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La
censure sur Internet : elle a donc commencé...
La Censure a fait le premier pas :
Censure
anti-terreur : la France bloque 5 sites
sans décision judiciaire
Publié le 17 mars 2015 04:02 Raccourci
URL
Les visiteurs
d'Islamic-news.info sont redirigés vers un
avertissement
(NdT : les citations de Bernard Cazeneuve
sont ici retraduites de l'anglais)
La France a bloqué cinq sites Internet
suspectés d'encourager le terrorisme et de
diffuser des appels à la haine, marquant
ainsi le premier usage des nouveaux pouvoirs
anti-terroristes approuvés l'an dernier par
le parlement et qui autorisent de telles
interdictions sans décision judiciaire.
"Je ne veux pas voir sur Internet de
sites qui pourraient conduire les gens à
prendre les armes", a déclaré lundi
Bernard Cazeneuve, le ministre français de
l'Intérieur, lors d'une réunion publique.
"Je fais la distinction entre liberté
d'expression et la diffusion de messages qui
servent à glorifier le terrorisme. Ces
messages d'incitation à la haine sont un
crime", a-t-il ajouté. Les
fournisseurs de services Internet ont eu 24
heures pour s'exécuter.
Parmi les sites qui font l'objet de
restriction figure al-Hayat Media Center,
accusé de liens possibles avec des militants
de l'État Islamique, selon Cazeneuve. Le
ministère déclare également qu'il a
l'intention de cibler "des douzaines"
d'autres sites Internet similaires.
Les fournisseurs de services Internet
ont disposé de 24 heures pour prendre "toutes
les mesures nécessaires pour bloquer
l'inclusion de ces adresses", en
conformité avec les nouvelles règles
introduites en novembre dernier.
C'est la première fois que ces
nouveaux pouvoirs sont utilisés pour bloquer
des sites Internet sans passer, avec la
diligence requise, par une cour de justice.
Les visiteurs du site sont maintenant
redirigés vers une page du Ministère
français de l'Intérieur, comportant un
avertissement sous forme de l'image d'une
grande paume rouge, accompagnée du texte : "le
contenu (...) incite au terrorisme ou
fait l'apologie d'actes terroristes."
La France reste en état d'alerte
générale dans le cadre de l'opération
Sentinelle, qui a mobilisé plus de 10 000
militaires sur le sol français afin de
protéger 682 points sensibles du territoire,
dont des lieux de culte, des gares SNCF, des
aéroports et des endroits touristiques, dans
le sillage de l'augmentation des tensions
religieuses qui ont suivi les attentats de
janvier contre Charlie Hebdo.
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