’analyse jamais comme ça dans nos médias institutionnels, précisément parce qu’ils appartiennent au type qui a 45 dollars. (Rires) Nous devons donc abandonner la notion que nous avons là un processus authentiquement transparent. Pas du tout. Ce n’est pas le cas.

Et c’est important quand nous parlons de lever le secret lié aux OVNI, car la nature du gouvernement n’a-t-elle pas une importance si vous obtenez de lui la Levée du secret ? S’il s’agit d’un système républicain (c’est-à-dire d’une république constitutionnelle) attentif à vous, c’est une chose, mais qu’en est-il si, au lieu de ça, il s’agit d’un État proto-crypto fasciste post-moderne ?

Bon, vous savez quoi ? C’est le cas ! Nous n’allons pas vers la démocratie et, au passage, comme je l’ai dit plus tôt aujourd’hui, je ne crois pas la démocratie mauvaise. Mon avis, c’est que des citoyens non-informés dans une démocratie : ça, c’est très dangereux !

Allons-nous vers un monde d’esclaves et d’esclavagistes ? Oui. C’est la direction que nous prenons. Fuyez vers votre petit Larzac personnel, où vous pouvez jouer à vos jeux-vidéo, regarder la télé et tout oublier. C’est beaucoup plus drôle, franchement, que de s’occuper de tout ce qu’il faut faire. Si votre maison est en feu, mais que vous êtes en plein rêve super-cochon, quel est l’intérêt de se réveiller (rire) et de gérer la catastrophe ?

Vers quoi va notre monde ? Nous avons décodé le génome humain. Nous faisons d’extraordinaires incursions actuellement dans l’univers de la nanotechnologie, de ce qui va s’appeler l’informatique quantique, l’intelligence artificielle, la création d’une super-race ? Peut-être. Se débarrasser des gens en trop comme nous ? Cette expression... qu’on entend beaucoup ces temps-ci : en trop. N’est-ce pas effrayant ? Cela m’effraie ! Les gens ne sont pas en trop.

Nous sommes donc dans une contre-utopie post-moderne. Nous épuisons nos ressources – nous le savons tous ; avec menace d’échecs en série de l’éco-système mondial et une panne des infrastructures de la planète. Les gens dans le secret discutent-ils d’un scénario de fin des temps ? Préparent-ils quelque chose ? D’autres ont déjà débattu de ça. Je vais vous laisser y réfléchir par vous-mêmes.

Parlons maintenant d’eux [- des aliens]. Qui sont-ils ? Comment en savoir plus sur eux ? Cela devrait toujours être au centre de nos pensées.

Bon, on peut en savoir un peu plus sur eux en passant en revue une partie de la littérature ufologique. Il existe beaucoup de cas de gens ayant décrit... Des gens apparemment honnêtes, et très, très discrets ont dit : Oui, je me suis trouvé devant un être qui... Je ne crois pas qu’il s’agissait d’un humain. Il y en a beaucoup et on peut en tirer beaucoup de choses.

De la littérature sur les enlèvements, oui, également, mais restons prudents, je le dis seulement parce que quand les gens sont abductés, ou semblent l’être, les circonstances ne sont pas spécialement favorables [à un témoignage], et il semble bien y avoir là beaucoup de manipulation.

Les expérienceurs, la vision extrasensorielle, certes, mais il nous faut être très prudents. Ne soyons pas irresponsables. Je n’irai pas plus loin, je manque de temps.

Qui sont-ils ? Voici quelques facteurs les concernant : ils opèrent furtivement, du moins habituellement. Ils ne semblent pas si désireux que cela de nous laisser les étudier de manière transparente, publique. Je pense personnellement que plusieurs groupes sont concernés, avec, probablement, des objectifs différents.

D’après les recherches sur les abductions et autre, ils sont très télépathes. Ils possèdent une grande capacité à manipuler la pensée et les émotions humaines, tout comme le font, en fait, un tas de technologies militaires clandestines actuelles.

Ils paraissent disposer d’une certaine maîtrise de l’espace-temps. Ils ne semblent pas avoir le même type de réactions émotionnelles que nous, du moins la plupart du temps. Nous ressemblent-ils ? Certains, je pense, suggèreraient que, bon, peut-être. Ce serait logique. Si j’étais un alien sur Terre, si je voulais m’occuper de l’espèce locale, je développerais ou je manipulerais mes propres indigènes humains et les ferais travailler pour moi.

D’où viennent-ils ? D’une autre planète ? D’une autre époque ? D’une autre dimension ? Je l’ignore, je l’ignore, je l’ignore.

Disent-ils la vérité ou non ? Ah ! OK. Imaginons à nouveau que nous sommes des voyageurs du temps. Vous retournez mille ans en arrière, vous parlez à la personne la plus intelligente du monde d’il y a mille ans, disons, je ne sais pas, un moine génial dans une abbaye. Vous passez une journée avec lui et vous essayez de lui décrire notre monde.

Combien de révolutions mentales cette personne pourra-t-elle encaisser avant de dire : Je n’en peux plus. OK ? Probablement pas tellement. Dites-lui que la Terre tourne autour du soleil, ou qu’ilexiste des petites choses nommées virus, ou bien, toutes sortes de capacités technologiques. Une personne ne peut pas en manier plus d’une certaine quantité.

S’ils viennent ici s’occuper de nous, je pense raisonnable de supposer qu’ils ne nous racontent pas tout non plus.

Nous ont-ils créés ? Manipulés ? Nous améliorent-ils ? Si oui, nous considèrent-ils comme un investissement ? Ou comme leur propriété ? Cela dure depuis combien de temps ?

Il y a de faux raisonnements ici. En voici un : S’ils sont si évolués techniquement, ils doivent avoir résolu tous leurs grands problèmes sociaux, économiques et politiques. On l’entend souvent. Je l’entends souvent. Et je ne le crois pas du tout.

Retournons dans le passé. Disons que nous y retournons tous, avec nos iPods, nos mobiles, et peut-être quelques ordinateurs portables. L’endroit est sans importance. Nous rencontrons des gens d’il y a mille ans, ils regardent ce portable et font : Woah, mec, c’est cool ! Pour que vous en soyez à ce niveau, vous devez avoir résolu tous vos problèmes sociaux, économiques et politiques ! (Rires.)

Et puis, oui, nous nous jetterions un regard et nous dirions : Bon, OK, prenez-en soin. Oh, et laissez-le sur la position « Sécurité ». Etc. (Rires.)

OK ? Eux [ne les ont pas résolus] non plus peut-être. En fait, quand on y réfléchit vraiment, quand on examine les espèces que nous connaissons sur Terre, seule l’espèce la plus intellectuelle – nous – a la capacité d’être sadique, de torturer. Peut-être que plus on monte haut dans l’échelle, plus la gamme s’élargit, de l’angélique à l’authentiquement démoniaque ? Et c’est peut-être aussi le cas avec eux. Je l’ignore.

Sont-ils prêts à nous accueillir à bras ouverts dans le cosmos ? Cette affirmation, je l’admets... Voici ce que le Dr. Steven Greer a en fait dit, mot pour mot, il y a quelques mois à Barcelone. Je regardais cela sur YouTube en pensant : Q-u-o-i ? Désolé. Permettez-moi de ne pas être d’accord ! (Applaudissements.)

Il y a ici un Paradoxe de la Divulgation : C’est impossible, cela ne peut pas arriver, mais c’est inévitable.

Parlons de quelques-unes des retombées de la Levée du secret. Voici quelques-uns des problèmes, mais certainement pas tous, qu’une véritable Divulgation entraînera : Pourquoi les pourchassons-nous ? Pourquoi cet affrontement ? Comment avez-vous réussi à garder le secret, Monsieur le Président ? Que cela révèle-t-il sur les structures de notre secret ?

Oh, en parler va être très drôle !

Quelle est la raison de ces programmes secrets ? Existe-t-il un programme spatial secret ? Il pourrait être difficile pour le Président ou toute agence responsable d’en parler. Oui, nous nous promenons dans l’espace, M’sieurs-Dames, et nous allons sur Mars et sur la Lune depuis « x » années.

Cela pourrait légèrement bouleverser un tas de gens, d’avoir payé pour un programme dont ils pourraient n’avoir jamais entendu parler et qu’ils auraient peut-être aimé surveiller.

Et puis, expliquer qui sont ces autres êtres peut ne pas se révéler une question facile, ni de comprendre pourquoi ils s’intéressent à nous.

Il y aura des défis – ça, je vous le garantis -  pour les structures du pouvoir dans ce monde, dans la politique, la finance, l’industrie, toutes ces structures-là. Je n’aurai pas le temps de les passer en revue. Ce n’était qu’un complément à ce que je vous racontais.

Je vais cependant marquer ici une pause : Leur intérêt pour nous. Pourquoi s’intéressent-ils à nous ? Bon, je trouve celle-là pas trop difficile. C’est une question facile.

Il y a cent ans, nous avions des charettes tirées par des chevaux. C’était notre monde il y a cent ans. Nous en sommes presque à avoir des ordinateurs aussi intelligents que nous. C’est ce que les experts en IA font de plus récent. Dans dix ans, disent-ils, votre ordi aura les capacités informatiques d’un cerveau humain. C’est une étape importante.

Bien sûr, arrivés là, ils vont aller plus loin. Au réveil, vous bavarderez avec votre ordinateur. Il aura la voix d’une personne, sauf qu’il sera un petit peu plus malin que nous, comprenez-vous ? Il fera un quadrillons d’opérations par seconde ou extraira toute donnée d’Internet, comme ça (claquement de doigts), donc... vraiment un bon assistant personnel.

Espérons qu’ils ne nous flanqueront pas un Terminator, Matrix, I Robot (Les Robots au Québec - NdT), aux trousses !

Mon argument, c’est que nous sommes sur le point de réinventer toute notre civilisation. D’autres espèces intelligentes, qui nous observent, doivent pouvoir le savoir. Ils doivent pouvoir savoir que nous sommes sur le point d’entrer dans leur monde. Nous l’avons toujours été, en fait. Seulement nous étions endormis. C’est maintenant l’heure de se réveiller.

Beaucoup, beaucoup de problèmes liés à la Levée du secret – par où voulez-vous commencer ? Comment éliminer un mensonge aussi énorme sans rendre furieux autant de gens, sans mettre en péril son propre statut ?

Pensez à Gorbatchev, il y a à peine plus de 20 ans, et à sa glasnost qui, six ans plus tard, a mis fin à l’Union Soviétique. La spirale des réformes était devenue insupportable. Elle était devenue incontrôlable. On commence par parler de transparence, et soudain les États Baltes disent : Bravo ! Nous souhaitons ne plus faire partie de votre pays. Vous vous rappelez comment vous nous avez conquis en 1940 ? Ah oui, ça ? Bien. Nous partons. OK.

Que se passerait-il donc après plus de 60 ans de secret lié aux OVNI ? Vont-ils perdre le contrôle ? Cela pourrait être tout à fait gérable au départ ; mais peut-être pas à la fin. Y aurait-il des groupes d’auto-défense ? Capturons les aliens ! Vous êtes un alien ?

Et si nous avions l’énergie libre(c’est-à-dire gratuite) ? Tout le monde parle de l’énergie libre comme d’une merveille. Et si ce n’était pas le cas ? Nous avions autrefois de l’énergie libre – on appelait ça du pétrole. Le pétrole, malgré tout, a été longtemps gratuit et on l’a utilisé d’une manière qui ne réchauffait pas tant que ça la Terre.

Bon, il est vrai qu’avec l’énergie libre, nous pourrions ne pas avoir à démolir tout l’écosystème. On pourrait chauffer indéfiniment et gratuitement sa maison, je suppose. On pourrait réussir à en faire aussi une belle petite bombe, et utiliser cette énergie pour faire sauter l’Océan Pacifique, si elle n’est pas fermement contrôlée. Je ne sais pas.

Beaucoup de possibilités ici. Le Feu de Prométhée peut être à la fois bon et mauvais et, une fois de plus, je ne veux pas dire que nous ne devrions pas avancer. Nous n’avons pas le choix. L’Histoire est plus grande que nous. Lisez Tolstoï : il vous le prouvera – l’Histoire est la plus forte. Des événements vont se produire et cela va nous tomber dessus. Cela va se produire, mais ce ne sera pas forcément drôle. Pas forcément facile à vivre.

À court terme, pas de problème si nous perçons les secrets et découvrons qu’il existe une meilleure version du pétrole, nous n’en aurons plus besoin – Eh, formidable ! L’acier ? Pfff. Extra !.. nous avons cette nano-tectite, ou autre. L’électronique ?

Bien, OK. À long terme, c’est fabuleux. À court terme, ce sera la cause de graves perturbations financières. Pendant combien de temps ? Dix ans ? Plus ? Ce ne sera pas drôle, ou cela pourra ne pas être drôle, pas en tout cas pour les élites propriétaires de ces industries.

Mais cela peut ne pas être drôle pour nous non plus. Cela va être une période chaotique, mais néanmoins, cela arrivera. Ils ne peuvent pas l’empêcher. On n’arrête pas l’Histoire. Le rythme du changement est si rapide, une telle révolution – on ne l’arrêtera pas.

Bill Joy, co-fondateur de Sun Microsystems, s’inquiétait – s’inquiète – beaucoup de la nature incontrôlable de l’Intelligence Artificielle (IA), et il craint un scénario à la Terminator, ou qu’un événement aussi désatreux puisse arriver et, pendant des années, il a fait appel aux autres chefs d’entreprises pour tenter de freiner ou même d’interrompre le développement de l’IA de pointe.

C’est impossible. Autant cracher en l’air. On ne peut pas gagner. Il ya aura toujours des forces qui... Bricolons un peu ce programme-ci ; nous réparerons ce logiciel-là. Cela va se produire, tout comme la Levée du secret.

Nous vivons une période très instable de notre Histoire, comme si tout craquait de partout. C’est à mes yeux le type idéal d’environnement où se produira une erreur monumentale qui mettra au jour des secrets. J’ignore de quelle façon. J’ignore ce qui le déclenchera, mais cela va se produire. Quand ? Je l’ignore aussi. Ma prédiction : dans les dix ans.

Quand cela se produira, il y aura, vous le savez, des tentatives pour contrôler la pagaille. OK ? Cela va arriver, et donc notre rôle, celui de tout chercheur responsable, - et le vôtre – c’est de faire en sorte que cela ne se produise pas.

Il nous faut nous assurer que la vérité vraie sorte, même si elle est horrible, même si elle est horrible – spécialement si elle est horrible. Il n’y a pas d’autre moyen d’être capable d’affronter la réalité, tant que nous ne comprendrons pas toute l’importance de ce qui se passe.

En fin de compte, je ne vois pas seulement un ennemi, mais peut-être deux, ou plusieurs. Par là je veux dire que l’ennemi n’est pas seulement l’État-Sécurité Nationale qui, toutes ces années, nous a caché ces informations... eux aussi sont réellement un problème à régler.

Mais il se peut qu’il existe des extraterrestres, des êtres interdimensionnels, ou des intelligences non-humaines qui n’agissent pas dans notre intérêt. Si nous refusons de le reconnaître, ne serait-ce que comme une éventualité réelle, nous sommes à mon avis des idiots.

C’est nécessaire, même dans le cas où leurs intentions ne seraient pas mauvaises. Qu’arrive-t-il aux cultures autochtones quand elles rencontrent une société techniquement très avancée ? Nous le savons. Peut-être qu’à long terme les choses s’améliorent pour elles. Je l’ignore. C’est à vous de décider, mais il nous faut nous montrer vigilents ici face à de nombreux fronts.

Espoir et peur : La peur est un ennemi. Nous le savons, car lorque nous avons peur, nous réagissons de manière irrationnelle, nous ne réfléchissons pas. L’espoir aussi est un ennemi, pourtant. Cela paraît faux, pas vrai ? Tout le monde souhaite avoir de l’espoir : Ne perdez pas espoir. Mais le problème avec l’espoir, c’est qu’il est également trompeur.

Il nous faut regarder les choses froidement. Il nous faut regarder la réalité d’une manière aussi alerte et éveillée que possible. Voici pourquoi j’aime le titre de ce colloque : Awake and Aware (Éveillé et conscient). C’est bien vrai !

Qu’est-ce qu’une authentique conscience élevée ? Eh bien, cela commence par une prise de conscience, le fait de voir les choses telles qu’elles sont, et non comme on voudrait qu’elles soient, non comme on espére qu’elles pourraient être – il faut les voir comme elles sont. Ce n’est qu’après avoir franchi ce premier et important obstacle, je pense, qu’on peut réellement atteindre une authentique forme supérieure de conscience, une vraie prise de conscience où nous sommes éveillés et non endormis.

Kerry écrit souvent dans ses e-mails : Réveillez le rêveur ! Je pense que c’est vraiment là l’attitude que nous devons tous avoir. Nous sommes dans un état onirique et il nous faut nous réveiller.

Tout est là. Merci beaucoup. (Applaudissements.)

Si vous avez des questions, vous pouvez vous rendre sur mon site : www.keyholepublishing.com. (Les applaudissements se poursuivent.)

Waouh. Merci. Merci infiniment. (Les applaudissements se poursuivent.)

J’aimerais seulement dire que, malheureusement, je n’ai qu’un nombre limité de livres ici. Je serai à ma table, au fond, là-bas pour être précis, et si vous vous intéressez au nouveau livre, je l’ai. Je serai heureux de vous le dédicacer. Si je suis à sec, on les trouve facilement sur mon site ou par amazon.com.

Merci beaucoup. (Applaudissements.)

KC : Richard, merci !

BR : Un grand merci !

RD : Merci.

(Les applaudissements se poursuivent.)



Cliquez ici pour la vidéo de l’interview, en anglais.







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Bill Ryan

bill@projectavalon.net


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