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Quand les "faux
pavillons" sont en berne -- une courte vidéo
de James Corbett
// Qui est vraiment derrière l'"État
Islamique" ?
Transcription
[et traduction] de la première vidéo - de
bonnes paroles ! - KE
Quand les faux pavillons sont
en berne
James Corbett
The Corbett Report
19 avril 2010
http://www.corbettreport.com/article...alse_flags.htm
Ceux qui ont étudié l'Histoire savent que rien
ne revigore ni ne stimule plus un régime
autoritaire qu'un acte de violence
spectaculaire, qu'une perte de vies soudaine et
sans raison qui permet à l'autocrate de se tenir
sur le tas de décombres fumant et de
s'identifier comme le héros. C'est dans de tels
moments que le public -- encore sous le choc
causé par l'horreur de la tragédie qui vient de
se dérouler sous ses yeux -- peut être conduit à
subir le despotisme le plus cruel : un
despotisme qui se revêt maintenant du vocable de
"sécurité".
Les actes de terreur et de violence ne profitent
jamais à l'homme ou à la femme de la rue. Ils ne
profitent qu'aux gens au pouvoir.
C'est la raison pour laquelle Néron jouait du
violon alors que brûlait Rome : cet acte lui
donnait une occasion de jeter les Chrétiens aux
lions et de reconstruire à sa propre image la
capitale de l'Empire Romain.
C'est la raison pour laquelle Hearst (le patron
de presse - Ndt) et les bellicistes de l'Empire
Américain émergeant étaient
enchantés de la destruction de l'USS Maine
dans le port de La Havane : elle leur a fourni
l'excuse dont ils avaient besoin pour amener le
public à soutenir la Guerre Hispano-Américaine
(en 1898 - Ndt).
C'est la raison pour laquelle Israël attaqua
l'USS Liberty en 1967, au cours de la
Guerre des 6 Jours, le mitraillant et le
torpillant sans relâche pendant des heures, en
essayant vainement de l'envoyer par le fond :
les Israéliens croyaient que la perte du Liberty
pourrait être mise sur le compte de l'Égypte et
qu'elle plongerait les Américains dans la
guerre.
C'est la raison pour laquelle il existe des
centaines d'exemples attestés de gouvernements
mettant en scène des attaques afin d'en accuser
leurs ennemis politiques. Dans toute
civilisation, dans toute culture, dans toute
période historique, des dictateurs ont su que
des actes de violence spectaculaires contribuent
à renforcer leur propre pouvoir et leur
contrôle. Et malheureusement, tout au long de
l'Histoire, il s'est trouvé bien trop de gens
pour accepter que ces attaques se produisent,
pour faire croire que des attaques se sont
produites, ou même pour attaquer leur propre
population, dans le but de faire progresser
leurs objectifs politiques.
Imaginer que de telles provocations et
événements sous faux pavillon ne se produisent
plus serait aussi irréaliste que de croire que
la nature humaine elle-même a changé, que les
gens puissants ne cherchent plus à augmenter
leur pouvoir, que l'influence n'est jamais
utilisée pour manipuler ni tromper, qu'on ne dit
plus de mensonges pour satisfaire son avidité ni
étancher sa soif de contrôle. [Imaginer ceci,]
c'est croire que notre société est immunisée
contre ces choses-là, que nous avons vues dans
toutes les autres sociétés et à toutes les
autres époques. Bref, il s'agit d'une dangereuse
illusion.
Les gens apprennent une fois de plus le pouvoir
de cette illusion. Ils apprennent à quel point
on leur a menti. Ils étudient une fois de plus
leur Histoire.
Les Russes apprennent comment le FSB (ex-KGB -
Ndt) a été pris
en train de poser des bombes à Moscou dans
les années 1990, au cours d'une période de
terreur qui a envoyé Poutine au pouvoir et a
poussé le public à soutenir la deuxième Guerre
de Tchétchénie. Ils apprennent comment leur
ex-président autocrate (en 2010, Poutine était
premier ministre - Ndt) est arrivé au pouvoir en
faisant campagne sur les tombes de ceux que ses
vieux copains du FSB avaient tués.
Les Israéliens apprennent comment le Mossad a
été pris bien
des fois
à se faire passer pour ces terrorismes musulmans
contre lesquels ils prétendent lutter. Ils
apprennent comment les Israéliens se servent du
spectre de la terreur pour utiliser un peu plus
encore le chèque en blanc qu'ils tirent sur des
fonds américains, et pour développer chez eux
l'État policier et maintenir leur position
inflexible, la sixième
superpuissance nucléaire mondiale étant
censée être menacée par l'éventualité qu'un de
leurs voisins puisse un jour obtenir la moindre
arme nucléaire.
Les Britanniques apprennent comment leurs
officiers des SAS (une unité de forces spéciales
de l'armée britannique - Ndt) ont été pris
en Irak déguisés en Arabes, circulant dans
des camions pleins de munitions, tirant sur des
policiers pour faire monter les tensions
interethniques et pour s'assurer que des bases
permanentes puissent être construites dans la
région. Ils apprennent comment Haroon Aswat, le
prétendu cerveau à l'origine des attentats du
7-Juillet [2005 à Londres], travaillait
pour le Renseignement Britannique. Ils
apprennent comment le
renseignement militaire britannique a
participé aux attentats de l'IRA.
Les Indiens apprennent comment l'attaque de
Mumbai (Bombay) a bénéficié de l'aide d'un agent
US qui coopère avec les enquêteurs de
façon à ne pas se retrouver interrogé par des
autorités étrangères.
Les Canadiens apprennent comment en 2007 leur
propre police provinciale s'est déguisée
en manifestants, et s'est montré violente
envers les autres policiers, afin de provoquer
l'utilisation de la force dans une manifestation
pacifique.
Et les Américains apprennent qu'on a trouvé,
désactivé et retiré de multiples
bombes, le 19 avril 1995, de l'immeuble
Alfred P. Murrah [à Oklahoma City]. Ils
apprennent que Timothy McVeigh avait écrit
une lettre à sa sœur, dans laquelle il
affirmait appartenir aux Forces Spéciales de
l'US Army. Ils apprennent que l'attentat était
dirigé par des
indicateurs du FBI, tout comme l'a été l'attentat du World
Trade Center en 1993. Ils apprennent des
choses sur le 11-Septembre
(version en français ici),
sur le Golfe
du Tonkin (incident à l'origine de la
guerre du Vietnam - Ndt) et sur l'Opération
Northwoods (voir ici
pour des précisions en français - Ndt) et les manuels
anti-insurrection de leur propre Armée de
Terre, qui enseignent aux officiers
comment causer des attaques sous fausse bannière
afin d'en accuser leurs ennemis.
Bref, les gens apprennent la vérité.
Et nous assistons maintenant à la même
préparation à des événements sous faux pavillon
qu'en 1995. A l'époque les médias
institutionnels des États-Unis cherchaient
désespérément à traîner dans la boue toute
personne inquiète à propos des agissements de
son gouvernement, et ils avaient un gouvernement
désespérément impopulaire face à
l'insatisfaction grandissante. Nous voyons
aujourd'hui exactement les mêmes facteurs en
présence.
La situation actuelle est peut-être pire qu'elle
ne l'était juste avant l'attentat d'Oklahoma
City, avec le renfort des médias, ce qui
signifie que des groupes de citoyens inquiets,
tels que les Oath Keepers (une organisation qui
demande à ses membres de désobéir aux ordres
contraires à la Constitution américaine - Ndt),
sont attaqués aussi bien à
gauche qu'à
droite par des larbins sous contrôle. Et
maintenant ce n'est plus seulement la milice
(sorte d'armée de réserve dépendant de chaque
État des États-Unis - Ndt) qui est diabolisée
par l'establishment : ce sont les
anciens combattants et les possesseurs d'armes à
feu, les partisans d'un troisième parti et les
libertaires, les manifestants pacifistes et les
militants des droits de l'Homme, les gens qui
sont perturbés par le fait que le gouvernement
donne des milliers de milliards de dollars aux
banques qui ont organisé et sont à l'origine de
notre crise financière actuelle. Bref, tout le
monde est un terroriste potentiel, selon le
gouvernement et les agences médiatiques qui
daignent limiter notre gamme d'opinions
acceptables et notre possibilité de critiquer le
contrôle que nous subissons.
Le mot "terroriste" lui-même a maintenant un
sens plus large qu'en 1995 -- après que le
vrai-faux attentat à l'anthrax a permis
l'adoption du Patriot Act, après
qu'Al-CIAda (prononcé comme Al-Qaïda -
Ndt), le croque-mitaine, a donné à la NSA
l'occasion d'annoncer qu'elle collectait les
courriels et les appels téléphoniques de tout le
monde, après que l'ex secrétaire de la Sécurité
Intérieure (Homeland Security) a
ouvertement admis que l'administration Bush
avait fabriqué
de
toutes pièces des menaces terroristes pour
que les gens, effrayés, soutiennent le
gouvernement -- nous savons maintenant quelle
est la véritable définition du terrorisme :
c'est que les gouvernements effraient leur
propre population pour qu'elle leur obéisse.
Mais autre chose a changé depuis 1995. Les gens
sont en train d'apprendre quelque chose d'autre
sur le terrorisme : ils ne sont pas des
terroristes quand ils critiquent leur
gouvernement. Ils ne sont pas des terroristes
quand ils veulent que le gouvernement cesse de
faire des esclaves de leurs enfants pour payer
aux banquiers leurs bonus. Ils ne sont pas des
terroristes quand ils font remarquer que le FBI,
la CIA, le Mossad et le MI6 sont à l'origine de
tous les grands événements liés au terrorisme.
Les gens ne sont pas des terroristes quand ils
ne veulent plus voir de nouvelles morts. Ils ne
veulent plus de nouvelles destructions, qu'on
verse le sang de leurs concitoyens n'est pas
dans leur intérêt. La mort et la destruction ne
servent que les intérêts du gouvernement, des
financiers et des industriels, dont le pouvoir
et la richesse ne cessent d'augmenter après
chaque tragédie. De temps à autre, les gens le
paient de leur vie, mais le gouvernement, les
banques et la machine de guerre ne font que
croître et prospérer.
Les gens ne veulent pas du terrorisme parce
qu'il ne leur apporte rien. Il ne profite qu'au
pouvoir en place.
Et cette fois-ci, si un autre événement est mis
en scène pour faire accuser les ennemis actuels
du gouvernement, les gens sauront qui
blâmer.
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