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Cultivez votre
jardin !
Je suis tombé sur cet article
inspiré sur le jardinage bio alors
que je cherchais des infos sur la façon de faire
pousser des graines de chia
(salvia hispanica). L'auteur montre comment on
peut commencer petit et pas cher, et communique
merveilleusement l'esprit qu'un jardin bio
apporte au foyer.
J'essaie d'encourager chacun à cultiver ne
serait-ce qu'une partie de sa nourriture. J'ai
la chance d'avoir un petit jardin (d'environ 12
m x 6,50 m) avec un espace pour des légumes, des
fines herbes et des fleurs. Un petit peu moins
de la moitié de cet espace est en pelouse. Mais
avant je vivais en appartement, et devais me
contenter de cultiver dans des pots, plus tous
les types de délicieuses plantes locales que je
pouvais trouver. On peut vivre n'importe où et
cultiver des tomates, des poivrons, des fines
herbes et d'autres plantes utiles.
Il y a de bonnes raisons à cultiver ses propres
aliments et ses propres médicaments ! Cultiver
de quoi manger, c'est imprimer de la monnaie !
Vous pouvez non seulement économiser
beaucoup en frais d'alimentation, mais vendre
vos surplus ou les échanger. En apprenant à
mettre en conserve et à déshydrater votre
production, vous pouvez prolonger sa vie de
plusieurs années, et elle vous apportera des
ressources en cas de besoin.
Dès que vous aurez commencé, vous apprendrez ce
que sait tout jardinier : le jardinage est
source de bonheur ! En creusant, en
arrosant, en passant du temps à genoux à vous
salir les mains, vous allez vous retrouver à
apprendre les petites astuces destinées à créer
des comportements en harmonie avec la terre et
ce qui y pousse. Des comportements que vous
utiliserez dans d'autres aspects de votre vie.
Il existe même dans le sol des
bactéries qui produisent dans le
cerveau des substances chimiques-plaisir,
il y a donc quelque chose de scientifique dans
la joie de jardiner. Il existe aussi des preuves
concrètes (voir le même article) que
l'exposition aux bactéries du sol renforce le
système immunitaire et protège des allergies, et
qu'elle protège aussi les fonctions cognitives
tout en diminuant l'éventualité de certains
cancers.
La partie principale de mon jardin fait environ
7,50 m sur 2,50 m, sans compter quelques
plates-bandes le long d'une clôture, et pour
l'instant j'ai cette année des épinards, du
persil, des fèves, des oignons, de l'ail, de la
laitue, de la sauge cultivée, de l'armoise, de
la lavande, du chou à rosettes, du brocoli, des
navets, de la betterave et du chou vert frisé.
J'ai planté des tomates, du calendula, de la
nigelle (?), de la camomille, de la barbe des
moines (ou agretti), de la bette à carde, des
épinards et des radis, plus du poivre de Cayenne
et diverses sortes de poivrons -- poblano,
japaleno et classique. J'ai encore de la place
pour des haricots et des concombres. Vous pouvez
donc faire tenir beaucoup de produits dans un
espace relativement restreint. J'aime aussi les
fleurs, j'ai donc planté des soucis, des
zinnias, des roses trémières, des
belles-de-jour, des belles-de-nuit, de la
nigelle, des violettes sauvages, et d'autres,
quand j'arrive à leur trouver un coin.
Nous aurons peut-être encore une forte
gelée cet hiver, mais je décale de toute façon
mes plantations pour prolonger leur saison. Je
ne fais que commencer tôt. Ici, dans la vallée
de San Joaquim, mon principal souci est le coût
de l'eau pour l'année prochaine. En ce moment
les journées sont agréables et les nuits
tournent autour de +4°C, avec éventuellement un
peu de gelée. Mon intuition me dit que cette
année le printemps ne respectera pas le
calendrier en Californie. Nous sommes dans notre
troisième ou quatrième année de grande
sécheresse, et aucune pluie n'est annoncée.
Travailler avec des plantes au fil de l'année
rend sensible aux différents changements liés
aux saisons. Les qualités du sol, les cycles de
vie des insectes et des araignées, des petits
prédateurs et des pollinisateurs, des oiseaux et
de diverses plantes, évoluent tout au long de
l'année. L'angle, la durée et la température du
Soleil changent chaque jour tandis que les
constellations changent la nuit. L'atmosphère
ressemble à un grand océan qui évolue avec le
temps. Les meilleurs jardins sont ceux qui
donnent de l'harmonie à un lieu, et participer à
la création de cette harmonie est une habitude
qui influe sur la vie quotidienne.
J'ai un peu de pelouse verte, plus une bande à
chaque extrémité où j'ai pu jardiner, après
avoir enlevé le gravier qui la recouvrait
entièrement quand nous avons emménagé. Je vais
au jardin tous les jours -- autant par plaisir
et pour me reconnecter à la terre que pour
produire de la nourriture. J'ai enlevé le
gravier, mais aussi tracé des chemins incurvés,
et "importé" des gros et des petits galets, en
essayant de rendre la vue agréable et
harmonieuse sous tous les angles. En planifiant
d'avance pour les saisons plus chaudes, je peux
imaginer le jardin à différentes périodes de
l'année, comment les couleurs et les formes vont
évoluer et changer, pour être remplacées
ultérieurement par d'autres.
Outre un trésor d'aliments bio frais et de
plantes médicinales -- j'ai aussi de la rue, de
la molène, des orties, du pissenlit, de
l'armoise, du romarin, de la nigelle, de
l'aloès, du millefeuille, de la menthe et
d'autres fines herbes -- , je pense que le plus
beau cadeau que m'ait fait le jardin est son
harmonie. En disposant d'un lieu physique où je
peux contribuer à créer de l'harmonie, j'ai pris
l'habitude d'apporter de l'harmonie dans
d'autres secteurs de ma vie autrefois infestés
de stress ou de dysfonctionnements. Quand je me
sens stressé, le simple fait de sortir m'asseoir
me détend.
Il est bon de savoir un peu se ravitailler.
Collecter de la nourriture en provenance de
lieux sauvages est aussi un moyen d'investir
dans l'harmonie. Suivant l'endroit où vous
habitez, vous disposez vraisemblablement de
nombreuses plantes nutritionnelles ou
médicinales tout près de chez vous. Au minimum
vous devez pouvoir trouver du pourpier, du
pissenlit, du plantain et des orties, ce qui
vous empêchera de mourir de faim. Vous pourriez
probablement trouver des quenouilles, des
glands, de la moutarde sauvage, du cresson, de
l'églantier, du millefeuille et bien d'autres
nourritures sauvages que beaucoup de gens
considéreraient comme des mauvaises herbes. Je
cueillais autrefois du céleri sauvage de l'autre
côté de la rue, en face de mon immeuble, le long
d'une crique -- autrement plus goûteux que
la variété domestique ! Les orties urticantes
sont délicieuses et utiles de bien des façons.
Alors que les gouvernements mondiaux créent de
la peur et du chaos, de nombreuses personnes
ordinaires créent de l'harmonie chez elles.
L'harmonie est facteur de joie, une joie qui se
répand comme des ondes. En ce sens, à différents
niveaux de conscience et de valeur suivant les
modes de vie, existe dans le monde un très réel
combat entre le bien et le mal.
Il y a le mode de vie reçu chez nombre de gens à
la naissance, qui valorise le travail et
l'acquisition d'objets. Bien que la plupart des
récompenses obtenues ainsi soient éphémères et
en fin de compte peu satisfaisantes, la peur de
ne pas les obtenir crée plus de misère que d'en
manquer pour de vrai. Parallèlement, les gens
découvrent dans le monde entier ce que leurs
ancêtres savaient déjà, qu'une vie simple, en
harmonie avec les saisons de la Terre, possède
des joies et des satisfactions que ne peuvent
offrir ni la technologie, ni les biens
matériels. Ils trouvent l'illumination et la
satisfaction de toutes sortes de manières, et
les partagent en temps réel, grâce à Internet.
Quand vous comprenez totalement que
Tout-ce-qui-est -- quelle que soit sa nature
-- est un système VIVANT, complètement
intégré, qui va loin, bien au-delà des limites
de nos perceptions et des limites de nos
mesures et de nos instruments, vous ne pouvez
alors même pas envisager de démonter
ce système, d'en bidouiller les pièces, et
encore moins de les détruire vicieusement.
Telle est la vraie nature de la lutte entre le
bien et le mal.
Quelles que soient nos croyances par ailleurs,
l'histoire de Satan dans la Bible nous enseigne
une vérité, celle que le mal est autodestructeur
et qu'il ne produit que de l'obscurité. Je ne
crois pas les dogmes religieux, mais je
comprends que le mal est une maladie qui ne peut
être guérie que par son contraire, que vous
l'appeliez Lumière, Bien, ou Amour.
Tout ce qui est bon est en faveur de la
vie, élève l'esprit, crée des liens entre les
gens, guérit et réconforte, toutes choses
abordables en franchissant la porte d'un jardin.
Cultiver votre jardin devient un acte subversif
dans une culture où le contrôle tous azimuts
prédomine. La vertu devient un vice, la noblesse
d'intention un délit de pensée. La bonne santé
devient un délit dans une société qui dépend
pour une grande partie de son économie de la
gestion rentabilisée de la maladie. Planter son
jardin, c'est frapper un grand coup en faveur de
la liberté, de la santé et du bien-être.
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Cultivez votre
jardin !
De ginnyk:
Quand nous étions
gamins, au bon vieux temps, nous
jouions toute la journée dehors dans
la poussière. Au retour notre mère
disait : "Allez vous laver avant le
dîner". Avec toutes les allergies
qu'on voit maintenant chez les
enfants, je ne peux pas m'empêcher
de me demander s'il n'y a pas un
lien. Cela mérite certainement
réflexion.
Dans les années 1950 personne ne parlait de
notre système immunitaire, mais je me souviens
que ma mère disait que jouer au grand air nous
rendait plus résistants. On trouvait ça sain. De
nos jours nous avons autant peur des germes que
peur des inconnus. Chez nous, nous saturons
notre environnement de substances chimiques
provenant de centaines de produits. Dehors, nous
essayons, autant que faire se peut, de veiller à
l'hygiène de nos enfants. Nous transportons même
des flacons de désinfectant pour les mains (bon,
moi pas, mais des millions le font). Et nous
subissons une épidémie d'asthme, des allergies,
l'autisme et d'autres problèmes encore plus
graves ultérieurement dans la vie. Et nous ne
comprenons toujours pas... Nous continuons à
acheter tous ces trucs qui nous rendent malades.
Au supermarché, qui plus est.
De LivioRazlo :
J'ai planté pour la
première fois un jardin l'an dernier, et
cela s'est révélé non seulement une
expérience éducative, mais il y a une
certaine joie à voir les fruits de votre
labeur. J'ai fait des recherches sur
"Instructables" afin de créer un
collecteur d'eau de pluie bon marché,
équipé d'un filtre, de façon à pouvoir
arroser le jardin gratuitement tout en
buvant l'eau récupérée. J'ai aussi
actuellement le projet de construire une
sorte de structure autonome en PVC pour le
jardinage -- je songe à quelque chose du
genre meuble-bibliothèque, mais ouvert,
avec un endroit pour remplir une citerne
qui alimentera constamment les plantes par
un goutte-à-goutte.
J'aime ton
enthousiasme, et Instructables est
une mine ! Moi aussi j'ai songé à des moyens
de récupérer l'eau -- si jamais nous avons
de la pluie un jour ! -- et je projette de
faire une mare avec une cascade et un petit
pont arqué, un peu plus bas dans la rue.
Beaucoup de gens dans le coin utilisent
aussi des systèmes de goutte-à-goutte, et
j'y songe également. En ce qui concerne
l'architecture du jardin -- les ponts, les
treillis, les cadres, etc. -- j'essaie de me
cantonner à des matériaux de récupération
que je recycle (gratuit aussi). Je vivais
autrefois dans un ranch en Californie du Sud
où je disposais d'un grand espace pour
jardiner. J'ai tracé des chemins qui
s'entrecroisaient et des terrasses sur tout
un flanc de colline et j'ai construit des
endroits où on pouvait observer le ciel, le
lac, ou simplement méditer parmi les
plates-bandes du potager. Mais je pense que
je peux facilement passer des heures, et des
jours, dans un jardin, même minuscule.
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