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Wade Frazier :
Traduction de l'interview
Cette page est la traduction d'un document, par The Avalon translation Project,
publié à
l'origine sur Project Camelot.
Wade Frazier : Une Planète guérie,
et le rôle de l'énergie libre
Avec la participation du Dr. Brian O'Leary
Mars 2009
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Cliquez
ici pour l'interview audio
[NdT - « Free
energy »
signifie à la fois « l'énergie libre » -
c'est la traduction traditionnelle – mais aussi, et
c’est particulièrement
important ici : « l'énergie gratuite ».]
Début de l’entretien
Bill
Ryan
(BR) :
Ici Bill Ryan et Kerry Cassidy de Projet Camelot. Nous
sommes
le vendredi 27 mars 2009, avec différents fuseaux horaires suivant les
endroits du
monde. Je suis en Europe. Kerry est à Los Angeles. Brian est en
Equateur. Wade,
vous êtes à Seattle, n’est-ce pas ?
Wade Frazier (WF): Oui.
BR :
Nous
sommes
enchantés, Wade, de parler avec vous. Wade
Frazier,
tout comme Brian O’Leary, que
nous avons rencontré en janvier dernier en Equateur et avec lequel nous
avons
eu le grand plaisir de parler, est un militant de longue date de
l’énergie
libre.
Brian O’Leary a participé au programme pour les Astronautes et est
lui-même un
militant de longue date de l’énergie libre. Il a beaucoup étudié les
phénomènes
en marge de la science classique, c’est un orateur très accompli, il a
voyagé
partout et connaît tout le monde. Nous sommes très fiers de le compter
parmi
nos Témoins sur notre site.
Moins
de
gens
auront entendu parler de Wade Frazier. Son site, intitulé ahealedplanet.net,
comporte
1200
pages.
Il
est de nature encyclopédique et raconte l’histoire de
Wade, le récit d’escarmouches continuelles liées à toute la question de
l’énergie libre. Et [Wade,] vous prenez la chose à cœur, et la
considérez comme
une cause à défendre, ce qu’a pratiquement fait Brian O’Leary.
Il
y
a
des gens qui croient que l’énergie libre est l’histoire d’un inventeur
dans son
garage ou son sous-sol et qui, entouré d’un tas d’appareils
électroniques et
d’aimants, a créé une petit machine capable d’allumer une ampoule
électrique,
et tout le monde pense : « Ouaouh ! Quel beau
petit
appareil ! Ça peut remplacer le moulin à vent que j’ai dans mon
jardin. »
Et là on est à côté du problème, parce que l’énergie libre est au
centre de
tant de questions liées à la manière dont notre planète est gérée et
contrôlée,
que c’est vraiment là un point de départ primordial.
Il faut écouter Wade et tout ce qu’il a à nous dire sur l’énergie
libre. C’est
très, très important. Ce que j’attends avec impatience de l’heure qui
vient,
c’est d’entendre, essentiellement Wade et Brian O’Leary, expliquer
pourquoi
nous devrions accorder de l’importance à l’énergie libre, pourquoi elle
devrait
être un enjeu politique, pourquoi elle affecte tous les aspects de
notre vie.
Quant à tous ceux qui se sont aventurés dans le domaine avec des
intentions concrètes,
c’est pour eux une voie dangereuse à suivre parce qu’ils peuvent
vraiment se
heurter aux visées d’autres personnes.
Et c’est surtout de cela que je voudrais parler. Il ne va pas s’agir
d’une conversation
technique, mais d’un entretien sur le changement de paradigme
nécessaire à
l’introduction de l’énergie libre dans notre monde du XXIème siècle.
Et je me demande, Wade, ce qui vous a amené à faire de l’énergie libre
pratiquement la mission de votre vie. Pourquoi est-ce si
important ?
pourquoi avez-vous consacré à cette cause tant de votre temps et y
avez-vous
mis tant de cœur ?
WF : Merci Bill. Comme vous le savez, c’est une longue histoire
qui a
commencé quand j’étais enfant. J’ai maintenant plus de 50 ans, mais mon
parcours dans le domaine de l’énergie alternative a débuté au
cours
de
mon
adolescence.
On m’a préparé dès mon plus jeune âge à être scientifique. Alors que
j’avais 16
ans, un de mes tuteurs professionnels avait
inventé
un
moteur considéré comme le meilleur pour propulser une voiture.
Le gouvernement des Etats-Unis a été très intéressé. Il a de fait
dépensé des
millions de dollars à l’analyser et à le mettre au point.
Mais par ailleurs, ça n’a mené nulle part. Et on a même dit à
l’inventeur que
s’il croyait que son engin allait enterrer le moteur à combustion
interne, il
ferait mieux de prévoir ses propres obsèques. Et c’est ainsi que je me
suis
retrouvé impliqué dans tout ça. C’était en 1974.
BR : Vous étiez encore adolescent, n’est-ce pas, Wade ?
WF : Oui. J’avais 16 ans et je rêvais à l’époque de changer le
paradigme
de l’énergie dans notre monde. A 16 ans je ne savais pas du tout
comment faire,
mais j’en rêvais. J’ai donc poursuivi mes études scientifiques.
Et je pense que c’est très important… Ce que je constate chez la
plupart des
gens dont j’ai connaissance dans ce milieu, c’est que nous avons
généralement des
tendances mystiques parce que nous avons vécu des expériences qui
nous ont
fait aller au-delà du paradigme « scientiste » et qui nous
ont fait acquérir
une vision plus large des choses. La plupart de mes compagnons de
voyage dans
ce domaine diraient, je pense, que cela a été pour eux déterminant.
Quoi qu’il en soit… Je suis allé ensuite en fac et j’ai vécu quelques expériences
étranges qui m’ont fait passer de la chimie à la comptabilité. Puis
j’ai
quitté les études, suis allé travailler à Los Angeles pour devenir
expert comptable.
Après quelques années plutôt frustrantes dans le monde de l’entreprise,
j’ai
vécu une autre série d’événements très étranges, couronnée
par
une
expérience
paranormale, qui m’a mené
directement
à
une
firme
ici à Seattle. C’était en 1986. Ici à Seattle ils
mettaient sur le marché des équipements destinés à conserver l’énergie.
Il
s’agit pour essentiel d’un système
de
chauffage
qui
diminuait
vos dépenses de 80 %.
Je suis entré dans la société au moment même où ici dans le Nord-Ouest
les
financiers de l’énergie étaient en train de la faire couler. Malgré la
faillite
de la firme, et à cause de ce rêve d’enfance et de mes antécédents, son
fondateur n’a pas pu se débarrasser de moi. J’ai donc fini par le
suivre à
l’autre bout du pays, à Boston, et c’est là que, si vous voulez,
nous avons
commencé à approfondir la question de l’énergie libre.
La technologie qui était l’objet de nos recherches associait la pompe à
chaleur
que Dennis Lee, le gars de Seattle, vendait, et le moteur que mon
ancien tuteur
avait mis au point. [Il rit] Nous tentions en fait de les associer.
Puis nous nous
sommes retrouvés à Ventura, en Californie, où j’ai été élevé, et nous
avons
ensuite commencé à faire parler de nous.
Je veux dire que mon associé, Dennis est l’Indiana Jones de l’énergie
libre. Il
est derrière les barreaux, après avoir survécu à des tentatives de
meurtre. La Commission
Fédérale du Commerce est actuellement en train d’essayer de le couler.
Bon, à Ventura donc, nous avons attiré l’attention des gens qui,
dirais-je,
contrôlent le paradigme de l’énergie sur cette planète. On
nous
avait fait une offre à Boston, nous en avons reçu une autre en
Californie.
On a offert à mon associé un
milliard
de
dollars s’il arrêtait les opérations et quittait le coin. Cette
proposition a été faite par un homme de la CIA qui disait représenter
des
intérêts européens.
Mon associé a décliné l’offre et un mois plus tard, il
s’est
retrouvé en prison avec une caution d’un million de dollars.
L’homme qui
l’a arrêté s’est vu promu deux semaines plus tard responsable de la
prison, il
a été récompensé, etc., etc.
Quoi qu’il en soit, cette expérience m’a radicalisé parce qu’à mon avis
ils ont
finalement mis bas les masques à Ventura et admis
devant
moi que leur boulot, c’était de nous éliminer. Ils ont donc fait de
leur mieux, et c’était vraiment du bon travail. Ils ont brisé beaucoup,
beaucoup de vies.
J’ai fini par quitter Ventura en 1990, après avoir, avec deux ou trois
autres
personnes, surtout fait sortir Dennis de prison. Il n’aura finalement
passé
que deux ans derrière les barreaux. J’ai passé les douze années
suivantes à
essayer de comprendre ce que j’avais vécu, et je me suis rendu compte
que ce
que je croyais savoir n’était probablement pas vrai.
Et le résultat de ces douze années de recherches… J’ai
vraisemblablement lu, je
ne sais pas, 250 000 pages de documents ou à peu près, et cette
synthèse, je
l’ai mise sur mon
site actuel.
Oui Bill, c’est ce que la situation énergétique… L’humanité en dépend.
En fait, cela
a toujours été le cas. La vie sur Terre, l’itinéraire suivi par
l’humanité,
tout… La situation énergétique est à
l’origine de tout cela.
Et donc la rareté de l’énergie a défini l’itinéraire humain. Bien que
j’habite
la nation la plus riche et la plus puissante de toute l’histoire et que
les
Américains consomment en moyenne 80
fois
plus
de
calories
que dans leurs régimes alimentaires, nous
demeurons une
société fondée sur la pénurie.
L’augmentation de la quantité d’énergie utilisée dont a bénéficié
l’Occident a
sans aucun doute transformé notre société de nombreuses manières. Elle
a rendu
obsolète beaucoup d’anciennes structures sociales. L’esclavage a
commencé avec
les débuts de la civilisation et s’est terminé avec les débuts de
l’industrialisation. La libération de la femme… tout cela. A la base de
tout
cela se trouve avant tout l’économie, qui fonctionne grâce à l’énergie.
Puis nous avons découvert que des gens gèrent la situation de l’énergie
au
niveau mondial. On peut débattre sur leur identité, sur leurs
motivations.
Est-ce qu’ils se contentent de protéger leur marché ? J’ai
tendance à
croire qu’ils entretiennent leur structure de pouvoir au niveau
mondial. C’est
ma conclusion.
Et là encore j’ai rencontré des compagnons de route depuis, Brian étant
l’un
d’entre eux, et qui… nous en sommes généralement arrivés à comprendre à
peu
près de la même manière le problème, les questions, les occasions et ce
qui est
possible.
Je suis conscient, je pense que Brian l’est, et la plupart d’entre nous
sont
conscients qu’il existe des techniques liées à l’énergie. Vous savez,
le gars
qui bidouille dans son garage, s’il finit par trouver quelque chose, il
attire
alors l’attention des « contrôleurs »
du
monde, comme je les appelle.
Et de fait, les gens qui fourrent leur nez assez profondément
là-dedans… Une
fois de plus, c’est dangereux. Beaucoup de gens se retrouvent avec leur
vie
brisée, ils meurent ou on les réduit au silence d’une manière ou d’une
autre.
Mais des gens tels que Steven
Greer, qui est un battant – ou Dennis – il a fini
par taper à la porte de la Maison Blanche et autres trucs de ce genre.
Et en
fin de compte Greer est entré en relation avec au moins une des
factions de
cette organisation mondiale de contrôle. Ils ont admis avoir payé
cent
milliards
de
dollars en « argent du silence », pour
étouffer les
« technologies dérangeantes ».
Et je dirais que l’énergie libre est probablement en tête de liste bien
que, à
mon avis, d’après certains de mes proches, témoins de ces choses,
l’antigravitation… Les gens que vous interviewez sur votre site de
Projet
Camelot : beaucoup de ce que je les entends dire correspond à des
choses que
j’ai également expérimentées.
Et donc, nous en arrivons à peu près au même résultat. Mais mon
message, et aussi
celui de Brian, je pense …, c’est qu’il y a un tableau d’ensemble à
voir ici,
et la situation énergétique en est la clé de voûte.
Et en ce qui concerne la raison pour laquelle l’énergie libre, et ce
qu’elle
peut apporter, semble si inimaginable aux yeux de nos sociétés… Je ne
sais pas
à quel point c’est « conspirationniste », parce que
finalement, après
toutes mes années d’études et d’expériences, etc. et après avoir été
initié aux travaux
de Bucky Fuller, j’en suis arrivé à me rendre compte de ce qui,
dans ces
idéologies, nous empêche d’avoir une vision d’ensemble.
Elles sont toutes basées sur la pénurie et toutes ces idéologies
possèdent une
composante fondée sur le manque. Et aussi une composante qui fait que,
si vous
vous soumettez à cette idéologie, elle vous nourrit. Et vous hésitez
donc
beaucoup à abandonner votre système de croyance.
Donc l’énergie libre, etc. ... Il est possible de fonder notre société
sur
l’abondance, ce que… l’itinéraire de l’humanité n’a encore jamais
rencontré.
C’est donc quelque chose de réellement… il est
difficile de se bander la tête. Il faut du temps pour le faire.
J’ai découvert qu’il fallait mettre de côté tout notre conditionnement
dû aux idéologies
fondées sur la pénurie, telles que le capitalisme, le nationalisme,
ou encore
une grande partie du scientisme, au paradigme
rationaliste/matérialiste. Toutes
sont très subtilement fondées sur la pénurie. Certaines sont moins
subtiles que
d’autres, mais c’est ce qu’elles ont finalement en commun.
Ce que l’énergie libre fait en fin de compte, c’est de remplacer cette
hypothèse de pénurie par
une
autre,
d’abondance. C’est un changement qui serait…
nous n’avons jamais vu ça auparavant.
Je veux dire que toutes les prétendues révolutions périodiques de
l’itinéraire
humain -- la révolution des super-prédateurs, ou celle de la domestication,
ou
la
révolution industrielle – pour l’essentiel,
l’humanité a pu
puiser à une autre source d’énergie et contrôler beaucoup d’énergie
supplémentaire d’une manière qui a permis de libérer les gens au-delà
de la
simple survie.
J’habite les Etats-Unis et c’est avoir une existence assez confortable
que
d’être Américain, même si la plupart des Américains d’aujourd’hui se
demandent
s’ils ne seront pas au chômage la semaine prochaine.
BR : Emmenons certains de nos auditeurs dans ce monde que vous
décrivez
comme une expérience de pensée… Supposons qu’il y ait une petite boîte
noire
dans toutes les maisons et dans tous les camions, ou que dans les
avions il y
ait une boîte noire légèrement plus grosse et que chaque centrale
électrique
possède une boîte noire vraiment grosse.. Et que cette boîte noire
fournisse
autant d’énergie que nécessaire, gratuitement, une fois la boîte
effectivement
installée. En quoi le monde changerait-il ? J’aimerais demander à
Brian ce
qu’il en pense.
Brian
O’Leary (BO’L) : Bonjour. Bonjour à tous. C’est bon de parler de
nouveau
avec vous, Bill, et d’entendre que vous lisez ce que Wade a écrit,
parce que
Wade et moi avons suivi des itinéraires de découverte parallèles, en
quittant
les ornières de la pensée grand public. Il a fallu pas mal de temps et
cela
peut se révéler un processus très douloureux. C’est, je crois, un
processus
auquel le public est en train de commencer à s’éveiller.
Pour répondre à votre question, Bill, imaginez un monde où nous avons,
disons,
ces petits générateurs de 10 KW que vous pouvez caser dans votre
armoire
électrique ou sous le capot de votre voiture. Le monde changerait du
jour au
lendemain. Supposons que nous en fabriquions deux ou trois milliards…
Maintenant,
je
ne dis pas
que je recommande nécessairement de le faire dans notre système actuel.
Et nous
voici amenés à parler de la question du contrôle politique et
économique et
quelques-unes des raisons pour lesquelles on veut tant supprimer cette
technologie. Et, croyez-moi, Wade et moi avons vécu personnellement de
nombreuses expériences depuis que notre propre conscience de ceci s’est
développée.
Ce que je vois se produire, c’est que ce monde nouveau – sous réserve
que les
gouvernements et les grandes entreprises de ce monde changement
systématiquement -- et c’est là mon
appel…
Bon sang, je viens de poster sur mon site une lettre à Obama. C’était une lettre ouverte, un
appel à
se préoccuper, pour l’essentiel, des changements systémiques dont nous
avons
besoin, de manière à ce que nous puissions introduire tout en douceur
certaines
de ces nouvelles technologies, de manière à faire les choses
différemment, car
nous ne voulons pas que Dick Cheney les gèrent aussi. Pas plus que nous
ne
voulons que le gouvernement américain actuel, tel qu’il est, gère cela.
De toute évidence ces nouvelles technologies représentent une menace
pour les
intérêts en place, que vous soyez un scientifique... Et nous savons que
toute
l’histoire des sciences est parsemée de refus des nouveaux
développements, que
ce soit au moment de la révolution copernicienne, du temps de Kepler ou
de
Galilée. Les frères Wright – leur vol initial, le journaliste
qui l’a
rapporté est sorti de son rôle de reporter et, environ un an plus tard,
le Scientific American a
écrit un éditorial, un éditorial cinglant, qui niait l’existence de l’aviation, parce qu’on
n’en
parlait pas !
Nous pouvons regarder la structure des révolutions scientifiques, d’un
point de
vue historique – cf. le livre
de Thomas Kuhn – et je sais Wade très au courant de ceci. Nous
avons tous
les deux étudié bien des fois ces changements de paradigme, et il est
en train
de s’en produire un nouveau, par excellence. Et comme le fait remarquer
Wade,
le tableau de l’énergie à notre époque dépasse probablement en
importance tout
le reste.
Et il nous faut en quelque sorte analyser ceci et le regarder avec
l’œil du
sociologue : Qui est à l’origine de
la suppression et pourquoi le font-ils ? et ce qu’on trouve
quand on
examine réellement ces choses – parce que Wade et moi avons déjà vu par
nous-mêmes de nombreuses démonstrations de faisabilité des nouvelles
technologies énergétiques – pourquoi les supprime-t-on avec autant de
violence ?
Donc on a cette alliance involontaire entre scientifiques, gros
industriels et
gouvernements. Même les progressistes – des gens qui par ailleurs
pourraient
vouloir adopter cette possibilité – même les progressistes ne
s’intéressent pas
à ces choses-là et c’est bien sûr le plus triste.
Et donc, Wade et moi avons découvert parallèlement, à notre propre
façon, qu’il
existait tout un processus. Un processus émotif. Un processus
sociologique ,
dans lequel ceux qui essaient de protéger leurs propres intérêts
semblent
camper sur leurs positions encore plus qu’ils ne l’auraient fait
autrement,
afin de protéger leur carrière et leurs intérêts financiers.
Donc les scientifiques… La majorité de la communauté scientifique
classique,
tout comme aux premiers jours de l’aviation, nie la possibilité de
l’énergie
libre et fera preuve de zèle pour la discréditer. Et on peut
certainement
trouver de nombreux exemples de cela.
Mais il
ne s’agit pas seulement des scientifiques. Il s’agit du
gouvernement
lui-même. Et des progressistes. Il s’agit.. Ceux qui se nomment
eux-mêmes les écologistes
ne sont de toute évidence pas suffisamment radicaux. Ils pensent par
exemple à
l’énergie solaire ou à l’énergie éolienne.
Mais, vous savez, une de mes grandes déceptions, dans les années 70, à
l’époque
où je travaillais pour Morris Udall… C’était un membre du Congrès,
candidat à
la présidence et qui voulait développer l’énergie propre et
renouvelable, et en
ce temps-là, je ne connaissais que le solaire, l’éolien, ce qu’on
appelle les
énergies renouvelables traditionnelles.
Mais en approfondissant, si vous envisagez les coûts et les bénéfices,
vous découvrez
que le solaire et l’éolien nécessitent beaucoup de matériel, beaucoup
de
terrain, beaucoup de capitaux. Nous parlons ici de dizaines de milliers
de
milliards de dollars à investir dans un nouveau système d’énergie
solaire ou
éolienne pour alimenter le monde entier en électricité, et ça ne tient
pas la
route, particulièrement dans le climat économique actuel.
Il nous faut faire preuve de plus d’intelligence. Il nous faut pénétrer
dans le
XXIème siècle, diriger notre regard vers ces technologies qui nous
donneront
pour de vrai une société où l’énergie est propre.
Et ce que j’ai découvert… Au cours des années 80 et 90 j’ai parcouru le
monde
et rendu visite aux meilleurs et plus brillants inventeurs et j’ai
écrit
quelques livres sur le sujet. Et j’en suis arrivé à me dire que oui,
ceci
pourrait changer le monde si c’était correctement mis en place.
Donc ce militantisme lié à l’énergie, totalement nouveau, que nous
partageons,
Wade et moi, c’est un grand enthousiasme, mais il y a aussi ce courant
sous-jacent
de tristesse lié à la façon dont notre planète, et presque toute la
nature, est
détruite par une humanité cancérigène, qui ne s’éveille pas à ces
possibilités
qui pourraient nous gagner un peu de temps tandis que nous essayons
réellement
de réformer notre culture et les changements systémiques qu’il nous
faut
vraiment opérer.
BR : Merci Brian. Voici une présentation extrêmement éloquente du
problème
et du défi [qu’il suppose].
J’aimerais demander à Wade si vous pouviez raconter l’histoire qu’on
vous a
rapportée de ce pionnier de l’énergie libre, totalement crédible à vos
yeux, à
qui les Pouvoirs en Place avaient montré les technologies dont ils
disposent
réellement. On lui a expliqué qu’ils les gardaient secrètes. C’est un
récit que
le public doit entendre.
WF : Oui. Au fil des années je suis entré en contact avec un
groupe de
gens très intéressant. Et, de toute manière, oui, on a montré à un de
mes
associés proches – dans un endroit très retiré – quelques-unes des
technologies
disponibles aujourd’hui sur Terre : l’antigravitation,
l’énergie libre. Ces technologies existent, vous savez.
Quant à moi, je me suis formé mon image à partir des éléments du
puzzle, du
moins ce que je peux voir à partir de tout ceci. Et les gens qui sont
réellement allés là-bas – ça n’est pas pour les timorés – et les gens
qui ont
survécu après être allés là-bas et en être revenus pour dire que qu’ils
ont
vécu… Et l’image que j’en tire, c’est que les gens qui mènent la barque
sur la
planète aiment vraiment le faire, et ils ne veulent pas abandonner ça.
L’indépendance énergétique rendrait chacun réellement autonome. Nous
sommes si
dépendants de l’énergie ! Nous sommes très dépendants d’autres
gens qui
nous procurent notre énergie. Si nous avions notre propre source
d’énergie, les
systèmes très centralisés, les systèmes politico-économico-sociaux
extrêmement
hiérarchisés que nous avons dans le monde, deviendraient obsolètes.
Par exemple, cet ami à moi à qui on a fait cette démonstration… Ceux
qui sont
actuellement accrochés au pouvoir qu’ils possèdent sur la planète,
feront tout
leur possible pour le conserver. Et les technologies dont ils disposent
dépassent de loin ce qu’on trouve aujourd’hui sur le marché. Je veux
dire : c’est du Star
Trek !
BR :
Wade,
votre ami vous a-t-il dit ce qu’on lui avait
montré ? Et lui a-t-on expliqué pourquoi on lui avait montré
ça ? Je
suppose qu’on a dû lui expliquer pourquoi ces technologies restaient
secrètes
et n’étaient pas mises dans le domaine public.
Kerry,
afin
d’aider Wade, peut-être vaudrait-il mieux que tu prennes la
direction des opérations, car Wade semble avoir des difficultés à
comprendre
mon accent de gentleman ici. [Bill est britannique et Wade américain –
NdT]
Kerry
Cassidy
(KC) : [elle rit] Je sais ! Pas de problème.
J’en suis désolée. Wade, ce que Bill veut savoir, et que j’aimerais
savoir
moi-même : quelle était exactement la technologie qu’on a montrée
à votre
ami ?
WF :
Au
minimum [une démonstration liée à] l’énergie
libre, et à l’antigravitation. OK ? Ce sont deux des
technologies dont
ils ont fait étalage. D’accord ? Et je ne voulais pas spécialement
en
savoir beaucoup plus, parce qu’il est dangereux d’avoir ces
connaissances-là.
Mais cette démonstration concernait tout un tas de technologies
exotiques, en
priorité l’énergie libre et l’antigravitation, probablement.
KC : Vous avez parlé d’une démonstration
de technologie. En d’autres termes, a-t-il vu des vaisseaux, par
exemple ?
WF : Cela se passait sous terre, donc ils n’avaient aucunement
l’intention
de faire voler un objet, ou du moins la démonstration d’antigravitation
ne
concernait rien du type vaisseau-mère. C’était quelque chose d’assez
petit.
Quoi qu’il en soit, je confirme qu’on a fait une démonstration de ces
technologies. Une fois de plus, ceux qui ont exécuté cette présentation
reconnaissaient ne pas disposer de la liberté de jouer cartes sur table
et
d’annoncer cela au monde. Ils ont néanmoins affirmé par ailleurs qu’ils
aimeraient le faire, mais que c’est dangereux.
KC : OK. Pourquoi a-t-on montré ça à votre ami ? Pourquoi
lui ?
WF : Pourquoi mon ami a-t-il… OK. Donc, mon ami… Oh, bon
sang ! C’est
là où je dois être prudent. Les cercles que je fréquente – que j’ai
fréquentés ; je me suis plutôt éloigné de tout ça -- mais
une fois encore, ils ont cogné à la
porte de la Maison Blanche, à celle du Pentagone, à celle de certaines
grosses
entreprises.
il vous arrive parfois de rencontrer le grand responsable. Cette
personne était
très en vue à l’époque. Ils cognaient aux portes ! Ils secouaient
le
cocotier et ils ont eu droit à un spectacle.
KC : OK. Pouvez-vous nous dire quelle partie des forces armées
était
impliquée dans cette démonstration ?
WF : Cette personne ne sait même pas qui la lui a présentée.
KC : Fascinant. OK. Très intéressant.
WF : Ce fut une opération de haute, très haute sécurité. De si
haute
sécurité que…
KC : Et où se trouvait la base souterraine ? Pouvez-vous nous
dire
dans quel Etat ?
WF : Je ne suis pas certain. Je crois que c’était aux Etats-Unis.
Cette
personne ne sait pas où. On l’a emmenée les yeux bandés. On lui a
retiré le
bandeau et elle s’est retrouvée quelque part sous terre, et ces gens
ont fait
une démonstration. Et ils vous parlent et ils savent qui vous êtes. Ils
vous
disent : « Hé ! Nous avons
quelque chose à vous montrer. »
Voilà le type de situation.
KC : OK.
WK : Sauf si cette personne souhaite en parler publiquement, je ne
vais
pas trop en révéler sur la question. Des choses que des gens ont
divulguées
publiquement, alors ça, oui.
Donc, une fois de plus, on
a
proposé
à
Dennis un milliard de dollars. Quand je
travaillais avec Dennis, nous avions des relations très intéressantes
avec
certains de ces groupes. Je me souviens que Bill les appelle les white hats [allusion aux héros
altruistes ou justiciers des westerns, dont le chapeau est blanc – NdT]
et les black hats [les « méchants » -
NdT] Et il a rencontré les deux groupes. OK ?
Le groupe des white hats nous
contactait périodiquement. C’était très sibyllin. Vous travailliez tard
un soir
et soudain le téléphone sonnait et une voix vous disait : « Vous faites du bon travail.
Continuez ! » Ce genre de truc. Et vous vous
demandez : « C’était quoi, ça ? »
[Il rit]
Quoi qu’il en soit, tout ce que je sais, c’est que, du temps où je
travaillais
avec Dennis, nous étions très en vue. En fait, j’ai écrit, parce que
c’est un
peu moins dangereux de le divulguer maintenant, mais quand j’étais avec
lui, en
1996, 1997, nous étions l’objet d’un
coup
monté
extrêmement
élaboré,
destiné à nous coincer. Et là encore, de
la part
de gens qui disaient être sur le point de nous donner beaucoup d’argent
pour
que les choses avancent.
Un an plus tard, à peu près, j’ai entendu Tom
Bearden parler d’une situation très similaire : « Oui,
ils
disent
qu’ils
vont venir vous donner tout cet argent,
mais c’est de l’argent sale, et dès que vous signez, ils vous envoient
en
prison. »
Il a fallu attendre… C’est en réalité au cours de l’automne dernier que
j’ai
commencé à écrire quelque chose sur la crise financière et sur mes
relations avec certains des participants, et j’en suis venu
progressivement à
me rendre compte qu’on était en train de monter un coup contre nous, et
en fait
dans presque le même genre d’opération que celle décrite par Bearden.
Quelque chose d’extrêmement élaboré, impliquant des appartements de
grand
standing à Manhattan et des nations souveraines. C’était très élaboré.
Et je ne
sais vraiment pas. Qu’est-ce qui était vrai, qu’est-ce qui était
fabriqué de
toutes pièces ? Combien de gens dupés et combien dans le
coup ? Je ne
le saurai sans doute jamais.
Mais ce que je sais, c’est qu’on nous a fait un coup monté, qui que
soient tous
ces gens. A nouveau la Commission Fédérale du Commerce essaie en ce
moment même de couler
définitivement Dennis. Je ne suis plus en relation avec Dennis
depuis les
années 90, mais ils sont en train de le couler en ce moment même.
Et quand ils nous ont tabassé à Ventura, quand ils l’ont
tabassé
à
Washington, ou qu’ils étaient sur le point de
nous
tabasser
à
Boston, c’est en général le gouvernement qui tient le
bâton
public. Mais ils ne font qu’exécuter les ordres. Ce que je veux dire,
c’est
qu’ils ne sont pas les responsables de l’opération.
Et ça, c’est au moment où Dennis s’est vu offrir un milliard de dollars
pour
plier ses gaules et partir, ce n’était pas financé… oh si, la
CIA,
représentant
des
intérêts européens, ou du moins c’est ce
qu’ils ont dit. Voici votre association privé/gouvernement ou
équivalent, en
route. Puis le gouvernement arrive et vous enferme.
Le coup monté qu’on nous a fait subir, en même temps que je recevais
une lettre
de notre compagnie de téléphone nous informant que le Ministère
de
la
Justice
avait
saisi nos relevés téléphoniques et les avaient
empêché
pendant six mois de nous prévenir qu’ils l’avaient fait, etc.
Vous avez tendance à vous demander qui au total est impliqué, et de
combien de
manières différentes ils vous cherchent. C’est ce que j’ai vu à Seattle
en 86.
Je l’ai vu aussi à Ventura. Nous avons subi ce petit jeu à un nouveau
niveau
lorsque j’étais avec Dennis, en 96, 97. Donc, bon, encore une fois…
KC : Pourquoi est-ce que ça s’est passé comme ça ? Etait-ce
parce que
vous étiez très proches, tous les deux ?
WF : Pourquoi on s’est occupé de nous à ce point là ?
KC : Oui.
Oh parce que mon associé, il… Encore une fois, lorsque nous nous sommes
rencontrés en 1986, il vendait des équipements. Il avait un réel impact
économique
sur
le
marché. Et, de nouveau, plus vous êtes près du marché,
plus la résistance va être forte.
Donc, oui, [quand il s’agit d’]un type qui bidouille dans son garage,
ils se
contentent de… ils le laissent… Ils notent ce qu’il fait, mais ils vont
en
principe le laisser tranquille, à moins qu’il n’aboutisse à quelque
chose. Dans
ce cas, on s’intéressera à lui.
Mais nous faisions des efforts au niveau national. Ses pompes à
chaleur, il en vendait
pour des millions de dollars. Et il allait en inonder Puget Sound,
ce qui…
Selon un calcul, la compagnie locale d’électricité allait subir un
manque à
gagner d’environ vingt milliards de dollars au cours des vingt années
suivantes.
KC : Wade, quand vous dites que les white-hats
essayaient de vous montrer cette technologie, et qu’ils vous appelaient
tard le
soir pour vous encourager… En savez-vous plus sur leur identité ?
Et votre
ami a-t-il jamais réellement assisté à des réunions avec ces white-hats ? Est-ce qu’il
s’agissait de militaires ?
WF : C’est ce que je dirais. J’ai parlé de l’aspect souterrain du
lieu, et
on nous appelait, et nous avons eu droit ensuite à des black-hats
à l’apparence mielleuse, qui nous proposaient un
milliard de dollars, et là je suis sûr qu’ils étaient derrière ce qui
nous est
arrivé à Ventura. Je suis à l’écoute. Là encore, par exemple, Stephen
Greer est
souvent intervenu dans ces arènes, et je suis assez d’accord avec
l’image qu’il
s’est fait de ce qu’il a vu.
Donc, quand ils ont en réalité fait allusion aux cent milliards de
dollars en «
argent du silence », je pensais : « Bon,
ça correspond parfaitement. » Parce que, ne serait-ce que dans
mon
parcours, j’ai rencontré pas mal d’inventeurs qu’on avait achetés,
menacés, tués,
etc. Et quand j’ai entendu parler de ça, de cent milliards de dollars
en argent
du silence, ça collait parfaitement.
L’ami de Brian, John Rappoport, a dit que huit cartels économiques
sur la
planète se partageaient en quelque sorte l’économie mondiale. Je ne
nierai pas
ça, parce que j’ai vu des activités similaires se dérouler dans le
domaine de la médecine,
dans les médias,
etc.
KC : Wade, pouvez-vous cependant nous parler des white-hats ?
WF : Je vais vous parler des white-hats.
C’est intéressant. Je pense à une personne que j’ai rencontrée un jour,
qui a
été enlevée, droguée, et placée en asile de fous. Et une fois dans cet
asile –
c’était un moyen de la faire se tenir tranquille – il y avait là-bas
des sortes
de white-hats à sa recherche. Je suis
sûr, d’après ce que j’ai lu sur votre site, que vous avez déjà
rencontré ça.
Donc ce genre de white-hats discrets
existe.
Je ne sais pas comment cette structure fonctionne, mais à mon avis, les
deux ou
trois cents personnes à l’origine des politiques économiques mondiales…
Je
dirais qu’il y a trente ans, seule une petite fraction d’entre eux,
peut-être
cinq pour cent, ou seulement quelques-uns par-ci par-là, n’étaient pas
trop
sûrs d’adhérer encore le programme prévu.
Il y a quelques années, j’ai
entendu
Greer
dire
qu’on en était à 50/50 maintenant,
là où les soi-disant white-hats… Je
ne sais pas à quel point ils sont tout blanc, mais je pense qu’il
existe une
vraie fracture dans cette structure, au point que beaucoup d’entre eux
se
rendent compte que, si nous continuons ainsi, nous allons réduire la
Terre en
cendres. Et donc ce programme ne leur plaît pas. Ils ont des petits
enfants, etc.,
etc.
Je pense qu’une cassure s’est produite parce que ce petit jeu commence
pour eux
à devenir assez effrayant et qu’ils n’en veulent plus. Je ne sais donc
pas à
quel point ces gens-là sont tout blancs. Mais je crois que ceux que mon
ami a
vus dans ce décor souterrain appartenaient à une quelconque faction de
cette
moitié désenchantée. C’est mon point de vue.
KC : Donc vous pensez que ces gens-là se sont avant tout occupés
de
l’opération de Ventura ? Ils ont en réalité tout bouclé.
Exact ?
WF : Oh oui ! En fait, au
moment
de
leur
descente
sur notre entreprise, j’avais vingt-neuf ans,
j’étais
jeune et naïf, et trente assistants du shérif sont arrivés et nous ont
expulsés
des bâtiments. Puis ils ont mis à sac le bureau de notre chercheur
principal,
n’y laissant que les murs, et ils n’ont commencé la « fouille
officielle » que plusieurs heures après. Ils ont prétendu n’être
jamais entrés
dans la pièce… sauf que le chercheur et un de nos machinistes -- qui
était
dehors derrière un des bâtiments -- ont pu en fait voir à l’intérieur
du
bâtiment et les observer tandis qu’ils saccageaient le bureau. Donc ça,
c’était
lors de la première descente.
Nous nous sommes alors rendu compte que ceci n’avait rien à voir avec
le fait
de vérifier si oui ou non nous avions commis des délits. Je veux dire
qu’ils
commettaient eux-mêmes les délits, au débotté. Bon, à ce moment précis,
nous
avons compris… j’ai compris, qu’ils n’avaient aucunement l’intention de
protéger le public, etc.
Et pourtant, c’était encore pour moi quelque chose de… Ce n’est que
lorsque
j’ai été à la barre des témoins… Dennis avait les fers aux pieds et un
million
de dollars de caution sur le dos – et le représentant de l’accusation me
faisait
des
grimaces
alors
que j’étais à la barre des témoins : une
atmosphère
de procès-bidon quasi-stalinienne. Le type qui me faisait les grimaces
dirigeait en fait la prison où Dennis se trouvait interné.
Ce moment-là a été pour moi avant tout l’instant où j’ai tourné au
radicalisme,
où un parcours de douze années de désillusions progressives a atteint
son
apogée, un moment de révélation. Un moment de grande révélation que
celui où je
suis assis à la barre des témoins, et où on me fait des grimaces tandis
que je
témoigne sous serment.
KC : Wade, j’aimerais retourner à Brian… Parlez-nous de la manière
dont le
monde doit changer pour pouvoir accepter l’énergie libre et dites-nous
si vous
voyez un espoir que cela puisse se produire actuellement.
BO’L : Très bonne question, Kerry, et je souhaiterais pouvoir y
répondre
simplement, car qui sait ce que font les Pouvoirs en Place, réunis en
ce moment
même en session discrète ?
Je peux cependant dire que les concepts existent. Il nous est de toute
évidence
possible de les développer, et beaucoup d’entre nous militent depuis
longtemps
en faveur de cela. Mais il semble bien que le climat politique n’ait
pas
réellement changé.
Par ailleurs, le public en a vraiment marre de ce qui se produit.
Certes, la
mort économique que nous traversons tous actuellement peut passer pour
une
métaphore ou un symbole, un archétype, de ce qui pourrait arriver dans
le
domaine de l’énergie, au point que même les protestataires – les Bill
McKibbens
du monde ou les soi-disant libres-penseurs qui réfléchissent sur Peak
Oil ou le
réchauffement climatique, qu’il s’agisse de James Hansen ou Richard
Heinberg ou de tous ceux qui se sont faits les avocats d’un
changement
radical – que ces protestataires
n’acceptent toujours pas l’éventualité de l’énergie libre.
Donc, bien que certains d’entre nous, Wade, moi et pas mal d’autres,
essaient
d’éduquer quelques-uns des progressistes les plus connus à la
possibilité de
l’énergie libre… et j’en ai même parlé avec Dennis Kucinich, membre du
Congrès,
et il m’a écouté avec attention. Il a reconnu l’existence de cette
énergie. Il
souhaitait réellement introduire une loi qui soutiendrait la recherche
sur
l’énergie libre et son développement et qui rendrait les choses plus
transparentes
au niveau du public.
Bien qu’on ait reconnu tout cela et qu’on en ait parlé publiquement, il
n’en
reste pas moins que le consensus existant parmi les prétendus
progressistes demeure
un refus de la possibilité même de l’énergie libre.
La découverte la plus sidérante pour moi – qui ai parcouru, il y a
presque vingt
ans le monde afin de vérifier par moi-même en tant que scientifique la
véracité
de ces concepts -- c’est qu’il existait de nombreuses technologies
parallèles
et variées, que toutes ou [du moins] certaines d’entre elles pouvaient
faire
l’affaire – mais dès qu’on en arrive à la réalisation pratique, c’est
là où les
gens entrent en scène.
Cette découverte que j’ai faite tout seul, et Wade l’a faite aussi,
ainsi que beaucoup,
beaucoup d’autres, Tom Bearden, par exemple… Beaucoup, beaucoup
d’autres gens à
la pointe de ces technologies en sont arrivés à croire que le monde est
assurément
dominé par une cabale de gens qui ne veulent pas voir ceci se produire.
Le plus triste, c’est que la plupart des gens de ce monde ignorent la
notion
même d’énergie libre. Et si j’étais chargé de développer une politique
dans ce
domaine, je me dirais : « Il
nous faut remuer ciel et terre pour rechercher de l’énergie propre, et
créer un
monde d’abondance. »
Mais cette politique, de même que toute réforme économique importante,
semble
perçue par les Pouvoirs en Place comme une menace (le terme de révolution économique correspondrait
probablement mieux à la situation que nous vivons actuellement) et se
voit
violemment refusée par Wall Street et les responsables. Ils campent sur
leurs
positions.
Nous sommes donc impliqués dans cette histoire, probablement plus
sensationnelle que tout ce dont aurait pu rêver Hollywood.
Malheureusement, la
plupart des gens s’éveillent très lentement à cette possibilité.
Parce qu’en un sens la façon politiquement acceptable de présenter les
choses, serait
de dire simplement: « C’est
une possibilité. Examinons-la. Considérons la manière dont nous
pourrions la
réaliser. Voyons quel genre de monde nous obtenons si nous la
réalisons. »
Voilà les questions qu’il faut poser maintenant.
KC : OK. Merci Brian. Wade, que pensez-vous du potentiel actuel de
l’énergie libre, après tout ce que vous avez vécu ? Politiquement,
je veux
dire. Quelles sont, à votre avis, les chances d’inverser le courant en
utilisant, comme vous le dites, les white
hats, qui sont de toute évidence mécontents de la situation ?
Et ils
sont loin d’être les seuls -- ils sont
très mécontents de la situation d’aujourd’hui. Ils cherchent de
nouvelles
façons d’agir. Pensez-vous que le climat est propice à l’apparition
actuelle de
cette nouvelle technologie énergétique ?
WF : Je crois que vous entrez ici dans le vif du sujet. Dans mon
travail –
et ce dont je me suis rendu compte grâce aux expériences qui m’ont
radicalisé –
il y a les black-hats et les white-hats
et ils font assurément ce
qu’ils ont à faire.
En même temps, ils n’ont vraiment pas beaucoup de pouvoir. Je veux dire
qu’il ne
sont peut-être que quelques milliers, sur six milliards. Mais de toute
évidence
ils ont plus d’un tour dans leur sac.
Quand les choses ses sont tassées à Ventura, je me suis rendu compte
que si j’avais eu
cent Dennis, l’énergie libre aurait été quelque chose de facile…
Cela
aurait été… On n’aurait pas pu nous arrêter. Mais il y en a très peu
comme lui
sur la planète.
A mon avis, il ne s’agit pas des white
hats et des black-hats. Il s’agit
de nous, les grandes masses mal dégrossies. Nous pouvons faire arriver
les
choses. Mais nous ne pouvons pas les faire se produire si nous sommes
incapables d’imaginer que les choses peuvent s’améliorer.
C’est le message que j’essaie de faire passer. J’essaie de rendre
l’énergie
libre
envisageable. Je tente de l’amener à… de la faire sortir
soit, comme le disait Bill, du stade du gars bidouillant dans son
garage, soit
de celui du film fantastique type Star
Trek ou autre, pour dire : « Je sais que ces choses
existent
réellement. Je sais qu’elles sont possibles. » Et le résultat…
Ça fait partie de ma vie depuis des années. J’ai
du
mal
à
en
imaginer les conséquences. Le parcours de toute l’humanité
pourrait s’en trouver complètement modifié. Si suffisamment de gens
pouvaient le
comprendre, il suffirait que quelques-uns y réfléchissent pour
peut-être créer
l’élan nécessaire à le faire se produire.
Parce qu’en fait les personnes qui poursuivent ce but se retrouvent
seules dans
le désert. Voilà le problème. Ils se retrouvent seuls dans le désert et
ils
sont très vulnérables. Une fois de plus, la plupart des gens se
contentent d’accepter
l’argent. Donc les cent milliards de dollars d’argent du silence…
Je parie
que ça a marché 95 % du temps. Ils ont pris l’argent et c’en était fini.
KC : Et si on ne prend pas l’argent ? Que pensez-vous qu’il
arrive
aux gens s’ils n’acceptent pas l’argent ?
WF : Alors les
autres
deviennent
méchants.
KC : OK.
WF : Je répète, la plupart du temps les gens prennent l’argent. En
fait,
je le répète, Bearden, je l’ai entendu en parler il y a à peu
près 11
ans. Et ce qu’ils font donc, c’est… c’est la carotte et le bâton.
Ils sont très subtils. C’est très… comment dire ? S’ils agissaient
au vu
de tous et de manière évidente, trop de gens comprendraient. Ils
opèrent donc
de façon très sophistiquée, très subtile. Il m’a fallu plus de 10 ans après
leur
coup
monté,
qui
nous avait presque coincés, pour que je me rende
compte de
ce qui se passait. C’est donc très subtil.
Bearden raconte comment ils opèrent. Une fois de plus, d’après ce que
j’ai vu,
je pense qu’il a raison. Ce que j’ai vu aussi, c’est que si un agent
provocateur est lâché au milieu de cent individus moyens, le provocateur
l’emporte. Particulièrement quand vous commencez à ressentir la
pression,
telle que nous l’avons vécue à Ventura
et Seattle.
KC : Que se passe-t-il ? Pensez-vous qu’ils sont toujours
après vous,
pour ainsi dire, dans la mesure où ils continuent mettre des bâtons
dans les
roues, à vous et à ceux que vous connaissez et qui travaillent dans ce
domaine ?
WF : Oh mon Dieu ! Oui bien sûr !
KC : Pensez-vous qu’ils continuent à vous mettre des bâtons dans
les roues ?
WF : Je ne connais pas de question plus importante que celle de
l’énergie,
et c’est la question à laquelle l’humanité est confrontée à l’heure
actuelle.
Oh mon Dieu, il y a des guerres en Asie, qui
font des millions de morts, à cause des hydrocarbures. La question
comporte
tant d’aspects différents, elle est si vaste, que… Oh oui, tout est
très
soigneusement orchestré !
Et là aussi, ces « technologies perturbatrices » sont très
soigneusement contrôlées. Ce qu’a finalement vu mon ami, c’est
quelqu’un sortir
discrètement quelque chose par la porte de service et le présenter en
partie. Tout
est étroitement contrôlé afin de s’assurer que les « technologies
perturbatrices », en particulier l’énergie libre, ne montrent pas
le bout
du nez.
Il est possible qu’on en vienne aux white-hats
et black-hats. Il est possible que
les événements évoluent de cette façon-là. Quelque chose en moi espère
que cela
ne se passera pas ainsi. Que nous, nous serons suffisamment nombreux à
nous
faire entendre de manière efficace.
Mais si suffisamment de gens comprenaient le potentiel, comprenaient ce
qui est
possible, et à quel point ils pourraient contribuer à ce que cela se
produise, en se
montrant simplement conscients du problème… C’est ce que j’essaie
de
découvrir. Je pense que ça pourrait se passer comme ça.
KC : Merci Wade. Très bien. J’aimerais vous demander votre avis,
Brian,
puisqu’il semble que Wade et vous soyez d’accord sur ce qu’il faut
maintenant
faire : diffuser l’information de façon à sensibiliser les gens et
qu’ils
soient suffisamment nombreux pour inverser le courant. Est-ce bien
votre
sentiment ?
BO’L : Absolument, Kerry. Wade et moi sommes bien sur la même
longueur
d’onde. Et ce n’est pas le cas en ce moment même de beaucoup d’entre
nous sur
cette planète, donc on se sent plutôt seul. Mais [diffuser
l’information] au
point de pouvoir au moins inculquer à suffisamment de gens que ces
choses sont
bien réelles, qu’il est démontré que ces concepts existent, que leur
mise au
point nécessite encore un effort de recherche et de développement,
comme pour
toute nouvelle technologie. C’est de toute évidence très fréquent en
informatique.
KC : Wade, que faites-vous en ce moment ? Vous effectuez une
sorte de
parcours du combattant, dirait-on, pour faire connaître ça. Etes-vous
actuellement en contact avec des gens qui travaillent sur l’énergie
libre et
que l’on contrecarre ?
WF : Oui, oui, il y en a. J’ai vécu ça. Et en chemin j’ai vu
suffisamment
de gens comme moi subir les mêmes désagréments. Brian est en contact
avec
beaucoup plus de ces gens-là que moi. J’ai entendu parler de pas mal
d’entre
eux. Je suis en contact avec quelques-uns. Et je les apprécie, ceux qui
essaient de faire ça, mais on ne les soutient pas.
KC : Vous vous efforcez de battre le rappel pour qu’on les
soutienne ?
WF : Absolument !
KC : En d’autres termes, vous avez changé de tactique :
jusque là
vous encouragiez les gens et travailliez vous-même sur l’énergie libre,
et maintenant
vous essayez de susciter un effort de la base ?
WF : En fin de compte, si je peux contribuer à aider les gens à
simplement
imaginer que c’est possible, j’ai fait mon travail, en ce qui me
concerne. Si
je réussis ça, j’aurai réussi quelque chose dont je serai fier. Je me
contenterais
d’aider les gens à comprendre que c’est réalisable, et ce qui peut en
sortir.
Oui, j’en suis là depuis 1989, depuis que j’ai fait sortir Dennis de
prison. Je
n’en pouvais plus. Et de nouveau il m’a amené à retravailler avec lui
en 96 et
97. Je n’y suis resté que quelques mois, mais, comme je l’ai déjà dit,
cela
fait 20 ans que je ne joue plus activement les Indiana
Jones.
Trois ans… ça suffisait. J’en ai eu ma dose pour toute une vie. De
fait, je ne
sais pas comment Dennis y arrive. Je ne sais pas comment font certains
d’entre
eux. Vraiment, je ne sais pas !
KC : Quand vous dites : « Je
ne sais pas comment ils font », vous voulez dire que vous ne
savez pas
comment ils gèrent l’opposition à laquelle ils sont confrontés ?
C’est
bien ça ?
WF : Non-non. Ce que je veux dire, c’est : regardez Dennis.
Il a
survécu à un certain nombre de tentatives de meurtre, il s’est retrouvé
à deux
reprises derrière les barreaux pendant deux ans, il
s’est
presque
fait
tuer
en prison, il a refusé une offre
d’un
milliard
de
dollars
s’il partait. Il
va
y avoir de nouveau une émission de TV, dimanche, qui va
le salir. La FTC (la Federal Trade Commission, l’autorité de la
concurrence
américaine – NdT) essaie de le faire mettre sous les verrous, et il
continue ! C’est là où je me demande : « Comment
peux-tu
encore
continuer
à faire ça ? »
C’est vraiment ça qui me dépasse !
Et il y a aussi d’autres gens. Et Greer
en
fait
partie. Ils traversent des moments extrêmement difficiles, et ils
reviennent remettre ça. Et pour moi, c’est…
C’est comme Brian. Brian
le
fait
depuis
longtemps. Je le fais aussi, mais pas
à leur niveau. J’ai essayé de faire autrement et, là aussi, on me l’a
fait
payer trop cher. On me l’a vraiment fait payer trop cher. Je me suis
dit : « Je ne peux plus me permettre
ça. » Quoi qu’il en soit, comme je le disais, je me demande
comment
certains d’entre eux y arrivent.
KC : Avez-vous entendu parler de Ralph
Ring?
Ralph Ring s’occupe depuis longtemps d’énergie libre. Dans les années
60 déjà,
le FBI est venu le mettre au chômage quand il travaillait avec Otis
Carr .
Donc, je me demande si par hasard vous le connaissiez. Il est assez âgé.
WF : Non.
KC : Il s’y est remis. Il s’est remis au travail, en essayant
d’obtenir un
financement, et…
WF : Je suis plein d’admiration…
KC : Donc, donnez-vous des conseils à ces personnes ? John
Hutchison,
par exemple. Le connaissez-vous ?
WF : Oui. J’ai des contacts avec Mr. Hutchison. Oh bon sang… c’est
dur,
parce que je peux... Ce qu’ils essaient de faire est si méritoire et
merveilleux, et les risques d’échec sont si grands, ils sont si énormes
dans le
monde actuel… C’est comme une souris confrontée à un éléphant. On est
témoin de
ça et je suis de tout cœur avec eux.
Et là aussi, j’essaie de dire : « Je
tente de vous obtenir de l’aide en permettant à plus de gens de se
rendre
compte de ce qui se passe. » Parce que la plupart de ces
personnes
finissent… Comme l’a dit Brian, on se sent vraiment, vraiment seul. Ils
ne
peuvent pas accomplir ça tout seuls.
A mon avis, ils n’ont pas la moindre chance, tout seuls. Ils sont trop
vulnérables. Il est facile de les éliminer. Nous avions des centaines
et des
centaines de gens impliqués quand ils nous ont retirés de la
circulation. Il en
faut plus. Il faut plus de gens avec
les
qualités
nécessaires.
KC : Pensez-vous que les temps ont suffisamment évolué pour donner
une
chance à ces gens, à cause de la crise économique et du mécontentement
ambiants ?
WF : Oui je crois que de grandes transformations vont fréquemment
se
produire quand la structure actuelle va commencer à se fissurer. Pas
vrai ? Donc la crise offre vraiment des occasions.
Oui, nous vivons une période cruciale. Je pense que nous sommes au
milieu d’une
importante transition. La question est probablement encore de savoir si
nous
allons la réussir ou non, mais nous sommes dans cette période
transitoire où
les anciens modes commencent à se déliter. Donc, oui, de nombreuses
occasions
sont offertes.
Et là encore, ce que Brian fait, et ce que je fais, c’est de proposer
des
solutions extrêmement positives qui sont à notre portée. Il ne faudrait
pas
grand-chose pour faire de notre monde un paradis sur Terre. Il
ne
faudrait vraiment pas grand-chose. De toute évidence, de plus en plus
de gens
émergent du rêve dont on nous abreuve tous en quelque sorte, et
essaient de
voir les choses différemment. Donc, oui, je pense qu’on nous offre des
occasions.
KC : Eh bien, c’est merveilleux de vous entendre dire ça. Et bien
sûr,
après tout ce que vous avez subi, que vous puissiez voir les choses de
cette
manière, c’est vraiment extraordinaire.
WF : Eh bien, merci. Ce n’est pas facile.
KC : [elle rit] OK. Bon, je voulais vous demander , quel événement
paranormal, ou série d’événements paranormaux, vous a poussé sur cette
voie ?
WF : OK. Gamin, j’étais un petit prodige scientifique. De plus, mon
père
travaillait
au
Mission
Control, et donc… Mon père a quitté Houston
juste
avant que Brian n’y arrive, et il y a dans nos vies ce type de
[circonstances] parallèles…
Bon, j’étais une sorte de voyou spatial, de scientifique en herbe. Une
fois
ado, on m’a initié à des inventions assez banales qui, comparées à ce
qu’on
trouve sur le marché, étaient franchement
révolutionnaires.
Et c’est là où j’ai commencé à « y comprendre quelque
chose ». Quand
par exemple, j’avais 12 ans, mon
père a pu inverser le durcissement de ses artères en adoptant un
régime à
base d’aliments vivants [de fruits et légumes non-cuits - NdT], quelque
chose
considéré comme impossible par la médecine de l’époque. J’ai donc été
initié à
l’âge de 12 ans à l’impossible qui se réalise. Et j’ai connu aussi un
éveil mystique
à l’âge de 16 ans…
KC : OK. En quoi consistait votre éveil mystique ? Que
voulez-vous
dire par votre éveil mystique ?
WF : OK. Bonne question. Brian et moi avons fait le même exercice
qui a
été à l’origine de notre éveil mystique, il s’agissait de… A l’époque
on
l’appelait ça la Méthode Edgar Cayce. On appelle maintenant ça « remote
viewing » -- la vision extra-sensorielle. Mais j’étais
inscrit
à
un
cours
de Silva Mind Control
en 1974. Brian, lui, a suivi Lifespring
en 1979.
A l’issue de cette formation, on me donnais juste le nom, l’âge, le
sexe, la
ville et j’étais capable de décrire… Bon, de manière plus
spectaculaire,
j’avais quelqu’un à l’esprit et je donnais l’information à quelqu’un
d’autre,
qui pouvait me décrire cette personne – avec
un
luxe
de
détails
surprenant.
Le début de mon éveil mystique, ça a été de voir des gens effectuer des
prouesses psychiques, très spectaculaires. Quand est venu mon tour,
j’étais
capable de faire la même chose. Brian a vécu la même expérience en
suivant Lifespring. De fait, ces cours étaient
très populaires dans les années 70. Des millions de gens les ont suivis
avec
des résultats comparables.
En ce qui me concerne, ça a déclenché quelque chose en moi et éveillé,
je
pense, ma partie intuitive. Une fois de plus, ce fut pour moi le début
de mon
éveil mystique. La plupart de mes compagnons de route dans ce domaine
ont vécu
des expériences comparables entre la fin de l’adolescence et le début
de l’âge
adulte. Greer a fait une expérience de mort imminente (NDE) à
17 ans.
Un de mes compagnons de route a vécu une expérience de kundalini alors
qu’il
était étudiant en physique, puis il a mis
au
point
un
prototype
à énergie libre qui a été immédiatement saisi.
Là
encore, il avait guère plus de 20 ans. C’est un âge courant pour ces
expériences
Et mon tuteur professionnel, celui qui a inventé
le
moteur et d’autres choses, vous savez, l’idée du« meilleur
moteur
du monde » lui est venue en regardant un feu-stop !
Quelle est
l’origine de ça ?
Bon, j’ai vécu suffisamment de ces expériences, et puis certaines de
mes propres
expériences m’ont réellement ouvert les yeux.
KC : Et les OVNI ? Avez-vous vécu des rencontres ?
WF : Oui. J’ai rencontré beaucoup de gens qui ont vu des
vaisseaux.
Certains ont vécu des « rencontres du troisième type ». J’en
ai
beaucoup entendu parler. Cela figurait sur ma liste de choses à faire,
sortir
pour en voir un, et puis…
Bon. Un de mes compagnons de voyage de l’énergie libre a annoncé qu’il
descendrait
vers le Mont Adams pour voir des OVNI le survoler. Deux ou trois de mes
copains
travaillant pour la section aérospatiale de Boeing ont organisé un
voyage
là-bas en
2005, pour que nous puissions voir des OVNI, et nous avons eu droit
au
spectacle. J’y suis retourné les deux années suivantes, et à
chaque
fois
j’ai
vu
quelque chose.
KC : Oh, vous êtes allé à Trout Lake ? [NdE : le ranch
de James
Gilliland dans l’Etat de Washington]
WF : Oui.
KC : Absolument. Nous y sommes également allés, chez James
Gilliland, nous
sommes allés jusqu’à son ranch et avons vu le vaisseau.
WF : A notre première nuit là-bas, James a dit : «
Voyons si je
peux demander à l’un d’entre eux de faire quelque chose », et
c’est ce
qui s’est passé une minute plus tard, de façon très spectaculaire.
En fait,
il y avait un capitaine de l’Air Force juste à côté de moi et, là
aussi, deux
ou trois gars de Boeing, et ils ont été complètement soufflés, pour
sûr !.
Eh bien, oui. J’ai vécu ça.
KC : Bill me dit que quand ils ont saisi la machine de votre ami,
ils
savait qu’elle était là, bien que ce soit un secret. Pensez-vous qu’ils
ont
fait de l’observation extra-sensorielle ? Qu’ils ont demandé à
leur
« remote viewer » de se brancher là-dessus ?
WF : Je n’en sais rien. Je sais seulement qu’on
l’a
saisie
deux
fois. Je pense qu’ils doivent avoir une technique de
surveillance
très au point pour en arriver là. Et puis, une fois de plus dans mes
cercles de
connaissances, quelqu’un de bien informé m’a dit : « Oh oui.
Dès que
sur cette planète on puise dans ce champ d’énergie du point zéro, ils
le
savent. » Et moi, je me dis : « Oh… OK. »
Je ne sais pas comment ils peuvent faire pour surveiller et réaliser
ça, mais
ils y sont arrivés. C’était un étudiant en physique, il allait dans ce
labo de
physique et il a fait un montage expérimental sur un prototype qui
fonctionnait.
Je crois qu’il utilisait l’effet radiant, qui est là-bas un des moyens
liés à
l’énergie libre.
Il a vécu une expérience du type Men-in-Black »
(hommes
en
noir
–
NdT) quelques heures plus tard… [Ils ont] saisi le prototype.
On l’a plus ou moins refoulé sur le trottoir, il s’est dit : « Bon sang, qu’est-ce qui s’est
passé ? » Il avait probablement autour de 21 ans. Et il
s’est
dit : « Ils ne peuvent pas
faire ça ! »
Il a donc très secrètement loué sous un nom d’emprunt de l’espace de
stockage
quelque part. Il agissait en secret – ils n’allaient jamais le trouver.
Il a
réussi une deuxième fois et, quelques heures plus tard, à nouveau une
expérience avec les Men-in-Black.
KC : Fascinant ! Je suis certaine qu’ils surveillent
l’ensemble de la
planète pour savoir s’il y a des appareils à énergie libre et j’imagine
qu’ils
sont capables de les repérer dans la matrice.
WF : Quand j’ai demandé à quelqu’un : « Comment
feraient-ils
ça ? », on m’a répondu : « Eh bien, ils ont les
satellites
pour surveiller toute la planète. Si quelqu’un puise dans ce champ
d’énergie du
point zéro, ils le savent. » J’ai pensé : « Bon.
D’accord. »
D’après ce que je comprends, s’il vous arrive de vous brancher sur ce
genre de
champ, leur réaction dépendra de qui vous êtes et où vous êtes. Si vous
êtes un
groupe de cent personnes, il va leur falloir agir prudemment. Mais si
vous
n’êtes qu’un gamin dans un labo, ils vous l’envoient l’équipe. Facile
de régler
le problème quand il n’y a qu’une seule personne.
KC : Pensez-vous que leur tactique s’est modifiée au fil des
années ?
WF : J’imagine que oui. Dans votre parcours, vous entendez parler
de toutes
ces choses qui se produisent, et vous vous dites : « Ouah !
Regarde-moi
ça ! » Oui.
Il y a, disons, 30 ans ou à peu près, ils étaient extrêmement violents.
J’ai
entendu parler de gars dont toute la famille avait été assassinée, puis
ils
brûlaient la maison et la rasaient au bulldozer. Ce genre de truc est
arrivé.
Dennis a été dans le collimateur plusieurs fois. A Ventura, nous étions
assez
connus et on nous a abordés une fois.
Je dirais qu’il y a probablement 30 ans, il y a eu ce gars qui… il
avait
construit
un
parc
éolien dans le Sud-Ouest. Il était riche. Il
valait
apparemment 400 millions de dollars et il avait investi 35 millions de
dollars,
de ses propres deniers, dans ce parc éolien. Il produisait de
l’électricité. Il
essayait de la vendre aux compagnies d’électricité. Un soir, tard, il
travaillait dans son bureau, on lui téléphone et son correspondant lui
dit
clairement : « Vous avez le
choix. Vous pouvez soit quitter votre installation et ne jamais
revenir, soit
votre famille sera morte à l’aube. Alors, que décidez-vous ? »
KC : [elle rit] Ouaouh !
WF : Une fois de plus, quand vous valez 400 millions de dollars,
ils ne
peuvent pas… Quelle genre de carotte pouvez-vous proposer à quelqu’un
qui vaut
400 millions de dollars ? Donc, ils y vont directement avec le
bâton. Quoi
qu’il en soit, le gars a pensé : « Bon,
j’ai pris ma calculatrice, j’ai entré les chiffres et trouvé que ça
représentait 9 % de ma valeur brute. Et j’ai donc décidé que ça n’en
valait pas
la peine. » Il a fait sa valise, il est parti et n’est jamais
revenu.
Là encore, il s’est pointé en limousine à notre bureau juste avant
qu’ils nous
fassent tomber le marteau-pilon dessus, et il nous a dit : « Je vous souhaite bonne chance les
gars, mais vous n’avez pas la moindre idée de ce que vous avez en face
de
vous. » J’ai donc plus ou moins découvert de quoi il parlait.
Ce que
je dis, c’est qu’à l’époque, ils utilisaient ce genre de technique.
D’après ce
que je comprends, le jeu est un peu plus subtil maintenant.
KC : Qu’en pensez-vous, Brian ? Pensez-vous que c’est plus
subtil
maintenant ?
BO’L : Oh, très bonne question, Kerry. Oui, je pense que c’est un
peu plus
subtil maintenant. Je sais que j’ai vécu mes propres expériences, que
j’ai
comparées avec celles d’autres gens, qui remontent au début des années
90 – des
expériences très désagréables où je refusais de me faire recruter et il
y a eu
des récriminations et des menaces, mais je n’entrerai pas dans les
détails.
Mais si je compare mon histoire à celle d’autres et que je regarde la
genèse de
tout ceci… Bien que je ne puisse pas en être sûr, parce que mon cher
ami et feu
mon collègue Gene Mallove, a été sauvagement assassiné en 2004.
KC : Qu’est-ce qui, à votre avis, a tout fait basculer avec
Mallove ?
Pensez-vous qu’il était trop près d’une découverte, ou bien qu’il ne
pouvait
pas être placé sous leur coupe, en quelque sorte ? Pourquoi,
croyez-vous
qu’ils l’ont attaqué si sauvagement ?
BO’L : C’était un authentique héros. C’est un des héros de ma vie.
Je
respectais énormément ses travaux parce que… C’était le rédacteur
scientifique
en chef du MIT [le Massachussetts Institute of Technology – NdT] et en
1989
Fleischmann et Pons, deux chimistes de l’Université de l’Utah, ont
déclaré
avoir découvert la fusion à froid, un procédé maintenant reproduit de
nombreuses fois par des scientifiques compétents. Mais en ce temps-là,
en 1989,
leurs affirmations ont été réfutées de façon acerbe par certains des
physiciens
atomistes du MIT.
Eh bien, Mallove allait les aider à démythifier la découverte de la
fusion à
froid quand il a trouvé au contraire que les scientifiques du MIT, non
seulement
critiquaient à tort les preuves, mais commettaient en fait une fraude.
Donc il
a eu le courage de s’opposer à ces scientifiques et au MIT, dont il a
été
sommairement renvoyé.[il rit] Il s’est débrouillé tout seul, a fondé l’Infinite Energy Magazine, que je pense
être un merveilleux magazine, particulièrement à l’époque où il en
était le
rédacteur en chef.
Il s’était vraiment fait l’avocat des énergies nouvelles, et
probablement
l’avocat le plus éloquent, grâce à sa grande rigueur scientifique. Il
n’affirmait
rien qui ne puisse être justifié. En conséquence, il représentait de
toute
évidence un danger du point de vue des contrôleurs de ce monde. Et il
était
également sur le point de trouver un financement pour son futur
laboratoire
d’étude.
Il se rendait souvent à Washington juste avant son assassinat et, bien
que la
raison officielle du meurtre ait été un vol, en réalité… Je dirais que
presque
tous ceux qui le connaissaient, dont sa famille, se demandent
franchement
comment ceci a pu se produire, qui l’a fait, etc. Voilà l’exemple d’un
authentique héros qu’on a sacrifié.
KC : Pensez-vous qu’il a été sacrifié parce qu’il était au départ
« un des leurs », parce qu’il était si éloquent et tout près
de
réussir ? Je veux dire : dans la mesure où il travaillait
pour le
MIT. Il ne s’agissait pas d’un quelconque inventeur dans son garage. Il
avait
en réalité de sérieuses références.
BO’L : Oui, j’imagine que oui. Parce que c’était un des
personnages
influents dans le domaine et qu’il ne mettait pas de gants. Il
possédait aussi
une vision très claire, d’un point de vue scientifique et
philosophique, des
questions soulevées par l’éventualité de l’énergie libre. Et donc il…
De toute
évidence ceci gênait les Pouvoirs en Place.
Autre exemple, Stefan Marinov, qui était professeur de physique à
l’université
de Graz, en Autriche. Et il y a quelques années seulement -- j’ai
oublié
l’année exacte, mais c’était au début de ce siècle-ci – il a
« sauté » du dixième étage de sa bibliothèque à l’université
de Graz.
Eh bien, c’était le premier avocat de l’énergie libre en Europe. Je
l’avais
rencontré bien des fois, j’avais parlé avec lui. Il semblait quelqu’un
de très
jovial, de très, très équilibré et qui faisait de l’excellent travail
d’avant-garde. Il avait même inventé un moteur, qu’il présentait
souvent pour
des démonstrations. Voilà donc un autre exemple. Il y a tant d’exemples
de
suppression…
John Hutchison, un grand ami à moi. Nous avons parcouru le Japon
ensemble et il
a… Dieu merci, il est toujours vivant. C’est tout simplement un homme
brillant
qui a réussi la mise au point de démonstrations spectaculaires de la
technologie antigravitationnelle, avec une intuition fantastique,
quelqu’un de
très bien. Eh bien, les militaires américains n’ont cessé de lui causer
des problèmes.
Si vous considérez ces récits, l’un après l’autre, il vous faut
parvenir à la
conclusion que de manière constante et pratiquement jusqu’à
aujourd’hui, ces
développements ont été supprimés. Les choses s’améliorent-elles ?
Je ne
sais pas. Nous en avons parlé, Kerry, vous avez trouvé des signes
montrant
qu’elles s’amélioraient, et j’aimerais croire que c’est le cas.
Je pense que ceux qui ont réellement besoin de s’éveiller, comme le
suggère
souvent Wade, que les seules personnes à s’éveiller et à pouvoir peler
cet oignon qu’est l’énergie libre, ce sont ceux qui sont déjà un
peu sensitifs
et qui ont vécu des expériences dans différents domaines – pas
seulement liées
à la science, ou au fait d’être politiquement progressiste – mais que
les gens
ont besoin en quelque sorte de passer par de nombreuses expériences
diverses et
variées avant de pouvoir accepter que ceci puisse se produire.
Dans mon cas, il m’a fallu rendre visite par moi-même aux inventeurs,
aux
chercheurs, en faire un projet personnel, pour voir ces démonstrations
de
faisabilité, et la plupart des gens ne peuvent bénéficier de ce luxe.
Donc je
comprends ce qu’ils ressentent lorsque quelqu’un comme moi… et ça,
malgré
toutes mes bonnes qualifications professionnelles. Même ainsi, beaucoup
de gens
qui se considèrent comme des « pragmatiques » vont ouvrir des
yeux ronds
et même pas envisager que cela puisse exister.
Mais si nous comprenons l’histoire de la science, si nous comprenons la
fameuse
citation de Bertrand Russell : « La résistance à une idée
nouvelle
croît selon le carré de son importance »…
Et si nous parlons de rajeunir totalement l’économie, de complètement
rénover
notre système énergétique, de remanier entièrement toute notre culture
industrielle et financière, qui campe sur ses positions aux côtés du
complexe
militaro-industriel, on peut parler alors d’une révolution, d’une
révolution concernant
la solution énergétique… dans la mesure où les gens peuvent s’initier à
cette
possibilité et en reconnaître l’existence – ou du moins s’y intéresser
–
jusqu’à se poser cette simple question : Bon, je ne
crois pas que ça existe, ni même que c’est possible, mais
faisons l’exercice mental suivant : « Eh bien, disons que si
quelqu’un se pointe avec une technologie réellement capable de ça,
est-ce que
nous voulons en profiter ? »
Et je pense que la réponse serait clairement :
« Oui ! »,
du moment que nous pouvons mettre au point le système politique et le
système
social permettant le passage à ce nouveau paradigme. Et là nous avons
une assez
bonne chance de sauver la planète, de respecter la Terre et la nature.
KC : C’est merveilleux, Brian. Je pense que c’est là un point
important et
que vous avez été éloquent. Bill aimerait que j’ajoute que la plupart
des
grands scientifiques sont des mystiques.
WF : Eh bien, c’est ce que… Si vous regardez les gars qui… La
physique
suit leurs traces aujourd’hui : Einstein, Heisenberg, Schrödinger,
et ces
types avaient tous, à un degré plus ou moins élevé, des
tendances
mystiques.
Et de nouveau, qu’il s’agisse de mon tuteur, qui était du style Tesla,
ou des
autres gens, mes compagnons de route, qui sont à la pointe de cette
histoire
d’énergie libre, ils ont pratiquement tous des tendances mystiques, à
des
degrés divers. Certains sont très impliqués. Il y en a qui visitent
d’autres
dimensions. D’autres disent : «
Oh, je crois avoir des vies passées. » Donc ils le sont à des
degrés
divers, mais avant tout ils ne sont pas matérialistes. Aucun d’entre
eux ne
l’est.
KC : Wade, connaissiez-vous Mallove et ses travaux ?
WF : Relativement. J’ai été en contact avec Mallove. Le New Energy Movement (le Mouvement pour les
Nouvelles
Energies) organisait son congrès en 2004 et Mallove a été le premier
orateur
retenu. Bon, nous l’avions retenu et la semaine d’après, qui s’est
révélée très
étrange, riche en émotions… une semaine bizarre. Quoi qu’il en soit ,
il s’est
fait assassiner au moment où un des participants m’envoyait un mail
disant : « Je crois que nous sommes visés. » Bon,
j’avais
rencontré Mallove cette fois-là.
Le lien entre Mallove, ses travaux et moi, c’est que j’ai lu ce qu’il
avait
écrit moins d’un an avant son décès, là où il déclarait qu’il y avait trois grandes façons de rechercher
l’énergie
libre. L’une d’elles était exactement ce que nous faisions à
Ventura [ il rit] : récupérer la chaleur de l’atmosphère et
bien
l’utiliser. Je voulais savoir ce qu’il en disait, je l’ai donc contacté
et nous
allions communiquer davantage, et puis il est mort.
KC : Exact. OK. Je suis désolée. Vous en aviez déjà parlé et
j’avais
oublié cette association.
Eh bien, c’est très, très impressionnant. Vous avez tous les deux de
tels
antécédents dans ce domaine et le fait que vous ayez même utilisé vos
compétences techniques pour en parler publiquement, jusqu’à apporter
aux gens ces
connaissances et réaliser ce qui est essentiellement un mouvement de la
base,
c’est brillant, savez-vous. Je pense que c’est là la meilleure
approche. Donc je
veux exprimer nos remerciements, de notre part à tous, pour ce que vous
faites
tous les deux, Wade Frazier et Brian O’Leary !
Est-ce que vous vous connaissez depuis longtemps ?
WF : Eh bien, j’ai rencontré Brian en 91 un jour où je devais le
récupérer à l’aéroport pour l’amener au congrès de la Science Nouvelle.
Nous
sommes passés en voiture au large de la base aérienne Wright-Patterson
et avons
plaisanté sur le Hangar 18, la Chambre Bleue, etc. Voilà comment j’ai
rencontré
Brian. Et quand il a publié Miracle in
the Void en 96, j’en ai acheté à peu près 35 exemplaires !
Quant à Brian, il m’est vite apparu évident que… Au moment où j’ai
rencontré
Brian, j’avais déjà fait mes classes dans le domaine de l’énergie
libre, et il
devenu très clair que Brian était branché. Nous sommes
restés en contact au fil des années et il m’a invité à entrer au
conseil
d’administration du New
Energy Movement en 2003. Nous habitons en ce moment sur des
continents
différents, mais si je peux aider Brian dans ses activités, je me
sentirai
honoré de le faire.
BO’L : Je ressens la même chose à votre sujet, Wade, concernant
votre
perspicacité en différentes occasions, et nos parcours en parallèle ou
ensemble.
Nos échanges ont été très importants et j’ai beaucoup appris de vous,
en
donnant aux choses un contexte plus large que la simple vérification de
tel ou
tel concept énergétique, ce que les gens attendent encore de moi. Ils
viennent toujours
me voir pour me demander : « Hé,
que pensez-vous de ceci ? Que pensez-vous de l’auto sur coussin
d’air ? Que pensez-vous de cet appareil à
sonoluminescence ? »
Je ne m’occupe plus de ça maintenant.
Combiner la politique à ces concepts, mais aussi observer, m’intéresse
davantage. Parce que, Wade, je pense que vous m’avez aidé à me montrer
plus critique
envers les écrits de Noam
Chomsky, Ed Herman et d’autres. On penserait que ces gens-là
pourraient
s’éveiller à ça, mais non, pas du tout. Et c’est valable aussi pour
Richard
Heinberg.
Nous continuons donc à essayer de leur dire : « Bon, et si
ceci
existait ? » Et de temps à autre, vous recevez une réponse
cinglante
de la part de gens du type de Heinberg
ou Mike
Ruppert ou d’autres, dont vous penseriez qu’ils accepteraient ces
choses,
alors qu’en fait ils demeurent dans le refus.
La route est donc solitaire. Et ceux qui, à mon avis, prendront la tête
ici,
seront des personnes entièrement nouvelles, des gens qui sortiront de
l’ombre.
La crise économique actuelle nous offre peut-être une meilleure
occasion – je
le souhaite, en tout cas – de développer une nouvelle forme de
leadership, d’un
point de vue systémique, et de vraiment repartir de zéro, en créant un
changement
crédible à nos yeux [Brian rit], qui ne soit pas seulement constitué de
slogans
creux en réponse à Wall Street et au complexe militaro-industriel qui
réagissent à leur tour à des forces supérieures, celles qui en quelque
sorte
suppriment ces possibilités.
KC : Merci Brian. Excellent. J’aimerais maintenant faire appel à
Bill.
Mais j’aimerais aussi avoir votre réaction, à tous les deux, quand vous
voyez,
par exemple, la Navette Spatiale ou la Station Spatiale et ce qu’ils en
font.
Qu’est-ce qui, essentiellement, propulse ces boîtes de conserve en
l’air ?
[Elle rit] je veux dire : que pensez-vous lorsque vous les voyez
créer une
nouvelle technologie, censée préparer à aller sur Mars et sur la
Lune ?
Une nouvelle mission est en cours. Mais que pensez-vous de la
technologie
qu’ils vont utiliser pour y arriver, le fait qu’ils comptent encore sur
cette
ancienne technologie ?
BO’L : Vous savez, pour commencer, je crois que nous vivons dans
le passé.
Nous utilisons des références du passé qui sont en train de s’écrouler.
Dès
qu’on a proposé pour la première fois la création de la Navette
Spatiale, j’ai
compris que la NASA était en train de s’effondrer, parce que c’est une
invention bureaucratique, une sorte de brouillard de pollution. Même
chose pour
la Station Spatiale, sorte de « Meccano » conçu par les
entreprises
aérospatiales pour s’en mettre plein les poches.
Les technologies que nous utilisons en ce moment même sont terriblement
vieilles. Elles ne sont pas dignes d’intérêt. Elles appartiennent au
passé.
C’est coûteux. Cela pollue l’atmosphère. La Navette elle-même contribue
à
élargir le trou dans la couche d’ozone. Chaque lancement coûte à peu
près 10 à
15 milliards de dollars. Nous ne pouvons pas nous permettre ce genre
d’engin.
KC : Que pensez-vous du fait qu’ils envisagent d’utiliser la
propulsion
atomique pour les nouvelles missions ?
BO’L : Ah, ça c’est un désastre ! Si vous me cherchez sur le
nucléaire… J’étais le conseiller pour le nucléaire au sous-comité
Energie et
Environnement de Morris Udall au Congrès, et notre comité a presque à
lui tout
seul arrêté la poursuite du nucléaire dans son sillage.
Pour qui considère la question, n’importe quel type de technologie
nucléaire
est extrêmement dangereux. Les déchets très longtemps radioactifs...
Nous
n’avons pas trouvé moyen de les enterrer. Ils ont des demi-vies de
dizaines de
milliers d’années. Nous polluons la Terre de nos enfants et de leurs
enfants,
et l’ensemble de la nature.
Il nous faut totalement nous abstenir de cette technologie.
L’utilisation de la
technologie nucléaire dans n’importe quelle application, spatiale ou
terrestre,
en fait une nouvelle source de danger.
Les humains sont actuellement en train de terreur-former [jeu
de
mot
avec terraformer -
NdT] notre planète par différents projets
de géo-ingénierie, qu’il s’agisse du développement de l’énergie
nucléaire, des chemtrails [des épandages aériens
chimiques – NdT], ou de l’uranium appauvri. Tous ces projets sont
horribles,
vraiment horribles !
Et voyez-vous, nous devons développer de nouveaux moyens de nous
exprimer, une
combinaison nouvelle de mouvements pour la vérité qui reconsidèreraient
toutes
ces choses – la version officielle du 11-Septembre -- pour en quelque
sorte
« crever la bulle » des mythes sacrés de notre époque et
avancer dans
le domaine des nouvelles technologies propres et peu coûteuses, telles
que
l’énergie libre. Il nous suffit de le faire ! Et il faut que les
gens
s’éveillent. Pour l’instant, nous ne sommes pas très nombreux à
défendre cela.
Dans la mesure où vos auditeurs peuvent commencer à y adhérer et à
accomplir
cet acte de foi, si vous voulez, avant de vraiment bien se rendre
compte qu’il
faut détruire un certain nombre de mythes, nous avons besoin d’un
processus de
vérité et de réconciliation. Il nous faut changer radicalement nos
systèmes, et
Obama a déjà commencé à le faire, à 0,00001 %.
C’est donc décevant, mais il ne nous reste plus qu’à emporter le
morceau et à
parvenir à la vérité, ce qui est toujours le premier pas vers la
découverte de
ce que nous avons à faire.
KC : Wade : qu’avez-vous à dire de l’existence de l’énergie
libre ? On en parle depuis, je ne sais pas, depuis au moins les
années 50,
ne croyez-vous pas ? Et malgré ça, ils envisagent d’utiliser
l’énergie
atomique pour propulser la prochaine mission sur Mars et sur la
Lune !
WF : [il rit] Bon, vous savez, Brian est l’astronaute [rire de
Kerry],
donc je me range absolument à l’opinion de Brian pour ces choses. Mais
c’est
quelque chose où…
KC : Exact...
WF : En fait, j’ai une courte anecdote à propos de ce que disait
Brian.
Dennis et moi avons pris la parole lors d’auditions au Département de
l’Energie
en 1997, à l’époque où ils essayaient de réaliser ce qu’on appelle le WIPP [ou
centre
pilote de stockage de déchets radioactifs – NdT], c'est-à-dire ici les
déchets
nucléaires de faible intensité, et non l’endroit du Nevada où ils
stockent
encore… qui n’est même pas suffisamment grand pour contenir les déchets
qu’ils
ont aujourd’hui.
C’était là où nous les avions abordés, forts d’une technologie
permettant de neutraliser
les déchets nucléaires. Nous utilisions le gaz de Brown. C’est une
longue
histoire. Mais bon, l’intéressant, c’est que nous nous sommes exprimés
là-bas
et que nous nous trouvions tout près de l’installation de la Savannah,
pratiquement sur « Atomic Boulevard ».
Bon, Dennis
et moi avons pris la parole à plusieurs séances ce jour-là. Et ce
qui est
intéressant, c’est que la personne la plus enthousiaste a été celle qui
l’avait
organisée. A la pause de midi, il nous a en fait suivi jusqu’à la
voiture, et il
nous a donné sa carte, etc. Il nous a dit que nous étions le troisième
groupe
de ces séances à présenter une technologie de neutralisation.
Et il a ajouté -- je ne l’oublierai jamais – « Ceux
qui s’occupent des déchets nucléaires sont là pour se faire
des tonnes de fric avec ça. Si votre proposition ne leur rapporte pas
des
tonnes de fric, elle ne mènera nulle part. » Puis il a
ajouté : « Je suis un sous-fifre sans pouvoir,
mais je vais voir ce que je peux faire. » [Il rit] Et bien
sûr, rien
n’est arrivé.
Bon. Donc, à mon avis, oui, comme l’a dit Brian, utiliser réellement la
fission
atomique pour propulser ces missions et tout le reste – c’est
cauchemardesque ! Complètement cauchemardesque ! En fait,
maintenant
que je sais [il rit] qu’il existe d’autres technologies tout à fait
propres, et
non dangereuses, et que je vois qu’on utilise ça – c’est on ne peut
plus
primitif ! Comme le disait Einstein : « La fission
nucléaire,
c’est une fichue façon de faire bouillir de l’eau. » Donc, il y a
vraiment
de quoi être horrifié. Il y a réellement de quoi être horrifié de voir
que nous
faisons ça !
KC : OK : Un grand merci à tous les deux, c’est vraiment
formidable
de vos entendre dire ça et bien sûr d’entendre un astronaute parler de
l’absurdité d’utiliser du carburant atomique pour envoyer les missions…
et nous
sommes en 2009. Ça paraît vraiment incroyable ! Il faut que ce
soit une
feinte, une façade, véritablement, par rapport à ce qui se passe en
coulisse,
il faut qu’on croie à ce qu’affirme la NASA et qu’elle dit bien la
vérité sur
ce qui se déroule là. Mais ce que je vais faire… Bill, peux-tu revenir
poser
toi-même quelques questions ? Et je traduirai s’il le faut.
BR : [Il rit] OK. Merci. En fait, je veux seulement tous vous
remercier,
parce que depuis que je me suis rendu compte que mon accent britannique
très James Bond, « secoué, pas remué », n’était
pas
totalement
compréhensible sur le plateau, je suis
assis au premier rang de cet auditoire,
jouissant
immensément de cette conversation. Je désire vous en remercier
infiniment. Et
un grand merci à toi Kerry d’être l’animatrice, parce que je sais que
tu ne t’étais
pas préparée à cette interview autant que moi, qui ai lu le site
de Wade, comportant
1200-pages et j’invite chacun à s’y plonger, car c’est une
encyclopédie.
Brian a déjà répondu à la question finale que je voulais vous poser à
tous les
deux concernant les changements qu’il espérait voir au cours de sa vie.
Je me contenterai donc de demander brièvement à Wade… si vous pouviez
dire deux
mots là-dessus, qui puissent inspirer les jeunes militants, parce
qu’ils sont
présents. Nous en entendons régulièrement parler, ils apprennent
énormément de
choses chaque jour, et disposent de beaucoup d’énergie, une énergie que
personne n’a encore émoussée. Je sais qu’ils sont là, et ils vont
trouver un
moyen d’écouter cette conversation, parce qu’elle va être très
importante pour
eux.
Et nous avons ici l’occasion de leur laisser de quoi les inspirer et
les
encourager à reprendre le flambeau que vous avez tous les deux porté,
avec
beaucoup d’autres, bien sûr. Que pouvez-vous transmettre à ces jeunes
battants,
pour les aider à poursuivre ce que vous considérez comme l’œuvre de
votre
vie ?
WF : Eh bien, merci. Voici mon message : « Vous
ne
poursuivez
pas
un but éphémère. Vous approfondissez
quelque chose de bien réel. » D’accord ? Ces choses sont
bien
réelles. Elles existent vraiment. Ce n’est pas de la fiction. Il ne
s’agit pas
d’une stupide théorie conspirationniste. C’est de l’authentique. Et son
potentiel, nous ne pouvons pas réellement l’évaluer. Nous ne pouvons
pas
vraiment évaluer le potentiel de quelque chose de ce genre. Donc, je ne
sais
pas… je veux dire que je ne sais pas… A mes yeux, ça vaut le coup !
KC : Vous savez, votre vie et celle de Brian, vous êtes tous les
deux une
source d’inspiration. Je veux dire que l’expérience que vous avez
réellement
vécue, -- et le fait de la communiquer -- c’est
quelque chose de très fort. Et je suis très
heureuse que Bill ait
possédé l’intelligence scientifique nécessaire et qu’il ait pu vous
cibler et
vous découvrir, parce qu’on ne parle pas beaucoup de vous en ce moment
dans le
grand public. Mais, de toute évidence, vous méritez le respect, tout
comme
Brian. Et il est très agréable de vous entendre parler de vos
antécédents et de
tout le reste. Je veux donc seulement bien vous remercier, tous les
deux.
BR : Je pense que cette conversation a été d’un excellent niveau.
Je veux
vous remercier tous les deux pour le temps que vous y avez consacré et
votre
implication. La route que vous suivez, mes amis, est à mon avis longue
et
chaotique et en vous exprimant de manière aussi positive et énergique,
vous
aurez beaucoup fait, je pense, pour encourager et informer certains de
ces
jeunes militants qui, nous le savons, regardent en ce moment cette
vidéo –
parce qu’il faut que quelqu’un reprenne ce flambeau. Parce qu’il doit
briller
de plus en plus fort.
Après avoir lu une grande partie de votre site, et aussi plusieurs des
livres
de Brian, je suis maintenant convaincu, Wade, que la question de
l’énergie
libre est d’une extrême importance. Elle est présente partout. Elle
concerne
l’environnement. Elle concerne l’économie. Elle concerne la politique.
Elle est
liée aux objectifs des « contrôleurs ». Voici pourquoi elle
se trouve
réellement au cœur de tout, et pourquoi bien sûr les militants se font
si
durement rappeler à l’ordre. Mais vous êtes toujours là ! Nous
vous en
sommes reconnaissants, nous vous saluons et vous remercions d’inspirer
tous
ceux qui écoutent ceci.
BO’L : Merci Bill.
WF : Merci Bill. Et merci aussi pour ce que vous faites, Kerry et
vous. C’est
une tâche importante. Merci d’être là.
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Bill Ryan
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