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Brian O'Leary : Traduction de l'interview

La Révolution de la solution-énergie
Vilcabamba, Equateur

Janvier 2009

Cliquez ici pour la version PDF de cet interview (14 pages)

Cette page est la traduction, par The Avalon Translation Project, d'une publication originale de Project Camelot
Sous-titres de la vidéo par The Avalon Translation Project


Début de l'interview

Kerry Cassidy (KC) : Bonjour, je suis Kerry Cassidy de Project Camelot et nous sommes ici avec le Dr. Brian O'Leary. C'est un conférencier, un scientifique, un ex-astronaute, et nous sommes très heureux d'être avec lui aujourd'hui, dans la très belle République équatorienne, à Montesueños, qui est pour vous une retraite, je crois. Nous aimerions commencer par vos antécédents.

Dr. Brian O'Leary (BO'L) : Oui. Je crains qu'à mon grand âge de 69 ans, mon expérience  paraisse plutôt éclectique et il est assez difficile de me coller une étiquette précise sur le dos, vous savez, Qui est donc ce type ?

Mais tout a commencé quand j'étais petit garçon et que je voulais aller dans l'espace. Je voulais aller sur la Lune, je voulais aller sur Mars, et il n'existait pas de programme spatial à l'époque. Ensuite, non sans ironie, j'ai participé au programme Apollo, douze ans après que j'ai voulu aller dans l'espace quand personne ne croyait qu'une telle chose existerait un jour.

C'était dans la fin des années 40, début des années 50. Mais quand Spoutnik fut lancé, le monde entier a changé. C'est à cette époque aussi qu'il commençait à y avoir une plus grande conscience des phénomènes OVNI et paranormaux.

Et donc ce qui s'est passé pour moi, c'est que j'ai poursuivi une voie qui était une carrière très ambitieuse et que j’ai en fait menée à bien, puisque je suis devenu astronaute après avoir obtenu mon doctorat en astronomie à Berkeley.

Ensuite j'ai participé à l'exploration planétaire dans le cadre de certains des programmes Mariner, j'ai enseigné avec Carl Sagan à l'université de Cornell et j'ai fait de la recherche en planétologie.

Puis je suis allé à Washington où je suis devenu conseiller de plusieurs leaders politiques et candidats à la présidence.

A bien des égards j'étais une sorte de « vagabond universitaire ». Même si je réussissais bien, je passais d'université en université, et je crois que cela m’a aidé à préparer la deuxième partie de ma vie, qui fut vraiment différente de la première.

La première partie fut plus traditionnelle, j'étais plutôt un physicien bien au courant des questions énergétiques et environnementales, ayant conseillé le Congrès et enseigné sur le sujet.

J'étais également au courant des sciences de l'atmosphère et de certaines choses qui attendaient la Terre et sont maintenant bien connues comme le réchauffement de la planète, les changements climatiques, et plusieurs autres catastrophes causées par l’Homme qui se produisent aujourd'hui sur Terre.

Donc en un sens, ma formation universitaire traditionnelle fut un bon bagage, une bonne préparation à l'étude des décisions en matière d'énergie : Quels types de choix avons-nous vraiment dans cette crise énergétique ? Mais aussi : Dans quelle mesure les humains interfèrent-ils avec la Terre ?

J'en viens à la seconde partie de ma vie, pour l'appeler comme ça. Quand je travaillais au département de physique à Princeton en 1979, j'ai commencé à avoir des expériences inhabituelles – des expériences de vision à distance, une expérience de mort imminente, et plusieurs expériences de guérison, ... qui ont ouvert la Boîte de Pandore.

J’appartenais à l’époque au département de physique de Princeton, et mes collègues – la plupart des Lauréats du prix Nobel, tous des hommes – pensaient que j'étais fou de m'intéresser au phénomène paranormal.

Puis plus tard, je me suis intéressé au phénomène OVNI. J'ai amené plusieurs groupes scientifiques à se rassembler pour tenter de révéler les recherches alors en cours.

Et c'est vers cette époque que j'ai commencé à entrer en contact avec tous les « Projets Secrets », pas de l'intérieur mais de l'extérieur : je scrutais et voyais ce qui se passait, et qu’il existait un camouflage à grande échelle.

Une chose en amenant une autre, après avoir quitté Princeton j'ai passé un certain nombre d'années – on arrive maintenant aux années 80 – à explorer différentes choses comme le « Visage » sur Mars, le black-out de la NASA à ce sujet, et à approfondir mes recherches sur le phénomène OVNI.

J'ai publié plusieurs livres, principalement une trilogie, dans lesquels je passe en revue le nec plus ultra des « nouvelles sciences », c'est-à-dire les sciences hors du cadre de la pensée occidentale.

Donc on a, par exemple... Dans ce livre [Exploring Inner and Outer Space –  L’Exploration de l'espace intérieur et extérieur] je parle des recherches de pointe en ufologie, mais aussi de la conscience, de l'interaction esprit-matière, du fait qu'explorer l'espace extérieur et l'espace intérieur peut mener à toutes sortes de nouveaux paradigmes de la réalité.

Ensuite, dans The Second Coming of Science (Le second avènement de la science), ce livre-ci, j'ai procédé à des recherches très rigoureuses qui reproduisaient les travaux de nombreux pionniers de la nouvelle science – des gens comme Marcel Vogel, j'allais rendre visite à différents faiseurs de miracles, comme Sai Baba que j'ai vu matérialiser des objets, je suis allé partout dans le monde. Je suis allé au Brésil rencontrer Thomaz Green Morton, un médium très doué.

Puis j'ai commencé à m'intéresser plus à l'environnement. J'ai alors publié Miracle in the Void (Miracle dans le Vide) qui était un regard photo-journalistique sur certains des meilleurs et des plus brillants chercheurs en énergie libre du monde – Inde, Japon, et ainsi de suite.

J'ai commencé à me rendre compte qu'on pouvait résoudre notre problème d'énergie très rapidement si seulement on épousait ces technologies. Cependant, elles ont été supprimées, et parfois violemment.

Miracle in the Void était en fait une collaboration avec ma femme Meredith, une artiste, qui peignait son chef-d'œuvre, La dernière Cène de Gaia, pendant que je rédigeais ce livre…

Et ce que j'ai découvert, c'est que les changements de paradigmes sont plus un phénomène socio-politique qu'une question de technologie, qu'ils dépassent de loin les histoires de chercheurs indépendants produisant des innovations qui sont ensuite supprimées.

Il est plutôt question de créer des structures entièrement nouvelles qui ne sont pas soutenues par la culture dominante.

De fait, ce qu'il se passe maintenant sur la planète est que nous portons le deuil de la Terre Mère. Et même si c'est un processus subconscient, ce qui se passe c'est que, selon les travaux d'Elisabeth Kübler-Ross, nous traversons différentes phases du deuil en pleurant la perte de notre planète-mère.

Donc Meredith et moi sommes devenus des environnementalistes passionnés. Ce que j'ai entrepris de faire à ce moment-là – on est au milieu des années 90 – fut d'examiner quels effets psychologiques se manifestent en chacun de nous à mesure que nous commençons d'épouser le nouveau paradigme.

Meredith et moi avons collaboré là-dessus, et ce que nous avons pu identifier –- en prenant appui sur le travail d'Elisabeth Kübler-Ross dans Les derniers instants de la vie -– c'est que nous portons tous le deuil de la Terre Mère. Par tous, je veux dire ceux d'entre nous qui sont sensibles et informés des problèmes qui sont en cours sur la planète.

Ce que Meredith et moi avons compris, c'est que beaucoup d'entre nous – la plupart – sont en déni quant à la sévérité des problèmes tels que les changements climatiques, tels que la possibilité d'une guerre nucléaire, la guerre en Irak, et ainsi de suite. Toutes ces choses vont à contre-sens de ce que nous devrions vraiment faire, à savoir développer les énergies propres, s'assurer que nous avons de l'eau propre, avoir un système de justice international, dépendre toujours plus des ressources et des règles locales, et...

Mais quoi qu'il en soit, la plupart des gens sont en déni de tout, y compris du phénomène OVNI et de l'énergie libre, qui sont deux de mes sujets préférés et qui, pour moi, sont très libres.

Mais donc on passe du déni à la colère : La vérité te libèrera, mais d'abord elle te mettra en rogne.

Puis on en vient aux négociations: Comment peut-on faire tenir le nouveau dans le cadre de l'ancien ?

Beaucoup de gens ont été stimulés par les propos de Barack Obama sur le besoin de changement. Eh bien, le genre de changement qu'il mettrait en place sont ce que j'appelle des changements progressifs, de toutes petites choses.

Et pendant ce temps-là, les progressistes qui tentent de le mordre aux talons disent : Nous avons besoin de changements structurels. Il faut retourner à la Constitution. Il nous faut un genre de New Deal à la Roosevelt et une économie keynésienne. Nous avons besoin de quelque chose comme le retour à un point de référence, tel que l'administration de Roosevelt ou de Clinton.

Et ça, ça ne va pas marcher. Alors quand rien de tout cela ne marche, d'après le travail d'Elisabeth Kübler-Ross, on entre dans la dépression.

J'ai remarqué que beaucoup de gens sont déprimés. Beaucoup, particulièrement aux Etats-Unis, ne sont tout simplement pas heureux de ce qui se passe. C'est ce qui arrive aussi aux gens qui perdent un être cher : ils tombent dans la dépression après avoir été dans le déni, la colère, et les négociations. Et puis, finalement, ils parviennent à l'acceptation.

L'important ici est que la Terre est en train d'être détruite par l'intervention des hommes. Je veux dire, c'est tellement évident !

Et nous devons rechercher la vérité. Donc une partie de ce que j'ai fait a été de publier un livre intitulé Re-Inheriting the Earth (Hériter de nouveau la Terre), pour éveiller à des solutions durables dont la plupart sont bien au-delà de la pensée conventionnelle.

C'est pourquoi je m’intéresse tant à la question de l'énergie libre et à certaines manières de purifier l'eau dont l'optique n'a encore jamais été reconnue.

Je m’intéresse beaucoup au phénomène de la conscience, comment des intentions humaines positives conjointes peuvent véritablement modifier le monde matériel. Ce sont des idées à présent démontrées par la physique quantique et le phénomène paranormal.

Alors, toute cette gamme de solutions pourrait – en principe – marcher, si seulement on parvenait à changer le système. La condition est de changer notre forme de gouvernement, notre conscience publique, et notre enseignement.

Voilà à quoi je me suis consacré ces dernières années. Mon dernier livre s'appelle The Energy Solution Revolution (La révolution de la solution-énergie) et repose sur mes 20 années d'expérience dans l’examen des premiers dispositifs liés à l'énergie libre. Par énergie libre j'entends... Energie Libre est parfois une drôle d'expression. On pourrait peut-être parler d’énergie-solution.

Ces énergies libres représentent un bond en avant révolutionnaire en termes d'innovation par rapport à ce que nous connaissons actuellement. Ça va bien plus loin que le solaire et l'éolien en termes d'énergies propres.

En fait... c’est une révolution analogue à celle de l’informatique. Qui aurait pu imaginer il y a seulement 20 ans que les ordinateurs et Internet existeraient ? Seul un petit nombre de gens l’avait pressenti.

Ce que je pressens, de concert avec beaucoup de collègues qu’on a fait taire, c'est que nous pouvons avoir une culture de l’énergie libre, ou de la solution-énergie dans le monde.

Par solution-énergie j'entends l'énergie du vide – l’énergie extraite du vide de l’espace – qui est bien connue des yogis. Tout endroit contient des quantités énormes d'énergie potentielle, pour autant que l'on y puise. Et il existe des moyens de le faire.

Certains de mes voyages dans le monde, le travail de mes collègues, et diverses organisations professionnelles ont démontré sans doute possible que ces formes d'énergie sont sans précédent. Elles existent. Les frères Wright ont volé avec, nous n'en faisons simplement pas usage.

La raison pour laquelle nous n’utilisons pas en fait ces sources d’énergie est qu'elles sont supprimées. Energiquement.

Les gens qui travaillent dessus sont menacés, assassinés. Et manipulés. Achetés. Dès que quelqu'un s'approche de la réalisation concrète, les gros bras entrent en scène, et cela se produit continuellement, continuellement.

Donc ça c'est un aspect essentiel de l'entraînement à la prise de conscience du grand public. C'est aussi une part de l'important travail qu'accomplit Projet Camelot en interviewant beaucoup de gens qui ont fait partie des initiés, et qui en font peut-être encore partie.

Je n'ai jamais fait partie du sérail, mais je sais parfaitement bien comment ça fonctionne, quelles sont leurs intentions et leurs motivations - qui vont totalement à l'encontre du développement, du déploiement potentiel de l'énergie libre.

Ce que nous savons tous aussi, et que beaucoup de gens ne comprennent pas vraiment, c'est : Eh ben, si c'était vrai on l'aurait déjà... Il suffirait d'aller au Brico acheter son petit kit d'alimentation à semi-conducteurs et puis on pourrait se déconnecter du réseau de distribution. « Tout est propre et tout le monde est content. »

Mais ça ne marche pas tout à fait comme ça. Développer cette énergie demande du temps et de l'argent. Donc il nous faut un programme Apollo pour les énergies nouvelles – les énergies nouvelles, c'est-à-dire l'énergie du vide, la fusion à froid, les technologies avancées en matière d'hydrogène et d'eau.

La liste de ces technologies est assez longue, et n'importe laquelle ferait l'affaire. Mais développer ces sources d'énergie va demander des efforts.

Je traite moins des ces questions techniques dans The Energy Solution Revolution, parce qu’Internet et la littérature générale sont bourrés d'informations sur les technologies elles-mêmes. Je me suis plutôt penché sur les questions politiques et sociales, et sur les questions d'éducation.

Vous savez, Comment se fait-il que des gens par ailleurs intelligents n'adhèrent pas à cette possibilité quand elle pourrait résoudre le problème de l'énergie ? Et, bien sûr, il y a différentes raisons à cela. De nombreuses études ont été faites là-dessus, c'est vraiment une question de science sociale, de savoir pourquoi il existe une telle résistance à ce changement.

Bertrand Russell a dit un jour : La résistance à une idée nouvelle croît au carré de son importance.

Si on parle de supplanter une industrie de l'énergie qui pèse 4 milliards de dollars et est hautement polluante, par une énergie propre qui est bon-marché et décentralisée, alors on parle d'un changement de paradigme, et les « Pouvoirs en Place » ne veulent pas que ça se produise.

KC : OK. Brian, c'est un merveilleux résumé de tout ce dans quoi vous avez été impliqué au cours des dernières années. Ce que j'aimerais faire c'est remonter dans le temps, à ce qui vous a poussé à devenir l'homme que vous êtes aujourd'hui.

Parce que de toute évidence votre apprentissage a suivi une sorte de courbe exponentielle, quel que soit le nom que vous vous voulez lui donner, au cours duquel vous avez vraiment expérimenté tout un ensemble de choses et de concepts. Et en fait, en tant que scientifique, vous avez parcouru un long chemin depuis le scientifique de terrain que vous étiez au départ, je suppose, ce qu'on imagine être l’image traditionnelle du scientifique.

Vous êtes devenu une espèce de penseur innovant, et on pourrait même dire, de philosophe. Mais vous n'avez jamais perdu la science de vue. Et donc aujourd'hui, vous êtes vraiment une combinaison intéressante de toutes ces choses.

Alors ce que j'aimerais faire, c'est parler de votre bagage en tant qu'astronaute. Vous vous prépariez à aller sur Mars, si j'ai bien compris.

BO'L : Oui.

KC : Et pourtant vous n'y êtes jamais allé. Si vous pouviez me raconter un petit peu ce qui se passait dans votre tête à cette époque, quand vous étiez... comment dit-on... dans le programme des astronautes. Où vous en étiez, psychologiquement, vous voyez ? Pour qu'on puisse suivre un peu la courbe du changement. Je pense que ce serait fascinant pour le public.

BO'L : Oui, Kerry. Oui. C'est une bonne question, et une question complexe. Mais je pense que depuis mon plus jeune âge j'ai toujours... j'ai toujours été un visionnaire, j’ai toujours pensé hors des sentiers battus. Quand j'étais un petit garçon je dessinais des fusées et je voulais aller sur la Lune. Même dans mes bulletins d'école on peut lire sous mon nom : Il veut aller sur la Lune. Et ça faisait rire les gens ! (Rire de Kerry.) C'était avant Spoutnik !

KC : Magnifique.

BO'L : Tout le monde croyait que j'étais fou.

KC : OK.

BO'L : Puis à l’université je me suis spécialisé en physique. Ça ne me plaisait pas vraiment, c'était plutôt aride, mais j'avais compris que j'avais intérêt à connaître un peu ces choses si je voulais aller sur la Lune. Et puis, la chance a voulu que John F. Kennedy, en 1961, fixe comme objectif d’atterrir sur la Lune. J'étais très enthousiasmé. J'étais en troisième cycle d'université à ce moment-là.

Quelques années plus tard j'ai obtenu mon doctorat à Berkeley, en astronomie et planétologie. Donc je m'étais vraiment formé pour aller sur Mars parce que ma thèse traitait de Mars.

Et en effet, j'ai été sélectionné pour aller sur Mars. Le comité de sélection m'a même demandé lors de mon entretien : Seriez-vous prêt à poser votre candidature pour un voyage périlleux de deux ans vers Mars ? Et j'ai répondu : Très bien. Je ne sais pas si ma femme apprécierait, mais moi je veux y aller.

J'étais enthousiaste et naïf. Je me suis coupé les cheveux en brosse. C'était très différent de la façon dont les choses m'apparaissent maintenant. Plus tard je suis devenu un hippie, enfin... vous voyez, un penseur alternatif on va dire ?

Mais je pense que tout cela était inné pour moi. J'ai toujours eu des problèmes avec l'autorité et j'ai toujours eu des problèmes avec les règles. C'est une des raisons pour lesquelles j'allais d'université en université. J'étais connu surtout pour ma médiocrité et pour mener des recherches extrêmement spécialisées et limitées. Et j'étais bien récompensé quand cela arrivait.

Mais lorsque j'avais une idée visionnaire, comme des colonies dans l'espace ou exploiter les astéroïdes pour leurs matières premières, les gens se grattaient la tête et disaient : Eh bien, ce type n'est pas tout à fait dans le coup. (Rire de Kerry.) Un collègue m'a dit: Brian, n'aie pas l'esprit si ouvert, ton cerveau va déborder. Mais c'est seulement plus tard que...

Vous voyez, j'étais encore dans le paradigme matérialiste. Je partais encore toujours du principe que tout et n'importe quoi pouvait être expliqué en termes de matière, et en termes de réductionnisme, que tout était fait de petits atomes.

KC : Je vois. Le paradigme scientifique normal.

BO'L : Oui.

KC : Alors que s'est-il passé pour vous amener du programme des astronautes à devenir professeur. Je sais qu'on vous a proposé cela, mais vous avez aussi plus ou moins quitté le programme des astronautes. Comment cela s'est-il produit ?

BO'L : Hé bien j'ai quitté le programme des astronautes parce qu'ils ont annulé le programme Mars et j'ai senti que... Nous savions que la navette spatiale était en préparation mais le temps d'attente aurait été de 15 ans au moins.

Nous devions aussi piloter des jets à haute performance. J'avais calculé que j'avais une chance sur cinq d'être tué dans un accident de jet – ce sont les statistiques de l'Air Force et des astronautes – avant même de pouvoir voir un vol spatial, et ce ne serait qu'un vol en orbite autour de la Terre depuis la navette. Alors j'ai décidé sur le champ de quitter, et...

Mais il y avait une autre raison, qui est que si la NASA avait annulé la mission sur Mars, c'était parce que nous entrions en guerre au Vietnam. Donc j'ai été très en colère contre la guerre du Vietnam, pour moi personnellement aussi bien que pour le pays et le monde entier, alors je suis devenu un des leaders du mouvement d'opposition à la guerre.

Carl Sagan m'a appelé de Cornell et m'a demandé de rejoindre la faculté. J'ai accepté son offre et passé de nombreuses années à Cornell au département d'astronomie, de planétologie. Et je suis alors devenu très créatif dans mes recherches pour le programme d'exploration planétaire, mais en demeurant dans les limites de la science occidentale. Pendant une dizaine d'années.

Ensuite, après cela, je me suis davantage impliqué politiquement et j'ai conseillé plusieurs candidats à la présidence – George McGovern, Morris Udall. J'ai travaillé pour Udall, j'étais son conseiller en énergie quand il s'est présenté aux élections. C'était un Membre du Congrès très écologiste.

J'ai conseillé Jesse Jackson sur la reconversion de notre immense potentiel aérospatial à des fins pacifiques, comme le développement de solutions-énergie et d'autres programmes qui serviraient le public et pas seulement cette élite avide.

C'est à cette époque que je suis vraiment devenu rebelle. J'allais d'université en université et je n'étais jamais satisfait.

KC : Mais n'y a-t-il pas eu un moment où Carl Sagan et vous-mêmes vous êtes en quelque sorte séparés, ou éloignés l’un de l’autre ? Pouvez-vous décrire ce qui s'est passé là ?

BO'L : Oui. Eh bien pour commencer, Carl a été très fâché que je quitte Cornell comme je l'ai fait. C'était... Par un jour enneigé et glacial, j'ai atterri à Syracuse et il y avait ce blizzard à l'horizontale – en mai – et j'ai dit : J'en ai fini avec le nord de l'Etat de New York. Et Carl trouvait que c'était très frivole. Parce que, bien sûr, il était le genre d'homme à monter des empires, et il avait aussi un ego démesuré.

Ce n'est que plus tard, quand j'ai commencé à adhérer au phénomène OVNI et à étudier toutes ces organisations qui camouflaient le phénomène, et à avoir moi-même des expériences directes, en tant que chercheur qui n'était plus tenu par des fonds de la NASA ou du milieu universitaire, que j'ai commencé à ré-examiner certains des travaux de Carl.

J'ai vu, par exemple, le fameux « Visage » de Cydonia, sur Mars, photographié par Viking en 1975, qui montre cette gigantesque mesa aux allures de visage humain d'environ 1600 mètres de large. Carl et moi avons débattu là-dessus.

Ce fut très, très décevant pour moi, parce que non seulement Carl avait tort, mais il avait aussi falsifié des données. Il a publié une image du « Visage » dans Parade Magazine, un journal très populaire, en disant que le « Visage » n'était qu'une formation naturelle, mais il avait trafiqué l'image pour qu'elle ne ressemble pas à un visage.

J'ai commencé à réaliser, très directement d'un point de vue scientifique, et non par ouï-dire, que cet homme était de connivence avec la NASA, qu'il pouvait y en avoir plus là-dessous que je ne le pensais auparavant. Et alors j'ai commencé à étudier des choses comme MJ12 et d'autres organisations qui camouflaient le phénomène OVNI...

Carl siégeait dans un comité aux côtés de plusieurs sommités. La Brookings Institution a publié un rapport en 1961 – c'est vers cette époque que je l’ai connu, les années 60 sont principalement celles où j'ai travaillé étroitement avec lui – et dans ce rapport lui et cet autre groupe disaient : Bien, si des ET se montrent un jour sur la Terre, il faudra étouffer l'affaire. Il n'y a qu'ainsi que nous pourrons gérer la chose, parce que si on échouait, le choc culturel serait trop grand.

Donc leur recommandation au gouvernement en 1961 était de cacher le phénomène OVNI, et je pense que cela a d'une certaine manière fourni une justification à la politique de dissimulation alors en cours en 61 – les choses était gardées secrètes. Et bien sûr, elles le sont toujours.

KC : Alors à quel moment êtes-vous... Quand Hoagland est-il arrivé dans ce tableau ? Parce que du moment que vous parliez du « Visage » sur Mars, je dois supposer que vous étiez en relation avec lui.

BO'L : Oui. Il... En vérité c'est un excellent catalyseur. Il est très éloquent, très brillant. Il avait quelques très bonnes idées. Il est venu me voir en... je pense que c'était autour de 1980. C'était quelques années après la mission Viking et j'étais encore impliqué dans le courant dominant à ce moment-là.

Donc Dick Hoagland voulait qu'en tant que planétologue du courant dominant je l'écoute parler, que j'assiste à sa présentation sur le « Visage » de Cydonia, et il a donné une conférence que j'ai trouvée très bonne.

Il m'a demandé de vérifier son travail. J'ai pensé qu'une grande partie de sa recherche était extrêmement bien faite et que je pouvais suffisamment la justifier pour dire, Oui, moi aussi je voudrais entrer dans cette recherche. Ensuite elle a commencé à faire boule de neige. Donc ça c'était la bonne nouvelle.

La moins bonne nouvelle était qu'il avait aussi procédé à beaucoup d'affirmations qui étaient clairement incorrectes. Elles n'étaient pas scientifiquement fondées de manière correcte. Il était arbitraire dans son choix de certains points de la région comme points de contrôle pour différents alignements géométriques, qui n'étaient tout bonnement pas vrais ! Donc là aussi il m’a plutôt déçu en ce que ...

Vous voyez, la plupart des scientifiques, des gens qui sont formés à la science... en tant que scientifique... En un sens je défends encore la science dominante pour ce qui est de la méthodologie : votre travail doit pouvoir être soumis à révision par des pairs pour être publié. Et je crois que c'est une bonne chose. Vous savez, c'est vraiment une très bonne chose que de préserver la méthode scientifique.

Donc je me retrouvais dans cet étrange entre-deux avec d'un côté des gens qui étaient à l'extérieur du système et soutenaient des affirmations, comme le faisait Dick Hoagland, dont certaines étaient très, très solides et valables, tandis que par ailleurs j'utilisais des méthodes scientifiques strictes pour aborder ces questions.

Certains collègues m'ont finalement rejoint et nous sommes plusieurs maintenant à avoir travaillé ensemble, tel que le Dr. Mark Carletto, scientifique en imagerie ; le Pr. Stan McDaniel, président du département de Philosophie à la Sonoma State University ; le Dr. Horace Carter, professeur de Physique à l’université du Tennessee ; feu le Dr. Tom Van Flandern.

Ces hommes sont tous des scientifiques classiques, formés à cette école tout comme moi, et pareillement ouverts à des questions telles que le « Visage » sur Mars.

Donc d'une certaine manière, ça s'est fait de façon indirecte, parce que maintenant que j'étais hors de la pensée traditionnelle... Parce que tout ce que j’ai eu à faire a été de sortir un peu du lot pour me retrouver ostracisé par la communauté scientifique classique, et c'est ce qui s'est passé vers 1980.

KC : C'était quand vous étiez à Princeton ?

BO'L : Oui.

KC : OK. Alors, que... Parce que je sais qu'il y a des parallèles entre vous et feu John Mack. Je sais que vous le connaissiez, et comment il a été traité par Harvard. Alors pouvez-vous parler un peu de ce qui vous est arrivé à Princeton ?

BO'L : Mais oui. En fait je pense que je suis parti avant qu'ils ne me jettent dehors (Rire de Kerry.) parce que j'avais vu venir la chose. J'étais au département de physique. Tous des hommes. Des Lauréats du prix Nobel, 5 ou 6 Lauréats du prix Nobel. Et un mardi sur deux lors des déjeuners Joseph Henry, on avait coutume de vider quelques verres de sherry et le sujet de conversation le plus fréquent était à quel point les thèses du paranormal étaient ridicules.

Entre-temps, moi j'assistais en cachette à des ateliers le week-end. J'ai fait une formation Lifespring [programme de développement personnel, NdlT]. J'ai fait une série d'autres séminaires de guérisons, et ainsi de suite. Je commençais à sortir des sentiers battus et je trouvais qu'ils avaient vraiment tort. Mais mes collègues étaient aussi... ils avaient plus de pouvoir que moi à l'époque. Donc il me semblait que le plus prudent était simplement de partir, et c'est ce que j'ai fait.

KC : Mais comment leur antagonisme à votre égard s'est-il manifesté dans ce décor ?

BO'L : [rit] Eh bien, pour commencer, il n'y a eu aucun regret quand je suis parti parce que le bruit courait que je perdais les pédales après avoir épousé la thèse des phénomènes paranormaux.

Ils me considéraient avec méfiance de toute façon parce qu'à cette époque je travaillais avec le Pr. Gerard O'Neill sur des colonies dans l'espace, et même ces concepts-là étaient déjà un peu trop excentriques pour les autres physiciens de là-bas. Donc c'était comme un double coup dur. Toujours est-il que, dans mon cas, je suis parti avant qu'ils ne puissent me causer des problèmes. Tandis que dans le cas de John Mack...

KC : Et où êtes-vous allé ? Quand vous dites que vous êtes parti, où alliez-vous ? Saviez-vous vers quoi vous alliez, ou vous êtes juste parti ?

BO'L : Non. Je suis juste parti. Je suis juste parti.

KC : Oh. Fascinant. Parce que, c'est énorme ! Ne diriez-vous pas que ce fut là votre plus grande rupture avec le milieu universitaire ?

BO'L : Si.

KC : A partir de là vous avez pris une trajectoire qui est en fait allée comme ça [fait un geste de courbe en montée verticale] d'une certaine manière ?

BO'L : Oui, oui, c'est ce que j'ai fait. Entre-temps j'avais eu une expérience de mort imminente lors d'un accident de voiture, qui m'a poussé à aller en Californie. Va vers l'Ouest, jeune homme. (Il rit.) Donc j'ai pris tous mes biens terrestres et acheté un vieux fourgon Ford dans lequel j'ai tout balancé et j'ai roulé jusqu'en Californie, en 1982.

KC : OK. Et à un certain point vous avez aussi eu affaire à Mallove, est-ce exact ?

BO'L : Oui, c'est exact. Eugene Mallove était... juste pour vous raconter l'histoire brièvement... C’était le rédacteur en chef scientifique du MIT [le Massachusetts Institute of Technology, NdlT]. Il avait un doctorat en éducation et c'était un brillant écrivain .

En 1989 Stanley Pons et Martin Fleischmann, deux chimistes de l'Université d'Utah, annoncèrent qu'ils avaient opéré une avancée appelée fusion à froid dans laquelle, quand ils plaçaient une cathode en palladium dans une solution d'eau lourde, étrangement, il se produisait des réactions nucléaires sur la cathode qui généraient de l'hélium et une libération d'énergie thermique non radioactive.

C'était en fait de la fusion à température ambiante, ce qui est très différent de la définition traditionnelle d'une fusion, qui consiste à simuler la bombe à hydrogène et à construire ces énormes réacteurs appelés tokamaks – qui coûtent des dizaines de millions de dollars – pour tenter d'isoler un plasma d'hydrogène brûlant afin que [les atomes d'hydrogène] puissent fusionner ensemble et libérer l'énergie thermique employée à générer de l'électricité. Une sorte d'énergie nucléaire, une énergie de fission, sauf que c'est de la fusion, et que c'est encore plus puissant.

Et donc ce qui se produisait était ce genre de rupture philosophique. C'était typiquement le genre de situation d' « hérésie scientifique » où les physiciens de la fusion à chaud - qui contrôlaient le Département de l'Energie au MIT, à Caltech, dans ces endroits-là - faisaient immédiatement front commun et tentaient de discréditer ces découvertes.

Alors, Gene Mallove s'intéressa à ce sujet, et au début il avait un préjugé comme nous en avons tous, je pense, en faveur de la prudence. Il pensait que Oui, ces gars de l'Université d'Utah sont probablement timbrés, et il prenait parti pour les physiciens du MIT et rédigeait des articles disant à quel point cette fusion à froid révolutionnaire était n'importe quoi, des balivernes.

Mais ce que Mallove a découvert, à sa grande surprise, c’était que les scientifiques du MIT qui tentaient de répliquer l'expérience... Pour commencer, ils ne connaissaient pas la science. Ce n'étaient pas des chimistes mais des physiciens nucléaires, domaine très différent. Mais aussi...

L'essentiel est que Mallove a découvert que les physiciens de la fusion à chaud du MIT falsifiaient leurs données pour faire croire qu’il ne se passait rien, tandis qu'en fait les données montraient qu’il se passait vraiment quelque chose. Leur découverte [celle de Pons et Fleischmann] fut légitimée.

Ceci a donc mené Mallove à écrire un article qui était en somme la révélation de cette histoire, à la suite de quoi il a été viré (Rire.) du MIT. Il a alors lancé l’Infinite Energy Magazine (le magazine de l’Energie Infinie) et est devenu une figure centrale de l'organisation des scientifiques et le défenseur de... au début c’était de la fusion à froid, puis il a étendu son répertoire à l'énergie du vide et d'autres formes avancées de l’énergie dérivée de l’hydrogène.

KC: Et vous écriviez des articles pour son magazine ?

BO'L : Oui. Vous voyez, il a commencé ce magazine appelé Infinite Energy. Un excellent magazine, je pense qu'il entrera dans l'histoire comme l'une des publications révolutionnaires majeures de tous les temps.

Il écrivait des éditoriaux cinglants montrant comment la communauté scientifique s’était embourbée dans des questions telles que l'énergie libre, et il a, j'en suis sûr, énervé beaucoup de gens au passage.

Le reste, bien sûr, est de l'histoire. En 2004 des cambrioleurs sont entrés chez lui et l'ont brutalement assassiné. On ne connaît pas la cause exacte, ... mais je pense qu'on connaît le motif. La coïncidence est trop forte, et il énervait trop de gens. Sa perte fut une grande perte pour moi. C’était un de mes héros.

KC : Mm hm.

BO'L : Alors quand vous voyez des héros vivant à votre époque, des gens avec lesquels vous avez un lien étroit et qui subitement meurent, ça suscite de l'inquiétude.

KC : Et c'est alors, si je comprends bien, que vous avez décidé de quitter les Etats-Unis ? Parce que nous sommes en Equateur ici maintenant.

BO'L : Eh bien , ce fut l'une des raisons, oui. Une autre raison était simplement de « prendre notre retraite » pour, vous savez, vivre notre vie en paix et en harmonie et que je puisse continuer mon travail – écrire des livres, donner des conférences et organiser des colloques. Et cela je compte continuer à le faire.

Mais je suis vraiment heureux d'être ici. C'est tellement paisible. Et, vous savez, j'espère simplement qu'ensemble nous pourrons créer un nouvel avenir lumineux qui ait une chance d'aller de l'avant.

Je pense que l'un de mes messages essentiels aujourd'hui, est que les gens doivent devenir plus conscients parce que la logique seule, le bon sens seul, disent que nous ne devrions épargner aucune piste dans la recherche de sources d'énergies propres pour notre avenir.

On ne devrait négliger aucune piste dans notre enquête sur le phénomène ET parce que nous avons beaucoup à en apprendre.

Il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire à l'avenir pour nous réorienter au lieu d’abandonner l’exclusivité de ce domaine aux budgets secrets et aux gens qui veulent cacher ces choses – mais le grand public n'est pas conscient de cela.

KC : Mm hm.

BO'L : Ils ne sont pas conscients que l'énergie libre, ou a solution-énergie, pourrait être le Saint Graal de notre époque. Et c'est là que Projet Camelot entre en scène.

KC : C'est sûr.

BO'L : C'est la quête du Saint Graal. Eh bien : On a trouvé le Saint Graal ! (Rire de Kerry.) C'est juste que la plupart des gens ne s'en rendent pas compte.

KC : OK. Bon. Vous semblez vous-même tellement mystérieux, en un sens, parce que vous avez été formé dans le cadre du programme des astronautes, ensuite vous êtes passé par le monde universitaire, et vous avez dû recevoir de hautes récompenses durant cette époque. Pourtant vous continuiez de penser hors des sentiers battus et de faire ces changements aventureux dans votre vie. Ensuite, vous voilà en Equateur. Même ça, ça demande une certaine dose de courage, d'abandonner tout ce que vous connaissiez et de commencer une nouvelle vie.

Et le fait que vous soyez ici doit être une gifle pour le complexe militaro-industriel, et que vous soyez devenu cet incroyable rebelle, pourtant bardé de tous ces diplômes, etc.

Je sais qu’à un moment ils ont carrément tenté d’éliminer toute trace de votre expérience d'ex-astronaute, ce qui est incroyable. Je sais qu’on a essayé en fait de modifier la définition du terme ex-astronaute ou de candidat astronaute de manière à pouvoir l’effacer de votre dossier.

Je pense que vous avez vécu plus d'une expérience de ce type. Et il y a clairement beaucoup d'autres personnes auxquelles des choses semblables sont arrivées, particulièrement lorsque ce sont des rebelles, des libres penseurs, des gens qui sortent des ornières de l'ancien paradigme. Alors si vous pouviez parler un petit peu de ce qui vous est arrivé ?

BO'L : Oui Kerry. Eh bien, j'ai été intégré au programme astronautique en 1967, et mon titre était alors celui d’astronaute. J'ai même des cadres au mur ici... Je n'ai pas la date précise, mais je dirais qu'en gros en 1990, j'ai eu...

Bon, je vais remonter un petit peu en arrière. Un journaliste du San Diego Union Tribune m'avait interviewé après une conférence à San Diego. Parmi mes références était mentionnée celle d’« ex-astronaute ». Et dans le comité du San Diego Union Tribune se trouvait Wally Schirra, l'un des sept premiers astronautes du Mercury qui, je l'ignorais, formaient ce qui s'appelait La Société pour les Explorateurs de l'Espace, dans laquelle le terme astronaute était redéfini comme « toute personne qui s'est rendue à 50 milles (80,5 km) au-dessus de la surface de la Terre. »

Donc en un sens je n’étais plus en odeur de sainteté quand Schirra est sorti de ses gonds, et apparemment le journaliste a perdu sa place... tout comme le premier journaliste à avoir couvert le vol des frères Wright a été viré par son rédacteur en chef incrédule sur la possibilité de faire voler un objet plus lourd que l'air. C'est juste, une fois encore, un journaliste qui perd son travail pour avoir employé les « mauvaises » références. Bon, j'ai donc découvert ça.

Ensuite peu après, une organisation avec laquelle j'avais un peu travaillé, le MUFON, le réseau mutuel UFO aux Etats-Unis [Mutual UFO Network], a également eu vent de ce que peut-être je n'étais en fait pas un astronaute. (Rire de Kerry.) Donc ils ont écrit à la NASA et la NASA a dit : Eh bien en fait, c’en n’était pas un.

KC: Ils ont dit que vous n'étiez PAS astronaute.

BO'L : Que je n’en étais pas un.

KC : Ils avaient carrément écrit à la NASA ?

BO'L : Je pense que oui. Je ne suis pas absolument sûr des détails, mais je peux vous dire qui pourrait vous en parler : Bob Bletchman, qui était l'avocat du MUFON à l'époque.

KC : Uhuh.

BO'L : Quoi qu'il en soit, Bob Bletchman m'a écrit et c'était une lettre assez provocatrice qui disait en gros : Nous sommes nombreux à avoir le sentiment que vous avez dénaturé vos qualifications. Donc je lui ai présenté mes qualifications et il est devenu convaincu qu'en effet, c'était bien mon titre à l'époque et qu'en effet, il était approprié de l'utiliser dans mes références.

KC : Incroyable.

BO'L : Non que j'en faisais usage tout le temps, en fait ça n’était pas le cas, parce que j'essayais de m'éloigner de cette controverse. Et puis vous savez, il y a d’autres choses intéressantes à mon sujet que le fait d’être un ex-astronaute ! (Rires.)

Donc pour moi ça n'avait pas trop d'importance. Mais j'ai été réhabilité parce que le MUFON m'avait défié en public et puis plus tard ils ont reconnu qu'en effet j'étais un astronaute. Donc ce fut clarifié.

En une autre occasion, au cours des années 70, j'avais reçu une nomination, valable un an, de professeur associé à Caltech durant la mission Mariner 10, dans laquelle j'étais adjoint au responsable de l'équipe scientifique d'imagerie télévisée de Mariner 10, qui est passé à proximité de Vénus et de Mercure.

C'est le professeur Bruce Murray, qui plus tard devint le directeur du JPL [Jet Propulsion Laboratory], qui me nomma adjoint du responsable de l’équipe. J'étais à Caltech et je travaillais avec lui et quelques autres scientifiques sur la mission.

Passons directement à l’an 2000 et à cet étudiant très brillant qui savait que je menais des recherches en solutions-énergie telles que la fusion à froid, etc. Et qui me dit : Mince, vous devriez venir à Caltech. Aimeriez-vous vous exprimer à notre cérémonie de remise des diplômes comme orateur sur la Science Alternative de l’Avenir telle que la fusion à froid ? Et j'ai répondu que j'en serais heureux.

Ils l'ont donc programmé et ont commencé à afficher des annonces et à faire de la publicité pour l'évènement. Puis ce professeur pour lequel j'avais travaillé, qui plus tard est devenu directeur du JPL, a apparemment activement essayé de faire annuler toute la fête.

Et puis il est apparu qu'il n'y avait pas de trace de mon passage... Caltech a nié que j'étais adjoint du responsable de l’équipe, a nié que j'avais même jamais été à Caltech. (Rire de Kerry.) Mais c'était très visible parce que j'avais publié des articles dans Science et d'autres revues, et mon appartenance à Caltech figurait sous mon nom.

KC: Non seulement ça, vous aviez aussi des collègues qui se souvenaient de vous, qui étaient même peut-être toujours à Caltech, j'en suis sûre.

BO'L : Exactement ! Oui, absolument.

KC : Donc c'est étonnant.

BO'L : Etonnant... Ils ont tenté de faire disparaître mon nom et j'ai pensé : Mince, peut-être que je pourrais trouver une fiche de paie ou quelque chose comme ça. Parce qu’apparemment j'étais même effacé des dossiers administratifs de Caltech – j'ai tenté de remonter cette piste.

KC : Donc si quelqu'un voulait écrire un article sur vous et appelait Caltech aujourd'hui, ils diraient que vous n'avez jamais travaillé là-bas.

BO'L : Exactement.

KC : Impressionnant.

BO’L: Oui. [rires]

KC : Ça montre juste comment la machine fonctionne. Et je pense que c'est très instructif pour beaucoup de gens qui mettent en doute de nombreux lanceurs d’alerte sur base du simple fait que leurs références ont disparu, vous savez ?

BO'L : Oui, oui.

KC : Donc c'est vraiment très instructif. Vous voici, travaillant dans les énergies libres, vous êtes un ex-astronaute... Je sais qu'il y a une vidéo sur Google dans laquelle vous parlez devant la Maison Blanche durant l'administration Bush, il n'y a pas si longtemps. Et vous savez, très ardent, très impressionnant, très courageux, disant en gros que Bush ne devrait pas être en poste et parlant à mots couverts du camouflage.

C'est immensément courageux, et pourtant je n'en savais rien jusqu'à ce qu'on commence à préparer notre visite. Pouvez-vous commenter cela un petit peu ?

Et puis je sais que vous avez aussi fait cela à l'époque de l'administration de Nixon, mais le nombre de gens autour de vous était étonnamment réduit. Et je vous demande ça parce que je veux qu'on montre à quel point les temps changent.

BO'L : Oui.

KC : Et de ce qui pourrait nous attendre au tournant.

BO'L : Oui, je suis triste de voir cela se développer.

Et oui, vous avez raison Kerry, en 1970 je manifestais contre la guerre du Vietnam, aux côtés d'autres personnes de Cornell et d'ailleurs, nous étions à peu près 100 000. Quand le Cambodge a été envahi, nous sommes descendus sur Washington, vers la Maison Blanche. Un certain nombre de ceux d’entre nous qui dirigeaient cette manifestation se tenaient par les bras et nous essayions de franchir une ligne de bus qui nous bloquaient l'accès à la Maison Blanche.

On s'attendait tout à fait à se faire menotter et arrêter – ce qui était dans l’ordre des choses, c'était un acte de désobéissance civile. Au lieu de ça, nous avons été invités dans la Maison Blanche pour exprimer notre révolte à quelques-uns des conseillers de Nixon.

Et puis juste après ça, certains d'entre nous... Je pense que l'interview que j’ai donnée a fait la une sur les informations du soir de CBS. Ce devait être, vous pouvez sans doute le vérifier, je pense que c'était le 30 avril 1970.

KC : Et il y avait aussi un grand nombre de gens qui avaient participé à cette manifestation.

BO'L : 100 000.

KC : Ce qui est impressionnant.

BO'L : Et par contraste, j'ai participé à une marche sur la Maison Blanche en 2007. Non... 2006. C'était le 5ème anniversaire du 11-Septembre et on était très peu, c'était une petite foule bigarrée de 30 personnes. (Rire de Kerry.)

C'était une très belle journée. C'était le 11 septembre 2006 et nous avons marché vers la Maison Blanche. Certains de mes amis du mouvement de vérité pour le 11-Septembre et moi avons fait de petits discours devant la Maison Blanche.

Et ce que j'ai senti c'est que Washington avait changé, que ce n'était plus un lieu où il y aurait un discours démocratique. A la place, il y avait une boutique fermée. Les gens marchaient tels des robots, autour de nous, « rien à signaler ».

Pour moi, le mouvement de La Vérité sur le 11-Septembre est comme une métaphore de ce qui se passe en ce moment. Il y a d'autres mouvements pour promouvoir la vérité, bien sûr, comme celui des solutions-énergie, des vérités qui sont masquées - mais elles le sont aussi par des gens qui par ailleurs sont intelligents, libres penseurs, et progressistes. Ces gens n'y participent pas non plus, ils marchent dans le système.

Le système lui-même s’est quasiment verrouillé. Je trouve ça extrêmement triste. Je suppose que la raison pour laquelle j'ai ce que vous pourriez appeler un certain degré de courage, d'autres diraient de naïveté ou de ridicule, est que je me dis parfois : C'est la Terre ou Moi, ou bien n’importe quelle personne qui tente de faire bouger les choses et d'apporter le nouveau paradigme.

Parce qu'il se trouve que je pense qu'on peut avoir un nouveau paradigme, mais nous devons nous faire entendre et être suffisamment nombreux. Nous devons aller à la Maison Blanche et taper sur des casseroles.

On a eu un changement de présidence en Equateur, un changement très positif, comme conséquence d'un rassemblement d'à peu près un million de personnes qui sont venues taper sur des casseroles devant le palais présidentiel jusqu'à ce que le président s'en aille ! C'est non violent, c'est une méthode de changement.

Et ce qui se passe pour l'instant aux Etats-Unis est très effrayant parce que les personnes en charge tirent de toute évidence les ficelles des politiciens, les achètent... et c'est tellement flagrant, particulièrement vu d'ici, de voir le déclin de la culture dans tous ses aspects, qu’il s’agisse d’économie, d’écologie, de paix contre guerre... C'est verrouillé. On a fermé la boutique.

Je connais des gens courageux, des amis comme Dennis Kucinich et, vous savez, certains autres, Cynthia McKinney. J'ai travaillé un peu avec Ralph Nader, bien que je n'aie pas pu le convaincre que la solution-énergie était possible. Il y a beaucoup de gens qui se placent effectivement du bon côté, mais ils sont très rares et clairsemés maintenant.

KC : Mm hm.

BO'L : Et je veux être accompagné, j'ai besoin de soutien. J'ai besoin de faire équipe avec de plus en plus de gens qui pensent comme moi et sont prêts à se faire entendre.

KC : Pourriez-vous... Citez juste quelques noms, si vous le voulez bien, des gens qui sont plus ou moins dans le monde alternatif mais qui ne souhaitent pas véritablement adopter les idées de l'énergie libre, ou même des OVNI ? Vous savez, l'idée qu'il pourrait y avoir des projets secrets là-dehors ? Je veux dire, vous aviez parlé brièvement de... Certaines de ces personnes sont en fait de bons amis à vous.

BO'L : Oui. Il y a beaucoup de personnes dans la communauté progressiste. Je dirais que Kucinich entre dans cette catégorie. Il ménage la chèvre et le chou. J'ai pu rédiger pour lui le script d'une interview qu'il a eue avec NPR quand il s'était présenté aux élections présidentielles. Je le conseillais sur la solution-énergie et j'essayais de trouver les mots justes pour qu'il puisse couvrir tout le champ, vous savez, ne laisser aucune piste inexplorée dans notre quête de nouvelles sources d'énergie.

Et donc Kucinich a fait ça un peu, mais ensuite il a fait un pas en arrière. Il y a eu plusieurs pépins, mais il voulait créer une législation qui permettrait de financer la recherche et le développement de Nouvelles Energies, c'est vraiment ce dont on a besoin. On a besoin d'un programme Apollo pour ce projet. On a besoin de rassembler les gens sous un même toit pour mener les recherches.

KC : Oui.

BO'L : Ou de soutenir ce travail d'une autre manière... Ce qui ne se fait pas pour l'instant bien sûr, mais il y a d'autres gens...

KC : Mais il y a d'autres penseurs qui sont très... qui font bouger les choses et secouent l’arbre de bien des manières, et critiquent le paradigme actuel. En ce sens ils sont très courageux. Et pourtant, ils ne veulent décidément pas sortir des sentiers battus, dans une certaine mesure.

BO'L : Exactement. Ils sont ce que Wade Frazier, un bon ami, et moi appelons des structuralistes. Ce sont des gens comme Noam Chomsky, Naomi Klein. Et ils sont aussi le genre de personnes qui ne veulent pas regarder du côté de la vérité du 11-Septembre, donc il y a un schéma commun ici. (Rires de Kerry.)

Il y a un assemblage de différentes choses qui forment ce que David Gray appelle des mythes sacrés. Un des mythes sacrés est la version officielle de l'historie du 11-Septembre : tout est vrai, de toute évidence c’est vrai, et il n'y a rien à discuter.

Un autre mythe sacré est qu'il n'y a rien de gratuit quand on en vient aux énergies. Donc vous avez tous ces environnementalistes qui sont tout simplement défaitistes sur la possibilité même de l'énergie libre, et ils représentent un bon nombre de gens reconnus, des gens qui sont à la pointe en matière de décisions environnementales. J'ai abordé ce sujet avec beaucoup de personnes très connues. Je vais en citer quelques-unes.

KC : Oui, s’il vous plaît.

BO'L : OK. Amory Lovens. Lester Brown, anciennement du Worldwatch Institute. Amory s'est éloigné de moi quand j'ai abordé ça, et je le connais depuis des années.

KC : Ont-ils peur ? Pourriez-vous approfondir un peu et nous raconter ? Pensez-vous que c'est... qu'ils ont peur ? Ou est-ce quelque chose d'autre ? Est-ce la matrice, qu'ils ont en fait marché dans la matrice et voilà tout, ils ne pouvaient pas aller plus loin ? Ils sont certainement critiques à l'égard de la société mais ils ne... vous savez …

BO'L : Oui. C'est une excellente question, Kerry, et je ne peux pas spéculer sur leur réaction négative parce que je ne suis pas dans leur tête, mais ça pourrait être un mélange des deux.

Je sais qu'il était politiquement correct et pour ainsi dire de rigueur [en français dans le texte, NdlT] quand j'étais dans le courant dominant d'être défaitiste et de nier tout ce qui se trouvait hors des sentiers battus. Alors, j'étais accepté. Donc une partie de ça est culturelle, c'est certain.

Quelqu'un comme Amory Lovens ou Noam Chomsky ou Naomi Klein, et il y a beaucoup d'autres noms aussi... Je pourrais probablement retrouver plusieurs autres dont le parti pris, ou disons la critique de la culture est étroitement confinée à certains aspects. Mais, d'un autre côté, je dois leur concéder qu’ils n’ont peut-être tout simplement pas eu le temps de jeter un œil à ces autres choses...

KC : OK. (Elle rit.)

BO'L : ... comme l'énergie ou le mouvement de La Vérité du 11-Septembre. D'un autre côté, peut-être qu'ils sont dans la matrice. Peut-être la peur les a-t-elle tellement paralysés qu'ils ne sortent pas de l’ornière.

KC : N'aviez-vous pas une histoire sur « la carotte et le bâton » ? Je pense que ce serait une belle occasion d'en parler. Parce que ce n'est peut-être pas que de la peur mais aussi le système de récompense qu'ils connaissent via la « société normale », si on veut.

BO'L : Eh bien, oui. Et je pense que beaucoup de gens... et je m'en suis libéré mais ça m'a pris longtemps, et ça m’a demandé beaucoup de recherche de la vérité.

Mais oui, en effet, beaucoup de gens... Oui. En gros ils s'aperçoivent que ça pourrait ruiner leur carrière. Je ne pense pas que la plupart en arrivent au stade où ils reçoivent des menaces mais oui, certaines personnes se voient offrir par les « Pouvoirs en Place » des opportunités très lucratives pour « rejoindre l'équipe », pour passer de leur côté. Et quand cela n'arrive pas, alors souvent ils reçoivent de grands coups de bâton.

John Perkins parle de cela dans ses livres - qu'on brandit des carottes - dont le premier est Confessions of an Economic Hit Man [Confessions d'un tueur à gage économique]. Ça pourrait venir sous la forme d'un prêt à la Banque Mondiale, ou ça pourrait vouloir dire qu'on vous achète, pour que vous ne fassiez pas d'invention en énergie libre. Ou ça pourrait être d'être recruté comme membre de leur équipe et avoir accès à des informations privilégiées qu'autrement vous ne pourriez pas avoir.

KC : Eh bien le financement d'expérimentations, certainement... Du point de vue d'un scientifique, c'est sans doute la chose la plus séduisante, pourrait-on penser.

BO'L : C'est exact. Et beaucoup d'inventeurs d'énergie libre...

Maintenant, par exemple, le Bureau des Brevets a une politique de découragement envers quoi que ce soit qui ressemble à de l'énergie libre. Ou le Département de la Défense détient une Loi sur le Secret (Secrecy Law) qui dit que si un appareil possède une quelconque application défensive – (Il rit.) une application offensive – votre appareil sera confisqué et vous ne pourrez plus jamais travailler dessus.

KC : Eh bien à ce propos, venons-en aux énergies libres. Et je sais que vous avez accompli un travail immense d'investigation à ce sujet, mais vous avez également enquêté sur le black-out de l'énergie libre et sur les gens qui sont peut-être arrivés assez loin et ont été, je ne sais pas, agressés d'une manière ou d'une autre, leur dispositif volé.

Avez-vous des anecdotes dans ce sens et pouvez-vous nous parler de gens qui ont fait des recherches ? Je sais que vous avez parcouru le monde en faisant... dans un de vos livres, en parlant de ça.

BO'L : Eh bien oui. Tout d'abord, beaucoup d'inventeurs ont été assassinés, menacés, se sont vu retirer leurs financements. Et je peux vous faire la liste. Vous pourrez sûrement la mettre en ligne avec leur histoire.

KC : OK.

BO'L : J'ai pu authentifier beaucoup de ces histoires moi-même, personnellement, bien qu'elles soient en surface politiquement correctes.

Mais il y a des gens comme Tom Bearden, ou un homme qui s'appelle Gary Vesperman qui a rassemblé beaucoup, beaucoup de récits de suppressions en tous genres, liées à l'énergie libre.

Il y a Wade Frazier et son excellent site www.ahealedplanet.net dans lequel il explore au travers de centaines de pages de nombreuses histoires de suppression ainsi qu'une part de sa propre expérience avec l'inventeur et promoteur Dennis Lee. Et il y en a tellement d'autres.

Vous savez, c'est une des choses que j'ai dites dans mon histoire sur « La carotte et le bâton » : il y a des milliers de façons de neutraliser un inventeur ou un chercheur. Et il y a aussi des milliers de façons de les éliminer ou de les menacer. Il y a...

Le fait aussi est que nous sommes vulnérables aux forces parce que nous avons ces corps qui sont très fragiles face à toute attaque ou menace, et il y a aussi ceux de nos bien-aimés...

KC : Mm hm.

BO'L : Donc en un sens, les « Pouvoirs en Place » détiennent toutes les cartes pour l'instant, et la plupart des gens ont peur de s'aventurer sur ce terrain.

C'est en partie aussi un phénomène psychologique. Il y a eu de très bonnes recherches faites à ce sujet, montrant que le centre de la douleur du cerveau est touché dès que vous commencez à parler de quoi que ce soit qui ressemble à une théorie conspiratrice (ce qui, bien sûr, est un terme disqualifiant pour ce qui est vraiment chercher la vérité). Toute nouvelle vérité pénible va d'abord atteindre le centre de douleur du cerveau.

Tandis que si vous rejoignez la foule de ceux qui lynchent, (Brian rit.) si vous rejoignez les « Pouvoirs en Place », alors tout devient très confortable. Le centre du plaisir. Vous pouvez vous amuser dans la vie.

KC : Mm hm.

BO'L : Donc en un sens, c'est « Moi ou la Terre ». (Il rit.) C'est ainsi que ça m'apparaît, avec ce sombre programme qui n'est plus vraiment si caché maintenant, si seulement les gens prennent le temps d'y regarder. Et de jeter un œil aussi sur les formidables promesses et potentiels de la solution-énergie. C'est vraiment un double crochet du droit en matière d'éducation qui est nécessaire.

Et en même temps, j'ai beaucoup d’amis merveilleux et très chers, des gens progressistes par ailleurs, qui ne parviennent toujours pas à comprendre la question de l'énergie libre parce qu'ils disent : Ben, tu sais, si tu me le montres je te croirai, mais en attendant c'est une question qui ne vaut pas la peine d'être examinée.

KC : Eh bien, George Green est un ami à vous et il a travaillé avec John Bedini. Et vous savez, George est parmi les personnes qui sont certainement du côté de l'énergie libre et au courant de ça. Avez-vous un appareil, ou avez-vous vu le travail de John Bedini ? Et que pourriez-vous en dire ? Etc.

BO'L : Oh oui ! J'ai visité beaucoup de laboratoires et rendu visite à beaucoup de gens, j'ai pris des photos, mais j'ai aussi étudié les concepts en profondeur.

(Il montre des images dans son livre.) Par exemple, ici c'est Sparky Sweet, ou Floyd Sweet. Je lui ai rendu visite dans les années 90. Il est décédé maintenant. Et ce qu'il montre est un aimant conditionné spécialement, qui produit de l'énergie libre.

Son laboratoire était situé dans un endroit tenu secret du Désert de Mojave. Avant cela il avait été à Los Angeles et son laboratoire avait été cambriolé. Il a reçu des menaces. Ils l'espionnaient avec des caméras infra-rouge. Tout cela était très bien décrit, vous savez.

Lui, c'est Bruce DePalma, qui a inventé la machine-N quand il était au MIT. Il a été tellement mis sur la touche par la Commission de Sécurité et d'Echange (Securities and Exchange Commission) quand il a tenté de lancer sa propre compagnie qu'il a émigré en Australie. Ça ne leur plaisait pas là-bas non plus, donc il a émigré en Nouvelle Zélande et est mort jeune d'une crise cardiaque, il y a une dizaine d'années.

Ici c'est l'un de ses appareils, une machine-N. C'est essentiellement un moteur magnétique, des aimants montés sur une roue et qu’on fait tourner de plus en plus vite, jusqu’à ce qu’ils interagissent avec l'hypothétique champ d’énergie du vide, ou énergie du point-zéro, et vous obtenez de l'énergie libre. Vous obtenez un générateur sur-unitaire.

Lui, c'est Paramahamsa Tewari en Inde, qui a démontré une version de la machine-N qui sont des aimants sur un moteur, sur une roue. Et Tewari est un physicien très prestigieux. Il travaille pour le gouvernement en Inde.

Il était l’ingénieur chef de projet de leur plus grande centrale nucléaire, mais le gouvernement indien lui avait aussi donné un vaste laboratoire et des fonds pour développer cette machine qu'il m'a montrée, et qui, débranchée, allumait des ampoules. Elle continuait de produire de l'énergie libre pendant 20 à 30 minutes seulement. Et les principes de base m'avaient été très, très bien présentés, et pris en photo. Tout le monde peut le voir.

Lui, c'est Shiuji Inomata. Lui aussi est décédé relativement jeune. Il travaillait pour le Tsukuba Space Center au Japon, lui aussi docteur en physique, et président du Japan Psychotronics Institute. Il avait aussi un de ces moteurs magnétiques qui montent en régime et produisent une énergie excédentaire. Et, ici encore, il est mort jeune. La plupart de ces gens meurent jeunes.

Lui, c'est John Hutchison, du Canada.

KC : OK. On a eu des contacts avec John et on aimerait beaucoup l'interviewer un jour. Pouvez-vous nous donner votre point de vue là-dessus...

BO'L : Oui. John a des pouvoirs psychiques propres, mais il est aussi fantastique avec les machines. Donc ici c'est John et en fait il avait pris l'épée de Camelot de Meredith, puis il avait pris cette barre de ce qu'il appellerait al-u-min-ium qui a été totalement démolie par une de ses bobines tesla [La bobine tesla, ou transformateur de Tesla – en anglais Tesla coil - est une machine électrique fonctionnant sous courant alternatif à haute fréquence et permettant d'atteindre de très hautes tensions. NdlT]. Et bien sûr le Département américain de la Défense a tout de suite été intéressé par ça, pour des raison différentes de celles de John.

John est une âme aimante et bonne, et il a démontré à de nombreuses reprises comment il peut produire de l'énergie libre simplement à partir d'aimants spécialement conditionnés.

KC : Oui.

BO'L : Ce serait quelqu’un de très intéressant à interviewer. C'est un gars merveilleux et il aussi fait beaucoup d'expériences de lévitation d'objets et de production d'énergie libre.

KC : Oui, certaines de ses vidéos sont sur Google.

BO'L : Oui.

KC : Nous en avons vu quelques-unes.

BO'L : Ici c'est Yull Brown, qui procédait à une démonstration du « gaz Brown » pour moi et qui, une fois encore, produisait des quantités alogiques d'énergie dans son système de soudage, juste cette lumière éblouissante.

Et Tom Bearden, Moray King. Ce sont des théoriciens de pointe. Donc ce sont tous des gens que j'ai rencontrés en l’espace d'une dizaine d'années et sur lesquels j'ai écrit.

Ici c'était une rencontre de chercheurs en énergie libre qui avait été organisée par un milliardaire informatique à Estes Park, Colorado, en 1993 et 1994. Et il y avait beaucoup de...

KC : Et ce milliardaire de l’informatique, pourrions-nous donner son nom ?

BO'L : Et bien... je n’aimerais autant pas parce que...

KC : OK. BO’L: My comments weren’t always positive but he convened these people with the intention of trying to find out the best and brightest researchers and the best concepts to fund.

KC : OK.

BO'L : Mes propos à son sujet n'ont pas toujours été positifs mais il avait réuni ces gens dans l'intention d'essayer de découvrir les plus brillants chercheurs et les meilleurs concepts à financer.

KC : OK.

BO'L : Et puis il a subitement fait volte-face et a dit : Non, je ne vais rien financer de tout ça parce que mon équipe marketing m'a annoncé que nous ne trempions pas dans le bain des profits optimisés. (Rires de Kerry.)

En d'autres termes, quand vous êtes en pleine courbe de croissance... Nous on en est encore à la phase recherche du cycle recherche et développement.

Donc voilà ce que le gouvernement serait sensé faire. Le département de l'énergie est sensé financer ce genre de recherches. Et, mon Dieu, ils financent à peine le solaire et l'éolien ! Ils sont totalement enfoncés dans les armes nucléaires, les centrales nucléaires, et les énergies fossiles.

Mais sur cette photo il y a des personnes... des cas vraiment tristes. Lui, c'était Stefan Marinov, qui était l'inventeur et le chercheur de proue en Europe en énergies libres. Il était professeur de physique à l'Université de Graz en Autriche. Un garçon très joyeux, un merveilleux homme, tellement positif et gai. Et il y a quelques années, quelques années après cette conférence, on l’a vu sauter du dixième étage du bâtiment de la librairie, et se tuer.

KC : Incroyable.

BO'L : Certains témoins l'ont vu marcher à reculons. On aurait dit qu’on l’avait poussé. Et encore une fois, il s'agit d'un cas parmi de nombreux autres.

Il y a beaucoup de personnes sur cette photo qui ne sont plus en vie, mais ces gens-là sont les principaux chercheurs en énergie libre du monde entier. Et Jim Carrey, qui tournait Dumb & Dumber [titre québécois : La Cloche et l’Idiot, NDT] pendant que nous essayions de devenir L’Intelligent et le Génie... (Il rit.)

KC : (Elle rit.) Oui, c'est intéressant. Donc... OK. A partir d'ici parlons du genre de solutions que vous préconisez, ou de la direction que l'on peut prendre selon vous pour notre futur, afin d'inspirer les personnes qui écoutent ceci. Parce que vraiment vous êtes un homme très inspirant et, vous savez, votre courage, votre volonté de penser hors des sentiers battus et puis, contre toute attente, de persister dans cette voie. Je veux dire, vous venez juste de publier ce nouveau livre, n'est-ce pas ?

BO'L : Oui. The Energy Solution Revolution.

KC: Exactement. Alors, de quoi parle votre livre ? Que prônez-vous ? Et comment pourriez-vous nous donner un mot d'encouragement concernant le futur, si vous en avez un ?

BO'L : Eh bien, je pense que le fond de la question... Voici le livre, j'ai travaillé dessus pendant à peu près 6 ans. Ce sont plusieurs essais mais ils s'assemblent bien parce qu'ils parlent d'abord de... je regarde juste la table des matières... de ce qui est constamment dissimulé.

KC : Mm hm.

BO'L : C'est à peine s'il y a une personne en vie qui ne le cache pas, que ce soit par ordre ou par omission.

Orwell a dit un jour : Les plus grands mensonges sont des mensonges par omission. Et donc beaucoup de gens qui sont par ailleurs progressistes et éclairés, très brillants, étouffent simplement cette information.

Alors ce livre est une étude des révolutions scientifiques et de leur neutralisation. [Il parle] aussi du mandat écologique, du fait que les problèmes de la Terre sont bien plus vastes qu'on ne vous le fait croire dans les médias.

Ensuite je parle de : Quelle est cette tyrannie et comment pouvons-nous en triompher ? Eh bien on peut certainement en triompher par l'éducation et en apportant un sang neuf dans nos systèmes politiques.

Je pense qu'en ce moment les gens commencent à s'éveiller au fait que même Obama ne représente pas vraiment le changement. C'est un grand rhéteur.

Mais [avec] tous ces gens, et j'inclurais ici beaucoup de ces gens par ailleurs progressistes dont on a déjà parlé et beaucoup d'autres, des leaders du mouvement écologiste par exemple – la dissimulation est presque totale. Et en un sens c'est très similaire au phénomène OVNI, au 11-Septembre, à tout ce que la sagesse populaire n'admet pas.

Et donc, je dissèque tout cela et j'essaie de poser la question : Bien, qui fait ce déni ? Ce sont les scientifiques qui le font. Ils sont les gardiens du Temple.

Les gens qui s'appellent eux-mêmes des scientifiques sont les plus grands suppresseurs. Et donc ils sont les alliés involontaires des gens des Opérations Secrètes parce que, vous savez, si les scientifiques n'en donnent pas la possibilité, s’ils ne donnent pas leur approbation, les choses ne mèneront probablement nulle part. C'est un peu comme... les collègues de Galilée refusant de regarder à travers son télescope.

Ensuite vous avez les environnementalistes, et j'ai parlé avec beaucoup des plus importants.

Voici un autre exemple : Hazel Henderson, une économiste progressiste de pointe, refuse les énergies libres parce qu'elle ne veut pas voir des millions d'hélicoptères dans le ciel et des scies électriques plus puissantes. Et je ne l'en blâme pas.

Ce qui amène donc la question : Ce doit être géré. On n'a pas envie que Dick Cheney dirige de nouveau les opérations. (Il rit.)

KC : Tout à fait. (Elle rit.)

BO'L : Donc les environnementalistes dissimulent ça. Je ne connais pas un seul écologiste du courant dominant qui veuille même y accorder un moment d'attention.

Al Gore. C'est encore un autre exemple de quelqu'un qui... Je lui ai écrit des lettres. Il ne répond pas. Donc mon combat est très solitaire. (Rires.) Ensuite... quoi d'autre ?

Eh bien, il y a les grandes entreprises. Le PDG de General Electric a écrit un éditorial pour le Washington Post disant qu’il nous faut le courage de changer et de passer à de nouvelles solutions énergétiques. Et puis il cite les conditions dans lesquelles ça doit se passer.

La première est de posséder un esprit créatif. Il pense que oui, ça on l’a. La deuxième était : ça doit générer un bénéfice. Ensuite la troisième c'est la volonté américaine. Et lui voit ce troisième ingrédient comme manquant.

Moi, je vois le second ingrédient comme interférant, parce que les profits de General Electric... et de leurs actionnaires dépendent de leur construction de centrales nucléaires et de turbines à gaz.

Si vous deviez avoir un bidule à énergie libre qui tient dans la paume de votre main, comme votre dictaphone là, qui pouvait produire 10 kilowatts de courant – ce que je crois totalement qu'on pourrait avoir un jour – General Electric ne va pas vouloir le développer parce que ça diminuerait les bénéfices qu'ils font avec les turbines à gaz et les centrales nucléaires.

Alors la condition que ça génère un bénéfice... Je réponds : Combien de profit leur faut-il ? Clairement, General Electric ne s’intéresse absolument pas à [l’énergie libre]. Et, vous savez, les sociétés multinationales et le gouvernement ont de toute manière étouffé tout ça. C'est évident.

Donc ce livre est entièrement consacré à décrire les efforts fournis non seulement pour innover mais aussi pour supprimer ces innovations. Et même à la lumière de ce que tant de gens disent...

Existe-t-il un jour où vous ne prenez pas un journal ou entendez quelque chose dans les médias sans qu’on y dise : Al Gore affirme qu'on doit faire quelque chose rapidement à ce sujet. (Rire de Kerry.) On doit développer les énergies alternatives. Ensuite, quand vient la question de savoir « quoi », on élude.

KC : Oui.

BO'L : Ou à tout le moins on manifeste un intérêt de pure forme pour le solaire et l'éolien, qui demandent un grand investissement en capitaux et en matériaux.

[Ces technologies] ne sont pas vraiment renouvelables. Elles ne fonctionnent que par intermittence, et elles sont diffuses.

KC : Est-ce qu'Obama ne parle pas aussi de revenir au charbon ?

BO'L : Si.

KC : Je veux dire, nous revenons en arrière en fait. Les Opérations Secrètes, bien sûr, on le dit bien, ici à Camelot, ont des milliers d'années d'avance et ils possèdent l'énergie libre et l'utilisent en ce moment-même. Vous nous avez dit, je pense, que vous aviez écrit à Obama, est-ce correct ?

BO'L : Oui, récemment. Et c'est sur mon site brianoleary.com. C'est juste là sur la page d'accueil. Il s'agit d'un appel ouvert à Obama pour qu’il incarne vraiment le changement dont on a besoin et qu’il ne le fasse pas seulement par des moyens rhétoriques.

Pour cela il va falloir mordre la main qui vous a nourri. Il va falloir aller à l'encontre de ces élites très fortunées qui tiennent en main les ficelles des pantins, les siennes y compris.

Et il nous faut apprendre les possibilités qui existent. Ce qui s'est passé c'est, comme vous le dites, qu’il a fait machine arrière. Il parle de charbon « propre ». (Rire de Kerry.) Mais ça n'existe pas ! C'est un oxymore. Ou de nucléaire évolué. Ou de séquestration [du carbone] dans les centrales thermiques fonctionnant au charbon, ce qui n'est même pas faisable et c'est une technologie grossière.

Il a donc simplement plusieurs longueurs de retard. Et je lui lance juste un appel pour dire, vous savez : S’il vous plaît, pour l'amour de Dieu, on est en train de détruire notre planète. Voudriez-vous, je vous en prie, prendre en compte l’intérêt public, parce que ce n’est pas le cas avec ce qui se produit actuellement !

Même le solaire et l'éolien, j'ai le regret de le dire, sont des demi-mesures parce que les coûts en capitaux de l'économie solaire ou éolienne sont de l'ordre de 20 à 40 mille milliards de dollars. Nous n'avons pas autant d’argent.

L'énergie libre est fondamentalement gratuite, une fois qu'on est en mesure de développer le matériel qui la rendra disponible. Ensuite bien sûr, les enfers vont se déchaîner.

Mais vous savez, cet effort de suppression... Il y a deux belles citations ici, laissez-moi voir si je les trouve.

En voici une : En période d’imposture universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. - George Orwell.

KC : Oui.

BO'L : Et c'est ce qui se passe en ce moment. On nous trompe. Magistralement.

En voici une autre : Quand la stupidité est considérée comme du patriotisme, il n'est pas prudent d'être intelligent. - Isaac Asimov.

KC : Oui, et voilà exactement : c'est Dumb & Dumber et la grande ruée pour faire des films qui mettent en valeur combien il est drôle et charmant d'être stupide.

Donc... OK. Tout ceci était vraiment épatant, Brian, et je dois dire que si l'ex-astronaute Brian O'Leary m'écrivait, et que j'étais le président, certainement il semble que ce serait presque un devoir de vous répondre. Ou Al Gore. N'est-ce pas ? Et n'est-ce pas surprenant qu'avec votre stature, ces hommes vous ignorent ? Il y a quelque chose à dire à ce sujet aussi.

BO'L : Eh bien oui, il y aurait des choses à dire là-dessus, et ça me suggère qu'ils font partie de cette sombre conspiration générale.

KC : Voilà.

BO'L : C’est simplement que leur combine fonctionne un peu différemment. Elle semble un petit peu moins dangereuse.

KC : Mm hm.

BO'L : On pourrait même s'aventurer à dire qu'ils prônent le génocide par d'autres moyens. Je ne sais pas vraiment ce qui leur traverse l'esprit. Tout ce que je sais c'est que leur absence de réponses et l’absence de réponses des gens dont ils s'entourent et de ceux qui adoptent la sagesse populaire....

Je veux dire, même James Lovelock en Angleterre. Il pense hors des sentiers battus, mais impossible de le faire changer d'avis. Amory Lovens : encore quelqu'un qui s’extrait de l’ornière, mais pas suffisamment. Alors : Que se passe-t-il ?

Et puis il y a aussi le genre de personnes qu'on voit dans les salons dits « verts » à Washington DC. C'est comme si le monde politique de Washington était une forteresse et qu'il était presque prestigieux d’être en relation avec certaines personnes du DoD [Département de la Défense, NdlT] ou de la CIA parce que ça pourrait vous ouvrir les portes de... ? Quelque chose. (Il rit.)

Pendant ce temps-là, il y a hors des sentiers battus tous ces concepts merveilleux qui attendent leur heure...

KC : Oui...

BO'L : ... qui pourraient vraiment créer un avenir durable pour l'espèce humaine. Et ces gens n'écoutent pas. Je veux dire, j'ai eu accès à Al Gore via des intermédiaires qui le connaissent et ils ne veulent pas en démordre. Ici aussi je pourrais citer des noms.

C'est juste que cette sagesse populaire imprègne la communauté progressiste toute entière. Comme une grosse maladie qui affecte tout le monde. Ensuite la plupart des gens sont soit apathiques soit ils ne savent pas.

Wade Frazier dit : Il vous faut peler les couches de cet oignon qu’est l’énergie libre. Et ça nécessite la combinaison d'une certaine dose d'ouverture d'esprit, d'intelligence, de perception, de développement spirituel, etc., etc.

KC : Oui. En d'autres termes, c'est une technologie théorique si puissante – ou une réalité, pour ceux qui l'utilisent – ses possibilités sont si impressionnantes, que vous devez en vérité vous situer à un certain niveau de spiritualité pour interagir avec, en tant que planète. Et je pense que c'est aussi dans cette direction que l'on va et ce à quoi on va devoir faire face.

BO'L : Absolument.

KC : Parce que tant que la guerre et les armes sont notre dieu, pour ainsi dire, sur cette planète, il n’est tout simplement pas souhaitable que l'énergie libre tombe entre les mains de ces gens-là.

BO'L : Vous avez entièrement raison, Kerry. Entièrement raison.

KC : Donc nous avons besoin d'un ensemble de dirigeants totalement différent, d'un autre mode de pensée. Pas vrai ?

BO'L : Absolument.

KC : Et de bien des manières, vous êtes pile à l'avant-garde de cet effort. Et je crois savoir que vous avez beaucoup de monde derrière vous.

BO'L : Eh bien, c'est bien, Kerry, et pour l'instant ils semblent plutôt divisés et manipulés. Bien sûr une partie de vos efforts et de votre quête du Saint Graal, dont ceci constitue un aspect très important, pourrait engendrer plus de force par le nombre de gens désireux de se faire entendre en proposant ces alternatives.

Parce que, moi aussi, je serais opposé au développement de l'énergie libre si les « Pouvoirs en Place » continuent d'être en place, parce qu'ils en abuseraient.

KC : Voilà.

BO'L : Ils en feraient mauvais usage. Ils... comme avec le phénomène ET, la rétro-ingénierie et toutes ces choses, ils la garderaient profondément limitée au cadre des Opérations Secrètes pour en faire usage à leurs propres fins.

Les gens de cette Terre doivent en apprendre plus sur ceci.

Ils y a quelques lueurs d'espoir. L'une d'elles est l’Equateur, dont le président est largement plus éclairé que ses prédécesseurs, et dont le gouvernement vient de signer une nouvelle constitution qui fait place aux Droits de la Nature. Ce président a proposé que si la communauté internationale parvenait à rassembler les fonds correspondants, le pétrole qui se trouve sous terre dans un parc national à la biodiversité encore intacte resterait sous terre, si suffisamment de fonds pouvaient être rassemblés.

Et donc, vous voyez, tout ceci est systémique. L’ensemble du système mondial est décadent, et de façon écœurante... je ne... le terme négatif que vous voudrez. Malfaisant, je suppose, est le mot qui convient.

De plus en plus de gens s'en rendent compte, mais peut-être ne se rendent-ils pas compte que nous pouvons y apporter un changement. Nous pouvons créer un autre ordre du jour, ensemble.

Je ne parle pas beaucoup d’ordres du jour alternatifs à ceux des Opérations Secrètes ou des Illuminati, mais croyez-moi, ils sont bien plus plaisants. (Rire de Kerry.)

Je ne veux même pas fausser la question : Très bien, quel est cet ordre du jour ? Eh bien, je peux voir un monde véritablement durable, dans lequel notre savoir s'étend jusqu'à inclure le phénomène ET, et où la magie – ce que nous considérons comme de la magie – peut à présent vraiment avoir sa place. Un monde où l'intention positive conjointe peut nous guérir et guérir l'environnement.

KC : Absolument.

BO'L : Et dans lequel la conscience, qui est véritablement la science du XXIe siècle, peut fuser vers l'avant en contraste radical avec ce qui se passe maintenant.

KC: OK. Eh bien, merci Brian. C'est magnifique. Et plus de pouvoir à vous ! Ce fut vraiment très instructif pour Bill et moi d'être ici. Nous voulons vous remercier d'avoir été notre hôte avec Meredith, une hôtesse merveilleuse, et de nous avoir ouvert les portes de votre maison.

Nous venons juste de terminer un colloque que vous avez organisé ici et c'était très stimulant. Je pense que beaucoup de gens l'ont vraiment apprécié. Nous espérons assister à d’autres encore. Et sans aucun doute, de nouveau, vous êtes ici à l'avant-garde de la propagation de l'information, pas seulement au sujet de l'énergie libre mais de tout ce qui s'est passé - la dissimulation - et à l’avant-garde du potentiel que le futur recèle pour nous tous si seulement nous parvenons à en prendre le contrôle.

BO'L : Oui. Nous lançons ici, Kerry, un centre d'éducation alternative et de colloques. Il s'appelle Montesueños. Il se trouve dans les Andes, en Equateur. Ma femme Meredith et moi avons passé ces cinq dernières années à le créer et l'avons maintenant consacré par votre présence et les colloques qui viennent d'y avoir lieu. Nous espérons en accueillir beaucoup d'autres. Et nous invitons les âmes sœurs. Et les lanceurs d’alerte ! (Rires.)

KC : Absolument. Plus il y a de gens pour révéler la vérité, mieux c'est.

BO'L : Oui ! C'est une chose tellement importante. Le travail que vous faites est très important. Quelqu'un doit le faire. Steve Greer en a fait une partie et continue de le faire. Et ensemble nous pouvons nous initier nous-mêmes et initier le public aux vérités désagréables, pour commencer, et ensuite imaginer ce que pourrait être la vérité dans un monde meilleur. Et alors ensemble on peut créer ce monde. Il n'y a aucune raison qu'on ne puisse pas le faire.

KC : Absolument. Merci beaucoup, Brian. Je pense que nous avons tout couvert.

BO'L : Une chose, toutefois. Je n'ai jamais été dans les Opérations Secrètes et je n'y ai jamais eu d'accès privilégié, même en tant qu'astronaute.

KC : Oui.

BO'L : Donc ça me fait drôle parce que je sais que la plupart des gens que vous interviewez en ont fait partie. Et c'est un ordre de choses tout à fait différent.

KC : Oui.

BO'L : Moi je viens de manière un peu naïve.

KC : Oui. Mais vous avez côtoyé ces gens. Vous avez été affecté par eux. Ils vous voient comme une menace et dans un sens, ça revient au même dans la perspective de Camelot. Vous savez, vous remplissez les critères, si vous voulez, (Brian rit.) pour le meilleur ou pour le pire.

Je pense que ce qu'il y a de merveilleux dans votre vie, c'est que vous avez réussi à traverser toutes ces expériences en tant qu'astronaute. Pas vrai ? Alors, en tant que personne respectée, qui suscite le respect, et en tant que personne autour de laquelle les gens peuvent se rassembler, vous êtes en même temps prêt à avoir un esprit vraiment ouvert et à tout envisager. Et c'est une qualité si rare de nos jours chez une personne respectée, j'ai le regret de le dire...

BO'L : Oui. Et dans mon cas je suppose qu'il me fallait simplement vérifier ces choses à mesure que j'avançais, et atteindre la maturité, pour beaucoup d'entre elles, a été TRES long. Alors aujourd'hui j'espère que d'autres personnes dans le public non spécialisé et que simplement des gens, des personnes curieuses....

Les personnes qui sont venues au colloque étaient seulement des gens bien qui veulent s’initier davantage à ce genre de choses, et qui peuvent ne pas... nous pouvons ne pas... disposer d’autant de temps que moi quand j'ai vécu mon processus de désintoxication par rapport au courant dominant. Ça fait 30 ans, maintenant, et ce processus se poursuit toujours.

BR : On pourrait dire que vous êtes dans les Opérations Vertes.

BO'L : Les Opérations Vertes. Oui. (Rire de Brian.) C'est génial, les Opérations Vertes. Vous savez, on devrait avoir une Brigade de la Terre. On devrait avoir un « New Deal » qu'Obama pourrait diriger et qui amènerait les gens à nettoyer la Terre. Et avoir un [programme de] recherche et développement en solution-énergie. Et de la recherche portant sur la conscience, et rendre légitimes tous ces domaines de recherche. Pourquoi pas ?

KC : Absolument, pourquoi pas ?

BO'L : Oui. Mais il faut le soutien du public. Vous ne pouvez pas y arriver sans le public. L'histoire a démontré cela à répétition.

KC: Eh bien, c'est ce que cette vidéo va apporter. C'est tout l'enjeu de faire des choses comme celle-ci. Je veux dire, votre livre qui sort et, on l'espère, cette vidéo qui sortira bientôt, c'est le genre de choses qui vont lancer le mouvement et rassembler les gens. Et c'est ce qu’il vous faut. Nous allons avoir le pouvoir du nombre. C'est ça que nous voulons.

BO'L : Oui.

KC : Et je crois qu'on va l'obtenir et qu'il est déjà là, quelque part.

BO'L : C’est vrai. Il est déjà là.

KC : C'est une question de focalisation.

BO'L : Et aussi une question personnelle. Les deux. Il y a la Terre et puis quelques-uns d'entre nous [engagés] dans un travail de pionnier. Nous nous sentons personnellement plus à l'abri parce qu'alors notre travail nous survit et il n'y a pas de raison de...

KC : Et la sécurité par le nombre. N'est-ce pas ?

BO'L : La sécurité par le nombre. Oui, je le pense. J'ai bon espoir que cela puisse arriver, je crois que vraiment nous avons un avenir positif. Et c'est pour cela que je suis sur cette planète. C'est pour cela que je suis en vie, pour donner voix à cette vision.

 

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Cliquez ici pour la version PDF de cet interview (14 pages).







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Bill Ryan

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